Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

vendredi 28 novembre 2014


Dissolutions




 La poésie est dans le regard dilué de ceux qui abdiquent. Le monde est en crue quand la lumière, à la fois onde et particule, déborde de son lit de vitesse. C’est alors que l'émerveillement nous submerge et inonde la terre aride de nos quotidiens. Une lenteur mystique s’empare de nos gestes et un silence d’outre-monde accueille nos sens désemparés et nos perceptions pleines de vie.


Coulées de chaud dans le ventre des adolescents en fleur. L’espace en nous s’étend à l’infini et accueille au fur et à mesure de son expansion, ce dont nous nous sentions séparé. Je retrouve ce que je croyais perdu, la saveur des reflets et la pureté du miroir. Le contour des choses se détache à l’encre de clarté. L'or de là-bas est le trésor d'Ici.


4 commentaires:

  1. Comment percevoir la réalité de cette Conscience lorsque les conditionnements nous entraînent dans leurs propres "vérités"? Peurs, mal-être, souffrances, sont autant de maux auxquels il semble impossible d'échapper en ce monde pourtant illusoire.
    Si ce monde est ce reflet de ce que je suis à l'intérieur, il existe bel et bien devant mon regard. L'incompréhension et l'ignorance créent la souffrance, et de ce fait, nulle échappatoire ne semble se présenter pour l'évitement de la douleur.
    J'ai beau savoir par coeur que je suis la Joie et le Bonheur que je cherche, je ne le vis pas en profondeur.
    J'aime beaucoup tes écrits Dan, ils abreuvent mon âme assoiffée de Vérité et de Liberté, mais ils restent poésie pour mon mental qui veut croire qu'il sait...

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  2. Bonjour Marie-Ange,

    Merci pour ton partage qui me touche.
    Le monde est bien le reflet de nos croyances et conditionnements. Ainsi l'invitation consiste à voir et ressentir nos conditionnements, à les observer dans le quotidien, découvrir à quel point notre conditionnement opère à chaque instant et obscurcit temporairement le véritable regard sans personne, qui est toujours disponible, en amont des pensées et des sensations... Il s'agit de voir que le moi avec ses préférences apparait au sein de ce regard. Dés que tu vois à quel point ton regard est conditionné, c'est réalisé depuis l'espace qui est libre en lui-même et libre de ce qui surgit en son sein...
    L'Espace conscient, ce qui en toi est conscient et vivant en ce moment et qui lit ses lignes n'est pas affecté par ce qu'il perçoit, c'est le commentaire qui vient en aval du regard, après coup, qui a des préférences et se colle à telle ou telle croyance et maintient la peur et le désir. Dés que la prétention à savoir est constatée, c'est vu depuis le non savoir. Dés que mon orgueil est constaté, l'humilité apparaît sans personne d'humble. C'est l'Espace qui voit, enregistre, ressent de façon impersonnelle en permanence... Cet espace conscient est présent en arrière plan... Pour le découvrir, il s'agit de mettre l'attention sur le fonctionnement même de l'attention, observer de façon impersonnelle le fonctionnement de la personne, de ses préférences, jugements, commentaires, comparaisons, justifications... À un moment donné cette observation révèle l'Espace que nous sommes... En d'autres termes l'invitation est de Constater, constater, constater... Cela paraît trop simple, mais c'est la voie sans voie, à la trace du désert... Faire un arrêt, un STOP, arrêter le flux de l'attention sans cesse tournée vers un futur, un mieux être, un espoir, et constater ce qui se passe dans cet arrêt... Revenir Ici, là où tu n'as jamais cessé d'être. Arrêter de te représenter à travers la pensée. Voir à partir d'Ici. Avant même la pensée. La poésie pointe vers ce pressentiment du silence qui anime ton âme...
    Savoir par cœur tout cela ne sert à rien... Il faut revenir au faits, à ce qui est... Ce regard impersonnel, cette attention sans choix n'est pas une pensée, un savoir, c'est un fait, cette attention est là de seconde en seconde mais nous ne la voyons pas car nous avons l'habitude de confondre l'intention avec l'attention inconditionnée, nous confondons l'Espace avec ce qui apparaît et disparaît en lui.... L'ignorance n'est pas rédhibitoire, elle est transitoire et provient toujours d'une adhésion à des croyances fausses. Il est possible d'explorer cette ignorance, par la compréhension et l'exploration directe de ce à quoi nous nous identifions, un corps et un moi séparé et ce qui est sous-jacent à cette ignorance -les émotions - et notamment la peur... Lorsque la peur de ne rien être est pleinement ressentie, la plénitude se révèle. Tout ce que ton mental sait provient du non savoir, de cette même source...
    Si tu as le goût pour cette exploration viens donc partager cette investigation et la Présence aux soirées Éclore en conscience ?
    Belles éclosions à toi...

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    Réponses
    1. Un grand merci Dan d'avoir pris le temps de me répondre.
      Je réalise l'attachement que j'ai avec moi, l'image que j'ai à donner de moi... Je vais explorer cette attention inconditionnée dont tu parles, et oui j'aimerais bien participer à tes soirées si je n'habitais pas si loin de Paris!
      A bientôt...

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  3. Chère Marie-José,

    Cette réalisation est la liberté. L'exploration directe est la seule voie possible. Si tu motivée, je peux aussi te proposer des séances d'investigation directe et d'entretien par Skype ou par téléphone. On pourrait ainsi partager en direct le ressenti et un certain nombre d'outils qui te seraient peut-être utiles. Être aidé dans cette démarche peut s'avérer très stimulant. Un entretien d'une heure à une heure et demie c'est 60 euros. Tu peux payer en chèque. Je te souhaite un beau week-end... Amor Fati... Dan

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