Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

vendredi 3 octobre 2014

Qu'est ce que la souffrance ? Et comment y mettre un terme ?


La souffrance psychologique vient toujours d'une résistance, d'un refus. Ce n'est jamais la vie qui est violente, c'est notre façon de résister à la vie qui l'est. C'est notre refus de certaines expériences de la vie qui crée la souffrance d'instant en instant. Dans l'approche du yoga tantrique du cachemire tel que Eric Baret l'enseigne merveilleusement, il y a cette même invitation à sentir que ce n'est pas le sol qui est dur mais notre dos qui l'est. Notre corps s'est durci de toutes ces prétentions à être ceci ou cela, ce qui crée inévitablement toutes sortes de restrictions psychocorporelles. Il y a donc une invitation permanente à écouter à quel point le corps est contracté. L'invitation de ce yoga essentiel est ensuite de transposer cette intelligence et cette sensibilité nées de l'écoute corporelle et émotionnelle dans toutes les situations de la vie quotidienne.


La souffrance c'est toujours vouloir ce qui n'est pas ou refuser ce qui est, ce qui est la même chose.
Or, vouloir ce qui n'est pas présuppose la croyance en un "moi séparé" ayant un psychisme avec une volonté personnelle, un "je" décidant et désirant des choses pour lui-même ainsi que la croyance transparente "moi sait mieux que Dieu, l'Univers ou la Vie ce qui est bien pour moi ou le monde".


Il peut sembler d'une extrême froideur que de poser ainsi le problème de la souffrance mais, en réalité ce n'est qu'une froideur apparente. Cette approche ne peut être considérée comme froide que tant qu'il y a la projection d'un moi séparé aux commandes semblant étiqueter les choses, le bien et le mal. C'est la peur d'en explorer l'intime réalité, qui nous fait maintenir à tout prix la croyance en un moi séparé. L'idée d'un moi aux commandes et la souffrance sont en réalité consubstantielles. Sans souffrance psychologique, où est le moi ? Et vice versa, sans un moi expérimentateur, séparé de l'expérience, où y a-t-il de la place pour une quelconque souffrance? Pour souffrir il faut nécessairement se penser comme quelque chose de défini, s'imaginer, s'objectiver comme séparé de l'expérience ? Le vécu d'une expérience est toujours non duel, direct, sans expérimentateur. Dans le ressenti silence de l'expérience directe, il n'y a personne qui ressent, pure sensation d'être. La simple joie d'être n'étant pas localisée, elle dissout naturellement toute idée d'appropriation et de moi séparé.






















Lorsqu'on explore de façon directe la racine de ce que l'on appelle la souffrance, il est évident que la souffrance ne vient jamais de l'extérieur, des autres ou du monde. Il est évident que personne ne nous a jamais blessé, et ce, quelle que soit la souffrance ou le vécu, aussi atroce soit-il. Cette évidence ne souffre aucune exception. En cela, la perspective non duelle offre une pilule radicale que la plupart des individus ne sont pas prêts à avaler. Oser la perspective non duelle, c'est en effet voir que la seule souffrance que l'on s'est réellement infligée, n'a été que de croire à la pensée erronée d'être une entité séparée et donc dans cette projection d'oublier notre être véritable, infini, éternel, impersonnel, qui n'a jamais été ni blessé, ni flatté. Autour de cette pensée racine, toute une arborescence de pensées sont venues s'aimanter. Des croyances telle que "je sais ce qui est bien, mal, intelligent, bête, intéressant, ennuyeux, etc... toutes ces idées et images que l'on a de soi, des autres et de comment la vie devrait être...




Il n'y a rien à rejeter et, la souffrance tant qu'elle est là, opère de façon paradoxale comme un voilement apparent et momentané de l'Espace Conscient dans lequel elle apparait. Par contre, lorsqu'elle est pleinement explorée et ressentie, elle pointe inexorablement vers la beauté du miroir de la conscience dans lequel elle s'est simplement pendant un temps reflétée.

Et lorsque la souffrance et l'impression de manque sont ressentis depuis l'Espace sans personne, les résidus émotionnels emprisonnés dans le corps et le psychisme se détendent soudain comme des ressorts longtemps comprimés, pour s'étendre dans toutes les directions de la corporalité et au-delà même du corps de mémoire qui est devenu un corps d'espace, un corps de silence.



Ainsi l'apparente souffrance, l'apparente sensation de manque, lorsqu'elle est pleinement goûté, expérimentée, ressentie, pointe immanquablement vers ce que nous sommes vraiment vraiment : Présence consciente. Et la Présence fait feu de tout bois. Toute souffrance vue depuis la perspective non duelle se déploie librement et se résorbe inévitablement dans sa source.

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.




REFLETS


La réverbération des sons et des lumières
Permet de croire au temps, de pressentir l’espace,
 D’accepter l’éclosion d’un vaste imaginaire ;
Car sans reflets la vie est simplement surface. 

 
Reflets accaparants, miroirs qui hypnotisent ; 
Regard qui se surprend à croire à l’impossible 
Vie d’une réflexion qui vulnérabilise
Le plan tangible et rouvre un temps inaccessible.
 

 
L’écho de ta douceur échoue dans mon désert. 
Le reflet, il est vrai, ne dure pas mais passe, 
Comme un aveu trompeur qui frissonne à travers
 Le corps, empli d’espoir, vers son ultime impasse. 

 
Paroles, écritures, pensées ou poèmes,
Expressions du sans nom, comme avant l’arc-en-ciel, 
Ces reflets, ces blessures traduisent le Même.
Toute chose est un son dans l’Espace Essentiel. 



DIES GRATIAE



Il est des jours bénis où la joie prolifère,
Où le souffle vital semble nous traverser
Comme un tendre rappel pour tout désencombrer, 
Où la terre a cette grâce, si singulière,

De s’offrir à nous, envoûtante et mélodieuse, 
 Comme après un jeûne, quand tout s’intensifie 
Ou lorsqu’un condamné recouvre enfin sa vie 
Et que toute saveur est vraiment savoureuse.

 Il est des jours de grâce où l’être s’émerveille, 
 Où l’insouciance est reine comme un papillon 
 Folâtre et que le corps oscille à l’unisson 
 D’une terre vouée au bonheur de l’éveil.

C’est alors que la joie devient une évidence, 
Que le cœur se souvient de la ronde des masques, 
Que l'Espace conscient en un clin d’œil démasque 
Au-delà de la chair, le corps d’omniprésence. 

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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CONDAMNÉS À LA GRÂCE

CONDAMNÉS À LA GRÂCE


 On peut rester longtemps 
Dans l’oubli des choses
À la lisière des êtres
À l’écart de soi-même
On ne peut résister 

Indéfiniment à la grâce 
De l’effondrement total 
De toutes nos prétentions 
Éclosion lumineuse
Au cœur de notre être 
Et doux face à face 
Avec l’éternelle Présence


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com


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mercredi 1 octobre 2014

AU SEUIL DES MÉTAMORPHOSES (poème)


Au seuil des mÉtamorphoses


Le disque rayé des espoirs entretenus
Révèle    grâce au pur diamant cicatriciel
L’ampleur de nos manques    vouloirs superficiels
Et lèvre au goût amer de nos fruits défendus 


Pourquoi donc s’enliser dans la fable édifiante
Du Banquet idéal d’un Adam et d’une Ève 
Ressusciter le feu des mémoires qui mentent
Mirage où l’on s’épuise à fermenter un rêve


Toujours ce même rêve    vieux rêve d’encore
Rêve martyr qui se répète et nous entraîne
D’astre en désastre et de potence en mandragore
Ô cycle de désirs et de peurs qui enchaîne


Rêveur d’une présence    qui me rêve    et mue
Ma chair chrysalide en probable papillon
Je désapprendrai les existences vécues
Mes ailes d’impatience et ma vie de cocon 


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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               L'illusion de séparation amoureuse


Lors d'une séparation amoureuse ou amicale, lors du départ définitif d'un ami ou d'un parent, le sentiment d'abandon et de souffrance résonne exactement en fonction du crédit accordé à la croyance d'être un moi séparé. Plus la pensée d'être un moi séparé, auteur de ses pensées, doté de libre arbitre et posant des actes est cru, plus l'apparente séparation effective d'une personne, d'une situation, d'un espace, d'un animal, d'un objet ou d'une pensée entre en résonance et ravive la douleur initiée par la croyance transparente d'être séparé.
La croyance d'être une entité pensante et agissante est une croyance transparente ce qui signifie que vous percevez et agissez à travers elle sans vous en rendre compte. Les croyances transparentes sont toujours des auto-sabotages adoptés à un moment d'oubli de ce que nous sommes vraiment pour une stratégie de survie momentanée, pour être accepté par les autres et rentrer dans la tribu. Une croyance transparente est toujours cachée sous le désir d'avoir raison et de ce fait la "dé-couvrir" demande un certain degré de vulnérabilité. Lorsque la croyance transparente "moi est une entité séparée" est vue pour ce qu'elle est, un concept erroné, l'énergie de croyance quitte la pensée "je", "moi", "mien", on arrête de s'approprier ce qui arrive et un changement radical s'opère. La vie s'accomplit alors au travers du corps mental avec moins de résistance, plus de simplicité, plus de vigilance et de sensibilité. Lorsque la fausseté de cette croyance de séparation est vue, l'impression d'être séparé de soi, de l'autre ou du monde s'effondre. Le Je véritable, le Je de l'Être, le Suis de "Je suis" se reconnait lui-même et s'ensuit une danse amoureuse de la Vie avec la Vie. Tout apparait en soi et il est vu qu'il en a toujours été ainsi. Du coup les émotions apparaissent en moi et peuvent se déployer librement dans l'espace conscient que je suis. Ainsi la tristesse n'est plus triste et la douleur n'est plus douloureuse car il n'y a plus la pensée crue d'un moi qui semble collée à la tristesse. La tristesse apparait, se déploie un temps et disparait en en la Présence consciente que "Je suis".


Concrètement comment cela se vit-il lors d'une séparation amoureuse ?

Il y a constat. Constat que chacun a fait ce qu'il a pu. Constat qu'il n'y a jamais eu personne pour agir et que c'est la vie qui a agi au travers des deux organismes d'un élan global et totalement incompréhensible et mystérieux pour le mental.

Il y a une beauté incroyable dans ce simple constat. 

J'ai fait ce que j'ai pu. Elle a fait ce qu'elle a pu. Parce que tout chacun a pensé et fait a toujours été conditionné par l'univers tout entier. Il n'y a nulle volonté personnelle. Ainsi il n'y a pas de place pour ce jeu du victime et du bourreau qu'affectionnent particulièrement la plupart des êtres. Il n'y a pas de place pour l'accusation ou la victimisation. Car il y a constat que chacun a été et est complètement impuissant à réaliser quelque chose de manière séparé de l'environnement, du passé, de la chimie du corps etc...

Nous n'avons pas fait ce que nous voulions car personne n'a jamais voulu quelque chose pour lui-même. Les pensées sont arrivées, le corps a résonné avec telle ou telle expérience ou non, cet organisme-ci a accompli tel ou tel geste, mais il n'y a pas d'auteur, pas d'agissant. Chaque pensée, chaque caresse, chaque mot d'amour ou insulte, chaque colère et chaque geste sont le résultat d'une infinité de conditionnements comme la vague qui arrive sur le rivage y parvient avec l'énergie de tout l'océan. Chacune de nos pensées est le résultat de millions d'années d'évolution du cerveau et humain, de nos gênes, de notre histoire familiale proche et lointaine, de notre éducation, de nos rencontres amicales et amoureuses, de la vibration des formes et des couleurs qui nous environnent, de notre sensibilité, de la qualité de notre sommeil, des films que l'on a vus, des livres que l'on a lus, des rivières dans lesquelles on s'est baigné, des chants d'oiseaux qu'on a entendus, des postures de yoga qu'on a réalisées, des heures de méditation effectuées, de la météo du moment, des maladies qu'on a eues, de ce que l'on a mangé depuis des années et depuis hier soir, de notre biotype, de la combinaison précise à chaque seconde des 20 milliards de bactéries qui composent dans nos intestins ce qu'on appelle désormais notre second cerveau, le cerveau émotionnel. On pourrait poursuivre ainsi à l'infini la liste des facteurs qui conditionnent chacune de nos pensées et chacun de nos actes à tout instant de notre vie. Réalisez donc que l'idée d'un libre arbitre, d'une entité indépendante qui a le choix de penser ceci ou cela ou d'agir comme-ci ou comme-ça est pure folie, pure mégalomanie.
Les pensées arrivent, les choix se posent. C'est la vie qui les pose spontanément. De même, les actes se font et ainsi le corps se meut de telle ou telle façon poussé par l'énergie combinée de tout l'univers.
L'idée d'être l'auteur de nos actes ou de s'approprier les évènements qui arrivent à ce corps mental n'est qu'une pensée crue, une croyance fausse. Il n'y jamais eu que la puissance de la vie qui a soufflé à travers nous.


Peut-être y a-t-il, ou y a-t-il eu dans ce qu'on appelle "votre relation" de "part et d'autre" une apparence de zestes d'arrogance et des gestes sans présence, un trop plein de mots ou des silences sans silence, de gros ou de menus mensonges, des je t'aime forcés, une violence souterraine charriée par des espoirs démesurés, des non-dits transparents ou apparents, de l'idéalisation à outrance et l'envers de sa pièce, la diabolisation, des projections à n'en pas finir pour réduire l'autre à une simple image, une image bien vite écornée par la réalité impitoyable. Sans doute y a-t-il eu un apparent cortège de compromissions sirupeuses et des réconciliations peureuses, la peur de perdre et la peur de se perdre. Peut-être y a-t-il eu cela, ou d'autres choses ?


Toujours est-il qu'à chaque instant de notre vie il est possible de voir tout cela depuis l'Espace ouvert qui n'a nulle préférence et qui n'est jamais blessé par ce qui en lui se manifeste.

Si vous osez regarder depuis la perspective non duelle, il est vu que c'est l'idée même d'un autre avec qui je suis en relation qui crée l'illusion de la séparation et sème déjà les graines de la souffrance. Dans la perspective absolue, l'idée d'un sujet et d'un objet tombe. C'est seulement lorsque l'on retrouve la "relation" avec sa véritable nature, qu'une "relation réelle" (amoureuse ou amicale) devient vraiment possible avec l'autre. Mais dire "retrouver sa relation avec soi-même" est encore une façon maladroite de l'exprimer, car l'idée même de relation présuppose un sujet et un objet, alors qu'en réalité il n'y a qu'une apparence de sujet et d'objet et il n'y a jamais eu que Conscience. Conscience est tout ce qui est. On comprend que rien n'existe en dehors de nous, que tout ce qui est perçu apparait et disparait dans la Présence Silencieuse, que tout est relié et connecté.

Il y a alors reconnaissance que personne, ni ici, ni là-bas n'a eu le pouvoir de faire plus ou moins que ce que chacun a fait. Il y a constat de l'absence d'une personne aux commandes ici ou là-bas, il y a un constat fait par personne qu'il n'y a jamais eu personne pour faire quoi que ce soit. Que tout est arrivé spontanément. Et que tout ce qui est arrivé n'est en réalité arrivé à personne et qu'il n'y a pas d'auteur individuel qui préside à ces expériences. Il est vu que rien, ni personne n'a jamais pu nous blesser. Que nous n'avons que pu être blessé par nos propres croyances, nos propres projections. Et ainsi qu'il n'y a pas de responsabilité ni de culpabilité, ni de honte ni de manque, ni cet universel sentiment d'abandon qui nous a tous atteint un jour ou l'autre. La perspective non duelle fait tomber l'idée que j'ai une vie à moi, que je suis l'individu que je crois être. Je suis la vie, nous sommes la vie. Cette révélation dissout instantanément toute idée de réussite ou d'échec dans la relation ou dans le processus de séparation amoureuse.


Ce constat n'exclut pas une douleur momentanée du corps lié à la séparation. Ce constat n'exclut pas la résurgence d'émotions liées à la séparation physique. Cette souffrance peut durer un certain temps, mais ne dure qu'un temps, le temps nécessaire pour que les diverses sensations soient pleinement ressenties et reconnues dans l'Espace sans personne. Cette douleur et ces émotions, si elles sont simplement constatées à partir de l'Espace ont alors tout loisir d'exploser, tels de magnifiques feux d'artifice pointant vers la beauté absolue de l'Espace dans lequel ils se déploient.

Ce constat n'exclut pas non plus une compréhension profonde des gestes, des croyances ou des actions accomplis au sein de la relation et vus comme les effets pervers de l'ignorance de notre propre nature. Ce constat sans personne n'exclut nullement le fait de s'excuser auprès de l'autre du manque de visibilité momentané, des excuses de personne pour rien et pour personne, mais des excuses tout de même. Car la Source inclut toute expression et même les excuses. Sourire.

Quel soulagement. Quelle détente. Que d'amour libéré pour célébrer la Vie, pour aimer ce qui est tout ce qui est, y compris cette impuissance totale devant la beauté de la résonance et de la dissonance amoureuse et amicale.

L'illusion de la séparation avec un autre être renvoie à l'illusion racine d'être séparé du Soi, de notre nature véritable que l'on cherche à trouver dans l'autre, dans une expérience ou dans la fausse impression de continuité d'une sensation de bonheur ou de plaisir toujours éphémères et impermanents.


L'Amour véritable est la simple reconnaissance du Soi, la réalisation que ce que je suis, à la racine de mon être ,c'est cet Amour que je prétendais chercher au travers de telle ou telle expérience. Je suis l'Amour même et cela m'est resté longtemps caché par mon attention obsessionnellement attirée vers les expériences. L'Amour que je suis, que vous êtes, que nous sommes est là depuis toujours, comme un secret ouvert qui attend que nous retournions l'attention à 180 degrés vers notre propre source pour danser amoureusement la Vie. L'amour que je suis est d'une infinie patience. L'amour attend que nous nous fondions en lui et que nous cessions de résister à son appel. Ainsi il est vu dans cette danse au cœur du Soi qu'il n'y a jamais eu séparation ni avec l'autre ni avec soi-même mais seulement une fausse impression de séparation, maintenue temporairement par l'énergie de croyance déployée autour de la pensée d'être un individu séparé des autres et cherchant dans l'autre sa propre prétendue incomplétude.
Amor fati

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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Poème Connu Inconnu


Connu Inconnu



Connu reconnu    qui s’immisce en palpitant
Ainsi qu’une fréquence de joie qui démêle
Le temps du déjà-vu et l’art brut du réel
Expansive présence    ton temple est dedans

Car ton mystère est simple pour un cœur d’enfant
Et pourtant inconcevable pour l’imaginaire
Qui parle d’infini mais convoite le sang
Pour donner vie aux tables de lois éphémères

Connu inconnu    ta lumière désespère
Tous nos dieux et nos diables tout en noir et blanc
Invisible impensable éclairant nos chimères
Indicible inconscient tu combles nos néants

Tu nous rends vulnérables aux vibrations des pierres
Dans l’or du maintenant tu embrasses et surprends
Tous nos rêves de sable et nos cœurs de poussière 
Pour nous mettre à genoux et sourire à l’instant

Dan Speerschneider (extrait du recueil Éclosions)

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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Surrender poème


 Surrender !


Rends-toi !
Rends-toi mon frère !
Rends-toi à l’évidence
que tu ne fais que passer
dans cette vie ; 
Passer sous des ponts que tu n’oses 
ni bâtir, ni traverser.

Rends-toi !
Rends-toi ma sœur !
Rends-toi à l’évidence
que tu ne fais que voler
vers des sommets illusoires ; 
Voler des instants sacrés, sans en apprécier
ni la saveur, ni la quintessence.

Rends-toi !
Sans résistance, c’est inutile.
Rends-toi à l’évidence
que tu es cerné !
Enveloppé de toutes parts,
d’inconnu et de possible,
qui t’aiment déjà d’un amour infini.

Rends-toi !
Rends-toi l’ami !
Rends-toi compte
que tu ne risques rien à te rendre !
Qu’il n’y a rien à gagner, ni rien à perdre ;
Qu’on ne risque rien ici-bas,
puisqu’on ne risque que de mourir 

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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mardi 30 septembre 2014

         Lettre à un(e) inconnu(e) reconnu(e)



Notre nature essentielle est ce "je ne sais pas" ouvert, conscient d'être conscient et infini. Le Témoin s'éveille à sa nature de Témoin spontanément. C'est constaté mais personne ne le constate. La compréhension intellectuelle des concepts n'est pas forcément nécessaire. Tout moment est propice pour réaliser sa vraie nature. Et le passage de l'état de sommeil profond à celui de l'état de veille est un espace temps tout à fait particulier, une porte toujours ouverte sur l'éveil de notre nature essentielle.

Profite lecteur, profite bien au réveil, le matin, de ces quelques secondes précieuses où, l'écran de l'ordinateur vient juste d'être allumé mais, que les icônes des divers logiciels ne sont pas encore affichées et que le système de mémoire tampon pas tout à fait complètement opérationnel. Il y a ce très court instant où tu es comme un nouveau né, où tu ne sais pas encore qui tu es ni ce que tu es. Peut-être ne sais-tu même pas encore que tu es ? 
Ce sont des secondes sans prix où l'Être sans définition, le "Je Suis" n'est pas encore identifié à ceci ou cela et notamment au prénom et à toute ton histoire personnelle. La croyance d'être un individu séparé ne voile pas encore cet inconnu reconnu que tu te sens être du plus profond de ton être. Ce sont de brefs instants très précieux où l'être ne s'est pas encore fixé dans les souvenirs du passé récent ou lointain ni dans les tâches à accomplir de la journée à venir, un temps hors du temps où l'espace conscient n'est pas encore voilé par les arborescences de la mémoire, où le regard est encore désencombré du filtre de la saisie égotique avec ses attractions et ses répulsions.
Pourtant, il se peut qu'il y ait des perceptions sonores, visuelles, olfactives ou autres, simplement il n'y a encore personne pour se les approprier. 
Cet état naturel est omniprésent. La bonne nouvelle c'est que tu peux le retrouver à chaque instant justement parce que c'est ton état naturel que tu es en permanence et que tu n'as jamais quitté.
Pour te reconnecter à cet état sans personne, il te suffit de faire STOP et de fermer les yeux et te rendre compte qu'il y a plein de perceptions présentes et de constater qu'en dehors de ta mémoire, tu n'as nulle latitude pour les nommer ou les approprier, les étiqueter ou les situer. Tout cela apparaît au sein d'un ici et maintenant sans forme. Il y a juste perception et présence consciente.


Sentir cette plénitude simple d'être qui a toujours été là et que nous n'avons jamais quitté, sauf en imagination. Sentir cette félicité débordante et non dépendante. Sentir la vibration douce et intense de la présence consciente d'être consciente d'elle-même et goûtez, savourez. C'est un point d'orgue hors du temps et de la pensée, le lieu sans lieu, indéfini et indéfinissable, ce chez soi sans adresse, à la fois nulle part et partout, du pur étonnement et de l'émerveillement d'être. C'est en ce tout premier jaillissement de la source, juste avant que ne soit conscientisée la notion même d'être situé quelque part en particulier, que la grâce d'être peut se déployer librement dans l'esprit qui encore vacant et qui en quelque sorte se baigne en lui-même. Un esprit vide est un esprit heureux. Sentir cette Joie non dépendante de l'attention pure non encore objectivée, non encore tendue vers un désir, une peur ou une mémoire. Sentir la joie de l'attention sans personne, dénuée d'intentionnalité, sans visée particulière, sensible mais sans cible, ouverture sans blessure. Sentir cette qualité d'attention qui ne s'est pas encore focalisée sur une forme, une attention libre et extraordinairement vivante car sans cause et sans but.


Puis, laissez le corps-mental doucement apparaître et prendre ses marques au sein de cet Espace infini et conscient, laissez la carte mémoire devenir opérationnelle et l'individu un tel, l'acteur de la pièce de théâtre entrer en scène. Mais sans oublier votre véritable nature, conscient que tout ceci n'est qu'un spectacle, un rêve dont le personnage lui-même n'est que le personnage rêvé d'un rêve, emboité dans un autre rêve, sans substance propre mais dont ce que vous êtes au plus profond de vous est le Rêveur suprême, tel Vishnou couché sur le serpent à mille têtes, Ananta (l'infini) dans la mer des origines et rêvant le monde.



Désormais le regard derrière le regard, inaltérable et complètement inaffecté par ce qu'il contemple depuis toute éternité, apprécie avec une totale équanimité et bienveillance les différents masques des personnages sur scène, les situations, le drame apparent, et tout le déroulement de la pièce depuis l'arrière plan des coulisses.



Cet Espace vacant et conscient est ce que Je suis vraiment vraiment, ma nature essentielle. Espace que je n'ai jamais cessé d'être même lorsque je prétends le contraire ou ne pas faire mine de m'y intéresser. C'est dans cet espace qu'apparaissent et se dissolvent, le corps, les pensées et le monde c'est à dire toutes nos perceptions. C'est au sein de cet Espace sans nom et sans forme qu'apparaissent la pensée "'moi" et toutes les images qui y ont été associées au cours de la vie. Cet ensemble d'images et de croyances avec de l'énergie de croyance autour génère cette puissante mais néanmoins fausse impression d'être un moi séparé, doté de libre arbitre, auteur des pensées et des choix, un objet, un quelqu'un, une personne imaginaire. Tout cela apparait dans cet Espace et nous découvrons avec stupeur que sommes cet Espace impersonnel. C'est un Espace d'amour inconditionnel, qui dit toujours Oui à tout ce qui apparaît en Lui.



C'est cet Espace qui se révèle lorsque l'attention visuelle par exemple se tourne à 180 degrés vers sa propre source et que nous découvrons qu'à l'endroit où nous placions par habitude et en imagination une tête, il n'y a en réalité qu'un immense espace ouvert. Constate en ce moment ta propre absence de tête, comme sur ces deux dernières photos. Et vois que c'est toujours un Espace vacant et conscient qui accueille en permanence les formes et les couleurs. Et il en va ainsi pour toutes les perceptions. 


Entendre entend, Voir voit et Ressentir ressent. Il n'y a jamais eu personne qui voie, entende et ressente. L'idée d'une personne qui entend, voit et ressent est une perception, une construction imaginaire et grammaticale postérieure et surimposée à l'Espace du Témoin Ultime mais dénuée de fondement réel. Car à l'examen, et dans l'exploration directe, il s'avère que ce prétendu quelqu'un qui voit est lui-même une perception apparaissant et disparaissant au sein de cet Espace vacant et conscient. Constate-le ! Maintenant ! Et l'injonction s'adresse non pas à la personne imaginaire qui n'est qu'une pensée mais au regard déjà ouvert, sans préférence et sans intention, derrière les yeux et qui ne refuse jamais ce qui est perçu. Ce simple constat est l'essence de l'éveil spirituel. Et le matin le passage du sommeil profond à l'état d'éveil est un instant particulièrement propice pour réaliser sa véritable nature de Bouddha. Mais maintenant est un instant encore plus propice. Car chaque instant est frais comme le premier matin du monde.



Et ça change quoi de voir le monde à partir de cet Espace ? Rien et tout à la fois. Car dans cette perspective non-duelle rien de ce qui apparait n'est refusé ou peut être préféré. L'Espace n'a pas de préférence pour telle perception ou telle expérience. Rien n'est séparé, tout apparaît et disparaît en vous et a déjà, en quelque sorte, été accepté. Dans cet Espace ouvert, il est su que l'Espace est la vie même et qu'il en a toujours été ainsi. Je suis l'Espace. Tu es l'Espace. Nous sommes ce même Espace impersonnel et d'amour inconditionnel. Je suis la vie. Tu es la Vie. Nous sommes la Vie. La souffrance psychologique se volatilise dans ce Voir sans personne. L'apparition de la souffrance psychologique correspond exactement au moment précis où, dans ce regard libre et ouvert, une énergie de croyance commence à prêter foi à l'idée que c'est un individu séparé qui voit. Alors, si la souffrance psychologique réapparaît dans ta vie, c'est qu'un Cygne majestueux flottant sur le lac miroir de la Conscience vient te dire que tu prétends à nouveau te limiter à une entité séparée du monde et des autres.  Un simple oubli. Un oubli par goût du jeu ? Un jeu spontané et innocent surgi du "je ne sais pas" par l'amour du jeu ? Sait-on pourquoi on oublie ? Le pourquoi du pourquoi toujours s'enracine dans un "je ne sais pas joyeux" et joueur.
 
Toute souffrance est toujours comme une douce flottaison majestueuse d'un Cygne messager d'une bonne nouvelle : tu n'es pas une entité limitée et séparée mais l'Espace éternel de conscience en lequel cette entité séparée naît, existe un temps puis se meurt.

Accueille avec joie tous ces Cygnes. Amor Fati.

Souviens-t-en ! Toi qui sais que Je sais que Tu sais.

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com


Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.