Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

jeudi 3 septembre 2026

L’ultime bénédiction de la reconnaissance


 Lorsque vous reconnaissez tous les visages comme étant le vôtre, c’est que vous connaissez votre visage originel qui est pure transparence, pure ouverture éveillée et capacité pour le monde, les expériences et les créatures.

Cette reconnaissance vient de l’évidence de la non séparation, et se nomme Amour.

Lorsque vous comprenez et que vous sentez directement que l’apparent autre est une expression d’un même Espace d’Amour, vous interagissez et vous entrez en relation avec cette personne et vous le traitez en fonction de cette pensée-sensation.

Et, cette compréhension-sensation de l’Un présent en toute chose, ne s’applique évidemment pas seulement aux autres humains mais également aux animaux, aux plantes, ainsi qu’aux objets dits inertes, qui ne sont pas juste de la matière comme dirait certains scientifiques, mais une expression de la Conscience, faits du même Amour.

Et, l’univers, au travers une infinité d’événements, petits ou grands, appelées synchronicités, trouvera le moyen de vous remercier pour l’avoir touché, écouté, senti, humé, goûté, regardé, parlé et traité tel qu’il est réellement.

Les êtres et les choses, l’univers entier vous diront merci en mille occasions de les avoir ainsi reconnu tels qu’ils sont, le Vivant même, en personne.

Après avoir reflué à la source de votre être et cessé de couvrir par l’imaginaire, cette vacuité infinie que Vous êtes réellement, vous comprenez intuitivement et directement que c’est cette même vacuité qui se manifeste dans le moindre brin d’herbe, mégot de cigarette, fleur, animal, être, forme, son, nuage, expérience plaisante ou douloureuse, la même vacuité qui se manifeste dans chaque rouage de l’univers physique, planètes, étoiles, atomes, quarks, particule de Dieu, dans l’infiniment petit et l’infiniment grand.

Le corps, les autres créatures et le monde se sentiront soudainement délivrés de cette croyance matérialiste et séparatrice qui était la vôtre et qui créait d’incessants conflits et souffrances. Et, ils vous le rendront au centuple. De mille et une manières, que celui qui a des oreilles et un cœur ouverts entendra et sentira.

Vous serez bénis. Car voir la Vie à partir de ce que vous êtes vraiment ouvre la porte à un jeu de reconnaissance sans fin, qui en elle-même est la bénédiction suprême.

Amor Fati 

mercredi 2 septembre 2026

Rien ne m’appartient, rien ne m’est extérieur


« On ne possède que ce à quoi on renonce. Ce à quoi on ne renonce pas nous échappe. En ce sens, on ne peut posséder quoi que ce soit sans passer par Dieu. » Simone Weil, (« La pesanteur et la grâce »)

Renoncer, ici, ne signifie pas abandonner ce que l’on aime ni devenir indifférent. Cela signifie renoncer à l’idée que quelque chose pourrait véritablement nous appartenir personnellement. Une autre personne, un amour, un enfant, un corps, une situation, une réussite, tout ce que nous essayons de retenir finit par nous échapper, puisque toute forme est appelée à changer. Comme le disait déjà le joli titre du film de Frank Capra (1938) : « Vous ne l’emporterez pas avec vous. »

Ce à quoi nous renonçons intérieurement peut enfin être pleinement accueilli, car nous ne cherchons plus à le saisir, à l’immobiliser ou à le ramener sans cesse à nous-mêmes. Nous lui permettons d’exister librement, dans sa présence comme dans son absence, dans sa permanence comme dans son changement. Nous cessons de vouloir l’enfermer dans nos attentes, nos peurs et notre besoin de sécurité. Nous le laissons être ce qu’il est. Alors seulement, nous le rencontrons vraiment.

Passer par Dieu, dans une perspective non duelle, c’est laisser toute chose retourner à la Conscience que je suis et dont elle n’a jamais été séparée. Rien ne m’appartient personnellement et pourtant rien n’est extérieur à ce que je suis réellement. Le renoncement ne me prive donc pas du monde. Il me délivre de l’illusion d’être quelqu’un et de l’imaginaire d’une quelconque possession personnelle, pour me rendre disponible à une véritable intimité avec tout ce qui apparaît.

Ce que je veux garder m’échappe. Ce à quoi je renonce ne disparaît pas, mais cesse de m’apparaître comme étant extérieur. Car au plus profond, il n’y a jamais eu deux, puisque tout apparaît dans la Conscience que je suis.

Je te souhaite de réaliser que Tu es essentiellement la Conscience et que l’univers entier dépend de cette Conscience pour apparaître. 

Où ? Ici !

Quand ? Maintenant ! 

Amor Fati.