À la suite d’un short intitulé « Je suis la liberté », quelqu’un commente : « La liberté peut être dérangée par une migraine, et là on s’aperçoit qu’il y a bien une tête posée sur les épaules. Je me demande d’ailleurs si un individu privé de la vue peut s’éveiller à cette illusion. »
Réponse : La liberté évoquée ici ne peut pas être plus dérangée par une migraine que l’écran de cinéma ne l’est par la frustration, l’impuissance, le deuil ou la souffrance physique d’un personnage. Quand le personnage saigne, l’écran ne saigne pas.
Il peut sembler, par inattention, par habitude ou par absence d’investigation, que la liberté se perd. Mais en réalité… rien n’est jamais perdu, ni gagné, ici et maintenant.
La liberté n’est pas celle du personnage. Elle est celle de l’écran, libre du film.
Être ne se perd pas ni ne s’obtient.
Certes, certaines scènes paraissent plus intenses sur l’échelle du drame. Mais pour l’écran, tout reste paisible. Il suffit de le vérifier directement en toi-même et par toi-même. Quand ? Maintenant ! Où ? Ici !
Et parfois, la vie, à travers une migraine, une douleur ou une épreuve quelconque, vient simplement révéler notre degré d’hypnose, et offrir l’occasion de voir clair à nouveau, au cœur même du rêve.
Belles investigations et éclosions à toi.
Amor fati.

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