Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

dimanche 22 novembre 2020

Par delà bien et mal : la question morale


Les notions  de bien et de mal sont toujours relatives. Elles correspondent nécessairement à la morale d’une société donnée. Elles varient au cours du temps et changent en fonction des lieux et des cultures.


Ces notions de bien et de mal appartiennent au film, au rêve, au monde des apparences et non à l’écran sur lequel ils apparaissent, non à la Conscience non duelle qui se trouve en amont des noms et des formes.


On pourrait se demander pourquoi la Conscience a permis l’holocauste, la violence, le terrorisme, les inégalités croissantes, la destruction de la planète ?


Sur un plan profond, il peut être réalisé que cette question est en fait mal posée. C’est un peu comme si on demandait pourquoi la Conscience permet-elle le bien ? Ce serait comme demander pourquoi le tsunami a tué 200000 personnes ?

Il ne vous viendrait pas à l’idée de bannir le vent lorsqu’il fait tomber un arbre sur une voiture et tue une famille entière ni de le remercier d’ailleurs parce qu’il permet de faire tourner des éoliennes et de générer de l’électricité. 


Ça n’aurait pas de sens de dire que la Conscience est bonne dans un sens personnel.


On ne peut pas dire que la Conscience est bonne au sens où on dit qu’un homme fait une bonne action. Car l’homme qui fait la bonne action se situe dans le monde relatif et est partie prenante du rêve qui est une des multiples expressions de la lumière de la Conscience. La Conscience transcende le monde relatif, même les actions les plus belles sur le plan moral. Et, elle transcende nos notions relatives les plus belles également comme celle de beauté, de justice, d’amour, de paix, de fraternité, de bonheur, de pureté. Elle les transcende car la Conscience précède toutes ces notions, et est entièrement libre de tout ce qui en elle prend forme et nom.


Quand on dit que la Conscience non duelle est bonne cela ne pourrait serait que dans le sens où elle est ce par quoi tout est connu et reconnu et qu’il y a là une joie sans cause et sans objet, la joie simple de la reconnaissance de l'Être. Cette auto-reconnaissance est notre évangile à tous, la plus inouïe des nouvelles : Ce que nous sommes réellement est par delà le bien et le mal, car c'est un bien absolu, absolument libre des représentations humaines de la morale, non pas immorale mais amorale, non pas personnelle mais impersonnelle, non pas temporelle mais atemporelle.


Kéna Upanishad :


« Ce n’est pas ce que la pensée pense, c’est ce par quoi la pensée pense, tel est le BRAHMAN et non cela que l’in honore comme tel. »


Certains êtres semblent pourtant incarner ce que l’on appelle communément le mal. Quand on parle par exemple d’une personne comme Joseph Mengele, médecin tortionnaire dans les camps d’Auschwitz pendant la seconde guerre mondiale, on peut se demander pourquoi il ne serait pas responsable de ses crimes ?

Sur un plan relatif, il est considéré comme responsable, bien sûr. Et, il a été condamné par contumace au procès de Nuremberg, selon les normes de la morale de la société qui l’a jugé. La notion de responsabilité situe le problème sur le plan relatif. 


Mais si on veut aborder le problème sur un plan spirituel profond, sur le plan de l'Être, il peut être vu que toute action mauvaise provient toujours d’une ignorance, l’ignorance de notre vraie nature.


Vous ne pouvez pas commettre un crime ou faire du mal à une autre personne si vous réalisez que vous êtes la Conscience pure, sans forme et sans âge. Ce n’est pas possible. 


Tout être cherche la paix et le bonheur. C’est ainsi. Et lorsque quelqu’un commet une mauvaise action c’est qu’il est coupé de sa source, qu’il a momentanément oublié sa vraie nature de paix et de complétude et agit à partir de la croyance qu’il est un être séparé et donc parasité de croyances et de préférences personnelles.


Lorsque cette croyance racine en la séparation est transparente, l’individu agit à partir de cette ignorance sans s’en rendre compte. Ramana Maharshi appelait cela l’ignorante ignorance. Comme il se croit coupé de la paix qu’il est déjà, et donc en manque, il cherche à l’obtenir dans le monde à travers un éventail d’expériences susceptibles de lui ramener cette paix dont il a le pressentiment mais qui semble irrémédiablement perdue.



C’est ainsi que dans une gradation infinie se commettent les actions non alignées, et in fine criminelles. 


Ainsi, plus on est éloigné de sa propre source, plus on sera tenté d’assouvir le besoin d’attention de la part des autres, plus on sera tenté de trouver la paix dans des actes déviants voire pervers.

Mais même le plus grand criminel est motivé par le fait de chercher une once de paix au travers de ses actions les plus horribles.


Il y a principalement deux sortes de remèdes existants et éprouvés et,- validés au travers des âges par les études observationnelles, n'en déplaise aux tenants obsessionnels des études randomisées en double aveugle avec placebo - à cette ignorante ignorance. 


La voie de l’amour et la voie de la connaissance.

Dans la voie de l’amour on s’abandonne complètement à Dieu, à l’Absolu, à ce qui est !

Que Ta volonté soit faite. Inch Allah. Point barre. La voie de la dévotion dissout l’ego par le fait de constamment s’abandonner à un Amour inconditionnel, tellement plus grand que l’ego qu’il se liquéfie littéralement dans ce don d’amour.


Dans la voie de l’investigation du Soi, la voie de la connaissance qu’en Inde on appelle le Jnana yoga, on questionne l’illusion d’un moi séparé qui en réalité est la source de tous nos problèmes. Lorsque les fausses croyances sont supprimées par la discrimination, le Neti Neti (ni ceci, ni cela : méthode d’investigation reine de l’Advaita Vedanta) ne demeure que la paix infinie du Soi.


Lorsque l’illusion d’une entité séparée se défait d’elle-même dans la lumière de la Conscience - toutes choses étant égales par ailleurs - les pensées et les actions, désormais au service non pas d’une entité personnelle imaginaire mais de la Conscience pure, se trouvent spontanément et progressivement alignées. 


À ma connaissance, aucun politicien, aucun journaliste, aucun intellectuel, universitaire, scientifique ou philosophe, aucun éducateur, ne propose aujourd’hui un de ses deux remèdes miracle.


Ce qui veulent guérir la violence et débarrasser l’humain de ses pensées ou actions criminelles ou non alignés sans comprendre que la racine est l’ignorance de leur vraie nature, ne sont pas au bout de leur peine.


Vous avez certainement remarqué comme moi, que si l'on tire un peu rapidement sur une mauvaise herbe sans s'assurer d'en avoir extrait la racine, elle repousse assez vite. Il faut avoir un certain doigté, doux d'abord pour trouver la bonne prise au plus près de la terre mais ensuite très ferme et sans la moindre hésitation pour extirper la plante avec sa racine.


Pour aller au bout de la peine, risquez-vous a un geste insensé, inhabituel, profondément révolutionnaire et hautement spirituel : retournez l’attention habituellement tourne vers les perceptions, à 180 degrés vers sa propre source et, dé-couvrez, dé-masquez, la véritable nature de JE.


Où ? Ici !


Quand ? Maintenant !


Et, commencez par reconnaître que ce texte et ces mots ne sont pas perçus par deux petits yeux et une tête dans l’expérience directe si vous ne faites pas référence à la mémoire, mais par une ouverture transparente, sans forme et sans âge, un espace éveillé à sa nature d’espace.


Qu'y a-t-il par delà ou plutôt en deça le bien et le mal ? Il y a le Bien Suprême. Le Bien Suprême, c'est votre trésor secret, que Wei Wu Weil nommait le secret ouvert, c'est la Vérité de l'être qui ne change pas. 


Ainsi pour déraciner le mal dans la nature humaine, il faut aussi déraciner le bien. Aller au-delà, en réalité en-deça, pour réaliser votre vraie nature non duelle.


Ramana Maharshi et Nisargadatta Maharaj disaient également tous deux que le plus grand bien qu'un être humain pouvait faire pour le monde était de s'éveiller à sa vraie nature.


*Satprem qui s'y connaissait en matière de mal relatif (arrêté par les allemands en tant que résistant au sein du réseau de résistance, Turma Vengeance et connu la déportation à Buchenwald puis un an et demi à Mauthausen), disait qu'aussi longtemps qu'un individu ne s'enferme dans rien c'est la Bien, dés qu'il s'enferme dans quelque chose c'est le mal.


Ne nous enfermons donc dans rien. Car le Bien Suprême est de reconnaître en nous la liberté d'être, et l'être n'est ni ceci ni cela.


Shido Bunan (moine Tc'han) disait : "Meurs dans cette vie-ci. meurs complètement. Puis fais ce que tu veux."


Belles éclosions à toutes et à tous



Satprem (dont le nom en sanskrit signifie "Celui qui aime vraiment"), Bernard Enginger pour l'état-civil, né Français à Paris le , et qui a quitté son corps dans les montagnes bleues des Nilgiris en Inde (à Kotagiri dans l'Etat du Tamil Nadu) le 1, est un chercheur des mondes de Conscience à venir, qui a repris et poursuivi la trajectoire corporelle évolutive de Sri Aurobindo (Aurobindo Ghose 1872-1950) et de Mère (Mirra Alfassa 1878-1973), dont il a recueilli les expériences et les visions jusqu'à son départ en 1973, et qu'il transcrira dans les 6.000 pages des 13 Volumes de l'"Agenda de l'Action Supramentale sur la Terre" de Mère (édité par l'Institut de Recherches Evolutives).

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporel pour laisser éclore les émotions bloquées, ou le stage 
de 9 jours, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com 
Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, et qui ont lieu également par Zoom (gratuit) écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

lundi 16 novembre 2020

De l’immortalité : Tu es Cela




Question d’un ami que Facebook :

Bonsoir Dan,

Comment être certain que cette Conscience ou cette Présence est immortelle ?


Réponse : Pour en être certain, tu dois cesser de faire confiance aux pensées pour dire qui tu es !


Tu dois donc découvrir quelle est la véritable nature de JE.


Répondre de façon ultime à la question Qui suis je ?

Qui est Je ?


Comment ?


En ramenant l’attention à sa source et en demeurant en Elle, tout d’abord.


En l’appréciant pleinement. Et, étant sciemment la Présence, en l’investiguant pleinement, tu découvres que tu ne peux pas trouver de limites ni vers le haut, ni vers le bas, ni vers le devant, ni vers l’arrière, ni vers la droite, ni vers la gauche.


La Présence que tu te découvres être  est illimitée, non localisée dans l’espace. Ça n’a ni intérieur ni extérieur. 


As-tu l’impression que cette Présence impersonnelle vient de naître ou qu’elle était déjà là et que, simplement, tu avais été inattentif à ta propre Présence, à ton être le plus intime ?


En observant les phénomènes, toujours transitoires, éphémères, apparaissant disparaissant en elle, il est réalisé que Toi la Présence qui en est spontanément consciente, ne vient pas et ne s’en va pas avec les perceptions !


Tu demeures n’est -ce pas ? Tu es là avant leur apparition, pendant l’apparition, et Tu demeures lorsque les perceptions ne sont plus.


Les pensées créent la croyance et l’impression de la durée, d’un temps linéaire. Les pensées nous disent que ce que je suis est apparenté à un corps-mental, à une histoire, à une personne qui est née et qui a une date de péremption.


Toutes ces pensées à propos du passé et de l’avenir émergent quand ?


Toujours maintenant n’est ce pas ?


Quand est-ce que toute expérience est faite ? Maintenant n’est-ce pas ?


Et, qui fait l’expérience sinon Toi ?


Tu es donc le maintenant ?


Tu n’es pas un corps et un mental !


Ceci est la réalisation ultime : Je suis le maintenant, l’éternel maintenant.

Le Maintenant que tu te découvres être n’est pas un instant t inséré entre un passé et une futur. C’est le même Maintenant, c’est une Présence atemporelle que tu pressens que tu as toujours été.


Tu peux réaliser que le Maintenant de maintenant dans lequel ces mots-ci sont lus est le même maintenant dans lequel étaient lus les premiers mots du début du message ...


Si le Maintenant était né qui pourrait en être le témoin sinon le Maintenant  ?


Est-ce que Toi, en tant que ce Maintenant a assisté à ta propre naissance ?


Il n’y a que Maintenant et tu es Cela. Non ?


Ce qui ne naît pas ne peut pas mourir et ne cesse donc jamais d’être.


Tu es cet Être qui ne change jamais, et qui ne connaît ni naissance ni mort. Et cet Être immortel imprègne toute perception, toute forme, toute expérience, tout l’univers. 


Tu es le Sans Forme qui prend la forme de tout ceci !


Comme l’enseigne le père de Svetateku dans la Chandogya Upanishad, Tu es Cela !


Tat Tvam asi.


🙏🏻❤️




NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporel pour laisser éclore les émotions bloquées, ou le stage 
de 9 jours, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com 
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vendredi 6 novembre 2020

Expérience de DouglasHarding : Qui perçoit ?



Voici une jolie expérience créée pour nous par Douglas Harding extrait du dernier stage de 9 jours à Paris pour partager la Présence non duelle que nous sommes.
Formez un cercle d’amis. Ici 9 paires de pieds formant un joli collier fermé, opaque.
Comptons le nombre de têtes dans ce cercle ! Combien de têtes en comptez-vous ?
8 !!!!!
Il en manque une ?
Je suggère que contrairement au cercle de pieds fermé sur lui-même, il y a une ouverture dans le cercle de têtes !
Où est cette ouverture transparente, sans forme et consciente ?
Qui se trouve au centre de ce collier de têtes avec une ouverture ?
Qu’est-ce qui perçoit ?
Entre l’amie à gauche et l’ami à droite qui est là ?
C’est quoi cette absence de tête ici ?
C’est LÀ la question, l’unique question à laquelle il vaille la peine de répondre.
La question la plus urgente de la vie.
Celle qui résout la souffrance et la plupart des conflits dans le monde !
Qui suis-je vraiment ? Qui suis-je pour moi-même et donc à 0 cm.
Je sais ce que les autres voient de moi à un mètre. Mais qui suis-je à 0 cm, ça les autres ne le voient pas. Il n’y a que moi qui puisse voir Cela ou plutôt être Cela et tout laisser apparaître en Cela et en tant que Cela.
Belle journée à toutes et à tous
Amor Fati


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporel pour laisser éclore les émotions bloquées, ou le stage 
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Le neti neti est un processus naturel


L’altérité est construite par une sorte de Neti Neti opéré dans la petite enfance où l’enfant apprend à se dissocier de ce qu’il n’est pas (maman, papa, le monde entre autres) pour finalement s’identifier peu à peu exclusivement au corps mental.
Cette identification est dans une certaine mesure nécessaire pour le fonctionnement dans un premier stade en tant qu’humain. Pour fonctionner avec les autres humains et se développer harmonieusement en rapport avec les autres, le petit humain doit savoir comment il apparaît pour les autres, il doit apprendre à connaître son identité publique.

Pendant l'enfance, le petit humain n'est pas focalisée tout le temps sur son identité personnelle, et l'Ouvert n'est pas complètement recouvert par une dynamique de pensées identificatrices. Le jeu et l'insouciance ont pleinement leur place. D'où la forte nostalgie que la plupart d'entre nous ressentons pour ces moments bénis de l'enfance.
Mais aux abords de l’adolescence on demande à l’enfant d'être extrêmement « sérieux » et de ne s’identifier qu’exclusivement et définitivement au corps mental.
On considère à tort que cette identification exclusive au corps mental est le but ultime de l’humain. En réalité, l'invitation profonde de la vie que l'on pourrait nommer spirituelle est de devenir ce que l'on est, est donc de continuer processus du Neti Neti, le travail de discrimination qui avait commencé à s’opérer dans l’enfance jusqu’à reconnaître que ce que je suis ultimement n’est pas exclusivement le corps ni le mental.
Ça c’est la démarche spirituelle authentique.
Une fois reconnu que je ne suis rien de perceptible ni de concevable, que je suis la conscience sans forme dans laquelle tout apparait, alors je peux accueillir mon apparence humaine et la personnalité et tout le reste des expressions particulières comme une des expressions de ce que je suis.
Alors le rien de ma vraie nature réalise qu’il s’exprime en tant que toute chose ... Le corps le mental les autres et, in fine, tout l’univers.
Détachement absolu et absolue intimité. Non séparation. Exprimé de façon positive cela se nommé amour.

Le neti neti ( ni ceci ni cela) est donc un processus naturel de discrimination qui doit être mené jusqu'au bout pour permettre la réalisation de notre vraie nature.


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporel pour laisser éclore les émotions bloquées, ou le stage 
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Petite pratique du merveilleux espace de l'inconnaissance : L'illusoire causalité




Dans le monde de l’apparent et illusoire moi séparé qui semble se dérouler de façon linéaire, tout semble pouvoir être interprété comme des causes et des effets. Notre science et notre Weltanshauung (conception du mode), notre mode de perception duel est basé sur cet axiome de départ.
Voici une petite pratique singulière au fil de l’instant pour réaliser l’Espace de non savoir de votre vraie nature et déconstruire l’idée très récidivante, vous le concéderez, de causalité.
Fermez vos yeux et demeurez en tant que pur espace de présence et de conscience. Laissez pendant quelques minutes toute information, définition, idée, à propos de vous-même apparaître en cet espace de présence. Réalisez directement que toute information qui apparaît est sans cause.
Puis, ramenez votre attention à nouveau vers la pièce dans laquelle vous vous trouvez. Remarquez où et comment vous êtes assis, et rouvrez les yeux.
Nos apparents savoirs sont la plupart du temps une aliénation transparente, un attachement qui empêche l’étonnement d’être.
Que se passe-t-il lorsque vous voyez chaque pensée apparaître sans cause ?
Tout savoir apparait ultimement dans un espace de non savoir.
Le jour de mon 7ème anniversaire, alors que j'étais en train de jouer dehors dans l'herbe de la cour de notre immeuble de Copenhague, aux premiers rayons chauds d'un soleil printanier, je fus saisi par un silence d'une densité incroyable. Je réalisais que j'étais conscient d'être conscient, et me mis à réfléchir sur la notion du temps, sur la vie et la mort. "Aujourd'hui j'ai 7 ans et l'année prochaine j'aurais 8 ans" me disais-je, mais, au cours de cette réflexion que je poussai jusqu'au bout, je réalisai soudain, avec stupéfaction que le temps n'existait pas réellement et que le Maintenant qui se vivait en cet instant serait toujours le même Maintenant dans lequel apparaîtrait le 8 ème anniversaire. Tout était déjà là, dans ce simple constat émerveillé de l'enfant. Je ne fis pas part de cette découverte à mes parents mais me fit la promesse de ne jamais oublier cela, et cependant l'ultime réalité sembla se voiler à nouveau. 
Ainsi enfant savais que derrière tous les apparents savoirs des adultes sachants se cachait un secret que moi seul détenait. Au fond du tréfonds, on ne sait rien, et tout est un mystère hallucinant. Je savais intuitivement que tous les savoirs étaient limités. Tous les enfants le savent. Mais ils finissent tout simplement par faire semblant de savoir, de faire comme si, en imitant les adultes, puis ils oublient comme eux qu’au début c’était un simple jeu. Et, par une sorte d’hypnose progressive, le véritable JE se perd dans le jeu des apparences.


Redevenons simplement l’enfant que nous n’avons jamais cessé d’être.
Demeurez maintenant en tant que cet Espace ouvert de non savoir et entrez en relation avec les choses, les pensées, les émotions, le monde et les créatures, les dits « autres » en tant que cet Espace de non savoir et le tour est joué, l’illusion du temps et de la localisation déjoués.
Dans le merveilleux livre « Nuage d’Inconnaissance », livre anglais du 15e siècle, l’auteur anonyme, nous dit que c’est par la troisième partie de l’âme, celle de l’inconnaissance, la plus précieuse, que nous pouvons communier avec Dieu. C’est là où le Silence transfigure, là où l’Atman est Brahman, là où le Père et moi sommes Un.


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporel pour laisser éclore les émotions bloquées, ou le stage 
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S'étonner d'être


L’étonnement est au début de l’acte de philosopher (Socrates, Aristote...) Mais l’étonnement n’est-ce pas aussi sa fin ?
Tout, absolument tout est source d’étonnement. De la plus petite poussière à la forme mouvante d’un nuage, de la voûte céleste aux aurores boréales, d’un mégot de cigarette dans le caniveau aux mesures prises pour endiguer la propagation d’un virus, tout apparaît en vérité sans causalité !
Et, si vous ne vous étonnez pas. Étonnez-vous au moins, de grâce, de ne ne pas vous étonner ! C’est la moindre des choses. Mais s’étonner n’est jamais tout à fait rien.
Tout étonnement ouvre sur un espace sublime de non savoir. L’étonnement fait vaciller notre mode de perception dualisant et sérieux, tous ces apparents savoirs qui figent l’attention. La fixité de l’attention surtout lorsqu’elle est transparente, comme la croyance et l’impression d’être un moi séparé, est certainement et ultimement la source de tous les conflits dans le monde et de toutes nos misères.
Cultivez l’étonnement les amis. Sans modération !
Car vous vous en étonnerez tantôt : l’étonnement culmine inévitablement dans l’étonnement d’être.
Et, quoi de plus étonnant en effet que d’être en train d’être ?
Enfin, si vous ne vous étonnez pas d’être, si vous êtes atteints d’acédie ou d’àquoibonisme, étonnez-vous au moins de ne pas vous étonner d’être !
Car enfin n’est-ce pas étonnant que de ne point s’étonner d’être alors que vous auriez aussi bien pu ne pas être ?
Riras bien qui s’étonnera le dernier !
Ionesco dans son Journal en miettes écrivit :
« Tout était joie et tout était présence. (…) L’enfance c’est le monde du miracle et du merveilleux : c’est comme si la création surgissait, lumineuse, de la nuit, toute neuve et toute fraîche, et tout étonnante. Il n’y a plus d’enfance à partir du moment où les choses ne sont plus étonnantes. (…). C’est bien cela le paradis, le monde du premier jour. »
S’étonner c’est redevenir un petit enfant ...


"S'étonner d'être" est également le titre d'un petit chef d'œuvre de mon ami Alexandre Quaranta. À mon avis un des plus beaux livres écrits en France sur l'éveil spirituel et les moyens d'accès à notre vraie nature.

Exister en tant qu'être conscient est infiniment étonnant. L'auteur soutient que l'étonnement d'être conscient, lorsqu'il se déclare dans toute son intensité s'accompagne d'une restructuration et d'un réenchantement de toutes nos perceptions. Cette restructuration peut permettre - si l'on s'efforce de l'actualiser dans sa réalité vivante - l'accès à l'expérience de l'étonnement d'être extatique. Les réflexions développées permettent de comprendre pourquoi la plupart du temps nous n'éprouvons que timidement de la reconnaissance du miracle infini de la conscience que nous sommes. De nombreux thèmes philosophiques classiques sont abordés sous des angles originaux. Entre autres : la conscience de soi, l'acte de penser, l'espace, le temps et l'éternité, l'identité, la perception. Ce que l'on retiendra c'est que l'abîme que creuse l'étonnement ouvre, ultimement, sur une profondeur qui n'est pas un néant déprimant ou angoissant mais une positivité absolue, une félicité océanique dans laquelle nous baignons de toute éternité. On pourra lire ce livre comme un ensemble d'indications pratiques et descriptives aptes à engendrer une mutation paradoxale de la conscience de soi et une conversion à l'évidence éblouissante. Entre les lignes, une perche est tendue au lecteur pour le faire basculer de préférence et pourquoi pas ici et maintenant, et dans tous les cas, en toute certitude, un jour ou l'autre - dans la joie pure de l'étonnement d'être, cette caresse infiniment puissante et douce.


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporel pour laisser éclore les émotions bloquées, ou le stage 
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La vie sans centre


Notre identité publique, personnelle, celle que les autres peuvent connaître, que l'on peut décrire, photographier, filmer, raconter, semble tellement naturelle, que nous n'avons pas l'idée de remettre quelque chose d'aussi évident et partagé par tous en question. Il faudrait être fou pour remettre notre identité personnelle, celle sur laquelle tout le monde s'accorde, en question. Les gens qui nous entourent, la famille, les amis, les médias, renforcent cette identité en s'accordant sur ce consensus que vous êtes une personne séparée dans un monde peuplé d'entités séparés, de personnes séparés, de consciences ou d'âmes séparées qui coexistent et interagissent.

La pensée "je" semble dire qu'elle est le centre de toute expérience, de toute pensée et de toute action. Et, cet apparent centre de pensée et de contrôle pour la plupart des êtres semble se trouver quelque part entre les yeux, dans la tête si on est occidental et peut-être dans la région du cœur si on est asiatique.
Mais la spiritualité authentique a un point de vue non duel et radical qui vous invite à considérer la possibilité que ce moi séparé n'est pas le véritable centre de l'expérience mais simplement une construction mentale associée à un ensemble d'impressions sensorielles.
Si vous êtes ouvert à cette investigation radicale, il se pourrait bien que vous découvriez soudain que votre apparente identité séparée n'est en réalité qu'une vague parmi un multitude d'autres vagues à la surface de l'océan.
Dans l'investigation du Soi, vous retournez simplement la flèche de l'attention - habituellement tournée vers les objets - vers sa propre source pour investiguer l'apparent moi séparé. Que dé - couvrez vous ?Est-ce qu'il y a vraiment là une entité séparé, une entité continue, ou ne trouvez-vous qu'une activité de pensées fugitives, de mémoires transitoires, un ensemble de perceptions qui vont et viennent ?
Et, si c'est une simple construction mentale associée à des impressions sensorielles évanescentes, qui êtes vous alors réellement ? Dans le processus d'investigation du Soi, où vous ramenez constamment l'attention à sa source, vous commencez à chercher ce que vous êtes mais en réalité vous ne rencontrez que ce que vous n'êtes pas, c'est à dire des sensations, des émotions, des pensées, jusqu'à ce que vous vous trouviez soudain dans un espace sans limite et sans âge, un espace de Présence éveillée à Lui-même en tant qu'Espace, un espace d'absolu non savoir.

L'invitation non duelle est de vivre à partir de cette absence de centre, à partir de la réalité, de ce que vous êtes vraiment vraiment.

Amor Fati


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporel pour laisser éclore les émotions bloquées, ou le stage 
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