Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

mardi 29 novembre 2016

L'Essence du Désir 


Pour sortir du cycle infernal des peurs et des désirs et émerger de l'impression d'être collé aux perceptions, nous sommes invités à interroger cela qui perçoit et écouter avec une extrême attention les mécanismes en œuvre.
Profondément, toute idée de préférence ou de volonté que quelque chose change dans le monde est toujours l'expression d'une nostalgie de ma vraie nature, une secrète aspiration à révéler la paix inconditionnelle du Témoin sans forme et sans âge, sans désir et sans peur que Je suis.
Lorsque l'on prend le temps d'étudier le mécanisme du désir, on réalise que la plénitude ressentie après "l'obtention de l'objet du désir" ne dure jamais et que sur un plan profond, il ne provient jamais de l'objet, soi disant désiré, mais de l'arrêt momentané de la recherche qui dissolvent la peur et la tension qui lui sont consubstantielles. La cessation momentanée de la tension et de la peur révèlent alors avec encore plus d'évidence la paix omniprésente de notre être. 

Tant que cela n'est pas profondément compris, nous demeurerons d'éternels Sisyphes, condamnés à remonter sans cesse nos rochers de désirs, vers des sommets illusoires, en passsant à côté de l'Amour que nous sommes. C'est ce que l'on appelle la condition humaine.
Quelle est donc l'Essence du désir qui semble repousser indéfinimment, telle la tête de l'Hydre de Lerne ?
Au départ, il n'y a qu'une tête. Car la Vie est Une. Mais chaque fois que le désir n'est pas reconnu pour ce qu'il est vraiment, il repousse comme la tête du monstre et se tend vers un nouvel objet de satisfaction. Et, ainsi de suite, ad libitum, ad vitam eternam. Sauf, si par miracle surgit au cœur de votre vie la question glaive, "d'où vient le désir ?" ou "quelle est l'essence du désir ?" capable à elle seule de trancher définitivemement la tête à sa racine.
Comme toujours, la réponse paradoxale pétrifie le mental et ouvre sur sur une évidence silencieuse.
Tout désir apparent d'une expérience particulière désire en réalité sa propre fin. Tout désir se languit d'être sans désir qui est ce "non-état" que l'on nomme également l'Amour Inconditionnel. Tout désir apparent d'une chose est l'expression d'un désir plus profond de se résorber en sa Source pour la révéler. Le désir est une des formes multiples que prend le Sans Forme pour se rappeler à Lui-même au cœur de l'apparente complexité du monde.
Quand la forme d'un désir est reconnu pour ce qu'elle est, c'est à dire Conscience sans forme, Je réalise que Je suis la Plénitude que je croyais trouver dans l'apparent objet du désir. L'apparent sentiment de manque révèle sa Plénitude. 
Lorsque ce mécanisme est vu pour ce qu'il est, il n'y a plus la croyance que notre seul désir, notre véritable désir de reconnaissance de l'Amour que nous sommes puisse être satisfait par une expérience, aussi belle ou satisfaisante soit-elle.
Les désirs qui demeurent sont alors d'une toute autre nature. Ils ne sont plus emplis de tensions vers et de peurs. Ils ne résonnent plus d'une nostalgie du paradis perdu. Ils ne sont plus l'expression d'un manque. Ils ne sont pas personnels. Peut-on encore les nommer désirs ?

Ce sont plutôt de simples résonances naturelles du jeu de la Vie entre certains corps mentaux, avec certains lieux, certaines sonorités, certaines odeurs, certaines formes, certaines expériences. Mais, il est désormais clair que ces apparents élans d'une abeille particulière vers une fleur particulière, du corps mental vers certaines expériences plutôt que d'autres sont reliés à la totalité de l'univers et que ces expériences et ces rencontres ne peuvent en aucun cas en eux-mêmes compléter ce que l'on est déjà. 

Cette réalisation amène une immense tranquillité et une infinie clarté.

Cela que je suis est toujours parfaitement plein et comblé maintenant. Il suffit de le constater.


1 commentaire:

  1. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

    RépondreSupprimer