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Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)
DU SENTIMENT DE MANQUE A LA PLENITUDE

lundi 6 mars 2017

La joie d'être sans définition libère le corps


La joie s'expérimente toujours par un sentiment d'expansion énergétique, synonyme d'effacement partiel ou total des limites corporelles. Les limites corporelles ne sont en réalité soutenues que par un ensemble de fixations mentales qui consolident le schéma corporel. Elles donnent cette impression de densité au corps et de séparation avec ce qui n'est pas le corps, d'un intérieur et d'un extérieur, d'un contenant et d'un contenu, d'un moi et d'un non moi.

La souffrance au contraire s'exprime toujours par une contraction physiquement ressentie dans le corps. La souffrance psychologique trouve son fondement dans l'ignorance de notre véritable nature. Celle-ci nous est voilée par la croyance racine que je suis une entité séparée. Cela équivaut à croire que ce que je suis vit la vie de ce corps mental, que je suis un centre de perception et de contrôle au pouvoir de cette destinée particulière, une entité pensant les pensées, posant des actes de façon délibérée, que je suis né quelque part,  que mon existence est inextricablement liée au devenir de ce corps mental et vouée comme lui à la souffrance, à la maladie et à la mort. 

La joie est en quelque sorte notre état naturel. C'est ce que nous sommes dés que nous cessons de nous définir, dés que nous cessons de prétendre, dés que nous arrêtons de surimposer dans l'expérience directe des pensées dualisantes se référant à un moi illusoire. 

La joie d'être, le "je suis" est sans objet, sans demande, sans définition. Les ceci ou les cela qui semblent pour un temps définir "je suis", la croyance que "je suis ceci" ou "je suis cela", que je suis un corps ou un moi logé dans le corps, que je suis le mental ou la pensée, un esprit ou une âme, les diverses identités que nous semblons endosser, nous éloignent toujours de cette joie simple d'être. 

Quand nous nous prenons pour quelqu'un, la joie et semble alors conditionnée par des facteurs extérieurs et des circonstances particulières pour répondre aux besoins imaginaires des différentes identités ajoutées à je suis. 

Le contentement, c'est à dire être heureux d'avoir accompli telle ou telle chose ou évité telle autre, être heureux à cause de tel ou tel évènement, est toujours accompagné d'une contraction subtile. Le contentement sonne toujours faux pour Celui qui a des oreilles pour entendre. Il faut un certain degré de sensibilité et de maturité pour en être conscient. 

Cependant, dés que nous nous reposons dans notre être déjà là, dés que nous réalisons cette Présence éveilée, sans défintion et déjà présente, en amont de nos pensées et de nos perceptions, une joie non localisée brille de ses mille feux.

Avant de continuer la lecture de cet article, reposez vous maintenant pendant quelques instants dans cette Présence éveillée déjà là. Sentez simplement que Vous êtes, que Vous êtres conscient d'être conscient. Et voyez que toutes les perceptions apparaissent dans cette Présence qui dit oui à tout ce qui se présente. Tout apparaît en Vous en cette vacuité sans forme et sans âge. Le texte, les perceptions visuelles, auditives, olfactives, les pensées,,, les émotions et les sensations. Rien n'est exclu ou refusé. La présence que Vous êtes accueille tout ce qui se présente sans préférences et sans commentaires. 


Le corps se détend immédiatement !


Lorsque la joie survient dans notre vie elle s'explique toujours par la fin soudaine de la fixité sur un certain nombre de croyances qui maintiennent une sensation de densité dans le corps. 

Dés que l'on croit savoir, que l'on se fige dans une localisation et une temporalité - qui ne sont que croyances transparentes - la joie ne peut être pleinement ressentie. Elle est alors assujetie à des facteurs "extérieurs", à la situation, aux sensations ou aux pensées. Cette joie-là est conditonnée.

Pour goûter à la joie inconditionée que vous êtes par nature, il suffit donc de ne pas exprimer de préférences et de ne pas se définir. Il suffit de ne plus faire semblant de savoir.

Dés qu'il n'y a pas de préférences par rapport à ce qui se présente, dés que vous ne vous référez pas le vécu direct à une entité imaginaire, vous sentez une joie sans nom et sans raison vous submerger de toutes parts.

Il suffit de ne pas vouloir que les choses soient différentes de ce qu'elles sont pour qu'une sensation de paix vous inonde instantanément.

Tant que l'on se prend pour quelqu'un c'est que l'on s'identifie à des limites psychologiques (pensées crues) ce qui génère automatiquement l'impression de limites et de contractions corporelles (schéma corporel lié aux mémoires). La véritable tranquillité ne peut par conséquent être éprouvée. Elle est ce que nous sommes en deça de toute défintion. La Joie véritable est sans limites, sans localisation, sans temporalité. La preuve, c'est que vous pouvez localiser une résistance à être, une contraction par exemple, une douleur, mais vous ne pouvez localiser la joie, la joie est diffuse. Être est partout. La joie d'être est partout et nulle part à la fois.

Dieu, l'Être suprême fut parfois désigné par des mystiques au moyen âge (Jean de Cues) et dans l'antiquité par cette métaphore : "Dieu est un cercle infini dont le centre est partout et la circonférence nulle part". Nous pourrions dire la même chose de cette joie sans localisation et de notre véritable nature qui se révèle lorsqu'on prend la peine d'être vraiment attentif.

La restriction sur le plan mental se ressent immédiatement par une contraction corporelle.

Les contractions corporelles sont donc une aubaine pour se rendre compte que nous sommes à nouveau en train de nous localiser, de prétendre être séparés, de faire semblant. Être honnête avec soi c'est à dire sentir ces tensions, faire l'expérience de l'unité avec elles, révèle immédiatement la douceur et la joie inconditionnée de la Présence que nous n'avons jamais cessé d'être sauf en imaginaire.


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

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