Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

jeudi 22 mars 2018

Reconnaître l’Espace que Vous êtes

Reconnaître l’Espace


Je vous invite à prendre conscience de l’espace qui se trouve entre deux objets. Déplacez votre regard rapidement d’un objet à un autre objet et devenez conscient de l’espace qui semble les séparer. Faites cela avec plusieurs objets pendant quelques instants.

Faites la même chose avec diverses sensations corporelles. Déplacez votre attention d’une sensation à une autre sensation et devenez conscient de l’espace qui se trouve entre elles. Faites-le avec plusieurs sensations.

Faites-le maintenant avec les pensées. Fermez vos yeux, observez la pensée qui apparaît et soyez conscient de l’espace qui existe entre cette pensée et la prochaine pensée qui apparaît. Faites cela successivement avec plusieurs pensées en remarquant à chaque fois l'esapec entre deux pensées.

Maintenant, passez rapidement d’une perception à une autre (pensée, sensation, bruit, odeur, goût, couleur, forme, objet) en remarquant l’espace entre chaque objet de perception. Faites cela pendant quelques minutes en continu.

Nous mettons toujours l’accent sur cela qui est perçu et presque jamais sur l’espace dans lequel les perceptions vont et viennent, presque jamais sur l’arrière plan qui permet aux perceptions d’apparaître. En ce moment votre attention est porté sur les lettres noires, les mots et les phrases et pas sur l'arrière-plan blanc ou l'écran sur lequel ces mots apparaissent.

Nous sommes presque toujours absorbés par le jeu des pensées et des perceptions, l’attention collée sur les apparences, alors que la paix véritable que nous cherchons se trouve dans l’arrière plan immuable, dans l’espace à partir duquel tout ceci est perçu.


Je vous propose un petit voyage. Fermez maintenant vos yeux et remarquez la Présence, cet espace vide de contenu. Permettez à une image d’un paysage qui vous est cher de prendre forme. Les couleurs, les formes, les senteurs, les sons, la température, les sensations et émotions qui l’accompagnent, tout semble très réel. Savourez vraiemnt chaque perception et l'ambiance générale comme si vous y étiez réellement. Faites vraiment l’expérience de l’unité avec ce paysage.

Réalisez maintenant que pour faire l’expérience de l’unité avec le paysage et le sentir pleinement, vous avez momentanément cessé d’être attentif à l’espace dans lequel se déployait l’expérience. Étendez maintenant votre attention jusqu’aux limites ultimes de cette expérience, jusqu’à devenir à nouveau conscient de l’espace qui entoure l’expérience et qui la contient. Remarquez à quel point l’expérience perd aussitôt de son pouvoir de fascination dés que vous êtes à nouveau conscient de l’espace de l’arrière plan est réalisé. 

Elle n’est plus qu’une simple perception transitoire apparaissant disparaissant en Vous qui Vous révélez en tant que cet espace de conscience sans forme et sans âge.

Vous pouvez reconnecter avec votre vraie nature omniprésente simplement en changeant l’attention de place, en faisant refluer la flèche de l’attention depuis les perceptions vers l’espace vide qui les contient.

Toute perception est une invitation à refluer vers l’espace vide et silencieux qui en constitue l’arrière plan. C’est donc une invitation permanente de la vie que de renouer avec ce qui n’a jamais cessé d’être et d’y demeurer.


Vous devenez conscient de l’espace plutôt que de la forme, du rien plutôt que du plein, du silence plutôt que du son, de la transparence de cela qui perçoit plutôt que de l’opacité de cela qui est perçu. Dés qu’une pensée se termine prenez conscience de l’espace de vacuité dans lequel elle s’effondre. Au cours d’une conversation permettez-vous de vous fondre dans la vacuité qui succède au mot, au son, à la vibration. Utilisez chaque son du monde extérieur ou de votre monde intérieur pour trouver l’espace dans lequel le son se dissout. Et demeurez dans cet espace. Plus vous ferez cela, plus vous redeviendrez intime avec la réalité de ce qui est toujours là, plus vous vous familiariserez avec votre vraie nature de vacuité.

N’est-ce pas au fond cet indicible Présence au cœur de toute perception que le poète Baudelaire pointait lorsqu’il écrivit dans son poème « Invitation au Voyage » :

« Là n’est qu’ordre et beauté
Luxe calme et volupté »

C'est une interprétation très audacieuse peut-être. Mais à un moment tout semble pointer vers ce que vous êtes et vous ne voyez que midi à votre porte.

Toujours est-il que, ce vers quoi pointe ultimement tout art et notamment la poésie, est ce silence  dans lequel les mots et les sensations se résorbent à la fin de la lecture du poème et qui bien sûr est le Silence même dont le poème est fait.


Je vous invite également à faire la pratique suivante au cours de la journée avec les gens que vous rencontrerez. Cela peut être votre conjoint, votre enfant, le voisin que vous croisez dans l’ascenseur, un passant lambda, l’employé de la poste ou la boulangère, un collègue de travail, votre patron, ou une simple figure bidimensionnelle apparaissant sur le poste de télévision.

En voyant une personne, tout en continuant à la regarder, tournez votre attention vers l’espace qui est antérieur à tout savoir, information, imaginaire, impression ou simple pensée que vous avez à propos de cette personne.

Laissez votre attention refluer vers la source de l’attention, vers l’arrière de la tête (de quelle tête parle-t-il ?...). Constatez que cet espace était là avant toute impression ou pensée à propos de la personne en face de vous.

En faisant cela, vous commencez à voir l’autre personne depuis l’espace qui précède tout savoir ou imaginaire. Depuis cet espace de non savoir tout est accueilli naturellement, sans efforts.

Si vous faites cela au moment même où vous avez un conflit avec une autre personne, l’apparent problème se dissout immédiatement. Parce que vous vous détendez dans l’espace même depuis lequel le problème est apparu, dans l’espace qui est sans problèmes.

Voir depuis et se reposer dans l’espace qui précède tout problème nous permet de réaliser que nous partageons le même espace.

Reconnaître en Vous cet espace qui précède toute pensée et toute perception n’est pas une façon de se dissocier de l’expérience, de se couper de l’autre, de se détacher fallacieusement des émotions, ni de fuir la situation.

Dans cette invitation, vous vous connectez au contraire à l’espace que nous avons tous en commun, la seule chose, ou « non chose » que nous pouvons réellement partager, parce que c’est Cela que nous sommes vraiment. Cela ouvre la possibilité d’une relation totalement nouvelle, fondée sur une interconnexion globale, plutôt qu’une relation duelle de face à face, où l’interaction est fondé sur les images et les conditionnements du passé.

Vous n'avez jamais été face à face comme le disait Douglas Harding (La Vision Sans Tête) mais toujours face là-bas à non face (espace vide) ici.

Vivre à partir d’un authentique « je ne sais pas » détend immédiatement tout le corps et reconfigure le système nerveux et le cerveau à partir de cette plénitude de ne rien vouloir, rien posséder, rien savoir et ne ne rien être.

Sentez la plénitude sans nom lorsque vous réalisez dans l’instant que vous n’avez jamais rien su, et que tout ceci est un impénétrable et incomparable mystère devant lequel vous ne pouvez que vous incliner, vous émerveiller et dire : Merci.



NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelledans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

Un chantre de la non dualité : Leonard Cohen

Un chantre de la non dualité : LÉONARD COHEN
LOVE ITSELF -


Le chemin de vie de Leonard Cohen, cet immense artiste, a été un chemin d'épuration vers la lumière. Dans les années 90, il suit son maître Zen Joshua Sasaki Roshi, très ancré dans la tradition d’irrévérence et de folle sagesse propre au rinzaî. Il est resté pendant 6 ans au Mount Baldy, pour réaliser comme le disait le moine et poète anticonformiste Ikkuy : « J’aurais tant aimé t’offrir des friandises, mais hélas, l’école du zen n’offre rien ». Il a même prononcé ses vœux de moine en 1996.

Mais en janvier 1999, il descend de sa montagne, quitte le Mount Baldy et son maître Roshi. Pour repartir aussitôt vers Bombay et retrouver le disciple de Nisargadatta Maharaj, Ramesh Balsekar. Il se rend pendant quelques mois à l’enseignement non duel que Ramesh dispense quotidiennement. Le message non duel semble l’alléger. Et comme il le dira : en anglais enlightenment signifie à la fois illumination ou éveil mais également allègement.

Il nous a légué de magnifiques témoignages de cette mort de la personne, de cet allègement ultime, que la musique, la poésie et le chant savent parfois mieux suggérer que la plupart des maîtres éveillés ou enseignements non duels.

LOVE ITSELF - LÉONARD COHEN

The light came through the window
Straight from the sun above
And so inside my little room
There plunged the rays of love
In streams of light I clearly saw
The dust you seldom see
Out of which the nameless makes
A name for one like me
I'll try to say a little more
Love went on and on
Until it reached an open door
Then love Itself, love itself was gone
All busy in the sunlight
The flecks did float and dance
And I was tumbled up with them
In formless circumstance
I'll try to say a little more
Love went on and on
Until it reached an open door
Then love itself, love itself was gone
Then I came back from where I'd been
My room, it looked the same
But there was nothing left between
The nameless and the name
All busy in the sunlight
The flecks did float and dance
And I was tumbled up with them
In formless circumstance
I'll try to say a little more
Love went on and on
Until it reached an open door
Then love itself, love itself was gone
Love itself, love itself was gone

Traduction 

La lumière a traversé ma fenêtre, 
Venant tout droit du soleil en haut, 
Et c'est ainsi qu'à l'intérieur de ma petite chambre 
Les rayons d'Amour ont plongé. 
 

Dans les rivières de lumière j'ai vu clairement 
La poussière qu'on voit rarement, 
D'où Le Sans Nom donne 
Un Nom à quelqu'un comme moi. 
J'essayerai de dire un peu plus: 
L'Amour continuait encore et encore 
Jusqu'à atteindre une porte ouverte -- 
Et puis l'Amour lui-même 
L'Amour lui-même a disparu. 
Tous affairés dans la lumière du Soleil 
Les petites taches de lumière flottaient et dansaient, 
Et j'ai dégringolé avec elles  Dans des circonstances sans forme.
J'essayerai de dire un peu plus: 
L'Amour continuait encore et encore 

Jusqu'à atteindre une porte ouverte -- 
Et puis l'Amour lui-même 

L'Amour lui-même a disparu. 
Et puis je suis revenu de là où j'étais. 

Ma chambre n'avait pas changé -- 
Mais il ne restait plus rien 

Entre Le Sans Nom et Le Nom. 
Tous affairés dans la lumière du Soleil 

Les petites taches de lumière flottaient et dansaient, 
Et j'ai dégringolé avec elles 

Dans des circonstances sans forme. 
J'essayerai de dire un peu plus: 

L'Amour continuait encore et encore 
Jusqu'à atteindre une porte ouverte -- 

Et puis l'Amour lui-même, 
L'Amour lui-même a disparu. 

L'Amour lui-même a disparu.


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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samedi 17 mars 2018

Apparent oubli et apparente réalisation


Apparent oubli et apparente réalisation 


Quand le véritable « Je » sans forme se divise entre un sujet qui perçoit et un objet qui est perçu, l’unicité de la pure subjectivité perd son équanimité. Il se trouve alors divisé en des pôles opposés comme négatif ou positif, bien et mal, amour et haine, beau et laid, au travers de la dualité du sujet et de l’objet.

Le Sujet ayant momentanément oublié sa vraie nature, source de toute la manifestation, se considère désormais comme une entité séparée, un moi personnel, doté de libre arbitre et du point de vue relatif, il semble endurer l’expérience de séparation, de la douleur et du plaisir.

Sur un plan absolu, il n’y a certes personne pour souffrir. Mais tant que vous vous prenez pour une personne, il est inévitable de ressentir un sentiment de séparation et des conflits avec les autres, l’environnement, dieu et le monde. 

Cette objectivation de notre subjectivité ultime est la cause de toute souffrance.

Je me suis pris pour une chose dans le monde. Une chose parmi les choses. Un humain parmi les humains, un homme, une femme, avec un âge, une histoire, riche ou pauvre, intelligent ou stupide, en bonne santé ou malade, avec des caractéristiques et des préférences.

Je me suis pris pour ce que les autres voient de moi et m’ont dit que j’étais : un nom et une forme.

Le langage et la société me voient comme un organisme corps mental, et c’est ainsi que j’ai appris à me considérer.

Je me suis pris pour une troisième personne. J’ai cru que le corps mental était la source de la perception. Par manque d’attention, par habitude, par imitation, par peur, je n’ai pas pu remettre cette erreur d’identification en question et, je suis demeuré prisonnier des conditionnements qui me maintiennent dans une sorte de transe où prévaut une carence essentielle.

La désidentification totale avec cette entité séparée illusoire est la seule solution à la souffrance et au conflit sans le monde.

Que devez vous réaliser ? Que toute la manifestation n’a aucune vérité propre ou autonomie. Elle est toute entière une expression de vous en étant que Sujet absolu, sans forme et sans âge.

L’organisme corps mental auquel vous vous référiez jadis en tant que vous-même est désormais une simple perception transitoire apparaissant disparaissant en Vous et en tant que Vous, de la même façon que les "autres personnes", les arbres, les voitures, les ordinateurs, les merles et les étoiles.

L’apparent sujet (l’entité corps mental) et l’apparent objet (corps, mental, et monde) sont tous deux des expressions de la même Conscience Universelle et impersonnelle.

Et, c’est Cela que vous êtes.

Lorsque dans la Chandogya Upanishad il est dit : Tat Tvam Asi, Tu es Cela, c’est Cela à quoi il est fait référence. Vous êtes le Sans Forme prenant la forme de toute perception, de toute la manifestation.

En tant que Cela, il est impossible de souffrir, car il n’y a là aucune expérience de séparation. 



Et, c’est Cela que le roi Janaka reconnaît être lorsqu’il affirme à son maître de 12 ans, Ashtâvakra :

« Je suis la pure Conscience, mais par ignorance, je me suis imposé des limitations. Avec cette constante certitude, je demeure dans la Conscience sans aucune conceptualisation. »

« Je suis maintenant convaincu que tout l’univers, y compris ce corps, est sans substance, et que ce que je suis est pure Conscience. Alors sur quel fondement la conceptualisation peut-elle encore s’appuyer ? “

Cette évidence s'éclaire lorsque vous arrêtez de vous prendre pour une forme, une histoire, un ensemble de préférences, et un corps avec un âge.

Vous redécouvrez que ce que vous êtes réellement ne peut être et n’a jamais été  l’agent agissant, que vous n’avez jamais cessé d’être le véritable témoin sans forme et sans âge de tous les événements, des actions et des pensées, exactement comme dans un rêve.

Vous découvrez alors qu’il n’y a jamais eu de souffrance réelle, que l’idée de l’identification et de la désidentification sont toutes deux des idées faites de la même substance que Vous-même en tant que la Conscience universelle et impersonnelle.

Cette réalisation ne peut survenir que lorsqu’il y a discrimination entre le transitoire et le permanent, l’illusoire et le Réel. Il doit y avoir dans un premier temps un clair détachement du corps mental, de toute identification exclusive.

Le corps mental, même s’il semble s’arroger la primauté de la perception, doit être vu pour ce qu'il est : un simple objet de perception, un ensemble de perceptions perçues par le témoin originel.

Lorsque cette discrimination entre le corps mental et la Présence Témoin est clairement établie, alors le témoin de la manifestation et la manifestation sont vus comme étant de la même substance et toute dualité - même subtile - s’effondre dans une plénitude sans nom et sans objet.

Du point de vue Absolu, il n’y a évidemment ni chemin ni identification, ni désidentification. Ni dualité, ni non dualité.


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelledans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

Simple invitation contemplative à réaliser votre vraie nature


 Invitation contemplative à réaliser votre vraie nature 


Voyez à quel point vous vous laissez sans cesse embarquer par les pensées.

Les pensées semblent avoir un pouvoir d’hypnose d’une puissance inégalée.

Tant que les pensées sont crues comme étant vraies, vous avez sans cesse l’impression d’être entraîné dans le passé ou dans l’avenir, ailleurs qu’ici, plus tard que maintenant.

Les humains passent la plupart de leur temps à ressasser des pensées inutiles au service de la maintenance d’une entité séparée illusoire. Vous récapitulez les actions ou les non actions et les expériences ou les non expériences du passé, et vous vous projetez dans des arborescences sans fin dans les expériences d'un futur inexistant, simplement en vue de maintenir la meilleure image de vous-même. 

Le mental sert essentiellement à rassurer une entité inexistante, à reconfigurer un imaginaire sans cesse instable et transitoire pour le rendre acceptable. Vous passez la plus grande partie du temps à essayer de rendre réel et éternel quelque chose qui par nature est illusoire et transitoire.

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Prenez maintenant un temps pour observer de façon neutre la course de vos pensées présentes en ce moment. 

Constatez que les pensées sont de simples perceptions qui vont et viennent. 

Si vous ne faites pas référence à la mémoire ni aux associations mentales, d’où viennent les pensées ? Où partent-elles ?

Impossible de le savoir. Elles semblent surgir de la vacuité et y retourner.

Et Vous, Vous êtes présent avant, pendant et après leur apparition. 

Finalement, c’est la seule non chose que Vous ne pouvez pas ne pas être : Présence consciente dans laquelle apparaissent et disparaissent les pensées et les perceptions.

Vous n’apparaissez pas et ne disparaissez pas avec elles. N’est-ce pas ?

Posez-vous la simple question : suis-Je du côté de ce qui est perçu (des pensées) ou du côté de Cela qui perçoit ?

Vous êtes nécessairement Cela qui est présent et conscient des pensées, de Cela par quoi et en quoi les pensées sont perçues.

Et, Cela qui perçoit les pensées ne peut être Lui-même perçu puisque c’est Cela à partir de quoi tout est perçu. 

Attention, prenez vraiment un temps pour voir si vous êtes en accord avec cela ? Car cette simple réalisation est susceptible de provoquer un basculement définitif vers la Présence déjà éveillée que vous êtes !

N’est ce pas évident ?

Qu’est-ce que c’est que cela qui perçoit ?

C’est simplement Cela.



Qu’est-ce que c’est ? 

Écoutez non pas avec vos deux petites oreilles, ou votre cerveau. Laissez tomber vos idées reçues à propos de ce qui écoute, laissez tomber vos savoirs de seconde main et les représentations contenues dans vos livres de biologie.

Écoutez vraiment ! C’est la Présence consciente qui écoute, qui s’écoute elle-même. 


Le silence écoutant le Silence qui écoute le Silence qui...

Dans la Kena Upanishad il est dit : « ce n’est pas ce que les oreilles entendent, c’est ce par quoi les les oreilles entendent, tel est le Brahman, et non cela qu’on honore comme tel."

Ce n’est pas une forme, ni un nom, ni un son. Ce n’est pas une pensée, une sensation ou une émotion. Nous pourrions dire que c’est le champ dans lequel tout apparaît et disparaît, le champ infini dans lequel tout se manifeste, le champ sans lequel aucune perception ne pourrait survenir.

Soyez attentif à ce champ sans lequel rien ne pourrait se produire. Il a beau être impersonnel, c’est votre plus grande intimité. 

Attention : Si ce champ est perçu, s’il apparaît comme étant quelque chose, comme un concept, s’il a  une forme même très subtile et des caractéristiques, ce n’est pas Cela.

Qu’est-ce que c’est alors ? 

On pourrait dire que c’est la Conscience mais même avec une majuscule ce ne serait qu’un mot de plus. Et, vous avez sûrement déjà plein de représentations à propos de ce que signifie le concept conscience. 


Or, Cela dont on parle ici n’est pas une conscience personnelle. C’est LA Conscience. 


Conscience infinie, sans âge, sans structure et sans caractéristiques. C’est la Conscience pure, sans contenu.

Vous êtes cet espace de Conscience sans forme et sans âge. 

Comme elle, Vous n’avez ni début ni fin. Pure Présence atemporelle.


Ce que vous découvrez lorsque vous écoutez le silence qui en vous écoute, n’a rien à voir avec n’importe quelle expérience ou image mentale que vous pourriez avoir de vous-même en tant que moi séparé, localisé dans le temps et dans l’espace avec votre histoire et vos préférences particulières. 

Rien ne peut se comparer à cette ouverture qui demeure ici, sans être localisée et qui est disponible maintenant sans jamais avoir été située dans le temps linéaire.

C’est là, maintenant. Non pas comme une chose, mais comme une non chose. En anglais on dit nothing, no thing pour désigner le rien. Et, cette vacuité est Cela à partir de quoi ces mots s’écrivent ou se lisent.

Cela est là maintenant. La lecture de ces phrases apparaît en Cela, dans cette non chose, cette Présence atemporelle et impersonnelle.

Vous pouvez penser que tout ceci est abstrait, pas évident à comprendre, intéressant, dénué d’intérêt ou totalement faux, vous pouvez penser ceci ou cela. Mais les pensées n’ont en réalité aucune relation avec ce que vous êtes déjà, avec Cela, avec ce champ de Conscience sans forme et sans contenu.

Les pensées ne sont que de simples mouvements de l’esprit, des perceptions transitoires.

Les pensées n’ont rien à voir avec ce que nous sommes.

De la même façon les mouvements et la forme des vagues n’affectent pas la nature de l’eau, qui demeure éternellement telle quelle.

Comment faire pour entrer en relation avec cette Présence atemporelle ?

Arrêter de vous prendre pour quelque chose de perceptible, cesser de vous prendre pour un individu séparé. 

Alors qui êtes Vous ? Nous ne pouvons même pas savoir ce dont je parle. 

Ce n’est pas un objet de connaissance. 


Comment être connecté à Cela ? 

Lors des rencontres, j'entends souvent dire : je ne suis pas aussi présent que j’aimerais l’être. Parfois j’y suis, parfois je n’y suis pas. Mais il n’y a rien en quoi être et nulle entité séparée pour y être ou ne pas y être.

Ce dont on parle ne cesse jamais d’être. 

Vous ne pouvez ni y entrer ni en sortir. C’est déjà là. Tout ce qui semble entrer ou sortir apparaît et disparaît dans Cela que Vous êtes.

Lorsque je partage cette évidence, et qu’un arrêt du mental se fait chez une personne, il arrive souvent que cette personne me dise : "j’aimerais que Cela dure toujours. " Mais dés que vous croyez savoir ce que c’est que Cela, c’est que vous en avez fait une pensée, une perception, une mémoire. 

En réalité, vous ne savez même pas ce que c’est que Cela que vous aimeriez voir se perpétuer. D’où l’importance de revenir sans cesse à l’humilité du non savoir qui est tout sauf ignorance.

Dans ce « je ne sais pas » originel vous permettez à la Présence atemporelle, ce mystère inconcevable de l’Être, de se manifester dans l’évidence de l’instant. 

Alors qui êtes vous ?

Vous pouvez penser moi ou dire « Je » mais il n’y a personne pour le penser.

Je ne sais pas qui écrit ces lignes. Vous ne savez pas qui est en train de lire ces lignes. Et pourtant Cela à partir de quoi ces lignes s’écrivent et se lisent maintenant est là même non chose, la même Présence atemporelle, la même Conscience impersonnelle. 

Si vous réalisez que vous ne savez vraiment pas, vous ne savez même pas ce que c’est que cela qui dit 
« Je ne sais pas »....

Les actions n’ont rien à voir avec ce que vous êtes. Dans la Présence atemporelle il n’y a rien à accomplir, nul devenir, nul désir et nulle peur.


Vous avez juste à demeurer en cet espace où vous n’avez besoin de rien, où tout est parfaitement accompli, où tout émerge et se résorbe.

En ce lieu sans lieu vous trouvez la paix et la complétude absolues que vous avez toujours cherché.

Il n’y a là aucune destination ultérieure à atteindre, aucun problème à résoudre.

Dans ce non état, ici et maintenant, hors du temps et de l’espace, il est absolument impossible de souffrir.

Tout y est constat. Pure constatation, sans commentaire. Pure félicité d’être. 

Les pensées ne laissent pas de traces dans cet espace sans personne. Elles se dissolvent comme les pas sur le sable ou les nuages dans le ciel.

Tout se fait le plus naturellement du monde lorsque vous êtes dans votre état naturel. Et, une joie sans cause imprègne tout votre être. 

Et, si des micro mouvements se forment et que des pensées émergent dans l’espace, vous les contemplez tels des nuages vagabonds.

Tout apparaît en vous et en tant que vous.

Car en réalité, Vous qui faites l’expérience des pensées et les pensées êtes de la même substance, de la même Conscience. 

Fin du rêve.


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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