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Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

jeudi 22 septembre 2016

L'Un n'exclut pas l'autre
                                                                  (extrait de satsang)


Q : Certains disent que vous n'avez rien à faire pour vous éveiller, d'autres disent qu'il faut un long cheminement ?

R : Ce qui est éveillé n'a pas à s'éveiller. Ce qui n'est pas éveillé ne s'éveillera jamais.

Q : Comment ?

R : Ce que nous sommes vraiment n'a pas à s'éveiller. Il s'agit juste de le réaliser.

Q : Mais je n'arrive pas à faire cohabiter le relatif et l'Absolu. La voie directe et la voie progressive.

R : L'Un n'exclut pas l'autre. 

Q : Pardon ?

R : L'Un n'exclut pas l'autre. Un Avec un grand U !

Q : Qu'est ce tu veux dire par là exactement ?

R : Le non temps n'exclut pas le temps. Le temps apparaît au sein de l'éternel Maintenant.
L'impersonnel n'exclut pas le personnel. Le personnel apparait au sein de l'impersonnel.

La chose étonnante est que, dés que nous nous mettons à imaginer qu'il y a un chemin à faire, des étapes à accomplir, des buts à atteindre, des émotions à dépasser, et que nous croyons que cela est absolument vrai, cela devient notre expérience. 

Mais alors nous perdons inexorablement de vue que cet imaginaire n'est qu'un ensemble de pensées, de simples apparitions au sein de la Conscience ici et maintenant, la Conscience sans forme que je suis.

Q : Mais il faut du temps pour ça. Voyez le temps qu'il m'a fallu pour venir ici poser ces questions ?

R : Tout ça n'est que de l'imaginaire apparaissant en toi en tant que la Conscience sans forme qui n'est pas né et qui ne mourra pas. 

Il faut constater tout cela sur le vif !


Si nous commençons à devenir sérieux à propos de ce cheminement et des éventuels besoins à accomplir avant d'y arriver, constate alors que ce n'est qu'une nouvelle stratégie pour éviter de faire face à ce qui se présente, en faisant semblant de t'éloigner de toi-même.

Dés que nous prêtons foi à la nécessité d'accomplir quelque chose, nous oublions que l'Être que nous sommes est déjà parfaitement accompli.

Une fois que nous avons compris cela de façon directe, le mécanisme se délite.

(S'adressant à tout le monde) : Voyez comment nous faisons à chaque instant "comme si", comme si nous pouvions sortir de cet instant, sortir de cet Ici. C'est facile de se l'imaginer. Et d'y croire. C'est une sorte d'auto-hypnose permanente. 

Nous découvrons alors combien en réalité, nous refusons sans cesse qui se présente maintenant. 

Il faut ressentir ces résistances en nous. Ressentir nos prétentions à nous trouver dans l'avenir, plus tard et ailleurs. Car l'envers de cette prétention est toujours une sensation de manque ressentie maintenant et qu'on tente par tous les moyens d'éviter de ressentir en la camouflant avec des mots, des prétentions à savoir, à savoir ce qui est juste ou injuste, bien ou mal, profitable ou non profitable. 

Il s'agit de rester avec la sensation de peur de rencontrer ce qui est là maintenant.


Car si nous avons besoin de nous imaginer un chemin pour réaliser notre vraie nature, c'est que nous avons peur de rencontrer ce qui se présente maintenant. Peut-être un sentiment d'indignité, un sentiment d'imperfection, un sentiment de jalouisie déguisé, une sensation de manque, une avidité. Qu'importe, mais cela doit être rencontré et ressenti maintenant, sans commentaires. Sensoriellement. Tactilement.

Une fois que vous avez fait l'expérience de l'unité avec ce à quoi vous résistiez, vous réalisez que la paix et la complétude que vous imaginiez ne pouvoir atteindre qu'au bout d'un long chemin est déjà là. Ce n'est plus un collier de mots qu'on enfile, c'est le fil même du collier de toutes les expériences qui se révèle comme étant vous-même.

Voyez juste à quel point vous êtes tout le temps en train de refuser la reconnaissance de votre vraie nature.

Q : Comment est-ce possible ?

Peut-être que nous avons tellement entendu parler d'histoires à propos de l'éveil ou à propos d'éveillés célèbres que vous vous dites : ce n'est pas pour moi. Vous pensez à Jésus et Bouddha, Krishna, Ramana Maharshi ou Shri Maharaj Nisargadatta, des êtres que vous admirez profondément et vous vous comparez à eux comme on compare deux objets. Mais vous n'êtes pas un objet pour faire l'objet d'une comparaison !

Vous pensez à toutes ces figures tutélaires, à ces êtres humains hors du commun, et vous vous dites : "ce n'est pas pour moi". Vous pensez à toutes vos imperfections, vous ressassez l'historique de vos glorieux échecs ou sempiternels mensonges, vous faites l'inventaire de vos relations insatisfaisantes, de votre vie misérable et vous comparez ce tas d'images avec celui de ces êtres remarquables et soudain, la pensée se met à raconter tout ce qu'il faudra accomplir pour s'aligner avec ces déités. Vous êtes sans cesse en train de faire des bilans. Et le bilan n'est aps souvent créditeur. 
Ça c'est la voie progressive.

Mais nous ne sommes pas un bilan, ce que je suis ne peut pas être comptabilisé. 

Cette façon de voir génère inexorablement l'espoir et son corollaire, le désespoir. Si vous allez par là, vous ne cesserez de vous balancer entre espoir et désespoir. C'est désespérant de vivre ainsi. Votre vie sera une attente interminable, ballotée entre des moments d'espérance et de désespérance.

Ça c'est la voie du transitoire, de l'impermanent. Vous n'en avez pas marre !

Là, je t'invite à découvrir le permanent, ce qui ne change pas, ce qui est toujours là, ce qui ne dépend de rien, ni d'aucune autorité.

Je t'invite à voir que tu es la Présence Consciente dans laquelle touts ces imaginaires, ces comparaisons, ces espoirs et ces désespoirs vont et viennent.

Tu es ta propre autorité. Toi seul dans l'instant peut réaliser ce que tu es vraiment. 

Tout ce que tu as à faire est de te retourner la flèche de l'attention habituellement tournée vers les perceptions, à 180° vers Cela qui perçoit. (Le geste se fait lentement et chacun le fait, en tournant l'index vers cela qui perçoit, l'esapce vacant au)dessus des épaules où, habituellement, nous imaginons un tête et deux petits yeux). (Silence).

Alors, une fois que cela est vu, compris, réalisé, nous pouvons tranquillement parler du temps, le temps qui apparaît en nous. Du chemin aussi. Du cheminement en tant qu'il apparaît en nous.

Tu vois la différence...

Q : Oui, là ça n'a rien à voir.

R : Tu n'est pas sur le chemin. Le chemin apparaît en toi. 


Q : Oui c'est clair là.  

R : Après, on peut parler de ce chemin. Et oui, en un certain sens, il apparaît qu'il y a un chemin, que plein de rencontres et d'épreuves sont vécues. Mais ce vécu est un imaginaire qui se déploie en nous maintenant, un maintenant atemporel qui est la substance même de chacun d'entre nous et de tout l'univers.

Quand deux êtres dialoguent en ayant conscience de cela, la conversation prend une toute autre dimension et résonne d'un incroayble parfum de liberté. Car, il est réalisé que c'est la même Conscience, Une et impersonnelle, qui s'exprime ici et là bas.

Alors oui, bien sûr que pour que cette réalisation se stabilise en toute circonstance, il est probable qu'une maturation et un temps indéfini soient nécessaires. Mais il n'empêche que même ces idées justes, raisonnables et statistiquement vraies, dépendent d'abord de la Conscience dans laquelle ils aparaissent, alors que la Conscience dans laquelle ils apparaissent ne dépendent pas d'eux pour être.
Et surtout : Je suis cette Conscience. Je suis Cela.

Donc dire ceci ou cela c'est bien, intelligent, profond, tout ce que vous voulez, mais ça ne change rien au fait que, dés que vous croyez au temps, vous êtes en train de vous leurrer. 

L'idée du temps n'est qu'une idée apparaissant Maintenant en vous. 

R : Je vois.

Q : Ce Je qui voit et ressent sans commentaires n'exclut rien. L'Un n'exclut pas l'autre. L'Un inclut l'autre. L'un n'empêche pas l'autre, il permet l'autre. L'autre apparait en Lui et en tant que Lui.
 
                                                                                                                                                                  

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