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Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

vendredi 11 décembre 2015

Satsang et éthique


L'invitation d'un Satsang n'est pas de résoudre vos problèmes ni de tenter d'améliorer votre histoire personnelle, encore moins celle des autres ou celle du monde.


C'est une réunion au sens essentiel du terme, une ré-union de ce qui semblait séparé mais qui en réalité a toujours été Un. C'est une convocation impersonnelle pour se rassembler en l'Être que nous sommes, être en compagnie de la Vérité. Cela vient des mots sanscrits, Sat qui signifie vérité, réalité et être et de Sangha signifiant compagnie, assemblée, rassembler.

L'invitation d'un Satsang est de soulever le voile d'ignorance qui masque votre véritable nature. 

Vous connaître vous-même, réaliser ce que vous êtes vraiment est (de façon un peu paradoxale pour celui qui se prend encore pour un individu séparé) le plus grand cadeau pour le monde. Il se trouve en en effet qu'au niveau relatif, un effet secondaire non obligatoire mais souvent observée à partir de cette Co Naissance de et à vous-même, est que toute aide apportée au monde deviendra le cas échéant plus directe, plus fonctionnelle et pour tout dire plus efficace.

Tant que vous méconnaissez votre véritable nature toute tentative d'aide apportée au monde ou aux autres sera nécessairement lésée par vos conditionnements et vos filtres d'ignorance. 


Si vous voulez vraiment aider le monde, le premier pas est donc paradoxalement d'arrêter de vouloir s'occuper de celui-ci et de faire un point d'orgue, suspendre le temps, le savoir, le vouloir et la recherche pour tourner l'attention vers celui qui semble vouloir résoudre tous les problèmes.


C'est arrêt de la recherche d'un mieux, ailleurs et plus tard, est un point crucial. Car, un grand nombre de chercheurs ont tellement l'attention focalisée sur la question éthique, morale, politique, sociale, écologique, nutritionnelle, compassionnelle - et j'en passe - que, même se détendre quelques instants dans l'évidence du Je suis, suscite une peur presque panique. Demeurer quelques instants dans la simple conscience d'être conscient semble pour beaucoup être non éthique, dans le sens où cela ne va pas vers le monde, vers cela ou ceux qui selon eux en ont besoin d'urgence. Or l'urgence n'est justement pas toujours là où l'on croit.

De nombreuses personnes ont l'impression que s'occuper du Soi équivaut à s'occuper de soi. Ils confondent le narcissisme qui est l'amour pathologique de l'image de soi (image du corps dans le miroir ou imaginaire égotique dans un sens plus général) et l'amour du Soi.

Leur résistance est l'expression de la confusion qui règne entre le fait de considérer les apparents besoins et demandes du moi individuel et le retournement abrupt à 180 degrés de l'attention vers la Source même de l'attention où nous attend, en amont des images, des pensées et des perceptions un océan de Complétude.


Ils craignent que ce retournement de la Conscience sur elle-même signifie abandonner la cause des plus démunis, se désintéresser de la nature et du monde dans lequel ils vivent, des animaux en détresse, de Dieu ou de je ne sais quelle autre noble cause.

Il ne s'agit évidemment pas de dire que vous ne pouvez pas agir pour le bien des gens en souffrance, défendre la cause animale, vous engager dans le monde social, politique ou militaire si telle est votre vocation. Il ne s'agit pas non plus de vous empêcher de faire les pratiques ou les méditations qui vous font du bien. Si cela vous chante d'envoyer de la compassion à tous les êtres et choses de l'univers par le biais d'une méditation de metta-bhavana*, très bien, c'est une pratique magnifique. Il n'y a pas de mal à se faire du bien. Simplement au cœur du Satsang on ne s'occupe pas des expériences et des perceptions (monde, corps, mental) sinon pour les explorer, les déconstruire et révéler la Vérité ultime qui sous-tend le monde des perceptions et des formes.

Le Satsang est le lieu sans lieu où nous interrogeons - ce qu'on ne fait presque jamais -  si, ce pour pour quoi nous nous prenons est vraiment ce que nous sommes.

Dans un Satsang on ne vous dit pas quoi faire et comment vivre votre vie, on vous invite simplement à la vivre à partir de la Conscience impersonnelle non née et immortelle que vous êtes.


Ce qui voile notre plénitude présente c'est justement la croyance qu'il faut résoudre les problèmes, changer ses expériences, améliorer sa situation ou celle du monde. Tant que vous demeurez obsessionnellement concentré sur le fait d'avoir une meilleure histoire, un destin plus sympathique, ou des expériences plus agréables, vous loupez l'essentiel. Vous ne remarquez pas que l'histoire n'est qu'une histoire. Vous ne pouvez donc pas réaliser que ce que vous êtes est toujours avant l'histoire. Ce que vous êtes n'a pas d'histoire. Ce que vous êtes demeure conscient et présent tout le temps alors que les histoires et les situations changent. La présence consciente en laquelle les histoires apparaissent n'a ni passé ni futur, ni localisation, ni quelqu'autre attribut ou forme particulière.

Vous êtes la Présence consciente dans laquelle les pensées et les scénarios apparaissent et disparaissent. Cette Présence sans forme que vous êtes vraiment n'évolue pas comme on le prétend dans certains cercles dits spirituels.

Vous êtes la Conscience immuable, sans direction et sans attente en laquelle le corps, le mental et le monde apparaissent. Voyez clairement que personne ne regarde les pieds sur cette photo. Ils apparaissent au sein d'un espace sans tête, dans une clarté sans limites, une ouverture consciente au-dessus de vos épaules. C'est ainsi que le monde vous est donné à chaque instant, dans le grand ouvert dont parlait Rilke dans sa Huitième Élégie *.


Posez vous la question : suis-je conscient d'être conscient ? Puis constatez que oui : incontestablement, indéniablement, sans l'ombre d'un doute, je suis en train d'être. Je suis. Cela vous pouvez le vérifier à chaque instant. Puis réalisez que cela qui répond sans hésiter "oui Je suis" ne s'appuie ni sur la mémoire ni sur les perceptions pour affirmer cela. C'est une évidence. C'est la conscience elle-même qui réalise sa nature propre nature de conscience infinie et sans forme. Dans cette réalisation, "je suis conscient d'être conscient", l'objet et le sujet s'éclipsent et le sentiment de séparation également. Il y a un total détachement de toute situation, pensée, émotion ou perception., car ce que vous êtes n' a rien à voir avec ce qui apparaît comme l'écran de cinéma n'est nullement affecté par les images du film. Dans cette évidente réalisation "Je suis conscient d'être conscient", je réalise que ce que je suis maintenant est la tranquillité absolue, la complétude parfaite. Je réalise qu'il n'y a rien a changer et aucun problème à résoudre. Je réalise à chaque instant que ce que Je suis vraiment est avant toute pensée, toute émotion, toute perception. 

Lorsque je découvre que l'entité séparée qui semblait avoir des problèmes n'est pas ce que je suis, il est soudain réalisé que ce que Je suis vraiment n'a jamais connu le moindre problème. Je suis la vacuité consciente accueillant les perceptions. C'est dans ce vide conscient qu'il est réalisé que le monde des formes et des êtres sont faits de la même Conscience que Je suis. C'est alors que, paradoxalement, le corps-mental est dans la perspective optimale pour ne pas procrastiner et fonctionner de façon efficace pour régler les problèmes pratiques, comme par exemple payer ses factures, divorcer, déménager, organiser un voyage, écrire, dessiner ou aider son prochain ou le monde.


Au contraire, c'est ce que je crois être, une entité personnelle, pensant ses pensées et posant des actes qui constitue la racine de toute souffrance, qui est le cœur du problème. Lorsque cela est vu il n'y a plus de problèmes psychologiques, plus de demandes, plus de sentiment de manque, plus de culpabilité, plus de honte, plus de sentimentalisme mièvre, plus de refus de ce qui est, plus de peur ou de désir. Les situations et les défis de la vie se règlent de façon impersonnelle, sans perte d'énergie inutile, de la manière la plus fonctionnelle possible. 

Toute inquiétude, mal être ou souffrance viennent toujours d'une croyance fausse non remise en question. Nos croyances apparentes ou transparentes opèrent à chaque instant comme des résistances à ce qui est comme un refus de la réalité. C'est uniquement ce refus de la réalité qui génère la souffrance psychologique, les conflits entre les êtres et les nations ainsi que les désastres écologiques.

Le geste le plus éthique est donc celui du retournement du regard sur lui-même.

Comme il est dit dans la  Kéna Upanishad : " De temps en temps une âme intrépide en quête de l’immortalité a regardé en arrière et s’est trouvé elle-même. »

En Satsang on pointe vers la source de l'attention. En chemin on rencontre ce qui a recouvert en apparence et momentanément la Source, la croyance en un moi séparé. En explorant la réalité de ce prétendu moi séparé, sa nature irréelle est réalisée et notre véritable nature reconnue.

Cette Présence réalisée est l'ultime guérisseur dont parlent les bouddhistes. Cette Présence est véritablement guérisseuse. C'est sa reconnaissance qui fait émerger une attention sans choix pour aider de façon optimale un être en souffrance morale ou psychologique. C'est sa reconnaissance qui permet de poser des paumes impersonnelles sur une blessure physique ou émotionnelle et la permettre de guérir si c'est cela qui doit être. Elle est susceptible de guérir à la fois les maux physiques, émotionnels et psychologiques. C'est le Royaume de Dieu qui est en nous dont parlait le Christ *

Sa reconnaissance transforme subitement ou progressivement, au fur et à mesure qu'elle imprègne notre corps et notre quotidien et semble également transformer nos relations avec les autres et le monde dans un sens éthique. Non pas par une injonction morale ou philosophique, mais par l'évidence que non seulement les autres êtres et le monde apparaissent en moi mais apparaissent en tant que moi, Présence consciente.


* Metta signifie en pâli « bienveillance », mais dans un sens positif, très puissant, un sens que ce mot ne possède pas vraiment en français. Et bhavana signifie « amener à exister », ou « développement ». On peut donc traduire metta bhavana par « développement de la bienveillance universelle », ce qui est sans doute l'une des méthodes les plus importantes et effectives de développement personnel. Elle sert surtout à ceux qui veulent atteindre des états de conscience plus élevés en surmontant la haine et en développant la bienveillance. Comme toutes les autres méthodes de méditation, cela nous rappelle une chose extrêmement importante : on peut changer l'état de conscience - dans cet exemple particulier, la haine peut être transformée en amour. Et nous pouvons dire que c'est là un des points forts du bouddhisme : il ne nous exhorte pas seulement à aimer notre prochain - c'est facile à dire - mais il nous montre aussi exactement comment le faire. 

On pratique d'habitude le metta bhavana en cinq étapes successives. On développe tout d'abord la bienveillance envers soi-même, parce que c'est là qu'elle commence : si l'on n'est pas heureux avec soi-même, si l'on n'est pas à l'aise avec soi-même, si l'on ne s'aime pas, on ne peut pas aimer les autres. Charité bien ordonnée commence vraiment par soi-même - et soi-même c'est bien soi-même, ici. Voilà où l'on commence. On développe la bienveillance envers soi-même, puis on l'étend vers l'extérieur.
On étend sa bienveillance envers un ami proche et cher.
Puis, une personne neutre. Une personne que l'on connaît bien de vue, que l'on a peut-être rencontrée plusieurs fois sans avoir de sentiment particulier envers elle. Elle ne nous plaît ni ne nous déplaît. On essaie d'étendre le même sentiment que l'on avait pour soi, puis pour un ami, et maintenant pour cette personne neutre.
Puis, quatrièmement, une personne que nous n'aimons pas, voire que nous détestons. Quand nous en venons à cette quatrième étape nous trouvons d'habitude, avec un peu de pratique, que nous avons un tel élan de bienveillance qu'il est assez facile de se sentir assez chaleureux envers cette personne avec laquelle nous ne nous entendons d'ordinaire pas du tout. Tous nos sentiments de haine, d'antagonisme, d'inimitié se trouvent dissous et on se retrouve à vouloir laisser le passé derrière nous et recommencer à zéro avec cette personne. Et très souvent, lorsqu'on la rencontre la fois suivante, on se sent complètement différent, on agit complètement différemment et une nouvelle phase commence dans notre relation.
Ensuite, on va un peu plus loin : on pense à ces quatre personnes simultanément : soi-même, l'ami, la personne neutre, la personne difficile, et on développe le même amour, la même bienveillance envers les quatre. Puis, en des cercles toujours plus grands, on continue en développant cet amour, cette bienveillance, envers les personnes qui sont dans le bâtiment où l'on se trouve, puis dans la ville, dans le département, le pays, le continent, le monde. Si on le veut, on peut penser à tous nos amis, un par un, qui sont dans différentes parties du monde, comme si on les cochait sur notre liste de metta ; et l'on peut même penser à d'autres êtres vivants, aux animaux, aux oiseaux ; on peut aussi peut-être penser à tous les mondes, à tous les univers, dont certains doivent tout de même être habités. C'est en tous cas ce que dit la tradition bouddhique, et on peut laisser la metta s'étendre jusque dans les coins les plus distants de l'univers.
Une fois que l'on a terminé cette pratique, qui prend environ cinquante minutes, on se sent certainement très expansif, on sent que la bienveillance a été cultivée dans notre cœur et que, pour le moment du moins, la haine a été abolie et transformée en amour.
Voici donc un exemple très simple, très connu, et très populaire, d'une méthode de méditation bouddhique qui marche vraiment, qui a marché pour des milliers, des millions de personnes au cours des siècles, et qui marche toujours pour beaucoup de personnes aujourd'hui.

*Voici la version intégrale de la huitième Elégie de Rilke dans la belle traduction de François-René Daillie parue dans la collection de poche Orphée/La Différence:
De tous ses yeux la créature
voit l'Ouvert. Seuls nos yeux
sont comme retournés et posés autour d'elle
tels des pièges pour encercler sa libre issue.
Ce qui est au-dehors nous ne le connaissons
que par les yeux de l'animal. Car dès l'enfance
on nous retourne et nous contraint à voir l'envers,
les apparences, non l'ouvert, qui dans la vue
de l'animal est si profond. Libre de mort.
Nous qui ne voyons qu'elle, alors que l'animal
libre est toujours au-delà de sa fin:
il va vers Dieu; et quand il marche,
c'est dans l'éternité, comme coule une source.
Mais nous autres, jamais nous n'avons un seul jour
le pur espace devant nous, où les fleurs s'ouvrent
à l'infini. Toujours le monde, jamais le
Nulle part sans le Non, la pureté
insurveillée que l'on respire,
que l'on sait infinie et jamais ne désire.
Il arrive qu'enfant l'on s'y perde en silence,
on vous secoue. Ou tel mourant devient cela.
Car tout près de la mort on ne voit plus la mort
mais au-delà, avec le grand regard de l'animal,
peut-être. Les amants, n'était l'autre qui masque
la vue, en sont tout proches et s'étonnent...
Il se fait comme par mégarde, pour chacun,
une ouverture derrière l'autre... Mais l'autre,
on ne peut le franchir, et il redevient monde.
Toujours tournés vers le créé nous ne voyons
en lui que le reflet de cette liberté
par nous-même assombri. A moins qu'un animal,
muet, levant les yeux, calmement nous transperce.
Ce qu'on nomme destin, c'est cela: être en face,
rien d'autre que cela, et à jamais en face.
S'il y avait chez l'animal plein d'assurance
qui vient à nous dans l'autre sens une conscience
analogue à la nôtre –, il nous ferait alors
rebrousser chemin et le suivre. Mais son être
est pour lui infini, sans frein, sans un regard
sur son état, pur, aussi pur que sa vision.
Car là où nous voyons l'avenir, il voit tout
et se voit dans le Tout, et guéri pour toujours.
Et pourtant dans l'animal chaud et vigilant
sont le poids, le souci d'une immense tristesse.
Car en lui comme en nous reste gravé sans cesse
ce qui souvent nous écrase, – le souvenir,
comme si une fois déjà ce vers quoi nous tendons
avait été plus proche, plus fidèle et son abord
d'une infinie douceur. Ici tout est distance,
qui là-bas était souffle. Après cette première
patrie, l'autre lui semble équivoque et venteuse.
Oh! bienheureuse la petite créature
qui toujours reste dans le sein dont elle est née;
bonheur du moucheron qui au-dedans de lui,
même à ses noces, saute encore: car le sein
est tout. Et vois l'oiseau, dans sa demi-sécurité:
d'origine il sait presque l'une et l'autre chose,
comme s'il était l'âme d'un Etrusque
issue d'un mort qui fut reçu dans un espace,
mais avec le gisant en guise de couvercle.
Et comme il est troublé, celui qui, né d'un sein,
doit se mettre à voler!. Comme effrayé de soi,
il sillonne le ciel ainsi que la fêlure
à travers une tasse, ou la chauve-souris
qui de sa trace raie le soir en porcelaine.
Et nous: spectateurs, en tous temps, en tous lieux,
tournés vers tout cela, jamais vers le large!
Débordés. Nous mettons le l'ordre. Tout s'écroule.
Nous remettons de l'ordre et nous-mêmes croulons.
Qui nous a bien retournés que de la sorte
nous soyons, quoi que nous fassions, dans l'attitude
du départ? Tel celui qui, s'en allant, fait halte
sur le dernier coteau d'où sa vallée entière
s'offre une fois encor, se retourne et s'attarde,
tels nous vivons en prenant congé sans cesse.
juillet 1998- page préparée par Anne Salem Marin

Je vous renvoie à l'analyse très pertinente de José Leroy sur ce grand Ouvert dont Rilke parle avec tant de poésie dans son excellent livre "Le saut dans le vide" paru chez Almora. L'auteur mène une enquête passionnante au travers des siècles tentant de retracer les occurrences de la Vision Sans Tête dans la spiritualité et la littérature. Elle fut seulement pleinement conscientisée et véritablement mise en évidence dans l'immense œuvre de Douglas Harding. José Leroy retrouve au travers de diverses traditions spirituelles et poétiques la référence à cette ouverture consciente au-dessus de nos épaules avant Harding. C'est passionnant et les textes cités sont des perles.

Luc 17
20 Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. 21On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

1 commentaire:

  1. Merci pour vos écrits.
    ils sont d'une grande clarté.
    Il y a un immense plaisir à vous lire et j'en ignore la cause et je n'essais pas de trouver le pourquoi.
    Simple constatation et gratitude pour ce qui émane de vos textes.

    Rv.

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