Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

lundi 28 décembre 2015

L'insoutenable légèreté de l'Être


Nous croyons sans cesse qu'il faut faire quelque chose, changer notre expérience, s'engager sur une voie ou dans une pratique particulière, viser le Golgotha ou l'excellence pour être plus proche de nous-mêmes.
Nous croyons qu'une entité séparé doit porter une croix, faire des efforts, en baver pour arriver quelque part, plus tard et ailleurs qu'ici.
Nous croyons qu'une entité pensant des pensées et posant ses actes par lui-même est personnellement responsable de la vie et de la destinée de ce corps-mental-ci et doit soutenir l'Être et la vie même. Nous croyons pouvoir et disons vouloir. 

Puis, à la faveur d'un geste inattendu de l'attention, se retirant soudain des pensées et des perceptions, toute tension vers* quelque chose s'arrête. Il est alors réalisé que tout était déjà là, disponible depuis toujours, dans la candeur immaculée de l'éternelle Présence. Ce que je que je croyais devoir, vouloir et pouvoir trouver est soudainement vu comme illusoire au regard de ce qui est là, Ici et Maintenant. Il est vu et su combien ce mécanisme de recherche est soutenu par de fausses croyances suscitant une sensation de manque, créant ainsi en cercle vicieux une tension perpétuelle vers un nouvel objet, susceptible en apparence de combler le manque, et ainsi de suite. Tant que ce mécanisme demeure inconscient, il masque la plénitude que je suis déjà.


Le secret est depuis toujours grand ouvert au regard désencombré que nous sommes. Ce regard de clarté absolue se révèle à nous dés que nous cessons de prétendre savoir et vouloir que les choses soient différentes de ce qu'elles sont.
L'Être que Je suis n'a aucune densité. Il est l'espace conscient et silencieux où règne une légèreté insoutenable. L'être est la transparence même. Il n'a besoin de rien pour être soutenu. Il se soutient parfaitement Lui-même.
On ne peut ni le voir, ni l'entendre, ni le ressentir, ni l'expérimenter. Mais il est ce par quoi tout est perçu, entendu, ressenti, expérimenté.
En lisant ces lignes constatez qu'avant même que vous prenez conscience que vous êtes en train de les percevoir cela a déjà été perçu.


Avant même que qu'un "vous" prenne conscience de la petite voix qui commente sans cesse ce qui est perçu, qui est d'accord, pas d'accord, qui trouve ça clair ou obscur, intéressant ou inintéressant, avant même qu'un apparent "vous" prenne conscience de toutes les pensées cohérentes ou incohérentes qui émergent dans l'instant, cela avait déjà été enregistré au sein d'un espace de conscience inconditionné qui ne fait aucun commentaire. 

C'est cela l'insoutenable légèreté de l'Être qui n'a besoin d'aucun moi pour être. La Présence que nous sommes n'a pas besoin d'être soutenue. Ni par des actions généreuses, ni par une intelligence supérieure, une compréhension claire, un quelconque savoir ni même par une sorte d'élection divine.

Avant toute chose découvrez que vous êtes. Et ce que vous êtes se donne dans l'instant sans efforts. Étonnez-vous d'être plutôt que de ne pas être. Je suis conscient d'être conscient. Là est mon savoir le plus précieux.

 Restez avec Je suis. Et demandez-vous aussitôt ce qui connaît ce Je suis.

Je suis Ce en quoi "Je suis" apparaît et disparaît.

Pouf, Pschittt, ou, (c'est selon) Plouf... Pif Paf Puf (en danois)... ÔM (en sanskrit)... Abracadabra  (en Hébreu : "la bénédiction a parlé")...

Là les mots sont obsolètes et les concepts périmés.

Wow...

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.


* Le mot attention vient de deux mots latins, ad signifiant vers et tendere : tendre. L'attention est donc en elle-même une tension vers. Cela nécessite de faire un effort minimum pour déplacer l'attention sur un objet d'expérience, sur une chose, une perception.. Le seul "geste" ne demandant aucune attention particulière est celui de la Conscience se réalisant elle-même comme Conscience
consciente d'être consciente. La Conscience ne fait aucun geste. Elle est. Lorsqu'on demande de retourner l'attention vers sa propre source c'est en réalité impossible. Et pourtant quelque chose de magique peut se passer au travers de cette invitation. Il est possible que cette invitation provoque l'arrêt momentanée de tout mouvement d'attention vers autre chose qu'elle même qui est justememnt une non chose. Cet arrêt est particulièrement auspicieux pour que la Conscience se reconnaisse comme Conscience.

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