Un oiseau monte haut
Et le ciel devient chant
Tout désir tombe à l’eau
D’où vient ce feu vivant
La mer parle tout bas
D’un bleu si transparent
Que mon cœur reste là
À goûter l’océan
C’est la poupée de sel
Qui s’en va dans la mer
Un vieux nœud se défait
Sans même se défaire
La nuit veille en moi
C’est mouvant, émouvant
Rien ne pleure en soi
C’est Lui seul s’éprouvant
Mais Qui rêve de qui
Dans ce grand clair obscur
Où tout chant est un cri
De l’unique blessure
Et nul ne sait vraiment
Qui se voit vivre en qui
Tout naît d’un tremblement
Au bord de l’infini
On ne sait jamais quand
Ce rêve s’éteindra
Mais je sais que le temps
Est dans de drôles de draps
Un nuage s’égare
Dans un ciel sans avant
Un mirage se prépare
À mourir maintenant
Chaque battement d’aile
Traverse le néant
Et l’eau redevient ciel
Dans un même courant
Depuis la nuit des temps
Avant qu’Abraham ne fut
Je suis le cœur battant
D’un silence absolu

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