Pendant ce temps, sur l’océan de nos incertitudes,
Un vaisseau fantôme avec sa cargaison de rêves,
Dérive.
Lorsqu’une voix crie « terre », une autre, plus triomphante
Encore, gronde en écho : "Fata Morgana".
L’espoir est le sel de l’eau des assoiffés.
L'attente, captieuse comme un poison sucré.
L’écheveau du désir,
Pur,
Comme un ciel de cyanure. »
Dès qu’il y a attente de paix, ce qui apparaît et n’est pas paisible est vécu comme un obstacle.
Dès qu’il y a attente de joie, tout ce qui ne correspond pas à cette joie semble manquer ou gêner.
Dès qu’il y a attente d’amour, la moindre distance, le moindre silence de l’autre est perçu comme une absence.
Dès qu’il y a attente de bien-être, l’inconfort devient un problème à résoudre.
Dès qu’il y a attente de santé, le corps est regardé comme un ennemi potentiel.
Dès qu’il y a attente d’éveil, tout ce qui est ordinaire paraît insuffisant.
L’attente n’est jamais neutre. Elle crée une tension subtile,
une orientation vers autre chose que ce qui est là. età partir de cette attente, tout ce qui ne correspond pas à l’image attendue est vécu comme contraire, comme une résistance, comme un empêchement.
À l’inverse, lorsqu’il n’y a plus d’attente particulière, ce qui apparaît n’a plus besoin d’être comparé. Il n’y a plus à défendre un état, ni à atteindre un autre.
La contraction se relâche alors d’elle-même, non parce que tout devient conforme, mais parce qu’il n’y a plus d’exigence face à la vie telle qu’elle se présente.
L’attente crée un écart imaginaire entre ce qui se présente et ce qui devrait être. Cet écart n’existe pas dans le réel, il est entièrement fabriqué par la pensée, et pourtant il est vécu comme très réel. À partir de cet écart naît une tension subtile mais constante. On peut l’appeler résistance, ego ou souffrance, peu importe le mot, il s’agit toujours de la même contraction intérieure face à ce qui est. Cette tension engendre un sentiment de manque, et le manque nourrit la peur. Peur de ne pas avoir ce qu’il faudrait, peur de ne pas être à la hauteur, peur de perdre ce qui semble nécessaire à l’équilibre et à la sécurité.
À partir de là, les conflits apparaissent presque inévitablement. D’abord avec soi, puis avec les autres, et finalement avec la vie telle qu’elle se présente. Lorsqu’il y a l’impression qu’il manque quelque chose, il faut bien le trouver quelque part. Alors naissent les stratégies conscientes ou inconscientes, les comparaisons, les rivalités, les tentatives de se rassurer en prenant, en contrôlant, en accumulant. Cela peut prendre des formes très visibles ou au contraire très subtiles, dans les relations affectives, dans la quête d’amour, dans le besoin de reconnaissance, dans le pouvoir, dans l’argent ou dans l’accumulation d’expériences.
Rien de tout cela ne vient de la vie elle-même. Tout cela naît de cette attente première, de cette idée profondément ancrée qu’autre chose devrait être là à la place de ce qui se présente maintenant. Tant que cette attente n’est pas vue, la tension se maintient, même si les circonstances extérieures changent. Mais lorsque cette attente est simplement reconnue pour ce qu’elle est, sans être combattue ni justifiée, quelque chose se relâche naturellement. Non parce que la vie devient soudain conforme à un idéal, mais parce qu’il n’y a plus d’écart imaginaire à combler.
Dans cette absence d’écart, la paix, la joie, l’amour ou la liberté ne sont plus des objectifs à atteindre ni des états à maintenir. Ils apparaissent comme des qualités naturelles de l’expérience lorsque rien ne s’oppose à ce qui est. Il ne s’agit pas d’ajouter quelque chose à la vie, mais de cesser de lui demander d’être autre que ce qu’elle est déjà.
C’est pourquoi Mon invitation à redécouvrir, notre vrai, Nature passe souvent par une invitation à voir tout ce qui en nous attend quelque chose d’autre, de mieux, le plus grand de plus beau plus tard que maintenant et ailleurs qu’ici. Repérer nos attentes inconsciente, souvent implicits qui prolifèrent allègrement dans l’ombre de nos habitudes, nous illumine. En Anglais le mot enlightenment se traduit en francais par le mot illumination mais a un double sens : Light signifie à la fois lumière et légèreté en anglais. Ainsi, voir notre attente éclaire et nous allége d’illusions inutiles.
Vivre sans pourquoi et sans attente est l’invitation ultime de la Vie afin qu’elle se reconnaisse Elle-même.
Dès qu’il y a attente de paix,
ce qui apparaît et n’est pas paisible est vécu comme un obstacle.
Dès qu’il y a attente de joie,
tout ce qui ne correspond pas à cette joie semble manquer ou gêner.
Dès qu’il y a attente d’amour,
la moindre distance, le moindre silence de l’autre est perçu comme une absence.
Dès qu’il y a attente de bien-être,
l’inconfort devient un problème à résoudre.
Dès qu’il y a attente de santé,
le corps est regardé comme un ennemi potentiel.
Dès qu’il y a attente d’éveil,
tout ce qui est ordinaire paraît insuffisant.
L’attente n’est jamais neutre.
Elle crée une tension subtile,
une orientation vers autre chose que ce qui est là.
Et à partir de cette attente,
tout ce qui ne correspond pas à l’image attendue
est vécu comme contraire,
comme une résistance,
comme un empêchement.
À l’inverse,
lorsqu’il n’y a plus d’attente particulière,
ce qui apparaît n’a plus besoin d’être comparé.
Il n’y a plus à défendre un état,
ni à atteindre un autre.
La contraction se relâche alors d’elle-même,
non parce que tout devient conforme,
mais parce qu’il n’y a plus d’exigence face à la vie telle qu’elle se présente.
L’attente crée un écart imaginaire entre ce qui se présente et ce qui devrait être.
Cet écart n’existe pas dans le réel, il est fabriqué par la pensée.
Mais il est vécu comme très réel.
De cet écart naît une tension.
On l’appelle résistance.
On l’appelle ego.
On l’appelle souffrance.
Cette tension engendre un sentiment de manque.
Et le manque fait grandir la peur.
Peur de ne pas avoir,
peur de ne pas être,
peur de perdre ce qui semble nécessaire à notre équilibre.
À partir de là, les conflits apparaissent presque inévitablement.
Avec soi.
Avec les autres.
Avec la vie telle qu’elle est.
Car lorsque quelque chose semble manquer,
il faut bien le prendre quelque part.
Alors naissent les stratégies,
les comparaisons,
les rivalités,
les formes de prédation, parfois subtiles, parfois grossières,
dans les relations, dans l’amour, dans le pouvoir, dans l’accumulation.
Tout cela ne vient pas de la vie elle-même,
mais de cette attente première,
de cette idée qu’autre chose devrait être là
à la place de ce qui se présente.
Lorsque cette attente est vue pour ce qu’elle est,
non combattue mais reconnue,
la tension se relâche.
Non parce que tout devient conforme à un idéal,
mais parce qu’il n’y a plus d’écart à combler.
Et dans cette absence d’écart,
la paix, la joie, l’amour ou la liberté
ne sont plus des objectifs à atteindre,
mais ce qui affleure naturellement
quand rien ne s’oppose à ce qui est.
