Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

jeudi 18 décembre 2014

 Qu'est ce qui expérimente cette joie indicible car sans objet lorsque la question "Qui suis-je" est posée et qu'aucune réponse n'affleure ?
 

2 commentaires:

  1. Qui suis-je ? Si je ne suis pas cette sensation, floue et intense à la fois, d'être ce corps qui semble obéir à mon désir de mouvement, si je ne suis pas ce regard qui regarde, si je ne suis pas cette réaction qui semble créer en chaîne d'autres réactions, si je ne suis pas cette identité que j'ai acceptée et défendue bec et ongle, mais qui suis-je donc ?
    Le courant de vie qui dit OUI malgré mes 'non' ? La Joie et la Paix toujours présentes lorsque j'arrête tout ? La beauté de tout lorsque le regard voit vraiment... que rien n'existe que dans l'esprit ?
    Ce doigt pointé vers mon espace d'accueil m'interpelle et voici ma question :
    Lorsque des images conflictuelles se perpétuent devant moi au quotidien, comment puis-je accueillir cela sans être touchée, mais aussi inversement sans hypocrisie ou indifférence ? Car j'ai l'impression que si je me répète que tout ce cirque n'est qu'illusion et que je détourne le regard, les choses ne s'arrangent pas...
    Est-ce mon désir inconscient de créer cette situation afin de la condamner ?
    Merci Dan de m'éclairer si tu veux bien.
    Et que le meilleur soit, mj

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  2. Bonsoir Marie-José,
    Tu commences avec une question clé : le "qui suis-je". Et au milieu du processus de désidentification par l'auto-questionnement, ta quête semble prendre un tournant comme pour se transposer depuis une exploration directe vers des réponses uniquement intellectuelles. Et surtout tu ne mènes pas l'enquête jusqu'au bout ! Lorsque l'auto-questionnement du "qui suis-je" est menée à son terme ultime, les réponses formelles et objectives sont perçues comme autant de perceptions et d'identités provisoires et la question finit par se fondre amoureusement dans la réponse et il est vu que la question provenait de la réponse elle-même. La réponse ne peut qu'être une sorte d'évidence silencieuse que tu es appelée à vivre et à éprouver au tréfonds de ton être et qu'aucune méthode ou théorie peut prouver de l'extérieur. Toi seule peut la mener jusqu'au bout. Pointer vers l'espace d'inconnaissance, de transparence et de conscience qui se trouve à la racine de ce qui en nous regarde ne peut en aucun cas être une stratégie pour ne pas être touchée. Si tu es touchée, tu es touchée et basta. Il ne s'agit pas de pratiquer la vision sans tête pour éviter d'être touchée, ce serait absurde et générateur d'une sorte de posture intellectualisante et in fine une sorte de prétention. L'espace ouvert et conscient qui se découvre au-dessus des épaules lorsque l'index se retourne vers la source du regard est l'espace non duel dans lequel, le personnage qui se sent touché apparaît et disparaît. L'espace non duel, la Présence silencieuse n'est pas affecté par ce qui en son sein surgit puis se dissout. Mais tant que quelque chose est touché l'invitation est de voir la nature de ce qui est touché. Si une émotion est présente, c'est une sensation perçue. Qui la perçoit ? Cette sensation apparaît au sein de cet espace conscient et silencieux. Lorsque quelque chose est touché c'est que le regard est encombré par un filtre exotique de préférences. Lorsqu'une tension s'éprouve c'est que le sentiment d'être séparé se perpétue et que le mirage d'un moi séparé aux commandes de ta vie persiste. Toute souffrance psychologique se manifestant par une tension corporelle est une sorte de sonnerie d'alarme pour t'inviter à explorer la nature même de la souffrance et en découvrir l'aspect illusoire. Il ne s'agit pas de croire que c'est une illusion, il s'agit de le voir, le comprendre et de le réaliser. Il ne s'agit pas de se répéter toute la journée "la peur est une illusion" pour la faire disparaître". Il s'agit au contraire de ressentir ce qui se présente, la peur, l'inconfort, la frustration ou l'impuissance, complètement et, faire entièrement l'expérience de l'unité avec ce qui se présente. Le refus de la souffrance maintient la souffrance car l'essence de la souffrance n'est pas telle ou telle réalité mais le refus de telle ou telle réalité. Ainsi dés qu'il y a refus ou désir d'éviter une expérience, il y a mise en place d'une croyance en la séparation et c'est cette croyance racine qui est à la base de nos misères, c'est le sentiment d'être un moi séparé au contrôle de ma vie, pensant mes pensées et doté de libre arbitre qui entretient le sentiment de manque et la souffrance. Belle exploration… Viens donc explorer un dimanche soir. La rencontre permet de clarifier et d'éprouver certaines choses qu'il est difficile d'expérimenter par la lecture seule.

    Belles éclosions à toi,

    Amor Fati

    Dan

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