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Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

dimanche 18 juillet 2021

Le pèlerinage du mental vers le cœur



 Ne sommes nous pas des hologrammes de l’Incomparable que nous vibrons de façon incomparable lorsque le masque de la « persona » redevient transparent ?

Dans Mandukya Karika bhasya (commentaires à la Mandukya Upanishad) Shankara, écrivit :

« Les âmes ne sont ni recouvertes d’un voile ni assujetties au non savoir. Elles sont par nature pures, éveillées et libérées de toute éternité. S’il en est ainsi, comment des maîtres parfaitement compétents enseignent-ils que les âmes peuvent connaître l’ultime réalité ?

En réponse il est dit : c’est là une figure de style. De même on dit que le soleil brille bien que sa nature soit de briller, et de même qu’on dit de collines inertes qu’elles se dressent … »

Tout pointeur non duel n’est qu’une invitation à dissiper l’ignorance ou à réaliser au sein du rêve que tout ce qui est est perçu (et qui est transitoire)  l’est par une réalité plus grande encore, le Rêveur Cosmique.

C’est un chemin sans chemin de la complexité vers la simplicité, de l’opacité vers la transparence, du rêve vers la réalité, et oui, d’un « pèlerinage » du mental vers le cœur.

❤️🙏🏻

mardi 13 juillet 2021

Les histoires à propos de l’éveil spirituel sont le plus grand obstacle à l’eveil

 Pourquoi toutes ces histoires de naissance miraculeuse et de pouvoirs miraculeux que la tradition a fini par surajouter aux célèbres initiateurs de religion comme Moïse, Gautama, Krishna, Jésus ou Mahomet ?

Sans doute parce que cela rassure la plupart des humains de croire que la réalisation spirituelle en cette vie-ci doit nécessairement être d’origine divine et les disculpent de s’interroger sur leur propre origine véritable.

« Humain trop humain » come Nietzsche titrait un de ses livres. 

Les histoires qui se greffent autour de l’éveil spirituel et cette héroïsation à outrance qui amènent le profane à confondre Jésus avec Christ, Gautama avec Bouddha, Krishna avec Brahman, contribue à entretenir la confusion, source éternelle de souffrance et de conflits, qui fait que le profane continue à confondre son visage là-bas dans le miroir avec l’Ici et le Maintenant, l’Espace éveillé et transparent, sans âge et sans forme au-dessus de ses épaules.


Les histoires à propos de l’éveil sont sans doute le plus grand obstacle à l’éveil. 

Sans faire référence à la mémoire, sans référence à la pensée, sans images mentales, sans comparaison, qui es tu réellement ?

Si tu ne fais pas référence à la mémoire, qui lit ses lignes ? Une personne avec une histoire, un caractère et des préférences, un corps mental doté de libre arbitre, une entité indépendante et séparée des autres et du monde ? Où est-ce que ces lignes, ces phrases et ces sons, dans l’expérience directe ne font qu’apparaître et disparaître au sein d’un Espace de présence et de conscience éveillé à Lui-même en tant qu’Espace conscient ?


L’éveil est simple si vous acceptez de voir les choses telles qu’elles sont et pas telles que vous pensez qu’elles sont ou qu’elle devraient être.








jeudi 8 juillet 2021

Je suis le Sans Forme qui prend toute forme


Comme il est écrit dans l’Ashtavakra Gita ; « Comme une vague qui bout et s’évapore et seulement de l’eau, toute la création projeté par le Soi est seulement le Soi. Considérez un vêtement ; Il n’est fait que de fils. »

Quand nous prêtons vraiment attention, toute création se révèle comme une manifestation de la conscience. Nous prenons nos pensées pour argent comptant et c’est pour cela que nous ne savons pas qui nous sommes. D’où viennent les pensées et où vont elles ? Trouvez ce lieu ! Si nous pouvons trouver la source d’une seule pensée, quelle que soit cette pensée, nous trouverons ce dont tout l’univers est fait. Que ce soit une pensée de tristesse, de joie, de jalousie ou de dépression. Remontez juste à la source de cette pensée, et à la source de cette pensée nous réalisons la source de tout comme notre Soi comme le Rêveur cosmique. Nous voyons la forme et le nom du vêtement mais en réalité, si nous allons plus profond, nous découvrons que tout est fait de fils. L n’y a pas de vêtement. Et il n’y a pas de fils non plus, ce ne sont que fibres, molécules, atomes… Et soudain nous voyons qu’il n’y a rien dans nos mains et nous nous dissolvons. S’il n’y a rien là-bas il n’y a rien ici non plus. C’est le moment que nous attendions, être libéré de ce moi.

 

Donc il s’agit de devenir intime avec toutes ces situations difficiles dans notre vie qui semblent entretenir le sentiment de séparation. Plus nous pénétrons avec une attention sans choix ces diverses situations, plus elles s’arrêtent d’apparaître comme un serpent, et on découvre que ce n’était qu’une corde.

 

Lorsque nous éclairons un objet ou une situation avec la lumière de notre conscience nous ne pouvons qu’accepter ce qui là. Puis nous commençons à voir que c’est impermanent, que cela va et vient. 

 

Puis nous découvrons que le sujet qui perçoit et fait de la même substance que ce qui est perçu. Tout se fond dans la même Conscience. Ça c’est profondément libérateur. Tant que nous croyons à l’objectivité de l’objet, que nous lui projetons une sorte de substance indépendante par la pensée crue, cette reconnaissance ne peut avoir lieu. Nous nous sentons séparés.



Nous n’avons pas forcément réglé le problème, nous ne sommes pas forcément moins prétentieux, nous n’avons pas forcément libéré toutes nos émotions négatives, mais nous avons découvert que ce que nous sommes est depuis toujours libre du problème. La Conscience s’est reconnue en nous. Nous avons reconnu notre véritable nature éveillée de Présence consciente. Je suis la mère de toutes choses.

 

Nous croyons que le monde est réel. Plus vous désirez une chose, plus vous renforcez la chose. Si vous désirez de l’eau dans un désert, nous verrons un mirage ou une oasis. Plus le désir est fort plus le monde apparaît comme réel.

Le monde est maintenu par notre ignorance parce que nous pensons qu’il y a là quelque chose à saisir ou à rejeter, à gagner ou à perdre

Quand nous réalisons qu’il n’y a rien de séparé et donc rien à perdre ni à gagner, le monde « disparaît », le rêve s’arrête. 

 

Ashtavakra Gita :

 

De moi le monde se déploie et en moi il se dissout,

Comme un bracelet fondu en or,

Un pot s’émiettant en argile,

Une vague se résorbant dans l’océan.

Je m’adore moi-même

Que Je suis merveilleux,

Je ne peux mourir.

jeudi 1 juillet 2021

S’éveiller à sa vraie nature par l’analogie du rêve

Que faire pour me rendre compte que je suis en train de rêver, de vivre une vie d’illusion ? Que faire pour sortir du rêve de la séparation ? Que faire pour sortir définitivement du cercle vicieux des conflits et de la souffrance ?


Par exemple se poser avec une extrême urgence la question qui suis-je ?

 

Tout dans le rêve est le Rêveur cosmique, le Rêveur de tout ce qui est. Si vous posez la question au sein du rêve ce que c’est que la nature de ce rêve, ou à n’importe quelle chose ce que c’est, nous allons pouvoir revenir au rêveur et nous réveiller du rêve.

La question qui suis-je est que question incroyablement puissante. Posée avec sincérité elle vous mènera jusqu’à la source de votre être.

 

Disons que dans votre rêve vos êtes un trader à New York. Si le trader se pose la question, bon c’est peu probable mais sait-on jamais, « Qui suis-je » ? Que se passera-t-il ? Si le réveil a lieu qui va se réveiller ? Le trader ? Non bien sûr que non ? Qui alors ?

 

Par cette analogie du rêve nous comprenons que jamais personne ne s’éveille. La personne ne peut se déclarer éveillée. Ce serait un peu comme si le trader du rêve se déclarait éveillé ! Non, il est juste un personnage dans le rêve. Ce qui se réveille c’est la Conscience. Il n’y a jamais d’illumination personnelle.

 

De la même façon si nous investiguons pour savoir qui nous sommes vraiment en nous posant la question qui suis-je ? Nous allons tomber sur quelque chose de totalement inattendu, frais, nouveau.

 

La chose la plus importante à comprendre est que nous pouvons remonter à la source de qui nous sommes par n’importe quel biais, pensée, émotion, perception, expérience.

 

Considérez le ciel infini avec des nuages le traversant. Le ciel est comme le Soi, la Conscience. Et les nuages sont comme les pensées ou les émotions. Il n’y aurait pas de nuages sans le ciel, c’est impossible. Et le ciel n’intervient en rien dans la course de nuages. Elles se meuvent librement dans le ciel. Le ciel ne juge pas les nuages. Le mental conditionné est comme le ciel croyant qu’il est un nuage. Il a oublié sa propre nature est s’est pris pour un nuage. Il passe d’une expérience à une autre et est complètement agité parce qu’il ne connaît pas sa vraie nature.


 Quand nous croyons être un corps, nous sommes en réalité toujours la Conscience infinie s’imaginant rétrécie dans une forme minuscule appelée un corps.

 

Voyez la beauté de la réalisation de ce que vous êtes vraiment. Au moment de la réalisation, le ciel réalise soudain « je suis le ciel et j’étais le ciel tout le temps et croyais cependant être un nuage. 


Comment le ciel aurait-il pu réaliser sa vraie nature de ciel sans les nuages ? C’est cela la beauté d’être en vie avec tous nos problèmes. C’est paradoxalement au travers de la réalisation de ce que nous ne sommes pas que nous en venons à réaliser notre vraie nature.

 

Voyez la beauté de ces retrouvailles avec vous-même.

 

Le ciel qui s’était pris pour les nuages soudain réalise qu’il avait toujours été le ciel. Le ciel n’aurait jamais pu réaliser qu’il était le ciel s’il n’y a avait pas eu les nuages. N’importe quelle pensée ou sensation peut, si elle est pleinement explorée et sentie nous révéler la Présence dont elle est issue, le Soi, comme n’importe quelle partie d’un rêve est toujours l’expression du Rêveur.

 

Nous pouvons découvrir toute apparition comme une simple apparition au sein de la Conscience, comme le rêve de la Conscience.

 

Finalement tout semble exister de façon dense, et matérialiste, parce que nous ne regardons pas vraiment. Si nous voulons vraiment savoir qui nous sommes, nous devons mener une investigation profonde et sincère pour voir si les choses sont vraiment telles que nous prétendons qu’elles sont. Si nous voulons vraiment savoir ce qu’est une pensée, nous allons nécessairement nous éveiller. Plus nous arrêtons de regarder, plus la pensée semble vraie, réelle, dense, dotée de vérité et de pouvoir. Moins nous regardons la pensée, plus elle est crue comme étant vraie, plus nous lui faisons confiance pour gouverner notre vie, et plus nous rétrécissons et plus elle grandit et semble s’imposer à nous.


C’est comme avec les ombres, plus nous nous retirons de la lumière, plus l’ombre grandit. C’est exactement ce que nous faisons avec toutes nos histoires ; elles prennent des proportions hallucinantes parce que nous nous en éloignons, nous les tenons à distance.


Nous avons peur de les rencontrer vraiment, alors nous nous rétrécissons et eux se gonflent comme des baudruches.


Si nous nous rapprochons de l’ombre et commençons à la regarder vraiment elle va disparaître en nous. Si nous rencontrons directement ce que nous percevons, sans laisser le mental se surimposer dans l’expérience directe, nous nous sentons disparaître dans chaque expérience. Tout s’expérimente comme le Soi, comme une modulation de la Présence que je suis.

 

L’éveil ce n’est pas transcender le monde, c’est disparaître dans le monde. C’est être si intime avec chaque chose que nous disparaissons en faveur du monde et le monde en nous. C’est vraiment embrasser et embraser chaque chose, chaque perception, chaque situation. C’est ainsi que nous pouvons dire que nous lâchons le corps et le mental et réalisons que nous sommes le Soi infini et sans âge.

 

Comme il est écrit dans l’Ashtavakra Gita ; « Comme une vague qui bout et s’évapore et seulement de l’eau, toute la création projeté par le Soi est seulement le Soi. Considérez un vêtement ; Il n’est fait que de fils. »

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Quand nous prêtons vraiment attention, toute création se révèle comme une manifestation de la conscience. Nous prenons nos pensées pour argent comptant et c’est pour cela que nous ne savons pas qui nous sommes. D’où viennent les pensées et où vont elles ? Trouvez ce lieu ! Si nous pouvons trouver la source d’une seule pensée, quelle que soit cette pensée, nous trouverons la source tout l’univers est fait. Que ce soit une pensée de tristesse, de joie, de jalousie ou de dépression, osez remonter juste à la source de cette pensée, et à la source de cette pensée nous réalisons la source de tout comme notre Soi, comme le Rêveur cosmique.


 Nous voyons la forme et le nom du vêtement mais en réalité, si nous allons plus profond, nous découvrons que tout est fait de fils. Il n’y a pas de vêtement. Et, il n’y a pas de fils non plus, ce ne sont que fibres, molécules, atomes… Et soudain nous voyons qu’il n’y a rien dans nos mains et nous nous dissolvons. S’il n’y a rien là-bas il n’y a rien ici non plus. C’est le moment que nous attendions, être libéré de ce moi.

 

Donc il s’agit de devenir intime avec toutes ces situations difficiles dans notre vie qui semblent entretenir le sentiment de séparation. Plus nous pénétrons avec une attention sans choix ces diverses situations, plus elles s’arrêtent d’apparaître comme un serpent, et on découvre que ce n’était qu’une corde.

 

Lorsque nous éclairons un objet ou une situation avec la lumière de notre conscience nous ne pouvons qu’accepter ce qui là. Puis nous commençons à voir que c’est impermanent, que cela va et vient.

 

Puis nous découvrons que le sujet qui perçoit et fait de la même substance que ce qui est perçu. Tout se fond dans la même Conscience. Ça c’est profondément libérateur. Tant que nous croyons à l’objectivité de l’objet, que nous lui projetons une sorte de substance indépendante par la pensée crue, cette reconnaissance ne peut avoir lieu. Nous nous sentons séparés.

 

Nous n’avons pas forcément réglé le problème, nous ne sommes pas forcément plus ceci ou cela, nous n’avons pas forcément libéré toutes nos émotions négatives, mais nous avons découvert que ce que nous sommes est depuis toujours libre du problème. La Conscience s’est reconnue en nous. Nous avons reconnu notre véritable nature éveillée de Présence consciente. Je suis la mère de toutes choses.

 

Nous croyons que le monde est réel. Plus vous désirez une chose, plus vous renforcez la chose. Si vous désirez de l’eau dans un désert, nous verrons un mirage ou une oasis. Plus le désir est fort plus le monde apparaît comme réel.



Le monde est maintenu par notre ignorance parce que nous pensons qu’il y a là quelque chose à saisir ou à rejeter, à gagner ou à perdre.


Quand nous réalisons qu’il n’y a rien de séparé et donc rien à perdre ni à gagner, le monde « disparaît », le rêve s’arrête.

 

Ashtavakra Gita :

 

De moi le monde se déploie et en moi il se dissout,

Comme un bracelet fondu en or,

Un pot s’émiettant en argile,

Une vague se résorbant dans l’océan.

Je m’adore moi-même

Que Je suis merveilleux,

Je ne peux mourir.

lundi 7 juin 2021

Tu aimeras ton seigneur de tout ton être et ton prochain comme Toi-même


Milarepa * un bouddha réalisé résumait le bouddhisme par : « Sache le vide et sois compatissant. »


Le premier mouvement ver l’éveil spirituel est de se désidentifier de la croyance et de l’impression d’être une personne séparée, en retournant l’attention à 180 degrés vers la source de l’attention, vers la la source de ce qui en nous est conscient, puis de découvrir (cesser de couvrir) que Je suis sans forme, pure vacuité éveillée.


Le deuxième mouvement vers la reconnaissance de notre vraie nature est de reconnaître que cette Présence consciente vide d’objets que Je suis ultimement prend en apparence et momentanément toute forme, de reconnaître que toute forme est une expression du Sans Forme, tout est moi. 


Je suis le Sans forme qui prend toute forme. 


C’est ce que signifie profondément la sentence sacrée de la Chandogya Upanishad : "Tu es Cela" - "Tat Tvam Asi".


Nous devons reconnaître que notre vraie nature est la Présence illimitée de la Conscience qui est en intimité avec toute perception. Ensuite nous laissons cette Présence imprégner les pensées, les sensations, nous la laissons descendre dans le corps et envahir le cœur pour ensuite la laisser se déployer naturellement en relation avec les autres et le monde. 


Nous pouvons alors exprimer cet amour en vivant dans la compassion. Aimer tout ce qui est devient facile parce que tout est Vous, tout est fait de la même Présence.


On trouve la même double invitation dans la tradition chrétienne. Quand les apôtres ont demandé à Jésus quel était le commandement le plus important (La tradition des 613 mitzvot a été développée par Rabbi Simlaï : « Rabbi Simlaï a dit : 613 commandements furent donnés à Moïse, 365 « tu ne feras pas », égales au nombre de jours dans l'année solaire, et 248 feras », correspondant aux membres du corps), il répondit :


« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta pensée. Et le second lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même. »


Le premier commandement nous invite à revenir à « ce par quoi l’œil voit, l’oreille entend, la pensée pense... »

(Kena Upanishad


Le premier commandement nous invite à nous immerger dans le mystère de l’Être, dans Je suis, dans la Présence, dans le Maintenant, dans la Vision Sans Tête, dans JE, que Jésus nommé ici le père. Honorez votre vraie nature atemporelle et impersonnelle.


Le deuxième commandement qui est « semblable » au premier dit-il, c’est à dire consubstantiel, de même valeur, nous demande d’aimer l’autre comme nous-mêmes, car en s’éveillant à l’unicité de la Présence il est réalisé que nous faisons Un avec l’autre.


Cette double pédagogie, ce double mouvement de l’attention, fait également écho avec l’enseignement de Nisargadatta Maharaj lorsqu’il se définissait Lui-même après qu’on l’eut questionné là-dessus :


« Lorsque je vois que je ne suis rien c’est la sagesse. Lorsque je vois que je suis tout c’est l’amour. Entre les deux ma vie s’écoule. »


Connaissance (reconnaissance du Soi) et Amour (faire l’unité avec) sont deux faces d’une même réalité ultime et une. 



Quand vous vous risquerez à plonger complètement dans l’évidence d’être conscient d’être conscient vous aimerez infiniment la vie telle qu’elle se présente.


Il suffit de tourner l’attention vers la Présence témoin de tout ce qui apparaît et disparaît, qui ne peut être perçu, pour redécouvrir que vous êtes la Présence consciente d’où émerge les perceptions et d’y demeurer. Puis, tôt ou tard vous reconnaîtrez qu’en réalité vous ne faites qu’un avec ce qui apparaît (« Le vide est la forme, la forme est le vide » Sutra du cœur, Texte non duel bouddhiste).


L’invitation est donc, avant d’aimer la forme en tant que forme, ce qui est une chose impossible, une double contrainte, car la personne ne peut tout aimer - de réaliser que vous êtes le Sans Forme et ensuite naturellement vous sentirez qu’en réalité toute forme qui apparaît dans le champ de la vacuité apparaît à 0 cm de Vous et vous finissez par reconnaître que tout est Vous. Il y a là une parfaite équanimité.


« C’est amour-là », l’amour du « maitre » est, selon Lao-Tseu, « bon avec ceux qui sont bons et également bon avec ceux qui ne sont pas bons, car ceci est la vraie bonté. »


Pour reconnaître et réaliser ce double mouvement je vous invite à un we de partage par zoom le 26 et 27 juin prochains. Contactez-moi sur mon mail adnnn1967@gmail.com si vous voulez vous inscrire.


Belles éclosions à toutes et à tous 


Amor fati


Jetsün Milarépa, dit Milarépa (né Mila Thöpaga 1052-1135) est un magicien, yogi et poète tibétain, devenu un maître de renom du bouddhisme tibétain. C'est, avec Padmasambhava, un des deux grands saints typiques du TibetIl est le disciple et successeur de Marpa le Traducteur (lui-même disciple de Naropa) qui au xie siècle participa à la deuxième, et plus importante, diffusion du bouddhisme au Tibet (sarmapa). Milarépa est considéré comme un des principaux maîtres historiques de la tradition Kagyüpa, qui comprend encore aujourd’hui de nombreuses lignées spirituelles dans ce pays. (Wikipédia)



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NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporel pour laisser éclore les émotions bloquées, ou le stage 
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mercredi 12 mai 2021

Découvrir sa vraie nature est simple


Découvrir sa vraie nature est simple.
Mais il faut avoir l’humilité de ne pas se référer à la pensée, seulement à l’expérience directe, voir plutôt que de croire.
Dans le Logion 4. de l’évangile de Thomas
1 Jésus a dit :
2 L’homme vieux dans ses jours n’hésitera pas
3 à interroger un tout petit enfant de sept jours
4 au sujet du lieu de la Vie,
5 et il vivra,
6 parce que beaucoup de premiers se feront derniers,
7 et ils seront Un.
Se revêtir d’Espace est une pratique merveilleusement efficiente qui résume 6000 ans de pratique de retournement de la conscience, de Neti Neti, et d’investigation du Soi.
Voilà une des nombreuses clés très simples, pratiques et laïques, que Douglas Harding nous a légué pour revenir au Soi, et vivre l’éveil les yeux ouverts au travers de sa voie directe nommée la Vision
Sans Tête.

❤️🙏🏻






lundi 3 mai 2021

La peur de ne rien être résulte de l'oubli de Je suis

La peur racine est paradoxale et invariablement la même : la peur de ne rien être, la peur d’être sans Être. La peur d’être en dehors de tout. C’est cette peur sur laquelle vient se greffer toutes les autres peurs. C’est la peur d’être séparé de Dieu, séparé de la Vie ou d’être abandonné par la Vie. 

Évidemment c’est impossible. La seule chose que nous ne pouvons pas ne pas être est justement la Présence dans laquelle tout apparaît et disparaît ainsi que la substance de toute la manifestation.

Rien ne peut apparaître en dehors de cette Présence que Je suis.

Nous ne pouvons que momentanément oublier que nous sommes l’Être, c’est à dire par un lourd conditionnement et par pure inattention nous identifier exclusivement à une personne séparée, auteure de ses pensés et de ses actes. 

La question que la Présence (qui « est ce qu’il est », qui est Je suis) pose sans cesse à l’humain est toujours la même : « Qui es-tu vraiment vraiment ? Où est ton être ? Où est ton « Je Suis » ? 

Le drame de l’humain c’est qu’il est sorti du paradis, c’est à dire qu’il a oublié sa vraie nature non duelle et qu’il a confondu « Je suis » avec toute une série d’attributs et de caractéristiques : Je suis un homme ou une femme, Je suis âgé ou jeune, Je suis ce corps-mental-ci, Je suis intelligent ou bête, Je suis français ou anglais, Je suis victime ou bourreau, Je suis patient ou impatient, Je suis loyal ou déloyal, Je suis ceci ou cela...

Pour certains il faudra tout une vie pour répondre à cette simple question : Qui es-tu ?

Je suis la Présence. Je suis conscient d’être, conscient d’être conscient, conscient d’être l’Être qui est ce qu’il est.

Dans la tradition spirituelle authentique de l’Inde les références à l’expérience directe d’être, du pur « Je suis » sont pléthore.

Une façon d’y accéder directement pourrait être par l’Investigation du Soi telle que la préconisait Ramana Maharshi, en se posant de façon systématique la question « Koham » (qui est aussi le mantra atemporel de toute la tradition non duelle du Vedanta) - qui suis je ? - car elle nous permet de nous désidentifier des caractéristiques ( les ceci et les cela), surimposées sur le « Je Suis » originel.

Ramana Maharshi qui avait lu la bible dira d’ailleurs ( L’enseignement de Ramana Maharshi, Albin Michel, p119) :

« Tout le Vedanta (non dualité issue de l’Inde) est contenu dans deux passages de la bible : «  Je Suis ce que je suis » ( la réponse de Dieu à Moise lorsque ce dernier demande à la lumière de dire qui elle est) et « Reste tranquille et sache que Je Suis » (psaume 47.10 Jean).

Dans la tradition non duelle de l’Inde le poème de Shankara le Nirvânashatkam, synthétise merveilleusement cette invitation à la désidentification par le Neti Neti (ni ceci ni cela) pour réaliser Je suis Shiva, ou Je Suis. 


JE ne suis ni le mental, ni l’intelligence, ni le sens du moi, ni la mémoire ;
JE ne suis pas non plus l’ouïe, le goût, l’odorat, la vue. 
JE ne suis pas à l’espace, la terre, le feu, le vent.
Mon être n’est que conscience et béatitude, JE suis Shiva, JE suis Shiva.

JE ne suis ni la force vitale, ni les composants du corps, 
ni les enveloppes de mon être véritable.
JE ne suis pas la parole, les mains, les pieds, l’excrétion et la génération.
Mon être n’est que conscience et béatitude, JE suis Shiva, JE suis Shiva.

JE n’ai ni amour ni haine, ni désir ni égarement ;
Les sentiments de fierté et de jalousie ne m’appartiennent pas. 
JE n’ai ni devoir, ni but, ni jouissance, ni libération.
Mon être n’est que conscience et béatitude, JE suis Shiva, JE suis Shiva.

JE n’ai ni vertus ni vices, ni plaisirs, ni souffrances. 
Il n’existe pour moi ni paroles sacrées ni lieu sacré, ni science sacré ni acte sacré. 
JE ne suis ni la cause, ni l’objet, ni l’acte de la réjouissance.
Mon être n’est que conscience et béatitude, JE suis Shiva, JE suis Shiva.

Il n’y a ni mort ni peur pour moi, ni distinction de caste. 
JE n’ai ni père, ni mère, ni naissance.
JE n’ai pas de famille ni d’amis, ni gourou ni disciples.
Mon être n’est que conscience et béatitude, JE suis Shiva, JE suis Shiva.

JE suis libre de toute distinction et de toutes formes ; 
étant omnipénétrant, JE suis partout.
Aux organes des sens je ne suis ni attaché ni détaché, pour eux JE suis insaisissable.
Mon être n’est que conscience et béatitude, JE suis Shiva, JE suis Shiva.

Remarquez le JE en majuscule. C'est le JE libéré de ses identifications abusives (le corps mental) qui "parle". Chacune de ses 6 stances recouvre des états ou des strates d'identifications du Soi. Par une sorte de neti neti (ni ceci ni cela) qui est la méthode la plus enseignée dans l'Advaita Vedanta, l'Être se dégage de ses identifications successives. Il reconnaît ce qu'il n'est pas. Toutes ces couches d'illusions nous isolent de notre vraie nature de Conscience sans forme.


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lundi 26 avril 2021

J'AIME CE PLUS VASTE : Poème hommage à Douglas et Catherine Harding et à la Vision Sans Tête



                                                                  CE PLUS VASTE


                                                        J’aime ce plus vaste que moi

                                                        Qui me délivre de moi-même

                                                        Ce courant    ce je ne sais quoi

                                                       Auquel je me livre sans prendre

                                                       La peine de savoir qui m’aime

                                                       D’un amour si chaste et si tendre

 


                                                           J’aime ce plus vaste que toi

                                                    Qui illumine ton visage

                                                    La plénitude se déploie

                                                    Dans la rondeur de chaque geste

                                                    Quand    sœur de la femme sauvage

                                                    Le Grand Ouvert se manifeste

 


                                                    J’aime ce plus vaste que nous

                                                    Qui creuse son lit dans nos nages

                                                    L’irrémédiable se dénoue

                                                    Dans nos longs voyages sans cible

                                                    Où cet insatiable éclairage

                                                    Rend toute matière sensible

 


                                                       Dieu    amour    espace ou empreinte

                                                 Comment nommer cet invisible

                                                 Aucune parole n’est sainte

                                                 La présence seule est sacrée

                                                 L’écoute pressent l’indicible

                                                 D’un plus vaste que moi qui crée



                                                       Le moi est l’unique prison

                                                  Et l’illusion d’avoir le choix

                                                  Est notre obstacle à l’abandon

                                                  La peur d’aimer le seul dilemme

                                                  J’aime ce plus vaste que moi

                                                  Qui me délivre de moi-même


Gratitude à Douglas et Catherine Harding qui ont partagé avec infinie générosité l'Amour que nous sommes ...