Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

lundi 21 septembre 2015

Rien ne me manque jamais ici et maintenant


Ce n'est jamais la personne qui soudainement, ayant atteint un nouveau palier de sagesse, expérimente soudainement plus ni peurs, ni désirs. La personne manquera toujours de quelque chose. Son essence est le manque. Le corps lui aussi connaît inéluctablement le manque.
La personne est l'étiquette que l'on donne communément à un organisme corps-mental, avec son caractère, son histoire, ses conditionnements et ses préférences particulières.
Prenez le temps de constater que ce que l'on appelle la personne est toujours une deuxième ou une troisième personne. Elle est toujours là-bas, dans mon champs de vision, dans mon imaginaire. Elle apparaît et disparaît d'instant en instant sous forme de sensation, d'émotion ou de pensées ou d'un flux complexe constitué d'un mélange de mémoires qui ne sont encore et toujours que de simples perceptions. La personne est toujours perçue. Et ce qui est perçu n'a pas de réalité en soi. Est-ce que ce qui est perçu est conscient, vivant, présent ? Non, c'est évident n'est-ce pas ?
La personne est impermanente et n'existe pas en tant qu'entité séparée. Si l'on observe avec une attention impersonnelle, on réalise que la personne n'est qu'une étiquette posée sur une activité constante, sur un flux de pensées. Et cette soi disant personne ne subsiste justement que tant que l'identification à cette activité galopante est prise pour réelle.
Depuis notre plus jeune âge nous avons été conditionnés pour fonctionner comme un penseur et un agissant, auteur personnel de nos actions et acteur de notre vie. Nous avons simplement imité notre famille et notre environnement qui fonctionnaient de la même façon. En agitant de façon plus ou moins subtile la méthode de la carotte et du bâton au cours de nos apprentissages, l'idée d'être une entité séparée, dotée de libre arbitre s'est imposé progressivement à tous nos niveaux d'existence.
Or tout mensonge, toute illusion a toujours un prix. Quel est le prix à payer de l'identification à cette activité pensante ? Le sentiment de manque. La croyance que les choses iront mieux lorsque telle chose cessera ou telle autre adviendra. Le sentiment de manque renforce l'illusion du besoin que la personne fasse des efforts pour se sortir de ce manque et la croyance en un moi séparé pensant ses pensées et dotée de libre arbitre continue à créer l'illusion du manque. Cercle parfait et éminemment vicieux de ce qu'on nomme avec une certaine pesanteur la condition humaine.


Ainsi lorsque je dis "je ne manque de rien", ce Je ne fait pas référence à la personne là-bas, dans le miroir, dans l'album photo, dans le regard des autres ou apparaissant simplement sur l'écran du dedans comme imaginaire.
Le "je" qui ne manque jamais de rien est le véritable sujet. Le sujet à la première personne. Le Je de la Vacuité consciente. Celui que Je suis et que, par inattention je ne remarque presque jamais. En effet, la Première personne, ce Je que je suis vraiment n'est pas du tout de la même nature que les 2eme et 3eme personnes que je perçois là-bas. Constatez simplement qu'en ce moment, les lignes que vous lisez sont perçues depuis une ouverture sans forme, consciente et transparente, au-dessus de vos épaules et que le visage que vous voyez là-bas (sur la photo) est perçu une absence de visage ici comme le suggère le doigt qui pointe vers cet espace sans forme, sans couleur et sans âge dans lequel en ce moment toute couleur apparaît et disparaît.


De façon très concrète et expérientielle, ainsi que nous le font découvrir les expériences de la Vision Sans Tête de Douglas Harding, les 2eme et 3eme personnes apparaissent au sein de l'espace transparent, sans dimension, sans limites et conscient d'être conscient au-dessus de mes épaules. Cet espace vacant et conscient a toujours été là. Il est plus proche de moi que ma veine jugulaire comme le dit un verset du Coran. Nous l'avons simplement ignoré, obsédés que nous étions par les perceptions et les formes et pris dans les rets de ce mécanisme automatique de séparation illusoire entre un sujet imaginaire (un "je" en tant que corps-mental) et un objet (l'autre) tout autant imaginaire. On n'a jamais été face à face ! Dans la réalité de l'expérience présente, Je suis toujours espace ouvert et conscient (ici) à face (là-bas). Lorsque ceci est pleinement reconnu, la dualité d'un sujet et d'un objet s'effacent, et la plénitude de l'Un qui semblait perdue se révèle à nouveau en deçà du connu dans un espace de non savoir.


Je ne ne se connaît pas lui-même en tant qu'objet limité ayant un âge, une forme, une couleur, un nom, une histoire ou quelque attribut que ce soit.
Pourtant, Je se reconnaît lui-même. Il ne connaît que lui-même. Mais pas par le biais des concepts ou des pensées qui ne sont que des mémoires et donc du passé. Par quel miracle alors ? En étant ce qu'il est. Je se reconnaît lui-même comme Présence consciente en réalisant qu'il est en train d'être.
Lorsque dans la bible, Moïse (Exode 3.14) demande à la Présence dire qui elle est, la Présence répond : "Je suis ce que Je suis". En effet au plus profond de nous-mêmes nous nous savons être à chaque instant. Et dés que ce questionnement surgit dans notre vie, l'évidence d'être s'impose en conscience. Je sais que je suis en train d'être maintenant. Et lorsque je dis que "Je ne manque jamais de rien" c'est ma nature de Présence consciente, ce Je conscient d'être en train d'être, qui réalise l'absence de manque, de besoins ou de désirs. 


Lorsque "je suis connecté à l'instant présent", c'est à dire lorsque je réalise en conscience que je suis l'Éternel Maintenant, je n'ai besoin de rien, car je reconnais que je ne suis rien. Rien d'objectif, rien de limité, rien de coloré, rien de définissable, rien qui ne puisse être comparé, rien qui ne puisse être affecté par la peur ou le désir, rien qui ne puisse être atteint ou perdu.

Ce rien que Je suis est pur accueil, un grand oui à tout ce qui est. Je suis la transparence dans laquelle les couleurs vibrent. Je suis le silence dans lequel les sons résonnent. Je suis l'espace d'accueil de toutes les sensations, émotions, odeurs, saveurs et pensées. Et parce que Je suis, Tout peut être. Sans ce que Je suis en tant que vide conscient, l'univers même ne pourrait être. Réaliser cela nous ramène toujours au mystère, au silence, au pur émerveillement d'être.


Tout vibre au sein de, traverse et comble le rien que Je suis. Ce rien que je suis est vide comme l'espace qui accueille les objets, les êtres, les situations, les mondes, les univers. Mais l'espace physique n'est pas conscient alors que ce que Je suis est un Rien conscient, habité, vivant et vibrant d'amour. Le Rien et le Tout sont Un et dansent depuis toujours la danse amoureuse de la vie. Comprenant profondément que je suis ce rien de sagesse et ce tout d'amour comme le disait Sri Maharaj Nisargadatta, forme et Sans Forme, matière et Esprit, plein et Vide, tout m'emplit et me comble et rien ne me manque jamais.


Pour manquer de quelque chose, il faut que j'oublie qui je suis en réalité. Il faut que je fasse l'effort de m'imaginer être comme les 3eme personne que je vois là-bas. Avec un visage, un corps, une histoire, une forme, des besoins, des attentes et des préférences. Il faut que je me mette à croire que je suis ici ce que les autres paraissent être là-bas : un moi séparé doté de libre arbitre et d'une multitude d'histoires et d'identités à promouvoir, à dissimuler, à défendre ou à maintenir. Il faut que je m'identifie à une histoire personnelle et à une trajectoire particulière, que je me pense inexorablement lié au corps et au mental, au temps et à l'espace. Il faut pour cela que je redevienne inattentif, que j'oublie qui je suis, que je fasse un effort d'imagination extraordinaire pour devenir autre chose que je ne suis en réalité. Il faut que je croie à nouveau que je suis vraiment le masque individuel et social et prenne au sérieux mon rôle c'est à dire que je m'oublie complètement dans le rôle, que je me réduise à une carte de visite, à un Curriculum vitae, à un ensemble d'histoires, à une forme définie et définitive.


Or, quand ce mécanisme a été pleinement vu, compris et réalisé, ce genre d'efforts est désormais au-delà de mes capacités. Je peux encore mettre des masques de circonstance pour ne pas choquer voisins, parents et amis. Je peux revêtir un certain costume pour ne pas mettre dans l'embarras l'administration et ne pas être embarqué inutilement par la police ou le service des urgences psychiatriques. Mais je ne peux plus revenir à la croyance qu'il me manque quelque chose. C'est trop d'efforts que de croire cela. "Je" n'y crois plus. Je sais qu'il n'est pas ça, ni ceci ni cela (le neti neti de de la tradition de l'Advaïta traditionnel). Je, en tant que Présence consciente joue tous les rôles en permanence, pourquoi faudrait-il alors que je m'approprie un désir plutôt qu'un autre, que je sois plus sérieux à propos d'un seul des masques puisque tous me vont à la perfection ?


Ici et Maintenant Je réalise que Je se réfère à la Présence consciente en laquelle tout apparaît et disparaît. Et encore Présence consciente n'est qu'un concept pointant vers l'indicible Silence que Je suis, l'éternel et insaisisssable Maintenant.

Sur un plan profond, tout ce qui arrive n'arrive pas à quelqu'un, à une personne, à une sorte d'entité centrale avec ses désirs et ses peurs personnelles, ses espoirs, ses rêves, ses angoisses et ses regrets. Ce n'est que par ignorance qu'il semble que cela soit ainsi. Enquêtez, explorez la nature de ce que vous appelez la réalité, examinez vous avec une attention impersonnelle, sans commentaires, et découvrez que le moi séparé n'a aucune réalité. Tout arrive toujours au sein de la Présence consciente. Rien ne m'est jamais arrivé, même si j'y ai cru. Tout arrive en moi, en tant que Présence consciente. Rien n'est jamais arrivé à une personne. C'est juste une façon de parler pour désigner des évènements arrivant à un organisme corps mental.
Tout ce qui est, me fait déborder (moi en tant que Présence consciente) de plénitude. En réalité, Je déborde de Lui-même et se reconnait en chaque chose. La conscience est remplie à ras bord d'elle-même.
C'est pour cela que quelle que soit l'expérience, je dis comme Nietzsche qui emprunta cette phrase aux sceptiques : Amor Fati ! Ce qui sur un plan profond signifie aimer ce qui est. Et ce n'est pas là une injonction morale faite à la personne, mais bien la reconnaissance que ce que nous sommes déjà, Présence Consciente, simple regard impersonnel, en amont des pensées et des perceptions, a déjà permis tout ce qui est et l'aime d'un amour inconditionnel, sans cause et sans but, simplement parce que c'est.


Avant même l'apparition de l'histoire personnelle et du monde, en amont des pensées et des perceptions est la nature non duelle de la perception et du regard désencombré.
Lorsque vous percevez, d'un regard sans référence et sans intentionnalité, ce qui est perçu est naturellement beau. Non pas que l'objet soit beau en soi mais beau, émouvant, étonnant, émerveillant en tant qu'il se réfère à la beauté du regard impersonnel que vous n'avez jamais cessé d'être.  Alors la beauté se vit autant dans une naissance qu'auprès d'un cadavre, dans le visage d'un être aimé que celui d'un agresseur, dans une œuvre d'art que dans un mégot de cigarette écrasé dans le caniveau. La nature même de la perception est amour, quoique vous perceviez. 
Réalisant cela, non seulement j'aime intensément ce qui arrive mais je le revendique comme la vie se revendiquant elle-même dans toutes ses expressions. C'est le contraire du fatalisme. Se découvrir comme pur espace de conscience, sans forme et sans limites est la liberté ultime. Il n'y a plus de recherche d'être libre dans les choses, les expériences, les situations, car on est libre des choses , des expériences et des situations elles-mêmes. Le regard est libre de ce qu'il perçoit comme Je suis libre de ce qui émerge, vibrionne et se manifeste en moi et me traverse. Redécouvrir que Je ne manque jamais de rien ici et maintenant est la plénitude.


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

vendredi 10 juillet 2015


 Reconnaissance et renaissance


Réaliser ce que je suis est une reconnaissance en un mot comme en trois : Re Co Naissance.

Naître à nouveau c'est naître à nouveau dans l'Instant, dans l'éternel Maintenant, naître en tant que l'éternel Maintenant, réaliser la parfaite identité impersonnelle entre Je et Maintenant, reconnaître que je suis la Présence éternelle, le Je Suis. C'est également naître avec tout ce qui apparaît en moi, les pensées (le mental), les sensations et les émotions (le corps) et les perceptions par le truchement des cinq sens (le monde) et réaliser que tout ceci apparaît et disparaît non seulement en moi mais en tant que moi : Tat tvam asi, le Tu es Cela de la Chandogya Upanishad. Ce qui veut dire que sans la Présence consciente que je suis, il n'y aurait pas d'univers !


Le lieu de cette reconnaissance est le lieu sans lieu du silencieux "je ne sais pas" où affleure l'étonnement qui toujours culmine dans l'émerveillement d'être. Lorsque qu'il est réalisé que la pensée est incapable à saisir ce par quoi la pensée pense, lorsque toute recherche est vue comme un éloignement, lorsqu'il y a une totale soumission à ce qui est, lorsqu'il n'y plus le moindre espoir, lorsqu'il n'y a plus d'issue dans un ailleurs ou un devenir quelconque, lorsqu'il est vu que la vie n'a pas de sens particulier, c'est l'impuissance même qui devient le lieu de la reconnaissance et de la renaissance, le non-savoir qui devient le lieu de l'innocence du véritable savoir : Être.

Il n'y a personne qui naît ou meurt. Cette mort n'est en réalité que la fin de l'appropriation de la vie, de l'idée que ceci est "ma" vie. Ce qui meurt c'est le superflu, une particule superfétatoire, le déterminant possessif. Il y a juste une cessation d'identification du Je avec la destinée du corps mental. Il y a reconnaissance de ce que je suis lorsque j'arrête de prétendre être autre chose que ce que je suis : Présence consciente. 

"Vous devez mourir avant de mourir" dit une parole de la sagesse soufie : salla llah 'alayhi wa salam. "Vous devez perdre votre vie avant de la sauver" disait Jésus. 

Renaître c'est reconnaître que je n'ai pas une vie, 
                                                                     que ceci n'est pas ma vie 
                                                                                                             mais que je suis la vie.

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com


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mardi 7 juillet 2015

Le non savoir est notre véritable nature


Le non-savoir est notre véritable nature. Quel que soit notre niveau d’intelligence, d’érudition, de compréhension, de maturité, de savoir ou d’ignorance, de sagesse ou de crétinerie, tous les savoirs relatifs (le mental), le corps (sensations, émotions) et les perceptions (le monde) émergent dans cet espace de non-savoir pour y retourner.

Si cela n’est pas évident pour vous, il vous suffit de remettre en question n’importe quel savoir que vous prétendez avoir dans l’instant en vous posant la question "pourquoi". Et si une réponse est fournie par le mental de la questionner à nouveau : "pourquoi ?" Et ainsi de suite. Au bout d’un moment, si cette exploration directe est menée avec sincérité, elle vous mènera à un inéluctable « je ne sais pas".

Toute souffrance ou sentiment de séparation sont basés sur une prétention à savoir. Une prétention à savoir ce qui juste ou injuste, bien ou mal, beau ou laid, profond ou superficiel. Lorsque la vie est vécue à partir d’un ensemble de savoirs transparents (croyances dont on n’a pas conscience mais qui filtrent notre perception de la réalité en la distordant), alors il y a une forme de résistance à ce qui est, générant un sentiment de séparation et de souffrance.


Croire que « je sais » génère toujours de la souffrance car ce pseudo savoir n’est qu’une sorte de sécurisation affective. Dés qu'une pensée fausse est crue, il y a une sorte de tension dans le corps. La plupart des gens ne font pas du tout le lien entre prétention à savoir et la souffrance éprouvée. Cela nécessite une grande honnêteté et une belle sensibilité pour que cela soit vu, senti et complètement réalisé. D'où l'importance de l'approche corporelle et l'invitation au ressenti. Mais l'émotion ne se déploie jamais complètement dans une écoute orientée. C'est seulement lorsque nous avouons notre impuissance à savoir le pourquoi du pourquoi que l'émotion peut se défroisser en toute liberté. Chaque fois qu'une tension psycho-corporelle est perçue, il suffit de l'explorer jusqu'au bout par un questionnement radical, c'est à dire mener l'investigation en cascade par des "pourquoi" incessants jusqu'à l'inévitable "je ne sais pas". L'arborescence apparente des savoirs, remontée à contre courant, dévoile à sa racine une humble inconnaissance. Le pseudo savoir qui agit comme une résistance se dissout et si une émotion était retenue (ce qui est souvent le cas) se déploie enfin librement. Alors se révèle avec encore plus d'évidence la plénitude que nous sommes et n'avons jamais cessé d'être. 

Avoir et plus que ça, ressentir que « je ne sais pas » est docte ignorance comme le disait Socrate. C'est à partir de cet espace de non-savoir que commence le véritable geste philosophique et spirituel qui est le retournement de l'attention sur la source même de l'attention, où plus exactement la reconnaissance par la Conscience de sa propre nature de Conscience consciente d'être consciente. C'est dans ce non-savoir que l'on peut "aimer la sagesse" (sens étymologique du mot philosophie) et reconnaître la sagesse que l'on est en amont des pensées et des perceptions. C’est paradoxalement dans le non-savoir que le savoir véritable se révèle : l’évidence d’être. L’espace de non-savoir partage les mêmes caractéristiques que l’évidence d’être conscient d’être conscient. L’évidence du « Je suis » se révèle uniquement lorsque je réalise que je ne suis ni ceci ni cela, lorsque je cesse de vouloir me connaître comme une chose et que je réalise que je suis une non-chose, « nothing », c’est à dire rien. Connaître « Je suis » n’est pas connaître les caractéristiques de « Je suis », c’est faire l’expérience d’être conscient. C'est être. Personne ne fait cette expérience. La Conscience est consciente d’elle-même. Le non-savoir se sait lui-même comme l’Alpha et l’Oméga comme le soleil s’auto-éclaire de sa propre lumière. « Je suis » reconnaît « Je suis » comme le non-savoir se reconnaît lui-même comme étant l'espace de tous les possibles.


L’espace de non-savoir n’a ni début ni fin. Il n’est localisé nulle part mais tout est localisé en lui. Son siège est Ici qui contient l’espace et Maintenant dans lequel se déploie l’imaginaire d’un temps linéaire. Sa beauté vient du fait qu’il est tout simplement sans efforts. Il n’est conditionné par rien et il est sans cause. Il est sa propre cause. Le non-savoir n’a pas son contraire dans le savoir. Il est au delà du savoir et de l’ignorance. Toutes nos prétentions et nos contractions psycho-corporelles sont vues depuis cet espace de non-savoir. Quand nous réalisons à quel point nous faisons sans cesse « comme si », combien nous nous prenons pour un corps, un visage, un masque, une histoire, un scénario, alors se révèle l’intimité de cet espace de non-savoir. Cet espace d’humilité sans personne dissout toutes nos prétentions, tous nos scénarios, nos attentes, nos ambitions, nos demandes, nos espoirs. On ne peut pas le penser, la pensée émerge et se fond en lui. Rien ne peut s’y accrocher et pourtant tout naît et meurt en lui. L’espace de non-savoir est totalement libre, sans centre, sans pilote, sans auteur. L’espace de non-savoir n’a ni intérieur ni extérieur. Nous ne pouvons pas le circonscrire ou le connaître comme un objet de connaissance, mais au plus intime de nous-mêmes nous nous savons être Cela. Nous l'avons toujours su. C’est un ressenti, un pur étonnement, un émerveillement. Dans l’espace de non-savoir il y a une paix non dépendante de la paix ou de la guerre relatives, une joie d’être sans objet, sans direction, sans intentionnalité qui est pure acceptation. L’espace de non-savoir est le mystère de l’Être qui dit Oui à tout ce qui est. Il n’a pas de teneur psychologique ou de volonté personnelle. Il est entier, plein de lui-même, sans désir et sans peur. Le non-savoir est la Méditation ultime.


Le non-savoir précède toute créativité, toute pensée, toute expérience. Le non-savoir est pure écoute, pur accueil inconditionnel de ce qui se présente en Lui. L’espace de non-savoir ne refuse rien. Il est amour inconditionnel. Il est le silence de l’Être. Il ne peut être affecté par aucune expérience. Il est libre de tout ce qui en lui va et vient. Mais Lui ne va pas et ne vient pas. Il ne change pas, il n'évolue pas. Il est immuable.

Il est toujours présent. : Il est omniprésent. Il ne dépend de rien et en l'explorant directement on réalise que tout émerge et se dissout en lui : Il est omnipotent. Tout savoir, objet, expérience dépendent de lui pour être connus mais lui seul se connaît lui-même : Il est omniscient

Le non-savoir est le savoir Ultime. L'éveil c'est réaliser et ressentir que je ne suis pas le corps-mental et aucune des définitions que j'ai de moi-même, que je ne suis pas une entité séparé, ni l'auteur des expériences, pensées, actions, émotions, sensations, perceptions qui me traversent. Je suis cet espace de non savoir, silencieux, conscient d'être conscient, omniprésent, omnipotent, omniscient.


 Je ne peux ni l'atteindre ni le perdre. Il se révèle dés que je cesse de prétendre vouloir que les choses soient différentes de ce qu'elles sont, dés que je cesse de prétendre être quelqu'un et que sincèrement je réalise ne rien savoir. Notre être véritable brille dans l’innocence du « je ne sais pas. »

Lorsque je réalise que ne sais pas et que je n’ai jamais rien su, qu’il n’y a pas de temps mais seulement un unique et éternel Maintenant, alors je réalise que je ne suis rien. La vie n’est que pur ressenti, sans personne qui ressent. Le Tout se déploie avec aisance dans ce rien. L’Être danse en l’Être, et la vie devient pure célébration de cette danse de l’Un se manifestant et se reconnaissant en toutes choses. 

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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lundi 6 juillet 2015

Goûter sans tête


La Vision sans Tête n'est pas une pratique pour viser un état de conscience ou étêter notre imaginaire, c'est une invitation douce et ludique pour réaliser ce qui est, ce que nous sommes déjà en amont de toute pensée et de toute représentation mentale : Espace silencieux de plénitude consciente. C'est constater que Voir voit avant que la pensée "je vois" apparaisse. Dans l'expérience présente, sans faire référence à nos fabrications mentales, nous percevons à partir d'une absence de tête. La Vision préexiste à la conscience qu'on en a. C'est découvrir cet immense espace ouvert, transparent, sans dimension, sans forme, sans couleur, sans âge, sans poids, sans limites, cette vacuité pourtant consciente au-dessus de nos épaules, dans laquelle apparaissent formes et couleurs. Et le miracle c'est que nous sommes littéralement construit ainsi, avec cet espace ouvert. C'est juste que notre regard au fil de l'enfance s'est encombré de l'idée qu'il y a un agissant au centre de l'acte de perception. Et cette idée a fini par voiler momentanément et en apparence la vision juste sans personne.

Pour le mental cela peut sembler un peu intellectuel mais lorsque l'on joue vraiment à ses merveilleux jeux de révélation que Douglas Harding nous a concocté, l'expérience directe nous révèle une expérience sensorielle et sensuelle inouïe du monde. Car, lorsque les sensations, les pensées et les perceptions sont perçues sans personne il y a une folle intensification de la saveur de vivre et de l'instant. La Vision sans Tête n'est pas simplement une expérience directe d'être la vacuité sans forme. C'est également une expérience amoureuse, car dés que l'espace sans personne est réalisé, le sentiment de séparation se lézarde et l'imaginaire d'une division entre sujet et objet se fond en une expérience pleine et indivisible dans le mystère de l'éternel Maintenant. Chaque son, goût, saveur, vision, sensation se manifeste à nouveau à nous comme une modulation particulière d'un thème Unique, la Conscience Une jouant une infinité de rôles. 


Ce morceau de mangue séché par exemple est perçu à partir de la vacuité consciente. Et si vous demeurez ancré dans le Soi, dans cet espace de Présence consciente en approchant le morceau de mangue, il n'entre pas dans une bouche aux formes limitées par votre imaginaire, mais dans un espace de non savoir, sans forme, infini mystérieux et conscient. Et de même que la qualité d'un son résonne en fonction de la taille de la caisse de réverbération dans lequel il vibre, ressentez comment la vibration d'un aliment savouré par la Conscience sans forme s'étend comme un écho sans fin en Vous, pour révéler encore plus amoureusement l'espace conscient dont il a surgi. Goûter ainsi réenchante le monde et révèle qu'il est saturé d'amour.

Faites cette expérience par vous-même et partagez votre expérience ici si le cœur vous en dit.

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

mercredi 24 juin 2015

Retraite avec Dan à Besançon

Exploration directe de nos conditionnements pour réaliser notre nature de plénitude consciente du vendredi 3 juillet au dimanche 5 juillet


La plénitude de présence consciente est ce que nous sommes, en amont de toute pensée et de toute perception. Nous ne pouvons ni l’atteindre ni la perdre. Durant cette retraite, l’invitation est de pointer directement vers ce que nous sommes vraiment et d’explorer la nature de la réalité. Cela inclut également l’exploration de tout ce qui semble voiler notre être véritable : conditionnements, croyances, résistances, peurs, désirs. La racine de toute souffrance étant l’impression de séparation, nous examinerons avec un regard non duel la croyance d’être un moi séparé, auteur des pensées et des actes pour découvrir que la Vie est, sans personne pour la vivre.

Cette invitation à la vision non duelle, se fera au travers de jeux d'éveil de l'attention, de jeux de pleine conscience, de jeux de révélation, de méditations, et d’une exploration directe de ce pour quoi nous nous prenons, par le biais de questions réponses pour s'éveiller au rêve de la séparation.

Horaires du stage : Vendredi 3 Juillet: de 19h à 21h30
Samedi 4 Juillet de 10h à 19h, Dimanche 5 Juillet de 10h à 19h

Site : eclore-en-conscience.blogspot.fr


Tarifs et Inscriptions au 06 63 76 90 81 ou par mail : dan.speer@wanadoo.fr

jeudi 4 juin 2015

Rencontre avec Dan le Jeudi 11 juin de 14h à 17h
à Le Vigan dans le Gard


Satsang pour la joie de reconnaître et partager la Plénitude consciente que nous sommes déjà.

Exploration directe de la nature de la réalité au travers de jeux : Mise en lumière de nos croyances transparentes et de notre impression de séparation au travers de jeux de révélation, jeux de pleine conscience, jeux d’éveil de l’attention, jeux de la Vision Sans Tête de Douglas Harding et questions réponses.

Pour de plus amples informations :

Blog : eclore-en-conscience.blogspot.fr

Inscription (libre participation) Tél : 06 63 76 90 81

Mail : dan.speer@wanadoo.fr

lundi 25 mai 2015

LE GRAND PRESTIDIGITATEUR : Poème

LE GRAND PRESTIDIGITATEUR


D’où vient le grand prestidigitateur ?
Cela, Celui ou Celle qui se cherche
Au travers de ce corps et de ce cœur
N’a ni forme, ni bornes, mais son arche
Invisible est la porte du bonheur.


Le chemin le plus court est maintenant.
Évidence, c’est ici Ta demeure.
Je n’ai besoin de rien, ni d’aucun temps,
Pour voir qu’en dedans, il n’y a pas d’auteur.
Cela me rêve et me vit, et pourtant…




Je rêve d’une clé ou d’un sésame
Qui me rapprocherait du sanctuaire.
Est-ce Lui, est-ce moi, est-ce mon âme
Qui fait ce rêve ? Qu’importe, pour faire
Le voyage, il me suffit d’une flamme


Qui brûle comme une question intime
Et consume mes images : Qui suis-je ?
C’est le koan qui entrouvre l’abîme
D’un plus vaste, qui donne le vertige,
Et qui me libère au seuil de l’Ultime.


Quand la question naît au cœur de nos vies,
Le plus souvent nous la laissons s’éteindre.
Mais si l’on désire être à sa merci,
Sa vérité ne peut que nous atteindre.
Elle embrase tout : le corps et l’esprit.


Quand la question se pose avec amour,
L’univers entier s’effondre en un point,
Que je contiens et sais que j’ai toujours
Été. Je vois : je suis le seul Témoin,
Car tout comme Lui, Je suis sans contours.


Je suis et tout se cuivre de lumière
Car Je surgis de la nuit la plus noire.
L’absence est bien la présence première.
Je est sans attributs et sans histoire.
Son jeu est un éternel éphémère.


Je suis, dans sa splendeur originelle
Est plus qu’une parole. C’est un cri
De joie, qui baptise les aquarelles
De nos vies, puis les dilue dans le Oui

De la grande matrice impersonnelle.



NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com


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jeudi 21 mai 2015

Rencontre avec Dan le Dimanche 24 Mai à 19h
à Paris 75019


Satsang pour la joie de reconnaître et partager la Plénitude consciente que nous sommes déjà.

Exploration directe de la nature de la réalité : Mise en lumière de nos croyances transparentes et de notre impression de séparation au travers de jeux de révélation, jeux de la Vision sans tête de Douglas Harding et jeux d'investigation de la nature de la réalité par des jeux de questions-réponses.

Pour de plus amples informations :

Blog : eclore-en-conscience.blogspot.fr

Inscription (libre participation) Tél : 06 63 76 90 81


Mail : dan.speer@wanadoo.fr

jeudi 7 mai 2015

Rencontre avec Dan le Mardi 12 Mai à 19h
à Aix en Provence


Satsang pour la joie de reconnaître et partager la Plénitude consciente que nous sommes déjà.

Exploration directe de la nature de la réalité au travers de jeux : Mise en lumière de nos croyances transparentes et de notre impression de séparation au travers de jeux de révélation, jeux de pleine conscience, jeux d’éveil de l’attention, jeux de la Vision sans tête de Douglas Harding et jeux de questions réponses.

Pour de plus amples informations :

Blog : eclore-en-conscience.blogspot.fr

Inscription (libre participation) Tél : 06 63 76 90 81


Mail : dan.speer@wanadoo.fr
Rencontre avec Dan le Dimanche 10 Mai à 19h
à St Cyr Les Lecques 


Satsang pour la joie de reconnaître et partager la Plénitude consciente que nous sommes déjà.

Exploration directe de la nature de la réalité au travers de jeux : Mise en lumière de nos croyances transparentes et de notre impression de séparation au travers de jeux de révélation, jeux de pleine conscience, jeux d’éveil de l’attention, jeux de la Vision sans tête de Douglas Harding et jeux de questions réponses.

Pour de plus amples informations :

Blog : eclore-en-conscience.blogspot.fr

Inscription (libre participation) Tél : 06 63 76 90 81


Mail : dan.speer@wanadoo.fr