Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

samedi 4 avril 2020

Je suis le Rien du Tout (vidéo)

Extrait de Satsang (2)


NB : Un prochain stage de 9 jours aura lieu à Paris après le confinement, contactez-moi pour fixer une date et vous inscrire. Il y a maximum 8 participants afin que l'aspect individualisé de l'accompagnement soit préservé.

Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com 
Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, désormais également par vidéo-conférence (zoom) - gratuites- ou aux stages de we ou aux retraites de 9 jours, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

La Présence ne peut être confinée (1ère partie)

Partage par Zoom du Dimanche 28 mars 2020



Pendant la période de confinement sont proposées plusieurs rencontres en direct par zoom par semaine (gratuit).
"L’éveil est un événement, la plus colossale et la plus décisive des révolutions je puisse connaître le dedans d’un homme."

Stephen Jourdan (petit lexique spirituel) L’inattendu est la seule certitude.

Ne rien prendre pour acquis.

En ces temps de confinement ou nos habitudes sont été fortement contrariés, nous sommes paradoxalement invités à non seulement demeurer chez soi au sens de laisser le corps mûrir entre 4 murs, mais plus profondément invités par la vie même à se poser la question du sens de la vie. Il se peut alors qu’affleure en vous une question clé à laquelle il devient soudain urgent de répondre ? Il se pourrait bien que la question en arrière plan de toutes celles que vous vous posez soit celle-ci :
Qui suis je ? C’est peut le moment importun d’aller à l’intérieur, d’arrêter de faire semblant, d’être vraiment attentif à la Vie, de ne plus fonctionner sur le mode habituel et automatique, mais de se poser cette question avec une ardeur et une authenticité particulières ? Peut être qu’il est venu le temps pour de nombreuses personnes dans le monde de cesser de couvrir ce qu’ils sont réellement.
Ici nous explorons une autre possibilité. Celle qui nous tend amoureusement les bras. La révélation de notre véritable nature atemporelle.

Un temps d’exploration, d’investigation, un temps de remise en question totale non seulement des anciens modèles de fonctionnement de la société, au niveau économique, politique, écologique, au niveau des politiques de santé, d’éducation mais également et surtout la remise en question de notre mode de perception, une remise en question radicale de la nature de la réalité ? Quelle est la véritable nature de mon être ? Suis-je ultimement une personne ?
Un objet parmi une multitude d’autres objets dans le monde, étant née avec une date de péremption, balancée entre désirs et peurs. ?
Que ce soit dans la Baghavad Gita, ou dans le Vasishta yoga où Vasishta guérit la dépression du Prince Rama dégoûté de vivre, en lui montrant que la nature de ce que l'on appelle la vie, n'est qu'un rêve transitoire dont le fondement est le Soi, la guérison au sens traditionnel est d'abord une guérison de l'ignorante ignorance dont parlait Ramana Maharshi.

Pour vous inscrire aux stages de 9 jours, pour les séances d'accompagnement non duel, ou pour assister aux satsang à Paris ou par vidéo-conférence (Zoom), veuillez me laisser vos coordonnées sur mon mail : adnnn1967@gmail.com Bien que le terme thérapie non duelle puisse paraître "barbare" aux oreilles de certains, il faut se rappeler que l'essence de la thérapie en Inde était selon les textes traditionnels de nature non duelle. Il y est compris que la racine de la souffrance humaine et des conflits est le sentiment de séparation, que crée la croyance erronée d'être une personne séparée, limitée, mortelle, auteur des pensées et des actes.
cette quête peut parfois être momentanément facilitée par un être qui vous accompagne de façon impersonnelle, bienveillante et d'une radicalité sans compromissions par rapport à la Vérité ultime que Vous êtes. De préférence "installée" Lui-même dans la Présence impersonnelle, c'est à dire quelqu'un qui ne se prend pas pour une personne, un thérapeute, ou quoi que ce soit d'ailleurs.

Cette thérapie ne concerne pas tout le monde. Loin de là. Et, la thérapie de la personne (psychiatrie, et psychologie, psychanalyse) a sans doute toute sa place au sein d'une société qui est basée sur ce mensonge initial en la séparation et que quasiment personne ne remet en question. Il concerne sans doute ceux qui n'ont pas de déséquilibres psychologiques importants, (pas de psychoses) et qui sont également animés d'un fort désir de se reconnaître eux-mêmes au point d'avoir le courage de remettre en question tous les fondements de ce que l'on appelle communément la réalité, et toutes les définitions que l'on peut avoir de soi-même, pour répondre ultimement à la question essentielle : Qui suis-je ?


Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com 
Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, désormais également par vidéo-conférence (zoom) ou aux stages de we ou aux retraites de 9 jours, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

jeudi 2 avril 2020

Je suis ce que je cherche 


Ce soir jeudi 2 avril sur Zoom (gratuit) à 19h, nous allons partager l'évidence d'être déjà pleinement la paix et le bonheur que, par une simple erreur d'inattention nous cherchions à l'extérieur, au travers d'expériences diverses et variés dans le monde.

Pour vous inscrire contactez-moi sur mon potable au 0663769081.

Belles éclosions à toutes et à tous


Qui ne dit mot consent

Qui ne dit mot consent 
Pour Marie-Laure


La conscience ne dit jamais rien, qui ne fait jamais de commentaires, qui n’a pas besoin de condamner ou de justifier, de comparer, d’analyser, de comprendre, de saisir, d’atteindre, de se compléter, d’accomplir quoi que ce soit, de savoir, de vouloir, de posséder, de penser, de se rassurer,
Et bien oui, la Conscience qui ne dit mot consent. 
Et tu es cette conscience, qui ne dit mot.

Et tu es ce consentement.
Non pas par choix. Mais par nécessité .
Par évidence. 

Et lorsqu’affleure l’évidence, les vies danse.

La vie danse.

La vie une danse le monde et la multiplicité des formes et des êtres.

Pourquoi ? Pour rien. 

Par amour.

« Que ta volonté soit faite » est la première phrase de la prière du Notre Père.

Ça commence bien.

Ça commence tellement bien que je vous invite à ne rien rajouter.

Que Ta volonté soit faite.


En effet, que pourrions-nous rajouter à l’abandon à ce qui est ?

Qu’y a-t-il de plus beau à s’abandonner à la Vie. 

Qu’y a-t-il e plus beau que de reconnaître que ce que nous sommes 
a en réalité déjà tout accepté, quelle que soit l’expérience, l’émotion, la pensée, quoique le mental en dise, que la pensée soit d’accord ou non, dise amen ou le refuse ?

Qu’y a-t-il de plus juste, de plus haut, de plus émerveillant que de s’abandonner corps et âme à la réalité ?

Ouvrez-vous à cet Espace qui en vous ne dit mot et consent.

Car Vous êtes le Consentement.

Vous êtes la Vie même, la Vie Une, la paix et la Plénitude. 



Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com 
Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, désormais également par vidéo-conférence (zoom) ou aux stages de we ou aux retraites de 9 jours, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

samedi 28 mars 2020

Satsang bi-mensuel du dimanche soir à Paris 
ou par ZOOM


Bonjour à tous, 

Une soirée de partage de l’éveil à notre vraie nature aura lieu le dimanche 29 Mars par Zoom uniquement de 19h à environ 21h. (Gratuit)



L’inattendu est la seule certitude.


Ne rien prendre pour acquis.

En ces temps de confinement où nos habitudes sont fortement contrariées, nous sommes paradoxalement invités à non seulement demeurer chez soi, mais dans le Soi.

Pour cela je vous propose une rencontre sur Zoom autour de la reconnaissance de notre vraie nature atemporelle, ce dimanche 29 mars à 19h. (Gratuit)
Rencontre informelle pour célébrer l’Incomparable ...
Même numéro de réunion que la dernière fois. Que ceux qui n’ont pas le numéro me contactent au 0663769081 par sms.
Belles éclosions à toutes et à tous,
Amor Fati

Si vous rencontrez des problèmes d’installation de Zoom vous trouverez sur mon blog (eclore-en-conscience.blogspot.fr) à l’onglet satsang, la procédure d’installation.

Si vous êtes intéressé, veuillez me contacter par téléphone (et non par mail) au 0663769081...


Belles éclosions à toutes et à tous




Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com 
Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, désormais également par vidéo-conférence (zoom) ou aux stages de we ou aux retraites de 9 jours, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

L'oubli de notre vraie nature

L'oubli de notre vraie nature


L'oubli de notre vraie nature vient uniquement de notre fascination pour le contenu de la conscience et l'attention exclusivement portée sur les objets perçus. Par perceptions, j'entends tout ce qui apparaît par le truchement des 5 sens et de la pensée. Le monde (odeurs, goûts, perceptions visuelles et auditives ainsi que les sensations), le corps (sensations et perceptions visuelles) et le mental (les pensées.

La plupart des êtres humains vivent une vie excentrée, exclusivement focalisée sur les perceptions toujours changeantes.

Ils vivent une vie d'ignorante ignorance comme le formulait Ramana Maharshi. Pourquoi ? Parce que à aucun moment ne se pose de façon abrupte la question essentielle : Qui est conscient de tout cela ? Qui perçoit les perceptions.

C'est un peu comme si un musicien passait sa vie à aligner des notes sur du papier à musique sans jamais prendre conscience du Silence dont tous ces sons émergent et dans lequel ils se dissolvent.

Nous ne sommes pas attentifs au simple fait d'être conscient. 

Alors évidemment, le fait d'être conscient d'être conscient n'est pas une expérience objective comme celle d'aller au cinéma et voir un film. Et pourtant, cette expérience-ci est une expérience que chacun d'entre nous faisons à chaque instant. Nous savons que nous sommes en train d'être.

Si je vous demande si vous êtes en train d'être, vous ne mettrez pas longtemps à répondre que "oui je suis conscient d'être conscient, d'être vivant". Même les plus roublards d'entre vous qui répondraient peut-être que non, ou que vous ne pouvez vraiment le savoir, devez admettre que vous êtes conscients de l'apparent doute et en tout cas de la réponse qui se formule.

Vous êtes conscients que vous êtes en train de lire cette phrase.

N'est-il pas étonnant que dans notre civilisation en apparence très avancée, sur tellement de plans mais ô combien fragile quand un petit virus fait vaciller ses fondations, le simple fait d'être conscient d'être conscient soit à un tel point ignoré, écarté, oublié ?

Dans l'état de veille, du matin au soir, nous sommes en permanence absorbés par le contenu de la Conscience et tout ce qui change, et paradoxalement suprêmement inattentifs à ce par quoi le contenu est connu.


Dans la Kena Upanishad il est pourtant dit :

"Ce n'est pas ce que l'œil voit mais ce par quoi l'œil voit, tel est le Brahman, et non cela que l'on honore comme tel".

Brahman signifie ici ce que Vous êtes réellement, la substance de toute chose, l'Absolu, l'Un.

Mais qui lit les Upanishads ? 

Schopenhauer qui les découvrit sur le tard écrivit à leur propos : 

"De chaque phrase (des Upanishad) naissent des pensées profondes, originales, sublimes, le tout traversé par un esprit élevé, spirituel, profondément sincère, (...) dans le monde il n'est pas d'étude plus bénéfique et exaltante que celle des Upanishad. Leur contenu est destiné à devenir la foi des gens du commun. L'étude des Upanishad a été la consolation de ma vie, elle sera celle de ma mort."

En ces temps de confinement, où on nous dit de rester à la maison, je ne vous dit pas de lire les Upanishad, quoique le message atemporel y résonne parfois avec une acuité cinglante, qui surprendrait plus d'un d'entre vous. Mais allons à l'intérieur pour -y rencontrer la foi des gens du commun dont parle ci-dessus Schopenhauer, ce qui en nous ne change pas.

Ne restons pas simplement chez soi, mais prenons conscience du Soi, réalisons notre vraie nature. ! 

Puisque nous avons le temps, ceux du moins d'entre nous qui ne sont pas en première ligne (soignants, policiers, éboueurs, boulangers et employées aux caisses des supermarchés et autres que je salue fraternellement au passage pour leur courage et dévouement), consacrons ce temps béni au non temps, dévouons nous à la découverte de ce sans quoi la vie ne servirait à rien : La reconnaissance de notre vraie nature.

Car sans la découverte en nous de ce par quoi tout est connu, la vie n'est qu'une éclipse de crêtes et de creux, d'atermoiements et de confusion, de sentiments de séparation, de souffrance et de luttes perpétuelles, où fulgurent parfois de rares joies et d'encore plus rares extases, mais nulle paix et nulle complétude.


Or contrairement à ce que la littérature spirituelle nous raconte, la découverte de notre vraie nature n'est pas réservée à des êtres exceptionnels comme le Jésus ou Gautama, Shankaracharya ou Nagarjuna, Ramana Maharshi ou Nisargadatta Maharaj.

L'éveil est simple. Et c'est sans doute cette simplicité elle-même qui confère à l'éveil à notre vraie nature son apparente complexité et son apparente rareté.

L'éveil est en réalité une simple négligence. Nous sommes inattentifs à ce par quoi tout est perçu. Nous avons simplement oublié la simple expérience d'être présent et conscient qui demeure en arrière plan de toute perception et expérience. Nous sommes ignorants de la Conscience elle-même.

Nous nous sommes pris pour ce que nous ne sommes pas : un ensemble d'images mentales et de mémoires, de scénarios, d'impressions et d'émotions.

C'est comme si notre vraie nature avait été recouverte par la gangue des impressions corporelles et des images mentales. Ainsi, il nous a semblé être ceci ou cela, oubliant du coup qu'avant d'être ceci ou cela, nous sommes essentiellement conscience, pure êtreté, le Je suis dont parlait jésus lorsqu'il annonçait qu'avant qu'Abraham ne fut Je Suis.

Nous nous sommes simplement pliés aux croyances de la société et au langage dualisant - comment faire autrement ? - et avons fini par laisser notre être sans forme s'identifier exclusivement à un ensemble de qualités objectives, essentiellement ce que l'on pourrait nommer le corps-mental, la personne.

Ramana Maharshi donnait ingénieusement la métaphore de l'écran de cinéma. De la même façon que l'écran semble se confondre avec le film, de la même façon la conscience s'est limitée à un moi séparé.

Ainsi, de cette erreur d'identification naît le sentiment de séparation, un apparent ego, et la recherche de bonheur et de reconnaissance à l'extérieur, dans le monde, recherche évidemment vouée à l'échec, source d'infinies souffrances et de conflits incessants.

Le Soi véritable, l'écran de cinéma, semble si intimement enchevêtré avec le drame du film de la vie, qu'il semble avoir négligé la connaissance de Lui-même.

Cela se passe également à un autre niveau, toutes les nuits lorsque vous vous identifiez par erreur au personnage du rêve. 

Mais en réalité, le fait d'être conscient d'être conscient n'est jamais réellement perdu. Cette connaissance qui est en réalité une reconnaissance, semble juste être cachée de la même façon que l'écran demeure invisible pendant la durée du film.

En profitant de ce confinement pour retourner l'attention à 180 degrés vers ce qui perçoit, vous découvrirez le secret ouvert dont parlait Wei Wu Wei, cette immense ouverture transparente, cette vacuité sans âge dans laquelle ces mots apparaissent en ce moment même.

Vous verrez alors que votre vraie nature ne peut être confinée, mais que c'est l'expérience de confinement qui apparaît en Vous.

Vous êtes probablement en train de lire ceci dans une pièce avec 4 murs. Vous découvrirez alors qu'en retournant votre attention vers la source du regard, maintenant, que littéralement vous ne pouvez que trouver 3 murs à la pièce. Le 4 ème mur est en réalité, une ouverture au-dessus de vos épaules.

Où est-il ? Du côté de cela qui regarde, de votre côté. Du côté de cette ouverture que le poète Rainer Maria Rilke (dans sa 8ème élégie de Duino) l'écrivain danois et J.Anker Larsen ("La pierre philosophale") nommaient le Grand Ouvert ou l'Ouvert.

Qu'est ce qui perçoit dans l'évidence de l'instant sans faire référence à la mémoire ? Un observateur personnel ou l'espace atemporel ?
La pièce, le corps, l'expérience de confinement, le monde entier apparaissent en cette ouverture immense, transparente, lumineuse, consciente, impersonnelle et atemporelle, qui se présente au-dessus de vos épaules, que vous aviez simplement négligé.

Et alors ?  Ramana et Nisargadatta, Jésus et Gautama et tous les autres l'ont également négligé longuement. Et pourtant cet ouvert est notre droit de naissance à tous. 

Lorsque tout d'un coup vous prenez conscience de ce pas quoi vous percevez, toute votre expérience est illuminée par la clarté de cette ouverture. Le monde recouvre sa beauté, les couleurs leurs joyeuse intensité et leur infini nuancier, les sons sont à nouveau vêtus du silence mystérieux qui les entend, les autres êtres et toutes les créatures sont soudainement perçus avec les yeux de l'amour, les relations se drapent de douceur et sont soudainement empreints d'une harmonie surnaurelle.

Rien ne change et pourtant tout a changé. 

« Avant l’illumination, coupe du bois et transporte de l’eau. Après l’illumination, coupe du bois et transporte de l’eau. » – Proverbe zen

Pourquoi est-ce que tout a changé après l'illumination, après la reconnaissance de qui vous êtes vraiment ? Parce que l'illusion d'un observateur personnel au centre de l'expérience a disparu. Le monde est alors vu dans toute sa splendeur, dans la lumière impersonnelle, à très exactement 0 cm, sans les filtres des croyances et de la mémoire, tel quel, un monde divin, car en réalité une expression de Vous, sans une once de séparation et distance.

C'est pour cela que Ramana Maharshi disait dans son fameux Nan Yar : Le monde est irréel; seulement Brahman est réel; Brahman est le monde.*

Vous réalisez alors soudainement que le monde entier résonne de la beauté de l'Être que Vous êtes.

Nous pourrions dire que cette négligence est ce que dans l'Advaïta Vedanta (la non dualité de la fin des Védas) des Upanishad on nomme ignorance (avidya) et dans l'Ancien Testament le pêché originel.

L'ignorance ici n'est pas un état de fait indélébile, mais plutôt une simple erreur de perception, une petite erreur d'inattention, une négligence. Mais cette négligence a des effets dévastateurs dans le rêve.

Que devons nous faire ? Simplement défocaliser l'attention des perceptions transitoires, permettre au mental de se détendre dans la source omniprésente. La méditation dans son sens le plus profond n'est donc pas de se concentrer sur un objet mais de simplement laisser le mental se détendre en sa propre source d'où il a émergé.

Vous êtes déjà le bonheur et la paix que vous avez tant cherché dans le monde et les diverses possibilités d'accomplissement.

En tant que moi séparé vous pensiez que ce que vous cherchiez, se trouvait dans les choses, objets, richesse, accumulation d'expériences agréables ou de savoirs, reconnaissance, amitié, amour, partage, accomplissements, aventures, spiritualité. 

Mais comme nous le dit la Katha Upanishad

" Parfois une âme intrépide en quête d'immortalité se retourne en arrière et découvre sa vraie nature"


        Alors réveillons-nous !

                                                         Quand ?                                Maintenant ! 

           Où ?                  Ici 

Stage de 3 jours à Paris 2020
NB : Un prochain stage de 9 jours aura lieu à Paris après le confinement, contactez-moi pour fixer une date et vous inscrire. Il y a maximum 8 participants afin que l'aspect individualisé de l'accompagnement soit préservé.

Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com 
Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, désormais également par vidéo-conférence (zoom) - gratuites- ou aux stages de we ou aux retraites de 9 jours, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

* 16. Quelle est la nature du Soi ? (extrait du Nan Yar, Qui suis-je ?)
En vérité, seul le Soi existe. Le monde, l’âme individuelle et Dieu ne sont que des apparences dans le Soi, comparable à l’argent dans la nacre. Ils apparaissent et disparaissent simultanément. Le Soi est là où il n’y a pas la moindre pensée “je”. Cela est appelé “silence”. Le Soi lui-même est le monde ; le Soi est “je” ; le Soi est Dieu ; tout est Shiva, le Soi.

Et, en sus un texte et une chanson française qui discrimine joliment entre l'être et l'avoir de notre ami Souchon.

Oh la la la vie en rose
Le rose qu'on nous propose
D'avoir les quantités d'choses
Qui donnent envie d'autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
Il se dégage
De ces cartons d'emballage
Des gens lavés, hors d'usage
Et tristes et sans aucun avantage
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent
On nous prend faut pas déconner dès qu'on est né
Pour des cons alors qu'on est
Des foules sentimentales
Avec soif d'idéal
Attirées par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
Foule sentimentale (la vie en rose)
On a soif d'idéal (le rose qu'on nous propose)
Attirée par les étoiles, les voiles (d'avoir les quantités d'choses)
Que des choses pas commerciales (qui donnent envie d'autre chose)
Foule sentimentale (on nous fait croire)
Il faut voir comme on nous parle (que le bonheur c'est d'avoir)
Comme on nous parle (de l'avoir plein nos armoires)
Foule sentimentale (dérision de nous, dérisoires)
On a soif d'idéal (il se dégage)
Attirée par les étoiles, les voiles (le rose qu'on nous propose)
Que des choses pas commerciales (des gens lavés, hors d'usage)
Foule sentimentale (et tristes et sans aucun avantage)
Il faut voir comme on nous parle (on nous inflige)
Comme on nous parle (des désirs qui nous affligent)
Foule sentimentale (on nous Claudia Schiffer)
On a soif d'idéal (on nous Paul-Loup Sulitzer)
Attirée par les étoiles, les voiles (on nous fait l'caractère)
Que des choses pas commerciales (d'avoir les quantités d'choses)
Foule sentimentale (qui donnent envie d'autre chose)
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

mercredi 29 janvier 2020

"Bénissons ce flambeau"

"Bénissons ce flambeau"


 Tel l'éphémère qui cherche la lumière de la flamme dans la nuit, l'apparent moi séparé désire la seule chose qu'il ne pourra jamais obtenir : la complétude.

L'apparent moi séparé souffre d'un manque qu'il croit par ignorance pouvoir combler au travers d'un but qui sera atteint plus tard que maintenant et ailleurs qu'ici alors qu'il est lui-même la cause racine de la souffrance.

Tel l'éphémère tournoyant inlassablement autour de sa flamme, l'apparent moi séparé finit par reconnaître l'inanité de ses envols vers des objets de satisfaction toujours provisoires. Dans cette reconnaissance le sujet et l'objet se consument pour laisser place à l'incandescence d'être.

Lorsque le papillon de nuit épuisé par son désir paradoxal, finit par frôler la flamme et s'enflammer, il devient ce qu'il cherchait.

Dans son merveilleux poème "Hymne à la beauté"Baudelaire nous dit :

"L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,

Crépite, flambe et dit: Bénissons ce flambeau!"


De même, le mirage de la personne et le sentiment de séparation se dissolvent dés qu'il y a reconnaissance de l'impuissance absolue à obtenir ou atteindre la complétude par quelque savoir objectif, moyen, pratique, ou effort que ce soit.


L'invitationIci est d'explorer de façon directe tout ce que vous croyez savoir et, notamment, ce savoir qui semble avoir le pouvoir de combler le manque, ce savoir insidieux qui paraît valider la croyance que tout ira mieux lorsque telle ou telle chose adviendra.

Lorsque la recherche est vue comme une illusion, elle cesse instantanément. S'entrouvre alors immédiatement un espace sans bornes de non savoir. 

Lorsqu'un "je ne sais pas" sincère se manifeste, tout s'ouvre. Instantanément.

Lorsque l'on prétend savoir, tout se ferme. Instantanément.

C'est du même ordre que la différence entre penser la vie et ressentir la vie.

Lorsque vous pensez la vie, vous vous séparez en apparence de l'expérience présente et vous vibrez dans le mode sans saveur des étiquettes et des traductions.

Lorsque vous ressentez la vie, vous faites l'expérience directement, sans filtrage.

Vous ne pouvez pas sentir et penser en même temps.

C'est soit l'Un soit l'autre. Le senti est toujours silencieux de mots,  toujours non-duel.

Et, qu'y a-t-il de plus beau que de faire une expérience et la goûter pleinement, être pleinement l'expérience, vivre en pleine conscience d'instant en instant ? N'est-ce pas cela le sens profond de la vie ? Le sens sans sens de l'Être épousant tous les sens à la fois ? Se reconnaître comme la Source de tout ce qui est, et en même temps, être chaque manifestation de cette Source ? Où y a-t-il le moindre manque, la moindre plainte, la plus infime volonté personnelle de quoi que ce soit dans cette ultime reconnaissance ?


En tant que Présence impersonnelle, nous vivons chaque expérience, chaque situation, chaque émotion, comme une expression de notre vraie nature. Toute perception ravive simplement la flamme de l'attention. Il n'y a alors qu'à laisser faire, laisser cette flamme consumer nos faux savoirs, nos blindages de pacotille, nos petits et mesquins imaginaires.

Je désire tout ce qui est, car je sais que faire pleinement l'expérience de ce qui se présente, quelle que soit cette expérience, me ramène inexorablement dans le feu incandescent de la Présence que je suis.

Je sais que chaque évènement, aussi désagréable, violent, triste ou difficile en apparence, est une bûche pour intensifier le feu de la Présence que Je suis en réalité.

Tout me ramène au feu de joie de la Présence d'être.

Lorsque je me sais être ce Grand Bûcher d'Amour, toutes les formes sont accueillies dans le brasier du Soi.


L'Inconnaissance est l'humilité et votre 'intimité profonde. Vivez à partir du "je ne sais pas" qui embrase et embrasse tous les savoirs. L'Inconnaissance est la Connaissance Suprême.

Tel est le secret ouvert.

"Là il n'y a qu'ordre et beauté, émerveillement calme et plénitude." 

Tel l'éphémère ébloui, volez à tire-d'aile vers les flammes de chaque expérience en chantant :

"Bénissons ce flambeau"

Satsang bi-mensuel du dimanche soir à Paris 
ou par ZOOM


Bonjour à tous, 

Une soirée de partage de l’éveil à notre vraie nature aura lieu le dimanche 2 Février à 19h30 (attention au petit changement d’horaire) chez moi à Paris.
(Gratuit ou libre participation)

Pour ceux qui le désirent nous pourrons partager un repas léger après, avec ce que chacun aura apporté. Plutôt du salé, fruits et légumes.

Il est désormais également possible d’y assister par Zoom en vidéoconférence. Pour cela vous devrez au préalable me signaler votre désir d’y participer et installer Zoom sur le matériel avec lequel vous comptez assister au satsang. Je vous enverrez ensuite le numéro de réunion.

Si vous rencontrez des problèmes d’installation de Zoom vous trouverez sur mon blog (eclore-en-conscience.blogspot.fr) à l’onglet satsang, la procédure d’installation.


Si vous êtes intéressé, veuillez me contacter par téléphone (et non par mail) au 0663769081...

Belles éclosions à toutes et à tous


lundi 27 janvier 2020

Invitation pratique et poétique au nirvana ou l'art de mourir à ce que nous ne sommes pas

Invitation pratique et poétique au nirvana
ou l'art de mourir à ce que nous ne sommes pas



Nirvana est un concept issu de l'hindouisme, du jaïnisme et du bouddhisme qui signifie « extinction » (du feu des passions et de l'ignorance de notre vraie nature) ou libération (du samsara ou du cycle des réincarnations).

Ce qui s'éteint c'est juste une apparence. L'éveil spirituel est une reconnaissance de l'essence dans l'apparence, l'éternel dans le transitoire, le réel dans l'illusion, la corde dans le serpent.

Une façon de déconstruire l'identification au corps, source de toutes nos souffrances, et d'utiliser l'imagination de façon ludique et créative pour célébrer le Sans Nom. Il y a de nombreuses pratiques au cœur du tantrisme shivaïsme du Cachemire qui permettent de consumer ce que nous ne sommes pas, pour nous éveiller à la spatialité de notre vraie nature.

On trouve par exemple dans le Vijnana Bhairava Tantra (52-53), qui propose 112 micropratiques pour s'éveiller à notre vraie nature, cette stance :

"En méditant sur la forteresse de son propre corps, comme consumée par le feu du temps qui se déploie depuis le gros orteil droit, un état de quiétude finit par s'installer. De même, en imaginant l'univers entièrement calciné, avec un mental tranquille, la plus haute condition humaine sera réalisée."

Un des plus beaux yoga que je connaisse sont ceux qui ont traits à la dissolution. Ce qui se dissout dans ce yoga n'est pas le corps physique mais le corps imaginaire et notre sentiment d'appartenance, notre identification erronée à ce corps, notre croyance fallacieuse et source de douleur qui consiste à se prendre pour un individu séparé et doté de libre arbitre.

Il s'agit de s'asseoir ou de s'allonger dans un endroit où vous ne serez pas sollicité pendant une dizaine ou une vingtaine de minutes au minimum.

Tout en fermant les yeux, vous vous représentez votre corps tel que votre mental vous le reconstruit en imaginaire. Puis, lentement vous "scannez" chaque partie du corps, en partant des orteils jusqu'à la tête en associant à chaque partie du corps ressentie les mémoires qui y sont associés. Par exemple en mettant l'attention sur les pieds je me souviens de la course à pieds nus sur le sable un été en corse, en pensant aux gros orteils je pense à toutes les fois où l'ongle a pris un bleu au football et qu'il a fini par tomber. En pensant au genou, je pense à une ancienne tendinite. Aux jambes dans leur ensemble à la joie de danser que j'ai éprouvé à maintes reprises par exemple. À la poitrine, je pense aux délicates caresses d'une amante dont le nom m'a échappé etc... Vous faites ce balayage en vous arrêtant sur chaque partie ressentie. Si une mémoire vous revient c'est bien, sinon vous poursuivez le balayage vers la tête de façon purement sensorielle. Le voyage jusqu'à la tête vous prends entre 2 et 10 mn selon le temps dont vous disposez et les mémoires qui surgissent lorsque l'attention accueille telle ou telle partie corporelle. Vous n'essayez pas de forcer l'association de la partie corporelle scannée avec une mémoire mais si la mémoire surgit vous l'accueillez dans cette attention sans choix. Arrivé à la tête, en haut de la fontanelle, vous repartez au gros orteil et toujours les yeux fermés, vous visualisez que vous y mettez le feu !

Je vous invite à pratiquer ce yoga libérateur et devenir votre propre incendiaire, pour réaliser que l'Espace dans lequel le corps le mental et le monde semblent apparaître et disparaître, et éveiller en vous ce qui ne meurt pas.

Et, vous laissez l'orteil puis la plante du pied, le dessus du pied, le talon, la cheville s'enflammer. Le feu progresse jusqu'en haut de la jambe puis vous mettez le feu à l'autre gros orteil qui se répand progressivement dans la deuxième jambe pour rejoindre l'incendie allumée dans la première. Le feu se propage jusqu'au bassin, bas-ventre, ventre, bas du dos, milieu du dos, colonne vertébrale, plexus solaire, cœur, poitrine, trapèzes, épaules. Les flammes descendent dans les bras jusqu'à l'extrémité des doigts puis le feu embrase la nuque et la tête. Vous visualisez le visage qui se décompose sous l'action des flammes. Tout votre corps imaginaire n'est plus qu'un immense brasier. Bientôt, il ne reste qu'un morceau de charbon ardent qui finit par se calciner complètement; jusqu'à devenir un tas de cendres.

Lorsque votre corps est totalement réduit en cendres, vient un vent frais qui les disperse dans les 6 directions. Bientôt il ne reste rien.

Il ne reste plus que l'espace. Un espace ouvert et une Présence consciente. Tout à l'heure il y avait un corps avec son histoire. Maintenant il ne reste que l'espace dans lequel ce corps était apparu.

Ressentez ce que cela fait que d'être cet espace. Goûtez le pleinement et savourez….!

En apparence violent, ce yoga est pourtant l'un des plus doux que je connaisse. Faites-moi part de vos expériences et de vos observations...


Cela me rappelle ce très beau texte de Al Amir Abd el Kader :

Allah-qu'II soit exalté!- a dit:

"N'est-ce pas à Allah que toute chose retournera ?" (Cor. 42: 53)

"C'est à Lui que tout reviendra" (Cor. 11: 123)

"Et vous serez ramenés à Lui" (Cor. 10: 56)

"C'est à Lui que vous reviendrez" (Cor. 6: 60)

ainsi que d'autres paroles analogues.

Sache que le devenir de toute chose la reconduit à Dieu et que c'est à Lui qu'elle retourne. Ce retour à Lui des créatures se produit après la Résurrection, et cette dernière fait suite à l'anéantissement des créatures. Mais, comme l'a dit le Prophète - sur lui la Grâce et la Paix !- "Celui qui meurt, pour lui le jour de la Résurrection s'est déjà levé."

Or il y a deux sortes de morts: la mort inévitable et commune à tous les êtres et la mort volontaire et particulière à certains d'entre eux. C'est cette seconde mort qui nous est prescrite dans la parole de l'Envoyé d'Allah: "Mourez avant de mourir." Celui qui meurt de cette mort volontaire, la résurrection pour lui est accomplie. Ses affaires reviennent à Dieu et ne sont plus qu'une. Celui-là est revenu à Dieu et il Le voit par Lui. Ainsi que l'a dit le Prophète - sur lui la Grâce et la Paix !- selon une tradition mentionnée par Tabarani: "Vous ne verrez pas votre Seigneur avant d'être morts"; et cela parce que, dans la contemplation de ce mort-ressuscité, toutes les créatures se sont anéanties, et que pour lui ne subsiste qu'une seule chose, une seule Réalité. Tout ce qui sera le lot des croyants dans leurs états posthumes est préfiguré à un degré ou à un autre dès cette vie pour les initiés. Le "retour" des choses-considérées sous le rapport de [la diversité de] leurs formes - à Allah, au terme de leur devenir, n'exprime qu'un changement de statut cognitif et non point une modification de la réalité. Celui qui meurt et pour qui s'accomplit la résurrection, pour celui-la, le multiple est Un, en raison de son unité essentielle; et l'Un est multiple en raison de la multiplicité en Lui des relations et des aspects.

Les essences (al-a'yan) - que certains appellent aussi les substances (al-jawahir) - ne disparaissent jamais. La "création nouvelle", qui est permanente en ce monde et dans l'autre, concerne seulement les formes, qui ne sont que des accidents. Et tout ce qui n'est pas l'Être absolu - qui appartient à Dieu- est accident."

                          
 Mawqif 221 

Kitab Al Mawaqif
Écrits
spirituels présentés et traduits de l'arabe
parMichel Chodkiewicz



En tombant sur ce poème de Vincente Huidobro, j'ai reconnu la même invitation à mourir à ce que nous ne sommes pas pour renaître à notre vraie nature atemporelle :

"Ne vois-tu pas que tu tombes déjà?
Lave ta tête des préjugés et de la morale
Et si voulant t’élever tu n’as rien atteint
Laisse-toi tomber sans freiner ta chute sans peur au fond de l’ombre
Sans peur au fond de ta propre énigme
Tu trouveras peut-être une lumière sans nuit
Perdue dans les crevasses des précipices.
Tombe
Tombe éternellement
Tombe au fond de l’infini
Tombe au fond du temps
Tombe au fond de toi-même
Tombe aussi bas qu’on peut tomber
Tombe sans vertige
A travers tous les espaces et tous les âges
A travers toutes les âmes tous les désirs tous les naufrages
Tombe et brûle en passant les astres et les mers
Brûle les yeux qui te regardent et les cœurs qui t’attendent
Brûle le vent avec ta voix
Le vent qui se mêle à ta voix
Et la nuit qui a froid en sa grotte d’os
Tombe en enfance
Tombe en vieillesse
Tombe en larmes
Tombe en rires
Tombe en musique sur l’univers
Tombe de ta tête aux pieds
Tombe de tes pieds à ta tête
Tombe de la mer à la source
Tombe dans l’ultime abîme de silence
Comme le navire qui sombre en éteignant ses lumières "


Altaigle (extraits), par Vicente Huidobro.

Chant 1 (extrait)



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