Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

jeudi 1 juin 2017

Réalisez votre vraie nature en vous mettant en jeu
par le biais d'un 
Jeu de Révélation


Un jeu de révélation est une invitation à explorer votre prétention à savoir, votre prétention à vous prendre pour quelqu'un, votre prétention à vous croire séparé. C'est une invitation à investiguer vos croyances et votre façon de percevoir le corps, le mental et le monde. Un jeu de révélation mime l'invitation de la Vie qui nous invite à chaque instant à remettre en question notre vision duelle pour réaliser en nous même l'inconcevable : Je suis la Vie.

Une vérité ne vaut que par le fait que vous en faites l'expérience par vous-même, directement. Un jeu de révélation invite à une telle expérience. C'est l'alambic dans lequel vous entrez le plomb de vos croyances, de vos peurs, de vos désirs et de vos doutes, ainsi que de vos impressions de séparation pour révéler l'or de votre véritable nature. Vous vous mettez en jeu en acceptant de dévoiler votre prétention à vous croire séparé, votre prétention à souffrir, votre prétention à croire qu'il vous manque quelque chose pour être complet Ici et Maintenant.

Si pour vous, il y une réponse à la question "tout irait très bien si seulement ?", c'est que vous croyez sincèrement que ce qui vous est donné à vivre dans l'instant ne vous permet pas d'être complet, de réaliser la paix inconditionnée et la joie sans objet que vous êtes. C'est que vous croyez que pour être pleinement heureux et réaliser votre vraie nature, vous devez atteindre ou obtenir une expérience particulière, ailleurs qu'Ici et plus tard que Maintenant.

En investiguant vos croyances, avec honnêteté, vous découvrirez inexorablement que la réponse que vous avez donné au départ à la question "tout irait bien si seulement" n'était en réalité basée que sur une croyance erronée. Votre sensation de manque repose de fait sur une ignorance.

En remontant à la racine de votre prétention à savoir, par la question pourquoi, posée de façon continue et radicale, vous découvrez inexorablement en Vous un Espace de non savoir, où rayonnent la Paix et le Bonheur permanents.

L'instant où surgit un authentique "je ne sais pas" est pure ouverture à l'ouverture. Le mental avoue son impuissance à savoir. Un lâcher prise a lieu, sans personne pour lâcher ou tenir quoi que ce soit. 
Dans un authentique "je ne sais pas," il est réalisé que vous êtes la Plénitude même que vous pensiez trouver au travers de la dynamique des réponses mentales et du savoir.


La Vérité se découvre dans le non savoir (ce qui n'a rien à voir avec l'ignorance) et non par les connaissances. Elle se révèle dans le lâcher prise et non dans le contrôle, l'érudition ou l'affirmation.

Un jeu de révélation nous fait passer du mode où vous pensez la vie au mode où vous sentez la vie. Vous passez de l'expérience duelle à l'ouverture non duelle.

Un jeu de révélation permet en effet au mental de voir ses propres limites. Et, de ce fait constitue une invitation à se dissoudre en sa propre Source. Cette dissolution permet avec encore plus d'évidence de révéler la Conscience inconditionnée que nous sommes. 

La Conscience sans forme et sans âge que vous découvrez n'est pas créé par le jeu de révélation. Un jeu de révélation ne crée rien, et n'ajoute rien de plus à ce qui est. Il vous permet juste d'ôter votre ignorance afin de révéler ce que vous êtes vraiement de toute éternité : Présence atemporelle et impersonnelle.

De même que, lorsque vous croyez percevoir un serpent et qu'en réalité vous vous rendez compte que c'est une corde, vous réalisez que la corde n'est pas créée par la fin de l'illusion du serpent. Elle était déjà là. 

Votre véritable nature de Paix et de Plénitude a toujours été là. Elle n'attend que d'être redécouverte, pleinement réalisée. Un jeu de révélation amène le mental à reconnaître ses propres limites. Dans cet arrêt soudain du mécanisme de comparaison et de recherche, notre véritable nature de Présence indéterminée resplendit. 

Au travers d'un Jeu de révélation, à condition d'y jouer aves une totale honnêteté, vous réaliserez au bout de l'enquête votre vraie nature sans forme et sans âge. Vous réalisez que vous êtes ce que vous cherchez. C'est ce qu'enseigne également les diverses approches non duelles et particulièrement celles de la voie directe. comme celles de Ramana Maharshi, Nisargadatta Maharaj, Atmananda Krishna Menon, Douglas Harding, Mooji, Greg Goode, Francis Lucille, Rupert Spira et tant d'autres...

Un Jeu de Révélation est l'équivalent d'une enquête sur le Soi (Self inquiry). Que ce soit le processus de discrimination de ce que vous n'êtes pas, le traditionnel ni ceci ni cela de l'Advaïta, (le fameux "neti neti" en sanscrit), que ce soit la question "Qui suis-je ?" de Ramana Maharshi, que d'autres comme Rupert Spira préfèrent reformuler en "qu'est ce que cela qui est conscient ?", que ce soit l'invitation à sentir l'évidence que vous êtes en train d'être, l'invitation à demeurer dans le "Je suis", pour laisser ouverte la porte sur l'Absolu de Nidsagardatta Maharaj, toutes les approches pédagogiques non duelles visent à faire tomber l'illusion de la personne, de notre impression de séparation pour révéler notre véritable nature. The Work de Byron Katie et ses quatre questions vise également à dissoudre les fausses croyances qui nous font inultilement souffrir et par décantation révéler notre nature indivise. 

Un Jeu de révélation opère par une sorte de décantation de ce que vous n'êtes pas pour lever le voile sur ce que Vous êtes vraiment.


Au départ, avant de vous mettre en jeu, avant de jouer, il y a un sentiment de séparation. Cet état d'incomplétude se manifeste par un désir de changer quelque chose, un refus de la réalité telle qu'elle se présente et génère donc une sensation de souffrance. Au départ vous avez donc sincèrement l'impression d'être emprisonné dans la souffrance. C'est le rêve de la séparation.

Mais au cours du Jeu de révélation, vous réalisez que la souffrance ne fait qu'apparaître et disparaitre en vous. Votre prétention à savoir, vos croyances les plus fortes se révèlent n'être que des apparitions disparitions au sein d'un Espace impersonnel de non savoir.

Les émotions qui se réveillent lorsque vous n'y résistez plus par votre prétention à savoir, vous les sentez pleinement. Vous faites l'expérience de l'unité avec elles. 

Finalement, le sentiment de séparation entre Vous et la souffrance s'estompe, l'impression de distance entre le non savoir et le savoir se dissout. L'unité indicible se révèle et là, il n'y a que pur émerveillement. Les mots sont caduques.

Ainsi, au début vous avez l'impression d'être dans le monde puis le monde semble être en vous. Et finalement, comme dans la voie directe ou la voie de la Vision Sans Tête de Douglas Harding, l'impression de séparation entre le monde et vous se dissolvent. 

La différence d'accent réside juste ici dans le fait que dans un jeu de révélation, on part d'un désir de changer quelque chose, d'une peur ou d'un doute et donc d'un sentiment de manque éprouvée, d'une émotion souvent cachée, qui ne manquera pas d'ailleurs de s'exprimer pleinement lorsqu'elle n'est plus bloquée par la prétention à savoir. 

Un jeu de révélation est une mise à nu, qui révèle au cœur de notre être une humilité impersonnelle, source de plénitude absolue.

Ici la simple compréhension intellectuelle est vue comme insuffisante et comme faisant obstancle au saut dans l'inconnu de l'expérience directe. 


Si vous voulez connaître l'ultime réalité vous ne pouvez faire l'économie d'une totale remise en question de votre prétention à savoir et de l'impression d'être quelqu'un. Vous devez vous mettre totalement en jeu. La Réalisation passe toujours par un absolu abandon de toute prétention à savoir. Et, la recherche se termine toujours par une expérience indicible d'unité. 

Or, l'expérience d'unité n'est qu'un autre mot pour le senti. Tout l'enseignement non duel n'est en réalité qu'une mise à nu de notre ignorance, qu'une déconstruction de nos fausses croyances pour réaliser l'unité du Soi et de toute la manifestation.

Un jeu de révélation a justement pour fonction de séparer l'illusoire du Réel, le transitoire du permanent. En vous mettant ainsi en jeu, vous redécouvrez votre liberté essentielle, libre de tout désir, même de celui d'être libre. 

Ce n'est que parce que nous prétendons sans cesse tout savoir que nous avons perdu la capacité de nous émerveiller, que nous avons perdu la connexion directe avec le mystère du Vivant.

Un jeu de révélation désencombre le regard pour vous inviter à vous étonner. Et, l'étonnement toujours culmine dans l'étonnement d'être. 

Un jeu de révélation vous fais passer de "je suis ceci" à "Je suis", de la confusion à la clarté. 


Nous avons imposé des limitations à notre être infini, en nous identifiant à un corps mental, à l'idée d'un moi séparé. Puis, nous avons cru pouvoir retrouver l'être infini dont nous sommes devenus infiniment nostalgiques et sa paix au travers des limitations mentales, de ce que la pensée nous propose. Mais c'est un leurre diablement puissant. On ne peut pas trouver l'infini à partir du fini. Notre être limité doit d'abord être vu comme une illusion pour révéler ce que nous sommes vraiment.

J'ai donc appelé ce jeu qui apparaît sur les vidéos d'accompagnement : "Du sentiment de Manque à la Plénitude".

Vous mettez en Jeu votre sentiment de manque pour redécouvrir à chaque instant que vos peurs et vos doutes sont la Porte même vers la Plénitude que vous n'avez en réalité jamais cessé d'être.

Je vous invite donc à devenir des joueurs authetiques. La dimension ludique du jeu est essentielle. Le sérieux est un obstacle à la réalisation spirituelle de votre vraie nature. L'authenticité et la profondeur ne sont pas sérieuses.

Un joueur authentique c'est quelqu'un qui se met totalement en Jeu. Il joue pour le plaisir de jouer, sans le désir de gagner, ni avec la peur de perdre. Un tel joueur est conscient qu'il ne peut rien perdre car au fond il sait qu'il n'est rien. Il est également conscient  qu'il ne peut rien gagner, car au fond il pressent qu'il est déjà Tout.

Jouez et voyez par vous-même.

Je vous invite bien sûr à regarder les Jeux de révélation sur ma chaîne vidéo, de venir vous mettre en jeu en satsang, afin que vous le goûtiez pour vous-même.

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

lundi 8 mai 2017

Vidéo d'accompagnement et d'investigation : du sentiment de manque à la Plénitude Jeu de révélation avec Christian

Vidéo d'accompagnement et d'investigation 
du sentiment de manque à la Plénitude

Jeu de révélation avec Christian



Vidéo d'accompagnement et d'investigation du sentiment de manque à la Plénitude. Par le biais d'un Jeu de Révélation, le mental est amené jusqu'à son propre épuisement, pour reconnaître qu'il est impuissant à trouver ce qu'il cherche, la paix et le bonheur. C'est la fin de la recherche. Je suis ce que je cherche vécu en direct. C'est le « moment » où le mental se fond dans la présence non duelle, le moment où la prétention à savoir se dissout dans l'espace de non savoir et révèle avec encore plus d’évidence l’atemporelle et impersonnelle Présence que je suis, que nous sommes. 

Par l'investigation et la question "pourquoi', posée ici de façon radicale, par un questionnement mené jusqu'à son terme, c’est à dire jusqu’à un authentique « je ne sais pas », il y a la soudaine reconnaissance que la vie est sans pourquoi. Dans cet espace de non savoir, où le mental est résorbé dans le silence, se révèle notre vraie nature, Présence consciente sans forme et sans âge, rayonnant d'une paix absolue et d'une joie sans objet.

Le non-savoir précède toute créativité, toute pensée, toute expérience. Le non-savoir est pure écoute, pur accueil inconditionnel de ce qui se présente en Lui. L’espace de non-savoir ne refuse rien. Il est amour inconditionnel. Il est le silence de l’Être. Il ne peut être affecté par aucune expérience. Il est libre de tout ce qui en lui va et vient. Mais Lui ne va pas et ne vient pas. Il ne change pas, il n'évolue pas. Il est immuable.

Le non-savoir est le savoir Ultime. L'éveil c'est réaliser et ressentir que je ne suis pas le corps-mental et aucune des définitions que j'ai de moi-même, que je ne suis pas une entité séparé, ni l'auteur des expériences, pensées, actions, émotions, sensations, perceptions qui me traversent. Je suis cet espace de non savoir, silencieux, conscient d'être conscient, omniprésent, omnipotent, omniscient

 Je ne peux ni l'atteindre ni le perdre. Il se révèle dés que je cesse de prétendre vouloir que les choses soient différentes de ce qu'elles sont, dés que je cesse de prétendre être quelqu'un et que sincèrement je réalise ne rien savoir. Notre être véritable brille dans l’innocence du « je ne sais pas. »
Le seul ingrédient pour jouer à ce jeu et vivre en direct cette éclosion, c’est l’honnêteté. Par honnêteté, j’entends sentir et non pas penser la vie. Sentir est une expérience directe. Sentir est non duel. Vous ne pouvez pas à la fois sentir et penser. Il s’agit ici de faire l’expérience de l’unité avec ce qui se présente, et non de tenter de le traduire en mots ou en concepts pour le justifier ou le condamner.

L’invitation est donc de se mettre totalement en jeu, de se rendre vulnérable. Si vous vous jouez avec honnêteté à un tel jeu de révélation, votre nature de conscience inconditionnée se révèlera tout naturellement.

B : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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dimanche 23 avril 2017

Rencontre avec Dan pour les Rendez-Vous de l'Éveil - Partie 1

Web conférence avec Dan pour les rendez-vous de l'éveil Avril 2016

La source des pensées révèle notre vraie nature

Vivre sans pourquoi et s'étonner d'être



NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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Rencontre avec Dan pour les Rendez-Vous de l'Éveil - Partie 2

Développement personnel ou éveil impersonnel

Que "ma" volonté soit faite ou que La volonté soit faite



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Web conférence avec Dan pour les rendez-vous de l'éveil Avril 2016

Expérience d'éveil et réalisation de notre vraie nature



NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

vendredi 7 avril 2017

Rencontre avec Dan

Dimanche 9 Avril à 19h à Paris 75019



Satsang pour la joie de reconnaître et partager notre nature éveillée déjà présente.

Exploration directe de la nature de la réalité : Mise en lumière de nos fausses croyances et de notre impression de séparation au travers de Jeux de Révélation et expériences de la Vision Sans Tête de Douglas Harding. Investigation de la nature du Soi par des  méditations guidées et une investigation directe basée sur un jeu de questions-réponses.



Pour de plus amples informations :

Blog : eclore-en-conscience.blogspot.fr

Inscription (Donation libre) Tél : 06 63 76 90 81

dimanche 2 avril 2017

La vérité est ce qui ne change pas. 


Quand nous réalisons le Soi impersonnel, nous réalisons que toute la manifestation est une projection de ce qui ne change pas.

Quand nous réalisons qui nous sommes vraiment, le Soi impersonnel, nous réalisons que la Vie entière n'est qu'une expression de nous-mêmes.

C'est comme dans un rêve, Je - le Rêveur - demeure le même, quoique je rêve.

Que le rêve soit plaisant ou désagréable, comique où cauchemardesque, toute la substance du rêve, les couleurs, les formes, les sons, les sensations, les saveurs et les odeurs, les personnages, les décors, l'absurdité ou la féerie du scénario sont tous faits de la même substance, celle du rêveur.

C'est pour cela que la Réalisation spirituelle - l'éveil comme on dit - n'a rien à voir avec ce qui change. L'éveil ne concerne que Cela qui ne change pas, qui demeure le même, la Vérité que nous sommes déjà. Et Cela, la Vérité que nous sommes, n'est absolument pas concerné par l'éveil illusoire d'une entité inexistante. 


Notre corps change à chaque battement de cil. Les émotions et les sensations se forment, se déforment, se reforment et se dissolvent dans l'espace sans âge. Les pensées crépitent comme des flammèches dans le vent et s'éteignent dans la nuit du non savoir. Le monde change à vue d'espace et les nouvelles sempiternellement, se renouvellent. Ce que depuis les grecs on nomme la matière et les atomes se transforment également continuellement, même si les fluctuations attestées par les microscopes semblent infinitésimales. Tout change tout le temps. Un deux trois soleil ! Et un noveau monde apparaît ! Tout ce que nous percevons est impermanence, comme disent les bouddhistes. Mais il n'est pas nécessaire d'être bouddhiste pour remarquer cette lapalissade.


L'expérience de ce que nous appelons "moi" se remanie, se transforme, mute en permanence. 

La personnalité tourne souvent au vinaigre mais parfois se bonifie avec le temps, comme un bon millésime, mais la métamorphose, lente ou abrupte est inexorable. 

Le caractère s'amende ou se durcit, mais varie, invariablement. 

Mes préférences s'intensifient ou se ramollissent, chancellent, se réorganisent, mais inévitablement, changent. Mes croyances s'affinent ou se densifient, se remodèlent et, parfois s'inversent. 

Mon histoire et ma mémoire se surimposent, se lézardent et se reconfigurent. Même l'idée d'un mien et d'un tien peuvent s'effriter avant l'extrême onction.


La réincarnation n'est pas celle d'une entité particulière à la mort du corps et à la naissance d'un autre. 

Tout naît et meurt à chaque nanoseconde. 

Nous nous réincarnons d'instant en instant.

Ce que nous appelons communément la vie, c'est à dire la manifestation, n'est qu'une réincarnation permanente.

Qu'est-ce qui se réincarne en tout ce qui est, tout en demeurant le Même ?

Amor Fati
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NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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vendredi 31 mars 2017

La fin du temps


"Le Quatuor pour la Fin des Temps" est une œuvre d'une indicible beauté de Messian. C'est une sorte de louange à l'immortalité, à l'Absolu, au mystère de l'Atemporelle Présence. Peut-être que le titre de l'œuvre et son inspiration sont liés au fait qu'elle a été écrite en des temps funestes et apocalyptiques, dans un camp de prisonniers en Allemagne en 1940-41 où, Messian était détenu avec, entre autre, d'autres musiciens. C'est en ce genre d'endroits où il est éminemment possible de réaliser la fin du temps, à la fois dans un sens relatif (pour le corps-mental pour lequel l'espérance de vie a soudain drastiquement chutée) et sur le plan Absolu (Le temps n'existe pas). L'œuvre a d'ailleurs été jouée dans ce camp pour la première fois par des codétenus. 

Tout art profond pointe en quelque sorte vers la fin du temps, vers le mystère de l'atemporelle Présence que nous sommes. 

Quand tout d'un coup notre horizon se resserre de manière draconnienne et, qu'à la faveur de certaines informations on découvre, au sens propre, qu'il n'y a plus d'avenir pour ce corps-mental-ci, quelque chose se détend miraculeusement. 

C'est donc toujours la sacro sainte croyance en la durée qui crée toutes ces tensions inutiles, tous ces désirs et ces peurs, qui nous rendent esclaves du mental et nous empêche de goûter à la beauté indicible de l'instant. En effet, sans avenir, point de recherche. Quand il n'y a plus d'avenir pour moi, toutes les préoccupations égotiques sont balayés en moins d'une. 

Quand la recherche d'un mieux, plus loin qu'ici et plus tard que maintenant cesse, c'est mécanique, le mystère de la Vie se révèle dans toute sa splendeur.

Léo Hartong raconte dans son livre,"S'éveiller au rêve", l'histoire d'un condamné à mort qui, devant la potence contemple le paysage une dernière fois, lorsqu'il est soudain envahi par un calme immense. Sa peur de mourir a brusquement été remplacée par une paix mystique et, soudain il se sent relié à toute la création dans une unité indicible. Mais, de façon totalement inattendue, à la toute dernière minute, le roi gracie le soldat. Celui-ci recouvre la liberté et la vie mais perd la vision du paradis. Le reste de sa vie se résume à une quête désespérée pour retrouver cette unité. Finalement il devient alcoolique et meurt en solitaire des années après.


J'ai pu moi aussi ressentir à plusieurs reprises que les carottes étaient cuites. À deux reprises, lorsque la mort semblait inéluctable, ce même sentiment d'unité avec tout ce qui est et une paix qui n'est pas de ce monde ont été éprouvés.

De même, à chaque fois que la vie m'a mené vers un écroulement des prétentions à savoir, après être passé par l'entonnoir de l'impuissance, cette connivence mystique avec toute la manifestation s'est imposée d'elle-même. (Voir également l'article du intitulé "De la grâce des murs", du 31/07/2014). Je suis sûr que vous aussi avez connu la bénédiction de ces résurrections pré et post apocalyptiques.

Je pourrais vous raconter des dizaines d'histoires, toutes magnifiques et singulières, relevant de cette même veine. Tant de proches, d'amis de patients ou de gens en fin de vie que j'ai eu la joie d'accompagner dans leurs dernièrs mois de vie, ont connu ce même éveil à la Présence Atemporelle, lorsque qu'advint soudain l'évidence du "no future", et qu'il n'y avait plus de temps pour accomplir quoi que ce soit dans le monde en tant qu'individu. Ces réalisations ont toutes coïncidées avec une dissolution de l'impression d'être un individu.

Je me souviens notamment de Geneviève, 59 ans en 2000, définitivement condamnée par la médecine, que je rencontrais en soins palliatifs, avec un cancer généralisé, pesant au maximum 38 kilos. Femme encore pleine de colères envers la vie et de conflits irrésolus, avec sa fille notamment. Je me souviens de cet instant, après plusieurs mois de partages et d'accouchements d'émotions enfouies, où elle réalisa soudain qu'elle avait toujours été hors du temps, témoin immuable de tous les changements et non concernée par ceux-ci. Elle réalisa soudain qu'il n'y a avait plus rien à accomplir pour elle dans le monde et fut immédiatement gagnée par une douceur et une lumière d'outre ciel. Une chanson ("Ensemble") pointe maladroitement vers ses partages et révélations sans nom. (Voir Soundcloud à Dan Speerschneider pour les curieux).


Je me souviens également de ce documentaire animalier sur la technique de chasse des guépards. Le caméraman réussit à capter au travers d'un ralenti bouleversant, ce moment où la gazelle littéralement lâchat prise. On la voit d'image en image offrir son cou gracile aux dents acérés du guépard. Quand elle sent la fin imminente, elle se donne subitement avec une grâce étonnante. On le voit notamment dans son regard qui s'éclaire et dans les muscles de son cou qui passent brusquement de la crispation à l'acceptation profonde, comme si la gazelle était soudain entrée dans une mystérieuse connivence avec son bourreau. Un peu comme si elle avait atteint une perspective dépassant le bourreau et la victime, tout en les englobant tous deux, les laissant jouer librement leur chorégraphie unique et pourtant universelle et, dont elle était subitement devenue le Témoin Impersonnel.

Quand nous voyons clairement que n'avons plus rien à gagner ni à perdre, l'unité de la Vie se révèle dans son indicible beauté, quelle que soit la situation.

Tant que nous pouvons encore espérer quelque chose, c'est que nous sommes plus intéressés par la forme que par l'espacedans lequel apparaissent et disparaissent les formes, par le monde que par la Conscience, par l'illusion que par la Vérité, par le personnel que par l'impersonnel, par la vie que par le mystère du Vivant. C'est comme ça. C'est respectable aussi. On n'y peut rien. Mais il est possible de "mourir avant de mourir" comme il est dit dans le Coran et dans les Évangiles.  

Sentez ce que cela fait que de n'avoir qu'un mois, puis qu'une semaine à vivre... Plus qu'un jour... Plus qu'une heure. Plus qu'une minute ! Tout d'un coup, tous les efforts inutiles de maintenance d'une personne illusoire s'effondrent et un calme immense vous envahit. Vous êtes cette Plénitude sans nom.

Voyez qu'il est déjà trop tard ! Nous nous en rendons d'ailleurs très vite compte, lorsque nous contemplons quelques instants notre petite vie et réalisons que tel ou tel évènement qui s'est passé il y a 30, 50 ou 70 ans semble s'être déroulé, il y à peine quelques instants. Les plus lucides d'entre nous réaliseront alors que nous serons sans doute étreints par cette même impression de fugacité à l'heure de la mort, comme pour nous souffler que tout ceci n'aura été qu'un rêve et, que la Réalité substantielle de tout ceci appartient à l'Atemporelle Présence, dont le parfum déjà nous ravit.

Le décompte final est toujours imminent. Voyez que ce que Vous êtes vraiment n'a rien à accomplir.

Il est possible de le réaliser avant que vous attrapiez un cancer ou soyez piégés par dans un accident de voiture, une rixe ou une catastropohe naturelle. Il n'y a pas de temps à perdre. La fin du temps c'est Maintenant. Et en même temps Vous êtes au-delà. Vous êtes ce qui est sans commencement et sans fin. Ce que Vous êtes n'est en rien concerné par la destinée du corps mental, du monde ou de l'univers.

"Vous avez été témoin de votre propre naissance et Vous serez témoin de votre propre mort" disait Nisargadatta Maharaj.

Celui qui sent, voit, entend et lit ceci et que vous ne connaissez pas, c'est Vous.

Le temps n'était qu'un rêve fugace. Je suis, Vous êtes, Nous sommes l'Atemporelle Présence.

Amor Fati
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jeudi 30 mars 2017

Affiche Petit Mas 2017



Vivre sans préférences


Dés qu'en nous s'exprime la moindre préférence, nous sommes égarés dans le jeu de la dualité et soumis à l'inexorabilité du sentiment de séparation et de conflits incessants. Vivre à partir d'une perspective individuelle qui préfère ceci plutôt que cela est une vie de souffrances garanties. Nous devons aller au-delà de l'amour et de la haine pour découvrir la Paix absolue que nous sommes.

Le monde de la dualité fonctionne par paires d'opposées. Et tout notre langage est ancré dans la dualité. "La révolution linguistique du vingtième siècle, c'est la reconnaissance que le langage n'est pas simplement un instrument de communication destiné à échanger des idées sur le monde, mais bien plutôt un outil permettant en premier lieu, d'amener le monde à existence. La réalité n'est pas simplement "vécue ou "reflétée" dans le langage, elle est en fait produite par le langage" nous dit Misia Landau, anthropologue de l'Université de Boston.

Grand-petit, bon-mauvais, sombre-lumineux intéressant-inintéressant, ouvert-fermé... Si nous voulons définir l'âme, nous le faisons en opposition à la matière. Nous disons que l'âme est immatérielle. Déterminer ou définir quelque chose c'est toujours dire ce qu'il n'est pas. "Determinatio est negatio" disait Spinoza.

La personne est le mental. Et le mental ne peut pas aimer. Dés que vous recherchez l'amour vous allez avoir son opposé qui pointera le bout de son nez : la haine. Dans le monde de la dualité vous ne pouvez pas avoir l'un sans l'autre. Voyez simplement combien l'être aimé semble pouvoir générer de la haine dés qu'il ne répond plus à votre amour.

Quand la personne dit "je t'aime" c'est toujours un amour conditionné dont il s'agit, un amour mêlé de sous-entendus comme autant de "à condition que", de "tu devrais", de "j'aimerais que", de "si seulement". Sur cet amour-là plane toujours un oiseau de mauvais augure, une menace imminente. Le "je t'aime" est toujours sous-tendu par toute une série de conditions qui passent inaperçues sur le moment où cette phrase s'énonce - la plus part du temps dans un état d'exaltation aveuglante - mais, qui finissent tôt ou tard par se révéler au grand jour lorsque l'être aimé ne correspond plus à nos fantasmes. Le "je" de la personne séparée ne connaît pas l'amour et ne peut par conséquent aimer d'un amour inconditionnel. La personne ne dit jamais vraiment oui, elle dit toujours "oui mais"... Il faut avoir développé une grande sensibilité pour entendre en soi le susurrement du "mais".

Le mental a developpé un attachement pour les expériences classées comme agréables et une aversion pour les stimuli contraires. Il est une proie aisée pour toutes les souffrances du monde de la multiplicité. Chaque fois qu'il pense être en contact avec ce qu'il appelle l'extérieur, le monde ou les expériences, il se précipite vers les objets de ses attachements et fuit les autres. Cette agitation constante est la tragédie du mental. La personne va toujours exprimer une préférence, car la personne n'est constituée que de préférences. La personne est l'identification aux préférences.


Dés que nous cherchons quelque chose, une expérience spécifique, un état ou un savoir particuliers, une qualité spéciale, un accomplissement dans la durée, c'est que nous rejetons quelque chose d'autre. Préférer c'est rejeter, désirer c'est exclure. Préférer, c'est ne pas connaître sa vraie nature, c'est être identifié à une histoire, à un nom et à une forme. C'est croire à la vérité de l'individualité, c'est être sérieux à propos des désirs et peurs individuels. C'est croire au libre arbitre, c'est se croire séparé des autres et du monde. C'est croire que nous sommes une conscience individuelle logée dans le corps, c'est croire que nous pouvons réussir ou échouer, que nous sommes l'auteur responsable de nos pensées et de nos actes. C'est croire que le monde et les objets préexistent à la Conscience.

Toute recherche est sous-tendue par des préférences. La recherche est le jeu de prédilection du mental qui affiche des pensées qui peuvent laisser croire que la paix et le bonheur que nous recherchons tous, pourraît être trouvée plus tard que Maintenant et ailleurs qu'Ici. Vivre à partir de ses préférences, c'est ne pas vouloir ce qui est, c'est croire que ce qui nous est donné dans l'instant n'est pas complet tel que c'est, et ne nous permet pas de réaliser la Complétude que nous sommes hic et nunc.

Même la recherche spirituelle, la plus raffinée, est toujours sous-tendue par toute une série de préférences et maintient en filligrane cette séparation qui nous donne encore ce sens de l'appropriation, "à moi", "à toi", "mien" et "tien". En réalité nous avons plein de présupposés à propos de ce que nous cherchons. Nous avons peut-être lu plein d'histoires merveilleuses à propos d'êtres éveillés et nous voulons être comme eux. Nous désirons agir et parler comme eux, éprouver la même chose qu'eux, vivre la même liberté. Nous voulons peut-être retrouver certains états dont la mémoire résonne douloureusement par contraste avec ce que nous vivons aujourd'hui. Nous exprimons des préférences pour notre voie particulière, notre maître, pour nos réalisations spirituelles. Mais lorsqu'il s'agira de défendre nos préférences, qui montera au créneau ?

Notre recherche d'éveil est en réalité emplie de préférences. Il suffit de jeter un seul regard honnête pour s'en rendre compte. Nous voulons réussir quelque chose, devenir quelqu'un d'autre, quelqu'un de meilleur et de plus authentique peut-être, mais toujours quelqu'un. Ou alors nous voulons devenir rien et le rien devient encore quelque chose, car le mental en a fait un objet, un objet éminemment subtil sans doute, mais un objet tout de même, un objet de compréhension, un objet de désir, un objet d'appropriation. Alors que ce que nous sommes est au-delà, absolument au-delà. Et, le paradoxe est justement que cette recherche d'accomplissement est ce qui voile en apparence le fait que nous sommes déjà parfaitement accomplis, parfaitement complets Ici et Maintenant. 

C'est pour cela que personne ne peut dire ce qu'est l'être, car il n'a pas d'opposé, ne s'oppose à et ne refuse rien. Il est totalement inclusif. Il est tout ce qui est. Le langage ne peut pas atteindre l'être non duel parce que sa structure est duelle. Être est du côté de l'expérience pure, du senti, sans formulation, totalement étranger aux concepts et sans commentaires.


Il ne s'agit donc pas de chercher l'érudition, le savoir, la compréhension, la paix, le silence ou l'amour, car alors nous sommes encore esclaves du jeu des préférences.

En vivant sans préférences nous sortons de la dualité. En vivant sans pourquoi, à partir d'un "je ne sais pas" authentique, nous réaffirmons simplement l'Absolu que nous n'avons jamais cessé d'être, sauf en imaginaire.

Lorsque le maître Chan (Bouddhisme chinois) de Hui-Neng lui demanda : Que cherches-tu ? Ce dernier répondit :" rien de paticulier." Le maître comprit alors qu'il avait en face de lui un être dotée d'une profonde compréhension. Par la suite, au travers d'un incroyable concours de poésie*, Hui Neng deviendra le 6eme patriarche.

Quand nous sommes mûrs, nous réalisons qu'il ne s'agit pas de recherche mais d'être, d'être présent, d'être conscient d'être conscient. Simplement se détendre dans cette Présence que nous sommes déjà.

Le mot Présence renvoie à ce qui est avant même les sens. "Pré-sens." Cela qui est présent avant même qu'il y ait des perceptions, c'est à dire un monde, un corps, et des pensées. Vous êtes ce qui est avant toute chose. Qu'est-ce qui est avant toute expérience ? Être, être sans définition. Et, c'est Cela que nous sommes vraiment.

L'être sans définition que nous sommes n'a aucune préférence. Il dit toujours un grand oui à tout ce qui se présente. Il n'a pas de mécanisme en lui capable de résister à ce qui est. Si vous préférez être sans ego, c'est que vous êtes encore en lutte contre l'ego. Et, qui lutte sinon l'ego, sinon le moi-je de la eprsonne, cela qui semble avoir des préférences  ?

Pour sortir de ce cercle vicieux, arrêtez-vous un instant, faites un zoom arrière, et soyez Cela qui est sans préférences, l'Être sans définition, la Présence que vous êtes déjà et, qui a conscience des préférences apapraissant en Lui, tout en n'ayant aucune préférence Lui-même. 

Cela semble très compliqué du point de vue du mental. Mais voyez que ce qui paraît compliqué ne l'est qu'en tant que cela ne s'accorde pas avec ce que vous croyez déjà. Demeurez simplement en tant que cela en quoi les croyances vont et viennent et qui ne vient pas et ne va pas avec elles. Demeurez en cette Présence qui précède les sens et les pensées. 

Plus notre mental est tortueux et les préférences nombreuses, plus il semble difficile de réaliser la Vérité que nous sommes. Peut-être est-ce pour cela que Jésus commença son sermon sur la montagne par : "Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux" ? Et, ce qu'il appelle le Royaume n'est pas là-bas dans les cieux de l'avenir, le Royaume est en Vous* comme il le dira avec force dans l'évangile de Luc (21).

La pauvreté en esprit comme le dira avec une indicible beauté Maître Eckhart dans son "sermon du pauvre en esprit" est avant tout de réaliser que je ne sais rien, que je ne veux rien, que je ne possède rien.

Vivre sans préférences c'est vouloir ce qui est. Lorsque vous voulez ce qui est le Royaume en Vous se révèle.  

Amor fati

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.


* Huìnéng (惠能 ou 慧能 Eno en japonais), (638 — 713) fut le sixième patriarche du chan en Chine1. Il naît à Canton, dans l'extrême sud de la Chine et devient très tôt orphelin. Après avoir entendu le Sūtra du Diamant, il se rend au monastère du mont de la prune jaune (黄梅山, huángméi shān) et est assigné dans la cuisine, où il demeure six mois.
Un jour, Shénxiù (神秀), moine érudit et assistant du patriarche, écrit un poème sur un mur :
身是菩提樹, Le corps est l'arbre de l'Éveil,
心如明鏡臺。 L'esprit est comme un brillant miroir dressé.
時時勤拂拭, À chaque instant je l'époussette,
勿使惹塵埃。 Et n'y laisse aucune poussière.
Illettré, Huineng se fait lire le poème, et puis il y répond par ces vers qu'il demande à quelqu'un d'écrire à côté du précédent :
菩提本無樹, Il n'y a aucun arbre dans l'Éveil,
明鏡亦非臺。 Le miroir n'est pas dressé.
本來無一物, Puisque fondamentalement rien n'a d'existence,
何處惹塵埃。 Où de la poussière pourrait-elle se déposer ?
Ayant vu cela, Hongren (弘忍, hóngrěn), le cinquième patriarche du chan, convoque Huineng pour lui transmettre sa robe, et puis lui demande de fuir à cause des jalousies.
Huineng fuit dans le sud de la Chine et se cache pendant quinze ans au milieu d'un groupe de chasseurs. En 677, il se rend dans le temple de Faxing (法性寺, fǎxìng sì) où deux moines sont en train de se disputer, l'un dit que c'est le drapeau qui bouge, l'autre dit que c'est le vent. Alors Huineng leur dit que ce qui bouge n'est ni le drapeau ni le vent, mais c'est en effet leur propre esprit. C'est à ce temple qu'il est devenu moine et maître du dharma. Il fondera par la suite son propre monastère, le Baolinsi (宝林寺 / 寶林寺, bǎolín sì).

* Luc 17
2àLes pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. 21On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. 22Et il dit aux disciples: Des jours viendront où vous désirerez voir l'un des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez point.…

mardi 21 mars 2017

Le dénouement de la souffrance

Le dénouement de la souffrance


Lorsque la souffrance psychologique se présente, la tendance habituelle chez la plupart des êtres est de tenter de la fuir par tous les moyens. Le refus de la sensation de malaise s'exprime dans une modulation infinie dans le fait de chercher à penser la souffrance plutôt que de faire l'expérience de l'unité avec elle et la sentir directement. On veut comprendre la souffrance, lui trouver une cause, une raison, un sens, une explication. Alors, le mental se met en branle pour débusquer dans la mémoire la stratégie d'évitement ou de réparation optimale, en développant des scénarios imaginaires par le biais de comparaisons, de justifications ou de condamnations. Mais, bien que les ratiocinations mentales semblent momentanément diluer la souffrance en orientant l'attention vers des satisfactions imaginaires, ces dernières ne rassasient pas vraiment et, bien vite, la souffrance et son corollaire, la soif de paix et de bonheur, remontent à la surface. Le mental n'a fait que déplacer le problème, mais la sensation de souffrance demeure.

Tant que l'on se fige dans une prétention à savoir quoi que ce soit, c'est que la carapace égotique est renforcée et les émotions encore plus fortement refoulées.

Une des stratégies possibles d'évitement subtiles de la souffrance est la maitrîse du jargon de la non dualité et la création d'un super ego, "celui qui connaît l'éveil", celui qui sait. Certains adeptes du Néo-Advaïta, mais pas seulement, peuvent se reconnaître ici. Car, si je ne suis pas exclusivement le corps et le mental, je suis aussi cela. Il est ainsi possible de tenter de nier son humanité, en s'octroyant une "super-identité" qui n'est en réalité basée que sur un déni de son ego. Ici seule l'honnêteté est de mise, et lorsque je parle d'honnêteté, je pointe vers la réintégration en nous de ce qui nous semble étranger, en en faisant pleinement l'expérience : Sentir. Car si si vous n'êtes pas exclusivement un e forme et un nom particuliers, au final toute forme apparaît en tant que Vous. Vous êtes donc également cette forme-ci et toutes celles que Vous refusez d'être, ainsi que le refus lui-même. Tant que cela n'est pas compris, mais également senti et pleinement vécu, il y aura tension autour du maintien d'une sorte de super-égo. Il faut être courageux, diposer d'un sacré don pour la discrimination et avoir un désir indéracinable pour la Vérité pour réaliser cela d'instant en instant et déjouer les pièges de l'enferment dans un super-moi, fait de rien.

Ceux qui adoptent cette stratégie d'évitement trichent avec eux-mêmes et sont susceptibles de s'exprimer au travers de phrases toutes faites qui ne sont que des écrans de fumée comme par exemple : "Qui souffre", "il n'y a personne pour souffrir", "tout est illusion", "je suis le témoin sans forme de la souffrance", "Je suis Cela", "le Soi ne souffre pas", "tout est absolument parfait tel que c'est". Ces phrases sont autant de pointeurs non duels bien souvent inopérants s'ils ne viennent pas directement du Silence vers lequel ils pointent, et qui servent en réalité le plus souvent de bouclier ultime au passage de l'entonnoir vers l'impuissance totale. Car la spiritualité authentique passe toujours par la vulnérabilité absolue, par l'abandon à tout savoir, pouvoir et volonté personnelle.

Ainsi, comme le dit Nisargadatta, le maître de la voie directe : "

"Pour aller au-delà du mental, vous devez avoir un mental parfaitement en ordre."

"Le fruit tombe soudainement, mais le mûrissement prend du temps."

"Le chemin vers la Vérité passe par la destruction du faux. Pour détruire le faux, vous devez remettre en question les croyances les plus invétérées."


Soit je souffre. Mais explorons la nature de cette souffrance. Que se passe-t-il si nous remplaçons le mot souffrance, par une étiquette plus neutre comme par exemple tension, ou encore plus neutre, comme par exemple sensation ? Ce changement d'étiquette a pour conséquence que l'on commence à lâcher le vu pour voir vraiment, lâcher la pensée pour accueillir la sensation telle qu'elle est. En effet, les mots sont vagues et renvoient à d'autres mots et à une multitude de mémoires qui sont autant de fuites en avant pour éviter de faire face à l'instant. Alors que la sensation est là, disponible, maintenant. Le mot est ambigü, mais la sensation elle, n'attend que d'être éprouvée dans le corps même, dans le ventre, les cuisses, le plexus, la gorge, la mâchoire. La souffrance n'est alors plus une sorte de brouillard où tout semble confus. Elle est réduite à son expression la plus simple et la plus directe. La souffrance est soudain perçue comme un objet d'observation. Là, il y a déjà une sorte de changement de perspective. On abandonne l'idée de vouloir justifier la souffrance ou de trouver des subterfuges pour ne plus la sentir. On fait face, ou plutôt on devient espace pour elle. On l'observe, on la sent, on la savoure même. Que se passe-t-il ? Plus on sent la tension, plus on fait l'expérience de l'unité avec elle, plus elle se dissout comme par magie dans la Présence dans laquelle elle apparait et que, du coup, elle révèle paradoxalement avec encore plus d'évidence.

Tant que je veux maintenir une définition de moi-même ou des croyances à propos de la souffrance, je ne suis plus réellement présent à la souffrance telle qu'elle se présente dans l'instant. Pour découvrir la Vérité, je dois lâcher mes savoirs de seconde main, oser l'expérience directe et redevenir "ma propre autorité." Être nu, dépourvu de savoir et de préférences. La préference est elle-même une souffrance. Je dois réaliser à quel point je suis sans cesse en train de chercher à maintenir une image positive ou agréable de moi-même. C'est justement dans cette incessante façon de repousser, relativiser, minimiser ou exagérer la souffrance, dans cette façon de la penser pour la rendre plus supportable que la souffrance se perpétue.

L'effort est contraction et la contraction est l'expression directe de ce que nous nommons souffrance.

En devenant le spectateur passif, non impliqué du film des tensions, celles-ci ne sont plus refusées. Et, c'est tout naturellement qu'elles se déploient en nous en tant que Présence témoin, comme un feu d'artifice de vibrations, de sensations, de pensées, d'images, de sons, de parfums. Ce libre déploiement de ce qui était refusé - les émotions - apparait désormais en nous avec la même intimité que la rumeur lointaine d'une cour de récréation, un vol indécis de pigeons, un bouquet de parfums dans un pré printannier, c'est à dire, sans distance et sans séparation avec la Présence sans définition qui en est consciente.

De même que, plus on s'éloigne de l'ombre de soi-même projeté sur un mur, plus l'ombre grandit, de même, plus on tente d'éviter la souffrance plus elle s'intensifie. Lorsque l'on se rapproche de l'ombre celle-ci diminue jusqu'à disparaître en nous. Il en va de même pour les contractions corporelles liées à la souffrance psychologique. Plus on les sent moins on finit par les sentir. Le corps de tensions devient un corps de vibrations puis un corps d'espace sans limites. La joie est contagieuse paraît-il. Sentir également. Car lorsque qu'il y a senti il n'y a personne pour sentir. On en peut pas à la fois sentir et penser. Essayez pour voir !

Être le Témoin silencieux des rythmes contractés de l'ego qui cherche à survivre puis, finit par mourir est d'une douceur sans nom. Dés qu'il n'y a plus d'appropriation autour des sensations de tension et des images, jadis considérées comme douloureuses ou insupportables, un espace de silence incommensurable se révèle.

Je ne suis pas la souffrance. La souffrance apparaît en moi, en ce silence de conscience que Je suis. Un processus de désidentification a lieu. La souffrance est perçue. Je ne suis pas ce qui est perçu. Je suis l'Espace de conscience dans lequel la souffrance apparaît. L'écoute même de la tension jusqu'au bout révèle avec encore plus d'évidence la conscience sans forme et sans âge que je n'ai jamais cessé d'être.

Il est évident qu'un certain nombre de séances d'accompagnements sont nécessaires pour que ce retournement total de perspective s'impose au quotidien et dans nos relations avec le corps, le mental les autres et le monde. Mais, à chaque résorbtion dans la Présence sans définition que nous sommes d'une tension dont nous nous sentions séparés, c'est le même parfum du vivant qui s'affirme et se confirme, le même parfum inconnu reconnu de l'émerveillement d'être qui se révèle.

Au fond nous ne souffrons que de prétendre être ceci ou cela et d'ignorer notre véritable nature sans forme : Je suis. Mais pour que cela ne soit pas que des mots, une posture de savoir stérile et que la reconnaissance de qui nous sommes vraiment s'infuse dans toutes les strates de notre vie, il semble qu'il faille faire face à la souffrance. Face à espace. Face de la souffrance apparaissant dans l'espace que Je suis Ici en tant qu'atemporelle Présence sans forme. Éclairer la face imaginaire de la souffrance avec l'espace lumineux sans forme et sans âge que je suis. Sentir encore et encore, comme une libre investigation sans but et sans cause ce dont nous nous sentons séparés pour révéler in fine que cela aussi est une expression de nous-mêmes.

Mourir à l'image de nous-mêmes est la condition sine qua non pour renaître. Et cette renaissance est en réalité la simple reconnaissance de ce que nous n'avons jamais cessé d'être, innocence immaculée, regard sans personne, espace de non savoir.

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.