Dan SPEERSCHNEIDER - La complétude est ce que nous sommes. Nous ne pouvons donc ni l'atteindre, ni la perdre. Simplement réaliser que nous ne sommes pas un moi séparé. Ce blog est dédié à la réalisation du Soi pour célébrer l'émerveillement d'être. Partager une perspective non-duelle par le biais de textes, dialogues, jeux d'éveil de l'attention, poèmes et musiques. Il est dédié à la réalisation de votre véritable nature.
Prochain satsang pour reconnaître notre vraie nature de paix, de complétude et d’amour que sommes déjà ce dimanche 23 mars à 19h30.
Cette rencontre se fera en présentiel ET par zoom (gratuit, numéro de réunion 830 899 8788).
Si vous venez sur place prévenez-moi sur mon mail adnnn1967@gmail.com pour avoir l’adresse. Sur place nous ferons auberge espagnole après le satsang avec ce que chacun aura apporté. C’est aussi un moment de convivialité et de célébration.
Le blog éclore-en-conscience, la chaîne YouTube et les satsang bi-mensuels sont gratuits mais si vous voulez faire un don en conscience pour contribuer à soutenir le travail pour la chaîne YouTube et ces partages, c’est possible et bienvenu par PayPal en cliquant sur ce lien :
Il reste quelques places pour le prochain stage de 9 jours à Paris du 12 au 20 Juillet dans le Gard près de Salazac 30260.
Pour des séances de guidance vers la réalisation non duelle sur place ou par zoom, et/ou une séance d’accompagnement énergétique pour dissoudre l’impression de séparation telle qu’elle se manifeste dans le corps sous forme d’émotions bloquées et de peurs ou de désirs inconscients, veuillez me contacter au 0663769081, ou par mail : adnnn1967@gmail.com
Toute perception baigne - comme une vague dans l’océan - dans la conscience.
Ainsi qu’elle est la distance entre l’être présent et conscient que Tu es ultimement et les perceptions, c’est à dire, le monde, les objets, les apparents autres, le corps, les émotions, les pensées ?
Aucune distance, et donc aucune séparation.
Réalise-le.
On appelle cette absence de séparation entre Toi et les perceptions amour.
Sens-le.
Tu es la Conscience prennant en apparence la forme de tout l’univers.
Quelles que soient les perceptions changeantes Tu demeures immuable et imperturbable. Tu découvres que Tu es la Paix inconditionnée.
Cette vérité Tu dois la re dé couvrir par toi-même en toi-même. Jusqu’à ce soit d’une clarté indubitable.
Quand ? Maintenant
Où ? Ici
Cette vérité Tu dois la re dé couvrir par toi-même en toi-même.
Comme disait Jacques Brel : Quand on n’a que l’amour
Nous pourrions dire : Quand on n’est que l’amour …
Nostalgie en danois ma langue natale se dit « hjemvé »et signifie littéralement douleur de la maison
Nous cherchons tous à mettre définitivement fin à cette nostalgie qui au fond n’est jamais vraiment la nostalgie d’une expérience mais la nostalgie du oui à l’expérience, de l’ouverture du cœur, la nostalgie de l’être qui laisse un goût d’amertume dans le cœur.
Au travers de cette méditation guidée, vous cesserez d’être un chercheur pour devenir Le trouveur, ou plutôt ni l’un ni l’autre. Car en réalité c’est ce que vous cherchez qui vous cherche et se retrouve … Car tu es ce que tu cherches.
Lorsque Maitre Eckart affirme que « Le sol de mon âme et le sol de Dieu sont un seul et même sol », il fait la même expérience que le père de Svetateku dans la Chandogya Upanishad qui enseigne à son fils que « Cela Tu l’es » (Tat Tvam Asi), la même expérience que Jésus qui dans les évangiles affirme que « moi et le Père sommes Un ».
La spiritualité authentique, c’est à dire la non dualité, qu’elle que soit la culture ou la tradition dans laquelle cette évidence émerge, est essentiellement la reconnaissance que tout est Un, et que profondément ce que Je suis est de la même nature que cet Un qui se manifeste en tant que tout l’univers.
Lorsque cette évidence océanique vous submerge vous pouvez à chaque instant, et ce quelle que soit l’expérience, sentir et comprendre que « Je suis Sans Forme qui prend toute forme ».
Vous êtes à la fois totalement hors du monde et de l’espace temps et en même temps en totale intimité avec chacune de ses multiples manifestations, de même que le même océan prend la forme d’une multiplicité de vagues.
Ici la Connaissance est une reconnaissance que tout est Un et que Vous êtes ce Un. Il n’y a donc aucune séparation au niveau profond entre Vous et les choses et les êtres. Nous sommes tous faits du même Un.
C’est pour cela que cette reconnaissance est amour.
Ça pense et ça dit Je depuis plus de six mille Ans et au moins mille fois par jour sans savoir Qui ou Quoi est ce Je qui s’oublie en jouant et veut se retrouver maintenant
Je suis rien
Je suis tout
C’est par delà bien et mal
Ça a le goût d’un Rien du tout
Plus de mien
Plus de tien
Cette vision radicale
Me fait renaître partout
Je suis vide
Je suis plein
Et mon vide est plein d’amour
Et mon amour il est sans fin
Et j’ai faim
Soif toujours
Quand j’embrasse le destin
C’est comme un doux baiser divin
Je ne suis pas ici ce que je parais êtrE là-bas c’est un secret ouvert car par icI point de visage un grand ouvert sans âge et qui dit oui à tout cet univers …
Je suis rien
Je suis tout
C’est par delà bien et mal
Ça a le goût d’un Rien du tout
Plus de mien
Plus de tien
La vie à la verticale
Me fait renaître partout
Je suis vide
Je suis plein
Et mon vide est plein d’amour
Et mon amour il est sans fin
Et j’ai faim
Soif toujours
Quand j’embrasse le destin
C’est comme un doux baiser divin
Quand les yeux pleurent Je ne pleure pas quand le Cœur souris Je ne souris pas
Quand mon âme est Blessé Je ne gémis pas Je est un autre un autre même un autre moi Moi Moi Moi-même
« J’ai eu la chance de partager ce retour à soi de neuf jours avec neuf autres belles fleurs en éclosion.
Le fait est que la voie de la connaissance n’est pas opposée à celle du senti, les deux sont complémentaires et passer par l’une, par exemple les sensations, peut permettre de révéler une vérité simple qui était voilée par une apparente résistance dans le corps. C’est ce que tu nous amène à faire merveilleusement bien, avec justesse et douceur, et beaucoup d’humour. Tu proposes de nombreux exercices, que tu appelles jeux, et c’est ainsi qu’ils sont ressentis. Plus que ça, une harmonie s’est créée dans le groupe et les moments partagés ensemble étaient très agréables. J’ai personnellement senti très fort que nous n’étions qu’un, sur le chemin du retour vers soi, vers l’amour. Merci ! »
Depuis le 1er Juin 1998, une expérience décisive, unitive et transfiguratrice, a mit ma vie de plus en plus et plus ou moins maladroitement au service de ce que j'appelai alors l'Intelligence. Dés lors, avec mes maigres capacités, je n'ai eu de cesse, de partager au travers de divers moyens habiles ou supports l'évidence que, sous notre couche de conditionnements nous sommes déjà la paix, la joie et l'amour que nous cherchions dans le monde.
Le désir d'honorer la Présence redécouverte passa notamment par une créativité inédite et des chansons qui finirent par donner naissance à un album de 14 titres auto-produit et sorti en 2005. Je n'avais aucun désir de faire carrière sur scène ni de promouvoir ce disque réalisé avec l'aide de mon talentueux ami arrangeur et flûtiste Phillippe Joulié. Mais aujourd'hui que la musique est dématérialisée, et en réécoutant récemment les 14 titres, je me suis dit que nombre d'entre eux pouvaient peut-être résonner pour toi. En effet, ces chansons viennent pour la plupart directement de cet espace ouvert en chacun de nous qui ne veut rien et ne sait rien. Elles ont été réalisées avec grand soin et de jolis moyens orchestraux, notamment guitares, batterie, saxophone, piano à queue et un quatuor à cordes de l'opéra de Paris pour plusieurs chansons. Et, elles ont pour la plupart d'entre elles pour seul objet de dire merci et de célébrer notre vraie nature. Je me suis dit que c'était dommage de ne pas aller au bout de ce désir de partage. Voici donc 20 après un lien par lequel vous pouvez découvrir, re-découvrir et télécharger ces chansons sur la plateforme musicale de ton choix : https://artists.landr.com/055905844570
Belle écoute à toi et à la joie de se retrouver au prochaines rencontres en ligne ou sur place.
Pour ceux qui chercheraient Dieu ou le Soi ou quoique ce soit d’ailleurs, écoutons ce que Dieu nous murmure sans cesse :
« Le « je suis » en toi est ma présence dans ton cœur. »
Dieu nous dit sans cesse : « Ne me cherche pas là dehors, dans la fantasmagorie du monde et des expériences. Je suis déjà ici et maintenant en toi.
Sous aucune forme particulière, certes.
Mais Je suis ta simple et évidente expérience d’être.
Chacun d’entre nous pouvons reconnaître que nous sommes en train d’être. En ce moment tu es en train d’être n’est-ce pas ?
Or, ce sentiment d’être qui n’est pas un sentiment mais plutôt une évidence n’est-il pas le même être que celui de Dieu ? Lorsque Moïse demande à la lumière qui lui enjoint de libérer le peuple d’Israël du joug des égyptiens « qui es-tu », Elle répond : « Je suis ce qui est » ou selon les versions « Je suis Je suis ».
Or, peut-il y avoir plusieurs êtres en train d’être ? Est-ce que nous pouvons faire l’expérience d’une multitude d’êtres ? Non. Nous ne faisons jamais que l’expérience en nous-mêmes d’un seul être.
Et de fait, il n’y qu’un seul être en train d’être. Il n’y a qu’un Dieu. Même les religieux fanatiques hurlent cette vérité. Peu de gens comprennent le sens profond de cela ou l’interprètent dans un sens particulier.
Comme disent les musulmans dans la première partie de leur profession de foi : « Il n’y a de Dieu que Dieu ». Au fond il n’y a qu’une seule Conscience et tout est une expression d’aune seule et même Conscience
Il n’y a que le Un apparaissent dans et en tant que tout ceci.
Texte fondamental de la Non-Dualité (V ème siècle AC) Par Maître Sosan (Bouddhisme Ch’an)
C’est le texte le plus ancien du Ch’an, œuvre du 3e patriarche chinois Sosan, mort en 606. Dans le Shin jin mei, Sosan étudie la nature profonde de l’esprit et transmet la moelle de l’enseignement de Bodhidharma et d’Eka, l’essence du zen : ni choix, ni rejet ; pas de dualité ni de discrimination ; réaliser l’unité est la voie.
Il suffit d’éviter de choisir. Si vous êtes libre de la haine et de l’amour, elle apparaît en toute clarté.
S’en éloigne-t-on de l’épaisseur d’un cheveu, un gouffre sépare alors le ciel et la terre. Si vous voulez la trouver, Ne tentez pas de suivre ni de résister.
La lutte entre le pour et le contre, voilà la maladie du cœur ! Ne discernant pas le sens profond des choses, vous vous épuisez en vain à pacifier votre esprit.
Perfection du vaste espace, il ne manque rien à la Voie, il n’y a rien de superflu. En recherchant ou en repoussant les choses, nous ne sommes pas en résonance avec la Voie.
Ne pourchassez pas le monde soumis à la causalité, ne vous perdez pas non plus dans un vide de phénomènes ! Si l’esprit demeure dans la paix de l’Unique, cette dualité disparaît d’elle-même.
En cessant d’agir pour trouver la tranquillité, celle-ci ne sera qu’un surcroît d’agitation. Recherchant le mouvement ou le repos, comment pourrions-nous connaître l’Unique ?
Quand on ne comprend pas la non-dualité de la Voie, le mouvement et le repos sont faux. Si vous repoussez le phénomène, il vous engloutit ; si vous poursuivez le vide, vous lui tournez le dos.
À force de paroles et de spéculations, nous nous éloignons de la Voie. Coupant court aux discours et aux réflexions, il n’est point de lieu où nous ne puissions pénétrer.
Revenir à la racine, c’est retrouver le sens ; courir après les apparences, c’est s’éloigner de la Source. Dans l’instant, en retournant notre regard, nous dépasserons le vide des choses du monde.
Si le monde paraît changer, c’est à cause de nos vues fausses. Inutile de rechercher la vérité, abandonnez seulement les vues fausses.
Ne vous attachez pas aux vues duelles, veillez à ne pas les suivre. À la moindre trace de bien ou de mal, l’esprit s’embrouille dans les complexités.
La dualité n’existe que par rapport à l’Unité ; ne vous attachez pas à l’Unité. Pour un esprit qui ne fabrique pas, les dix mille choses sont inoffensives.
Si une chose ne nous trouble pas, elle est comme inexistante ; si rien ne se produit, il n’y a pas d’esprit. Le sujet disparaît à la suite de l’objet ; l’objet s’évanouit avec le sujet.
L’objet est objet par rapport au sujet ; le sujet est sujet par rapport à l’objet. Si vous désirez savoir ce que sont ces deux entités, sachez qu’à l’origine elles sont vides de substance.
Dans ce vide unique, les deux se confondent et chacune contient les dix mille choses. N’essayez pas de distinguer le subtil du grossier ; comment prendre parti pour ceci contre cela ?
L’essence de la grande Voie est vaste ; il n’y a rien de facile, rien de difficile. Les vues restreintes sont hésitantes et méfiantes ; plus on pense aller vite, plus on va lentement.
Si nous nous attachons à la grande Voie, nous perdons la justesse ; dans l’intention, nous nous engageons sur un chemin sans issue. Laissez-la aller et toutes choses suivront leur propre nature ; l’essence ne se meut pas ni ne demeure en place.
Écoutez la nature des choses et vous serez en accord avec la Voie, libre et délivré de tout tourment. Lorsque nos pensées sont fixées, nous tournons le dos à la vérité ; nous nous embrouillons et sombrons dans le malaise.
Ce malaise fatigue l’âme : à quoi bon fuir ceci et rechercher cela ? Si vous désirez suivre le chemin du Véhicule unique, N’ayez aucun préjugé contre les objets des six sens.
Quand vous ne les repousserez plus, alors vous atteindrez l’illumination. Le sage ne poursuit aucune tâche ; le sot s’entrave lui-même.
Les choses sont dépourvues de distinctions ; c’est notre attachement qui leur en confère. Vouloir comprendre et utiliser l’Esprit, n’est-ce pas là le plus grand de tous les égarements ?
L’illusion engendre tantôt le calme, tantôt le trouble ; l’illumination détruit tout attachement et toute aversion. Toutes les oppositions viennent de la pensée.
Rêves, illusions, fleurs de l’air, pourquoi s’exténuer à vouloir les saisir ? Gain, perte, vrai et faux disparaissent en un instant.
Si l’œil ne dort pas, les rêves s’évanouissent d’eux-mêmes. Si l’esprit ne se prend pas aux différences, les dix mille choses ne sont qu’une unique Réalité.
En nous donnant au mystère des choses en leur réalité unique, nous oublions le monde de la causalité. Lorsque toutes les choses sont considérées avec équanimité, elles retournent à leur nature originelle.
Ne cherchez pas le pourquoi des choses : vous éviterez ainsi de tomber dans le monde des comparaisons. Lorsque la tranquillité se meut, il n’y a plus de mouvement ; Lorsque le mouvement s’arrête, il n’y a plus de tranquillité.
Les frontières de l’Ultime ne sont pas gardées par des lois. Si l’esprit est illuminé par l’identité, toute activité cesse en lui.
Une fois les doutes balayés, la vraie confiance luit, forte et droite. Rien à retenir, rien à se remémorer.
Tout est vide, rayonnant et lumineux par soi-même : n’épuisez pas les forces de votre esprit. L’Incomparable n’est pas mesurable par la pensée, la Connaissance est insondable.
Dans la Réalité telle qu’elle est, il n’y a ni autrui ni soi-même. Si vous désirez vous y accorder, une seule parole possible : non-deux !
Dans la non-dualité, toutes choses sont identiques, il n’est rien qui ne soit en elle. Les visionnaires en tous lieux y ont accès ainsi.
Le principe est sans hâte ni retard ; un instant est semblable à des milliers d’années. Ni présent ni absent et cependant partout devant vos yeux.
L’infiniment petit est comme l’infiniment grand, dans l’oubli total des objets. L’infiniment grand est pareil à l’infiniment petit, lorsque l’œil n’aperçoit plus de limites.
L’existence est la non-existence, la non-existence est l’existence. Tant que vous ne l’aurez pas compris, vous demeurerez agités.
Une chose est à la fois toutes choses, toutes choses ne sont qu’une chose. Si vous pouvez seulement saisir cela, il est inutile de se tourmenter au sujet de la connaissance parfaite.
L’esprit de confiance est non duel ; ce qui est duel n’est pas l’esprit de confiance. Ici les voies du langage s’arrêtent, car il n’est ni passé, ni présent, ni futur.
Mise en pratique du Shin jin mei dans un jeu de révélation dans cette vidéo issue de ma chaîne YouTube :
———— Cette traduction française par Jean Bouchart D’Orval du Sin Sin Ming est inspirée de la belle version de L. Wang et J. Masui (revue par le professeur P. Demiéville du Collège de France) telle qu’elle apparaît en pages 205-209 de l’ouvrage Tch’an – Zen : Racines et floraisons, numéro 4 de la nouvelle série de la collection Hermès, éditions Les Deux Océans, Paris, 1985. Certains passages ont été empruntés à la traduction de Daniel Giraud dans Seng Ts’an : Hsin Hsin Ming, traité de spiritualité Ch’an du VIe siècle, éditions Arfuyen, Paris, 1992, ISBN 2-908825-19-8.