Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

mardi 10 février 2015


Le désir véritable


Quand le désir n'est pas éclairé par ce qu'il est vraiment vraiment, le rêve de séparation se perpétue, entretient l'illusion d'un moi aux commandes et son corollaire, la souffrance.
Que voile généralement le désir d'un objet, d'une situation, d'un ressenti, d'un autre être ?
Il voile la partie la plus profonde de lui-même : le désir de tranquillité, le désir du Soi, le désir de sa propre dissolution. Lorsque la racine de tout désir demeure voilé alors le désir est confus et génère nécessairement de la confusion dans l'environnement.


Derrière tout désir, il y a le désir de tranquillité profonde qui vibre et désire se faire connaître. C'est la vie dans sa partie cachée qui veut être éclairée et aimée. 
Tant que cela n'est pas compris, vu, réalisé, la quête d'amour avec un autre être et toute recherche en général est un cercle vicieux voué à l'échec, car manquant à coup sûr sa cible véritable. 


À un moment donné la compréhension se fait et tout s'éclaire. Le désir révèle sa véritable nature qui est amour. Le désir qui semblait appartenir à une personne séparée cherchant l'objet de son désir se révèle être l'Amour se cherchant Lui-même, comme l'Un se cherchant dans le multiple. Il est réalisé que je ne suis pas séparé de mon désir. Il est su que je suis cette tranquillité que je cherchais là-bas dans le futur et les pensées, dans le plus tard et l'ailleurs, dans le ceci et le cela, dans l'avoir et le pouvoir. Plénitude et gratitude.


Avoir l'impression de devoir remplir "mon" manque sans être conscient de mon être véritable, en se projetant par exemple dans une relation avec un autre être, génère inévitablement confusion et déception à plus ou moins long terme. Lorsqu'il est réalisé que tout désir naît et meurt au sein de cette Plénitude de Présence consciente que je suis, alors le désir est vécu en conscience depuis la tranquillité de l'Arrière plan. Le désir n'est plus la recherche d'une complétude d'un manque présent mais l'expression d'un surcroît de plénitude. Le désir se transmute en un élan de la Vie elle-même se manifestant au travers de cet organisme corps-mental. Alors le désir se vit sans peur, sans attente, sans tension psychologique et sans enjeu. Le désir devenu simple élan se meut émeut et se dissous,



sans les mille et une nuits nécessaires au mental. Le désir se fait simple résonance de la Plénitude, pur écho de l'Invisible, chant sans sirènes des Abysses de l'Inconnaissance, célébration du mystère.



Le désir véritable est sans cause, sans objet et sans but. Le frémissement indicible opère alors comme une connaissance hors du temps et de l'espace qui brûle nos images et ébranle nos certitudes. 

La magie de la Vie pulse et perce à chaque instant.

"La rose est sans pourquoi. La fleur fleurit d'être en sa fleur" (Angélus Silésius)

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