Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

vendredi 23 mai 2014

L'époustouflante plasticité de la Conscience
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Ce qui m'éclate au sens propre (explosion du moi), qui m'étonne, qui me scie, qui me tue, qui m'émerveille, c'est l'époustouflante plasticité de la Conscience.

Dans le Jeu de la vie, la Conscience accueille toutes les perspectives, tous les points de vue, toutes les idées, toutes les croyances. Elle est ce Contenant Sans Forme, sans début et sans fin, qui dit Oui à toute création et qui dit Oui à tout ce qui est. Un Grand Oui au Jeu multiple de la Vie. Un Oui d'emblée à toute manifestation puisqu'elle est sa propre création.

La Conscience joue tous les rôles avec perfection et semble se délecter autant dans l'oubli d'elle même au sein de la Création et du monde qu'à se rappeler à elle-même en réalisant qu'elle est en train de rêver ce même monde.

Pour les humains, la croyance crée l'expérience. Sans croyance pas d'expérience. 

Si la Conscience veut jouer le jeu de l'ignorance et croire qu'elle est un corps-mental séparé du monde et des autres, doté de libre arbitre et de contrôle sur son environnement, c'est cela qui est expérimenté et l'environnement se conforme à cette perspective.

À l'inverse, si Elle choisit de se rappeler à qui elle est vraiment et de se reconnaître Source de tout ce qui Est, l'expérience du monde est toute autre et le monde lui-même se conforme parfaitement à cette perspective absolue.


Lorsque la Conscience semble voilée ou joue à se voiler elle-même, la souffrance et le désespoir sont vécus au travers de ce voile d'ignorance. L'idée de la mort de l'individu identifié au corps prend alors des accents tragiques et absurdes. La relation avec l'autre se farde de façon inconsciente de nos peurs et de nos désirs individuels et devient une source permanente de conflits sous-jacents pour l'accumulation de plus de possessions matérielles, de notoriété, de reconnaissance et d'amour. L'autre est alors un autre essentiellement différent et séparé de soi. Et dans cette perspective, nous semblons être face à face, front contre front. C'est une relation basée sur la dualité ou la cofrontation voire l'affrontement sont des modalités habituelles. Comme le disait Sartre dans sa pièce de théâtre, "Huis Clos", "l'enfer c'est les autres" !

Lorsque la Conscience réalise sa propre nature et dissipe l'ignorance, le monde est vécu de façon radicalement nouvelle et, comme par magie, il se comporte également de façon différente. Nous ne sommes plus face à faec comme nous le disent le langage et la société, nou sommes face (là-bas) à Espace impersonnel (Ici). Et nous ne trouvons dans cette perspective qui se réalise dans l'expérience directe aucune trace de séparatioon entre ce qui est perçu, le visage de l'autre, par exemple, et l'esapce impersonnel et conscient dans lequel il apparaît.

C'est cela l'époustouflante plasticité de la Conscience qui prend toutes les formes tout en n'étant aucune forme elle-même. Paradoxe incompréhensible pour le mental linéaire. La Conscience est à la fois Sans Forme et avec Forme. Comme l'Océan qui est le même océan, la même eau, qu'il y ait des vagues ou non. Et, l'eau n'est pas affectée par la forme, la durée ou la puisance des vagues, elle demeure telle qu'elle est.

Dans cette perspective, la mort d'un être cher suscite une tristesse qui ne désenchante pas le monde et la Vie, car on sait que Ce que l'on est vraiment ni ne naît ni ne meurt. On sait, d'une certitude inébranlable, que la mort n'est que la disparition d'une forme singulière au sein de la conscience Une, infinie, intemporelle et impersonnelle. On n'est pas dans la tristesse, c'est la tristesse qui est en nous. La tristesse du coup n'est pas triste, mais apparaît, se déploie et disparaît en Moi qui suis tout ça et joue tous les rôles à la fois, en Moi, en tant que Conscience inconditionnée qui suis le personnage du rêve, le Rêveur unique et ultimes de tous les rêves, et ce en quoi tout cela émerge. Wow…

La relation avec l'autre se teinte alors d'une étrange intimité et ce, même face à un total inconnu. Car finalement c'est une modulation partulière du Soi que Je suis que j'ai en face de Soi. L'autre apparaît en moi et en tant que Moi. Soudain, le corps-mental n'est plus Moi mais Tout est "Mien". Le monde est désormais empli de Moi de partout et je reconnais le Même en chaque être et me reconnais en chaque être. Je pressens que ce que je suis partage la même essence avec toutes les formes et toutes les créatures.

Cela n'empêche évidemment pas l'expression singulière de chaque corps-mental. Mais l'accent est complètement déplacé. Il est mis sur ce qui est en amont du personnage avec son histoire et sa saisie égotique (ses préférences et ses conditionnements), la Conscience Une et impersonnelle qui est la Source de tout ce qui est et qui est la Même en chaque être.



On ne projette plus ses désirs et ses peurs particulières sur l'autre, la rencontre est sans projet, sans jugement, sans attente. L'amour devient un don sans demande en retour, car au fond on ne peut s'aimer que Soi-même que l'on reconnaît en chaque être humain, chaque plante, chaque pierre, chaque animal, chaque chose, chaque son, chaque odeur, chaque situation, chaque expérience. C'est de l'amour du Soi que découle le véritable amour, ce que certains nomment amour inconditionnel. Tout reflet pointe vers la beauté du miroir du Soi qui le reflète et toute perception est désormais reconnue comme apparaissant non seulement au sein du Soi mais en tant que le Soi.

Comme par miracle, il arrive souvent alors que l'apparent autre se rende soudainement poreux à cette même ouverture comme si cette évidence faisait écho et éveillait le même amour du Soi en lui. Car le monde lui-même semble soudain répondre mystérieusement à cette invitation de se reconnaître comme reflet du Soi. Dans cette Ouverture, une étrange synchronicité œuvre et la Vie se déroule sans efforts. C'est comme si cette Présence se reconnaissait au travers de l'autre et qu'une paix gagnait tout l'environnement. On se surprend à se reconnaître dans le collègue de bureau, dans son patron, dans le chauffard, dans la vieille dame avec sa canne et son sac de courses, dans la secrétaire en apparence acariâtre du cabinet médical, dans le mendiant agressif assis sur le trottoir, dans le discours raciste d'un leader politique que l'on abhorrait jadis, dans le rat juché sur l'épaule d'un jeune SDF qui fait la manche, dans le pigeon qui picore à même l'asphalte, dans la plainte sempiternelle d'un récalcitrant dans la queue à la Poste, dans la multitude et la foule, dans chaque être, c'est le Soi toujours reflété d'une façon évidente. Dans cette Ouverture où le filtre des préférences s'est soudainement éclipsé, il y a une co naissance - en deux mots - avec tous les êtres et toutes les choses. Nous naissons ensemble dans la même conscience à chaque instant. C'est la Conscience qui permet que tout cela se manifeste. Au plus intime de moi-même un Je profond se reconnaît comme étant Cela.

Je suis Cela.


Est-il possible de partager cela avec quelqu'un qui est prisonnier des apparences et enfermé à double tour dans sa croyance d'être quelqu'un de séparé, un individu prisonnier d'un sac de peau à forme humaine avec un passé à protéger et un avenir à construire ? De là où il est, certainement pas. Le personnage du rêve est submergée dans l'illusion du rêve et il ne peut s'éveiller de son rêve puisqu'il est lui-même une illusion du rêve. Et, tout ce qu'il expérimente ne fait que renforcer sa croyance en la séparation dont il ne perçoit pas que c'est une simple interprétation erronée de la Réalité.

On semble être prisonnier d'un cercle très vicieux. Quand le disque est rayé une petite pichenette permet parfois de permettre au diamant de changer de sillon et à la musique de continuer. La pichenette peut se manifester comme l'information (La Bonne Nouvelle) qu'il existe une autre façon d'expérimenter la Vie, sans souffrance inutile. La Conscience le sait bien et en même temps si Elle "choisit" de s'incarner pleinement dans le spectacle et de vivre de façon tragique le monde, si elle "choisit" de rêver la vie dans l'illusion d'un corps-mental séparé des autres et du monde, c'est ce qui est. C'est respectable. La Conscience savoure entièrement son rêve dans l'Illusion à laquelle elle s'identifie. Lorsque j'étais petit enfant justement et que je me sentais angoissé en regardant un film, ma mère pour soulager ma peur me racontait que ce n'était pas la réalité mais que l'on était sur un plateau de cinéma avec plein de caméras et de gens comme moi et elle, nullement costumés hors du champ de la caméra. Cela m'énervait prodigieusement.

Un pointeur non-duel dont le nom m'échappe disait que sa fonction en satsang, qui est une rencontre où on se retrouve pour partager la perspective non-duelle, la Présence Conscience que nous sommes déjà, la plupart du temps sans le réaliser, aétait du même ordre que le bruit du pop corn d'un malotru au cinéma, qui vous fait sortir de l'identifcation au film.

La Conscience toujours parle à la Conscience. Parfois, elle fait semblant de ne pas entendre et le rêve continue.

C'est beau aussi ainsi.

C'est.

Sans jugement.

Et Vous, de quelle façon voulez-Vous expérimenter le monde ?

Voyez si, au-delà des apparences, dans ces diverses images présentées ici dans cet article, il n'y a pas une autre façon de voir qui existe ? Détendez le regard et laissez-vous surprendre !


                                        "Conscience est tout ce qui est ", Maharaj Nisargadatta

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non duel ou des séances psycho-corporelles pour se libérer des émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

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