Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

mardi 14 avril 2026

Sans mémoire et sans attente (chant)

 


SANS MÉMOIRE ET DANS ATTEJTE 


 Sans mémoire et sans attente 

Dans les sous bois je chemine 

Les pieds nus la marche lente 

Mais la voix toujours s’obstine 


Est-ce le vent ou Toi qui m’appelle ?


Sens-tu les battements d’ailes ?

Et la forêt qui s’anime 

Dois-je répondre à l’appel ?

D’un désir mis en sourdine ?

Est-ce le merle ou Toi qui me révèle ?


Sur ce chemin de traverse 

Entre toi et chien et loup 

Le regard soudain s’inverse 

La forêt me met en joue


Elle vise en moi l’Ouvert 

La simple reconnaissance 

Que Je suis cette Présence

Qui prend la forme de l’univers 


Où verrais-je le trésor ?

Transpercé de transparence 

Dans tes yeux je vois tout l’or 

Du crépuscule et son essence 


Sur ce chemin de confiance 

Le dedans est sans dehors 

C’est comme une renaissance 

Tomber amoureux du sort 


Dans le regard d’une biche 

Il n’y a rien de farouche 

Rien qui jure rien qui triche 

C’est sa candeur qui nous touche  


Sur ce chemin de traverse 

Entre toi et chien et loup 

C’est la fin de la recherche  

L’instant clé où tout se joue

samedi 11 avril 2026

Soutien au blog et à la chaîne Youtube

 


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L’asymptote est la metaphore parfaite de l’ego

 


Si j’étais mathématicien, mais Dieu m’en a préservé, je serais tenté de définir l’ego par l’équation qui décrit une asymptote. Une asymptote, c’est une courbe qui s’approche d’une droite, qui la frôle de plus en plus vers l’infiniment petit, qui donne effectivement l’impression qu’elle va finir par la toucher, mais qui en réalité ne la touche jamais, jamais. Elle y va, elle semble y croire, elle insiste, elle affine, elle se rapproche à l’infini, pourtant rien : la rencontre ultime est reportée à jamais. Et je me dis parfois que l’asymptote est la métaphore parfaite de l’ego qui voudrait s’éveiller ou atteindre la paix.

Mais puisque j’évoque ce que l’on nomme ego, de quoi s’agit-il en réalité ?

L’ego n’est pas une entité personnelle, auteure des pensées et des actes, dissimulée derrière les yeux, comme le croient la plupart des gens. C’est simplement une dynamique de pensée, un ensemble d’idées crues prises pour argent comptant, qui raconte une histoire qui semble très convaincante : « ce que tu cherches n’est pas ici et pas maintenant ».

Le bonheur, la paix et la vérité, oui, bien sûr, mais ailleurs, et surtout plus tard.

À cet instant-là, le corps s’ajuste à ces pensées comme si elles étaient vraies et se contracte en fonction d’elles, comme pour valider leur véracité. La plupart des humains ne se rendent nullement compte à quel point le corps est en permanence perclus de tensions inutiles, qui semblent essentiellement être là pour valider une identité illusoire, personnelle, et retenir sous la surface des émotions jamais vraiment accueillies. Une inquiétude ici, une attente ici, quelque chose à défendre par là, une crispation diffuse ici.

Et tu connais la chanson : dès que naît l’espoir, renaît le désespoir. L’espoir et le désespoir sont les piles et faces d’une seule et même pièce. On ne peut pas avoir l’un sans l’autre. Et l’ego est cet enfer pavé de bonnes intentions qui mise presque toujours sur l’espoir et crée ainsi un sentiment de séparation, en refoulant le désespoir.

C’est assez fascinant quand on y regarde de près, car tout est déjà là. Mais l’ego continue à nous vendre l’espoir.

Et pourtant, il suffit parfois de regarder très simplement, sans chercher à modifier quoi que ce soit. Voir que cette attente est elle-même vue. Que cette tension est ressentie. Que cette histoire, si convaincante soit-elle, apparaît et disparaît. Et que ce en quoi elle apparaît ne bouge pas.

Je me souviens qu’on m’avait raconté cette vieille histoire qui appartient à la tradition chinoise et qui illustre parfaitement ce que l’on nomme l’ego spirituel.

Un maître Chan avait un élève à qui il enseignait depuis des années. Un jour, l’élève doit partir vivre à l’autre bout du pays. Avant de se quitter, ils conviennent d’un petit rituel. Tous les six mois, l’élève enverra une lettre pour faire état de ses « progrès ».

Six mois passent. Une première lettre arrive. « J’ai vu que je suis le témoin de toutes choses. » Le maître lit. Et déchire.

Six mois plus tard, une autre lettre. « J’ai compris que ce que je suis ne peut être altéré ni souffrir. » Le maître lit. Et déchire encore.

Puis encore une autre. « J’ai réalisé que je suis le sans forme qui prend toutes les formes. » Le maître lit. Et déchire.

Les années passent. Une. Deux. Trois. Cinq. Puis plus rien. Silence.

Le maître finit par s’inquiéter. Il écrit à son ancien élève. « Je n’ai plus de nouvelles. Que se passe-t-il ? »

Quelque temps plus tard, une réponse arrive. Très simple. « Cher maître, qui s’en soucie ? »

Et là, le maître sourit. Tout simplement parce que l’asymptote vient de disparaître.

Que la paix et la joie resplendissent en toi et autour de toi. Amor Fati.


mercredi 8 avril 2026

Stage à Genève 9 et 10 mai 2026


VIVRE L’ÉVEIL AU QUOTIDIEN

Dan revient sur Genève partager avec nous, en amont de tout imaginaire, la Présence non-duelle que nous sommes.

2 jours chez Sandrine qui nous accueille dans un lieu propice à laisser se dissoudre les fausses croyances,

s’éveiller au rêve, s’étonner d’être...

En constatant que, dans l'expérience directe, il n'y a jamais de séparation, toute tentative d’appropriation et peur psychologique s'effondrent.

En réalisant que toute expérience est une expression de moi-même, je réalise que je suis déjà la paix et le bonheur que je cherche.

L’éveil spirituel, contrairement à ce que l’on a voulu nous le faire croire, n’est pas dévolu à une caste de héros extraordinaires.

C’est notre état naturel.

Nous avons simplement été mal informés et inattentifs à ce qui est trop proche, trop simple.

Pour que cela ne soit pas une simple compréhension intellectuelle, mais une expérience vivante qui embrase tout votre être,

je vous propose un voyage de retour vers ce que vous êtes vraiment pour répondre à la question qui suis-je ?

Ce partage se déclinera au travers d’investigations directes et d’expériences simples, vous permettant de confronter ce que vous croyez avec ce que vous voyez.

La croyance en un moi personnel et séparé se dissout d'elle-même, sans effort, par la simple exposition réitérée de sa nature illusoire et/ou le senti des impressions de séparation

qu'elle a engendrée dans le corps sous forme de fixations et de tensions inutiles.

Toute résistance à ce qui est se dévoile alors, paradoxalement, comme étant la porte la plus directe vers nous-mêmes.

Nous constatons que la Réalisation impersonnelle de notre vraie nature est d'une simplicité déconcertante.

Elle ne dépend d'aucune circonstance ou expérience particulières, et est

toujours disponible Ici et Maintenant en chacun de nous.

Dan sera Présent tout du long avec nous et durant les pauses, il sera disponible à des questions personnelles et pour d’éventuels soins énergétiques.

Samedi 9 Mai

10h - 13h 14h30 - 18h

Dimanche 10 Mai 

9h30 - 13h 14h30 -17h00

REPAS DE MIDI végétarien; chacun apporte quelque chose à partager sîl en a l’élan. 

Blog :

eclore-en-conscience.blogspot.fr

Vidéos :

https://www.youtube.com/watch?v=x6msdIG9tQc&t=4s&ab_channel=DanSpeerschneider

https://www.youtube.com/watch?v=EEGCf6zV8RQ&t=4s&ab_channel=DanSpeerschneider

https://www.youtube.com/watch?v=7rIFlBKis70&t=55s&ab_channel=DanSpeerschneider

INSCRIPTIONS

uniquement à

Dan Speerschneider

mail : adnnn1967@gmail.com

220 Frs pour les 2 jours

Nous ne demanderons pas d‘acomptes mais faisons confiance à votre présence après inscription!

Vous êtes invités à participer à tout le week-end.

Si problèmes financiers me contacter pour un arrangement. Le stage pourrait être annulé en cas de nombre insuffisant d’inscrits. 

ADRESSE

Chez Sandrine Pillon

150 rte de SAINT-JULIEN

1228 Plan-Les-Ouates

-GENÈVE-

Possibilité de se parquer dans la cour

Parking en face, derrière la fontaine à côté de la banque Raiffeisen et sur le chemin de la Butte

Bus 80 et 82 arrêt Mairie Plan-Les-Ouates à 2 mn

Tram 12 - arrêt Trèfle Blanc, puis 10 minutes à pied

Le Léman Express au BACHET à 12 mn à pied

Possibilité d’hébergement pour ceux qui habitent à plus de 45 mn.

contacter: pillonsandrine@gmail.com


mardi 7 avril 2026

Considère tout l’univers comme un rêve …


 « Considère tout l’univers comme un rêve, comme une illusion, comme une cité de nuages. Reconnais alors Bhairava. » (Vijñāna Bhairava Tantra, trad. Lilian Silburn)

Ce verset m’a toujours fasciné, parce que je vois bien que ce n’est pas une idée pour moi, c’est quelque chose qui peut se vérifier très simplement, presque à volonté.

Cela ne se passe pas dans un état particulier, ni dans une transe, ni ailleurs. Cela se passe ici, dans ce que l’on appelle l’état de veille. Immédiatement accessible à chacun d’entre nous. Vraiment.

Il suffit parfois d’un très léger déplacement, une sorte de pincée d’imaginaire, non pas pour fuir le réel, mais pour relâcher la manière habituelle de le prendre. Et aussitôt, quelque chose bascule.

Le monde est toujours là, inchangé en apparence, et pourtant il perd sa lourdeur. Les formes apparaissent comme en suspension, presque translucides. Comme un hologramme soutenu par une lumière qui n’est pas dans les choses mais qui les rend possibles.

Et très vite, cela devient encore plus simple, plus direct.


Tu vois que cela apparaît dans ce que tu es. Vraiment, vraiment.


Alors quelque chose se retourne complètement. Et dans ce retournement, le « secret ouvert », déjà pleinement ouvert, se re découvre et se révèle dans toute sa splendeur.

Tu ne regardes plus un monde extérieur à toi. Tu vois le monde émerger de toi et se dissoudre en toi, instant après instant. Quelle merveille ! Soudain le monde entier est réenchanté. 

Comme le dit l’Ashtavakra Gita :

« Je suis comme l’océan, le monde est comme les vagues ; en réalité, il n’est rien d’autre que moi. » (Ashtavakra Gita, II, 1)

Et ce retournement n’est pas froid, ni abstrait. Il ouvre immédiatement le cœur.

Parce que si tout apparaît dans ce que tu es, alors rien n’est étranger. Rien n’est séparé. Et ce que tu es ne peut plus être vécu comme neutre ou indifférent. C’est vivant, intime, et tellement  sensible.

Peu à peu, ou parfois d’un coup, tu reconnais que tout est fait de la même substance, et que cette “substance” n’est pas matérielle au sens habituel, mais profondément affective, vibrante.


On pourrait dire, sans exagération, que la nature de l’univers est amour. Pas un amour personnel ou émotionnel, dirigé vers quelque chose ou quelqu’un en particulier. Mais une intimité fondamentale avec tout ce qui apparaît, toute forme et tout être. Une absence totale de distance.

Alors le verset prend une autre dimension. « Considère tout l’univers comme un rêve… » Oui. Mais un rêve aimé de l’intérieur, un rêve qui n’est jamais séparé de ce qui le connaît. Et cette reconnaissance, si elle doit se faire pleinement, ce n’est ni plus tard, ni ailleurs.

Quand ? Maintenant.

Où ? Ici.

Amor Fati


dimanche 5 avril 2026

Pâques non duelles

 


La tombe vide de Jésus, telle qu’elle est racontée au matin de Pâques dans les Évangiles, n’est pas seulement un miracle. Elle est comme un signe discret, une invitation à regarder et à vivre cette fête de Pâques autrement. Ce que les proches de Jésus  découvrent, ce n’est pas quelque chose en plus, mais quelque chose en moins, une absence, et dans cette absence, une qualité de présence inattendue, silencieuse, ouverte.

Dans la perspective non duelle, cela résonne profondément. Lorsque le nom et la forme se retirent, ce qui demeure n’est pas un vide mort, mais ce qui a toujours été là, sans limite, sans naissance ni disparition. La tombe vide ne nous dit pas que quelque chose a été perdu, elle révèle que l’Essentiel n’a jamais dépendu de ce qui apparaît.


C’est peut-être pour cela que depuis tant d’années, chaque fois que je me tiens devant une tombe ou que je participe à l’enterrement d’un ami ou d’un proche, je ne suis pas seulement confronté à l’absence, et bien sûr des émotions peuvent surgir, mais aimanté par une présence plus vaste, plus douce, plus tangible. Soudain ce que l’on partageait réellement avec l’autre, la Présence mais qui se drapait dans une expérience de couleurs, de formes, de sensations et perceptions se révèle dans toute sa splendeur et son évidence. 


C’est aussi ce que m’a partagé récemment mon ami Alain Maroger, après la disparition de sa compagne Nicole, avec qui nous partagions l’essentiel. Il me disait que, parfois, depuis sa disparition elle lui semblait plus proche que jamais. Non pas comme une image ou un souvenir, mais parce qu’il a appris à faire confiance à ce vide, ou plutôt à reconnaître que, lorsque nous nous vidons de nos projections, de nos peurs, de nos attentes, de nos pensées qui anticipent ou qui ressassent, alors quelque chose se révèle. Une présence simple, sans visage, qui n’appartient à personne, et qui pourtant animait déjà celle qu’il aimait.


Ce que les traditions non-duelles ne cessent de rappeler, c’est que ce que nous sommes réellement ne naît pas et ne meurt pas. Les formes apparaissent, disparaissent, mais ce dans quoi elles apparaissent ne change pas. Et parfois, c’est précisément lorsque la forme s’efface que cela devient le plus évident. 


Alors la tombe vide n’est plus seulement un événement du passé. Elle devient une porte, une reconnaissance possible, ici même, maintenant.


Et peut-être que ce que tu ressens Toi aussi, ici et maintenant, en lisant ces mots, ce vide aimant, qui n’est rien d’autre que cela.


Je t’invite à renaitre à ce même vide et ce soir ensemble lors du Satsang nous célébrerons ensemble la plénitude de cette vacuité de notre vraie nature omniprésente à 19h30. 


Paix et amour 


Amor Fati 

samedi 4 avril 2026

Le lieu sans lieu …

 


Une question peut surgir, simple et décisive, capable de dissoudre l’impression de séparation : où apparaît cette image ? Où “atterrit” ce film du monde avec ses formes, ses couleurs, ses mouvements ?

Spontanément, la réponse semble aller de soi : dans la tête, dans le cerveau, quelque part derrière les yeux. Mais si tu regardes directement, sans t’appuyer sur une idée apprise, sans te référer à la pensée ni à la mémoire, peux-tu réellement trouver cet endroit ? Y a-t-il un lieu précis où l’image se dépose ?

En regardant ainsi, honnêtement, quelque chose d’étonnant se révèle. L’image est bien là, évidente, vivante… mais le lieu où elle apparaît demeure introuvable. Il n’a ni contour, ni position, ni limite. Il n’est ni proche ni lointain. Il n’est pas quelque part dans l’espace.

Et dans cette impossibilité de localiser, ce qui se dévoile n’est pas un manque, mais au contraire une plénitude accueillante, une ouverture sans bord.

Cet espace n’est pas séparé de ce qui apparaît en lui. Il n’est pas en arrière-plan. Il est la condition même de toute apparition. Sans lui, rien ne pourrait être vu, entendu, ressenti, goûté, humé, perçu.

Et ce qui se révèle n’est pas ailleurs, ni plus tard. C’est exactement ce par quoi ces mots sont lus en cet instant même. Pendant que tu lis cette phrase, peux-tu remarquer ce en quoi elle apparaît ?

Pourtant, il ne se voit pas comme un objet. Il ne peut pas être saisi. Il est ce en quoi toute saisie apparaît et disparaît.

Prends un instant. Regarde encore. Non pas les choses, non pas ce que les pensées te racontent, mais ce en quoi elles apparaissent et disparaissent. Éveille-toi à ce qui ne peut être trouvé comme un objet, mais sans quoi rien n’est.

Comme il est dit dans la Kena Upanishad : « Ce n’est pas ce que la pensée pense, mais ce par quoi la pensée pense. Tel est le Brahman, et non cela. »

Ce que tu cherches à localiser, c’est ce que tu es déjà, ici, maintenant. Cela n’a ni commencement ni fin.

Que la paix et la joie inhérentes à ta vraie nature se révèlent.

Amor Fati