Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

dimanche 5 avril 2026

Pâques non duelles

 


La tombe vide de Jésus, telle qu’elle est racontée au matin de Pâques dans les Évangiles, n’est pas seulement un miracle. Elle est comme un signe discret, une invitation à regarder et à vivre cette fête de Pâques autrement. Ce que les proches de Jésus  découvrent, ce n’est pas quelque chose en plus, mais quelque chose en moins, une absence, et dans cette absence, une qualité de présence inattendue, silencieuse, ouverte.

Dans la perspective non duelle, cela résonne profondément. Lorsque le nom et la forme se retirent, ce qui demeure n’est pas un vide mort, mais ce qui a toujours été là, sans limite, sans naissance ni disparition. La tombe vide ne nous dit pas que quelque chose a été perdu, elle révèle que l’Essentiel n’a jamais dépendu de ce qui apparaît.


C’est peut-être pour cela que depuis tant d’années, chaque fois que je me tiens devant une tombe ou que je participe à l’enterrement d’un ami ou d’un proche, je ne suis pas seulement confronté à l’absence, et bien sûr des émotions peuvent surgir, mais aimanté par une présence plus vaste, plus douce, plus tangible. Soudain ce que l’on partageait réellement avec l’autre, la Présence mais qui se drapait dans une expérience de couleurs, de formes, de sensations et perceptions se révèle dans toute sa splendeur et son évidence. 


C’est aussi ce que m’a partagé récemment mon ami Alain Maroger, après la disparition de sa compagne Nicole, avec qui nous partagions l’essentiel. Il me disait que, parfois, depuis sa disparition elle lui semblait plus proche que jamais. Non pas comme une image ou un souvenir, mais parce qu’il a appris à faire confiance à ce vide, ou plutôt à reconnaître que, lorsque nous nous vidons de nos projections, de nos peurs, de nos attentes, de nos pensées qui anticipent ou qui ressassent, alors quelque chose se révèle. Une présence simple, sans visage, qui n’appartient à personne, et qui pourtant animait déjà celle qu’il aimait.


Ce que les traditions non-duelles ne cessent de rappeler, c’est que ce que nous sommes réellement ne naît pas et ne meurt pas. Les formes apparaissent, disparaissent, mais ce dans quoi elles apparaissent ne change pas. Et parfois, c’est précisément lorsque la forme s’efface que cela devient le plus évident. 


Alors la tombe vide n’est plus seulement un événement du passé. Elle devient une porte, une reconnaissance possible, ici même, maintenant.


Et peut-être que ce que tu ressens Toi aussi, ici et maintenant, en lisant ces mots, ce vide aimant, qui n’est rien d’autre que cela.


Je t’invite à renaitre à ce même vide et ce soir ensemble lors du Satsang nous célébrerons ensemble la plénitude de cette vacuité de notre vraie nature omniprésente à 19h30. 


Paix et amour 


Amor Fati 

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