Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

jeudi 11 janvier 2018

De « Je suis quelqu’un » à « je ne suis rien » et « je suis tout. »


Lorsque l’on prend le temps d’investiguer la nature d’un certain nombre de concepts,  à partir non pas des concepts déjà existants mais de l’expérience directe et dans l’évidence de l’instant présent, un changement radical de perspective est susceptible de se produire.

Si je ne fais pas référence à mes savoirs de seconde main, il est évident que ce que j’appelle le monde et qui semble apparaître À un moi (corps-mental) séparé, apparaît en réalité EN moi.

En retournant la flèche de l’attention à 180 degrés vers cela qui perçoit, comme dans la pratique de Douglas Harding de la Vision sans tête, nous découvrons non pas comme nous l’imaginions une tête et deux petits yeux, une personne séparée à l’origine de la perception, mais un grand espace sans forme, sans couleurs, sans âge, sans identité, un vide conscient et transparent. Ce vide nous ne pouvons pas le voir bien sûr comme nous verrions une forme, puisque c'est ce à partir de quoi tout est perçu, mais nous pouvons le pressentir, et nous pouvons en avoir soudain l’intime conviction.

Ce vide est bien sûr immédiatement empli des couleurs du monde.

Dans l’évidence de l’instant présent et de l’expérience directe, je ne suis donc pas un corps mental, une chose parmi les choses, une chose à distance des autres choses.

Pour les autres j’apparais certes comme un corps mental parmi d’autres corps-mental, une personne avec un nom, une chose parmi les choses. Pour les autres j’apparais comme un objet dans le monde, un objet à distance des autres objets. 

Mais pour moi-même je suis une non chose, une ouverture infinie. Je ne suis rien de perceptible ou de concevable. Pour moi-même je suis à la fois nulle part et partout. De mon point de vue subjectif et ultime, dans l’expérience directe, je suis une non chose contenant toutes les choses.

Je contiens le monde. Le monde apparaît dans l’espace au-dessus des épaules.

Quel changement de perspective ! Un changement de paradigme !



Ce que je suis ne peut pas se situer quelque part ! Je suis ici, mais cet ici est à la fois partout et nulle part.

Comme on avait coutume de le dire dans l’Antiquité, « Dieu est un cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part. » Cela ne vaut-il pas pour moi-même dans mon expérience la plus intime de moi-même ?

Ce que je suis ne fait pas partie du monde des objets, de ce que je peux percevoir. Puisque je suis Cela à partir de quoi tout est perçu. Tout apparaît en moi qui ne peut être perçu !

C’est la première étape vers l’éveil à notre vraie nature.

Mais comme nous sommes guidés ici par le désir absolu de nous connaître vraiment, allons plus loin dans l’investigation directe.

Est-ce que les couleurs et les apparents objets perçus sont à une certaine distance de cet espace sans forme et sans âge qui se révèle lorsque vous pointez vers la source de ce qui en vous perçoit ?

Y a-t-il dans l’expérience directe une quelconque frontière entre l’intérieur et l’extérieur, le monde et vous, les couleurs et l’espace transparent ?

En réalité, si vous êtes vraiment attentif, les couleurs du monde et les perceptions apparaissent à 0 cm de distance de vous-même. Vous ne pouvez pas trouver une limite entre l’espace vide au-dessus des épaules et les perceptions.

Ainsi, vous ne pouvez pas trouver de séparation entre l’écran et les images du film.
Et, même s’il semble du point de vue du spectateur, identifié au personnages dans le film, que les personnages se meuvent, se rapprochent ou s’éloignent dans le film, en réalité du point de voir de l’écran transparent, tous les pixels de couleurs du décor et des personnages du film apparaissent à très exactement 0 cm de l’écran, qui lui demeure immuable.

Toute image du film se confond avec l’écran. Il n’y a aucune distance entre l’écran et le film. 


Et, de même, il n’y a aucune distance entre vous et le monde. Si vous êtes vraiment attentif vous réalisez que le monde apparaît comme un reflet en deux dimensions sur la surface d’un miroir. Et vous êtes le miroir du monde.

Nulle distance, nulle limite, nulle séparation entre le reflet et le miroir. Cette découverte peut évidemment être réalisée à partir des perceptions des 5 sens ainsi que de la pensée.

Cette découverte de l’unité est si bouleversante qu’elle est de nature à vous émerveiller. Elle est susceptible de provoquer des larmes de joie, d’une joie si pure qu’elle transfigure de façon définitive ce que vous appeliez "votre" vie.

Elle est de nature à provoquer un rehaussement des commissures des lèvres et des pommettes, un sourire si doux parce qu’il est sans cause. Ce sourire là provient de l’évidence que rien ne peut être ajouté ou amélioré dans l’instant à ce que vous vivez et que tout a toujours été absolument parfait tel que c’est.

Cette réalisation provoque en outre un relâchement immédiat du système nerveux, neuronal et musculaire.

Pour affirmer que je suis un corps-mental apparaissant dans le monde cela il faut être diablement inattentif et distrait. C'est le cas de l’immense majorité des 7 millards des personnes peuplant cette terre.

Mais, si par la grâce d’une interrogation sincère et soutenue, la question « où suis-je », « qui suis-je » ou « que suis-je » se pose,  que j’ai le courage de tourner la flèche de l’attention à 180 degrés vers sa propre origine et, que je laisse le mental refluer en sa propre source, alors je découvre que je suis l’inconcevable merveille des merveilles.

Le monde n’apparaît plus À moi mais EN moi et EN TANT QUE moi.

Je suis passé de la croyance d’être quelqu’un à l’évidence de n’être rien et tout à la fois.

Je suis le sans forme prenant la forme de tout ceci. 

Tu es Cela comme nous le disait déjà la Chāndogya Upanishad (VI.8.7) : "Tat tvam asi ".


Nisargadatta Maharaj disait :


« Lorsque je vois que je ne suis rien, c’est la sagesse, lorsque je vois que je suis tout c’est l’amour. Entre les deux ma vie s’écoule. »


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com


Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelledans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

vendredi 5 janvier 2018

Le penseur des pensées n'est qu'une simple pensée 


Une histoire Soufie raconte qu’une nuit, un jeune garçon n’arrivant pas à dormir, allume une chandelle et s’en va faire une promenade dans les ruelles de sa cité. Au détour d’une rue apparaît soudain l’ange Gabriel. Celui-ci demanda : « Peux-tu me dire mon enfant d’où vient cette lumière ? »
Après un point d’orgue d’investigation silencieuse, l’enfant souffla sur la flamme qui s’éteint aussitôt.
Et répondit : « Je te dirais d’où elle es venue, si tu me dis où elle est partie ! »

De même, lorsque vous cherchez le penseur des pensées vous ne le trouvez pas. Il n’y a pas d’entité cachée dans les coulisses du mental, décidant ou actionnant les pensées, ni d'entité fantôme régissant  les actes du corps-mental.

Lorsque vous tournez la flèche de l’attention à 180 degrés vers la source des pensées, vous ne trouvez point de lieu de stockage, de centre de gestion ni de contrôleur des pensées. 

Tout ce que vous trouvez c’est éventuellement des pensées transitoires désignant un penseur des pensées. Mais c’est juste une habitude de pensée. Une pensée rengaine léguée par les parents et la société, se répétant depuis des lustres, une croyance qui n’a jamais été remise en question. Ces pensées ne sont que des phénomènes transitoires apapraissant disparaissant dans une vacuité silencieuse de pensées.

On découvre alors que le penseur et l’activité mentale sont de la même substance. L’apparent penseur des pensées n’est qu’une autre pensée. De plus dans ce processus d'investigation, il est réalisé que le s perceptions, c'est à dire l'apparent penseur et la pensée sont de la même substance que le témoin sans forme de l'investigation.


L’unité sous jacente de toute la manifestation peut alors se révéler. Une intuition fulgure : toute forme n’est qu’une condensation du vide. Comme il est dit dans le Sutra du cœur, une des textes essentiels du bouddhisme : "Le vide est la forme et la forme et le vide". 

Le penseur est une simple illusion d’optique, provenant d’un manque d’attention.

Cette réalisation fait aussitôt tomber un certain nombre de dominos conceptuels comme l’idée du libre arbitre, la croyance en la responsabilité individuelle, et de tout une série d’autres dominos afférents aux précédents comme par exemple, la croyance en la possibilité de réussite ou d’échec personnel, la notion de regret, de culpabilité, de honte, d’espoir, de dignité ou d’indignité.

Le stress étant pour l’essentiel lié à la peur de faire le mauvais choix, cette réalisation augure une vie où légèreté, plénitude paix et émerveillement sont de mise.


Si la lourdeur et l’effort pointent à nouveau le bout de leur nez dans votre vie, et que les pensées semblent à nouveau susciter plus de préférences que la forme des nuages ou la pousse des arbres, c’est qu’il est grand temps de reprendre la question de l’Ange Gabriel et l’investigation à rebours des pensés pour vous demander d’où elles  viennent et quelle est la nature de l’entité présumée pensant les pensées ?


Sans l’idée erronée d’un penseur pensant les pensées, comment est-il possible d’éprouver un manque, un quelconque sentiment d'appropriation, une impression de séparation avec le monde ou d’être en conflit avec la réalité ?


Amor Fati 


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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samedi 23 décembre 2017

Stage de WE de partage de la Présence non duelle que nous sommes avec Dan 
à Nantes les 20 et 21 Janvier 2018


De 10h à 18h avec pauses
La maison de Eric prudhomme vous accueillera - Le repas sera le partage de chacun (repas végétarien). Frigo et four à disposition.

" PARTAGE DE LA PRÉSENCE NON DUELLE "
- DU SENTIMENT DE MANQUE A LA PLÉNITUDE -

La nature de l'invitation :

"Quelle joie que de partager avec vous, en amont de tout imaginaire, la Présence non-duelle que nous sommes.
Un week-end point d’orgue pour laisser se dissoudre les fausses croyances, s’éveiller au rêve, s’étonner d’être.
En constatant que, dans l'expérience directe, il n'y a jamais de séparation, toute tentative d’appropriation et peur psychologique s'effondrent.
En réalisant que toute expérience est une expression de moi-même, je réalise que je suis ce que je cherche : Conscience impersonnelle et atemporelle où rayonnent paix et bonheur inconditionnels.
Pour que cela ne soit pas une simple compréhension intellectuelle, mais une expérience vivante qui embrase tout votre être et imprègne l'environnement, il s’agit de se rendre complètement vulnérable. Je vous propose de partager cela au travers d'investigations méditatives sur la nature de la réalité, d'expériences de la Vision sans Tête et d’un jeu de questions réponses. Enfin, je vous invite à aborder cela sur le mode non duel du sentir au travers de jeux de révélation et notamment un «yoga», que l’on pourrait nommer du sentiment de manque à la Plénitude, au cours duquel je vous invite à vous mettre totalement en jeu, c'est à dire d’explorer toutes les prétentions à savoir qu'il vous manque quelque chose pour être totalement accompli maintenant. Avec, pour seul ingrédient, l'honnêteté, définie ici comme non pas penser, mais sentir ce qui est, c'est à dire « faire l'expérience de l'unité avec ». Nous verrons alors la Plénitude sans forme que nous sommes se révéler inéluctablement au sein de toute expérience, même celle qui semblait jusqu’alors inacceptable.
La croyance en un moi personnel et séparé se dissout d'elle-même, sans effort, par la simple exposition réitérée de sa nature illusoire et/ou le senti des impressions de séparation qu'elle a engendrée dans le corps sous forme de fixations et de tensions inutiles. Toute résistance à ce qui est se dévoile alors, paradoxalement, comme étant la porte la plus directe vers nous-mêmes. Nous constatons que la Réalisation impersonnelle de notre vraie nature est d'une simplicité déconcertante.
Elle ne dépend d'aucune circonstance ou expérience particulières, et est toujours disponible Ici et Maintenant en chacun de nous."

Dan


Date : 20 et 21 Janvier 2018 - 10h à 18h
Lieu : 6 Rue de la Conserverie
Participation : 100 €
Les repas végétariens ne sont pas compris. Ils seront préparés individuellement et pris ensemble.
Inscriptions : Les inscriptions sont reçues par courrier accompagnées d’un chèque de réservation de 30€

Contact et organisation : Eric Prud'homme
6 Rue de la conserverie
44100 NANTES
06 65 04 28 11
ep44100@gmail.com

mardi 12 décembre 2017

Prochaine rencontre avec Dan 

Vendredi 15 décembre à 19h



Satsang pour la joie de réaliser en nous notre véritable nature éveillée déjà présente.


Ces soirées sont une invitation à réaliser votre véritable nature par une exploration directe de la nature de la réalité. Mise en lumière de nos fausses croyances et de notre impression de séparation au travers de Jeux de Révélation, expériences de la Vision Sans Tête de Douglas Harding et investigation de la nature de la réalité par des méditations guidées et une investigation directe basée sur un jeu de questions-réponses. 

Le satsang a lieu de 19h à 21h30. Ensuite, je vous propose un repas convivial avec ce que chacun aura apporté.



Pour de plus amples informations : Blog : eclore-en-conscience.blogspot.fr Inscription (libre participation) : Tél : 06 63 76 90 81 

jeudi 16 novembre 2017

Les Rendez-Vous de l'Éveil sur internet avec Dan

Première partie


Juin 2016 : Les Rendez-Vous de l'Éveil sur internet avec Dan. Interview et questions en direct des internautes.
Première partie :


- L'invitation non duelle - Le retournement de l'attention à 180 degrés vers sa source. - Le doigt qui pointe de Douglas Harding (Vision sa Tête). - La simplicité de l'éveil - Être espace pour le monde - La méditation pour le marché (vivre l'éveil au quotidien)



NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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Le miracle absolu


Le miracle absolu est que tout nous est donné à chaque instant. Sans cause, sans raison.
Là où vous êtes maintenant vous n’avez jamais aucun besoin à combler. Vous êtes déjà absolument complet tel que vous êtes.
Il se peut que vous ayez l’impression qu’il vous manque quelque chose, et qu’un mieux être pourrait advenir si telle ou telle expérience se réalisait.
Mais cette impression ne survient que lorsque vous devenez inattentif au point de vous identifier à une pensée qui est fausse, une pensée qui n’a pas été pleinement investiguée.
Il suffit de ne pas faire semblant de partir en voyage avec la pensée et le tour est joué.
C’est tellement simple.
L’idée qu’il vous manque quelque chose ne peut advenir que si faites semblant de ne pas savoir qui vous êtes vraiment.
Revenez alors simplement à l’origine de la pensée. Allez à contre courant du mouvement de l’attention qui semble toujours vous porter de ci de là, vers l’extérieur, vers les perceptions, et, observez le mouvement de l’attention depuis sa source, depuis Cela qui perçoit tout ceci, depuis l’immuable Présence que vous êtes déjà.
En réalité, vous n’avez jamais bougé d’un iota de cet ici, vous n’êtes jamais sorti du maintenant.
La seule chose que vous ne pouvez pas ne pas être c’est être présent à ce qui est.
Essayez de sortir de l’ici et du maintenant pour voir ?
« Ô Arjuna, le Seigneur se tient dans le cœur de tous les êtres, les faisant tourner par le pouvoir de sa maya, comme s’ils étaient juchés sur un manège », dit Krishna dans la Bhagavad Gîta.
Donc, réalisant votre méprise, et sans commentaires, vous revenez simplement ici, ou plutôt, vous cessez de faire semblant de partir.
Vous êtes au point zéro, à la page blanche, à votre véritable place, celle que vous n’avez jamais quitté, sauf en imaginaire.
Ici vous trouvez un océan de plénitude, la simple et émerveillante plénitude d’être.
Vous êtes déjà ce que vous cherchez.
Belles éclosions à tous


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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dimanche 12 novembre 2017

Le Jeu de la Conscience 

Une belle histoire issue du non savoir


Réaliser sa vraie nature de Conscience atemporelle sans forme est une libération absolue du rêve de la manifestation qui met fin à toute recherche. Pourtant, de façon paradoxale, il est réalisé que Cela qui est réalisé n'avait jamais cessé d'être là. Cela ressemble à l'étrange sensation de retrouver quelque chose qu'on n'avait en réalité jamais vraiment perdu. Ce sont de bien étranges et émerveillantes retrouvailles que de naître à nouveau au premier instant de la création.

Il est réalisé que c'est l'identification erronée à ce qu'on n'était pas, à savoir un corps mental séparé,
qui causait la souffrance. Rien n'est atteint ou rajouté à ce que nous n'avons jamais cessé d'être. C'est juste une ignorance qui est vue comme telle, une pensée racine qui cesse d'être crue. La dissolution de l'ignorance qui consiste à nous prendre pour ce que nous ne sommes pas, une entité autonome et séparée, transforme radicalement notre façon de voir, sentir et être en relation avec le monde.

Cela qui se réalise ne pose pas de questions et n'a pas de réponses autres que la formulation non verbale de "je suis la Réponse" qui se caractérise pas un Silence de plénitude.

La Conscience ne demande pas pourquoi cela s'est joué comme ça, ni pourquoi cet apparent et temporaire oubli semblait avoir lieu. En effet, lorsque la Réalisation a lieu, il est su que cela n'avait pas été vraiment oublié. La Conscience n'appartient pas au temps. C'est une atemporelle Présence, un éternel Maintenant.

Par contre, lorsque qu'un élan sincère jaillit pour partager cette découverte avec ceux qui ont soif de se découvrir vraiment, on remarque que la question revient très souvent chez le chercheur vérité : Pourquoi la Conscience fait-elle cela ?

À la réponse à la question "pourquoi la Vie se manifeste ainsi", quelques traditions spirituelles non duelles et plus particulièrement l'hidouisme et l'Advaita ont élaboré la métaphore du rêve, comme Vishnou rêvant le monde allongé sur le serpent Ananta, ou celle du Jeu qui est une version plus moderne (la Lila, la Conscience joue à se prendre pour ce qu'elle n'est pas). De nombreux pointeurs non duels contemporains ont repris ces allégories. 

 
Une ombre de ténor à l'Opéra de Paris pris en flagrant délit de contentement de soi au moment des saluts...

La Réponse est alors : "La Conscience joue à apparaitre sous la forme d'un corps mental pour expérimenter la dualité."

Mais tout en se prenant pour un Moi séparé la Conscience n'oublie jamais réellement sa vraie nature, elle prétend simplement l'oublier. Paradoxe qui fait bugger tout mental en quête de sens.

Tant qu'elle s'identifie à un corps mental séparé, la Conscience éprouve un sentiment de séparation avec elle-même et en éprouve de la souffrance et expérimente des conflits.

Mais, parfois la nostalgie de réaliser sa propre nature est si puissante, que la Conscience se rappelle au sein du Jeu qu'il n'est pas le rôle qu'il interprète, mais la Conscience dans laquelle le masque et tout le scénario de la manifestation apparaissent et disparaissent. C'est exactement comme se rappeler au sein du rêve que le rêve n'est qu'un rêve et donc une illusion par rapport à la réalité du Rêveur qui rêve le rêve et que nous sommes ultimement.

Pour se rappeler complètement à sa vraie nature et trouver la Paix qui semble perdue, la Conscience momentanément identifiée à un corps mental et à l'impression d'etre séparée, entreprend une recherche. L'investigation aboutit quand l'ignorance est mise en lumière, quand l'identification erronée est vue depuis l'arrière plan de la Conscience sans Forme.

La Conscience sans forme réalise soudain la nature illusoire de la manifestation. Elle reconnaît que le monde le corps et le mental ne sont que perceptions apparaissant disparaissant en Elle. Elle reconnaît qu'elle est l'unique réalité, que Rien ne peut se manifester sans Elle.

Le mental est alors vu comme un simple jeu de la Conscience, un pur reflet qui révèle le miroir toujours immaculé de la Conscience.


On dit alors que nous prétendons avoir perdu le paradis pour la simple joie de le retrouver à nouveau.
C'est une métaphore profonde. Cela peut parfois constituer un pointeur intéressant susceptible de faire refluer le mental d'un chercheur de Vérité en sa source et révéler l'arrière plan de Conscience sans forme.

Mais, il faut reconnaître également que ceci est encore une autre histoire. Et, dés qu'une histoire est crue comme vraie, cela génère une sorte de fixation de l'attention. Toute prétention à savoir limite l'investigation dans un cadre mental et donc dans le domaine de la mémoire, du connu et donc du passé. Cela peut par conséquent représenter un obstacle à la véritable une réalisation.

Car au-delà des explications les plus subtiles la Réalisation résulte toujours d'un zoom arrière radical vers ce qui est Présent en amont des concepts et des perceptions. Et vous devez le réaliser par vous-meme en vous-même et éliminer toute perception comme n'étant pas ce que vous êtes vraiment. C'est la méthode involutive de la négation de ce que Vous n'êtes pas, le neti neti.

Vous n'êtes rien qui ne puisse être perçu.

Et, bien au-delà de cette histoire tentant d'expliquer le pourquoi du pourquoi, demeure l'éternelle question de l'enfant innocent et curieux : 

"Mais pourquoi la Conscience fait elle Cela ? "

Et, si une réponse affûtée tente un "parce qu'elle cherche à de connaître."

L'enfant demandera systématiquement : " Pourquoi veut-elle se connaître ?", "pourquoi fait-elle semblant ?", "pourquoi oublie-t-elle ?", "pourquoi aime elle jouer ?", "pourquoi est-ce la nature de la Conscience de jouer ? Et, ainsi de suite, indéfiniment.


À chaque Réponse, l'enfant innocent et plein de bon sens, posera invaiablement la question épine  : pourquoi, pourquoi, pourquoi, jusqu'à pousser dans ses retranchements ultimes le mental le plus subtil, même celui de l'adulte sérieux qui semble toujours avoir réponse à tout. Car, l'enfant pose la question depuis son cœur brûlant de la vérité la plus ingénue, afin que le mental réalise qu'il vient de ce même cœur. et afin qu'il puisse y refluer. L'enfant qui questionne à partir du cœur véritable pressent sans doute le non savoir essentiel et désire inconsciemment le partager avec l'adulte qui ne l'entend pas souvent de cette oreille et cherche au contraire à montrer qu'il sait pour faussement rassurer l'enfant et soi-même.

Mais tout est bien qui finit bien, car au final, si l'on continue le questionnement de façon radicale et authentique, le mental limité de notre condition humaine est contrainte d'avouer : "Je ne sais pas."

Le mental se tourne alors vers sa Source et s'abandonne en Elle.

L'abandon de soi est identique à la connaissance de Soi disait Ramana Maharshi.


Et, c'est précisément dans un authentique "Je ne sais pas" que ce que nous sommes vraiment peut éventuellement se réveler.

Jamais tant que nous prétendons savoir nous ne goûterons à la Vérité que nous sommes de façon directe et authentique.



"L'immense découverte à faire, la seule qui mérite véritablement d'être faite, est de comprendre qu'on ne sait RIEN - ultime et exquise délivrance ! ....Eh oui, l'ultime percée, c'est cela : la masse entière de nos opinions, de nos convictions, de nos croyances intellectuelles nous faisant l'aveu de son strict néant. Et quid du moi solidaire de cette hallucination géante ? Hallucination lui aussi. "(Stephen JOURDAIN)

Question : Je ne sais rien, et je voudrais que vous me disiez quelque chose. Ramana Maharshi : "Vous savez que vous ne savez rien. Découvrez ce qu'est cette connaissance. Cela est la Libération."

Le moment où vous dites : " je ne sais pas" est crucial. A ce moment-là, toute l'énergie qui était projetée de façon excentrique vous revient de façon concentrique, et il se produit un arrêt total. C'est dans cet arrêt total qu'il y a le "je suis". Jean KLEIN .- Transmettre la Lumière .- ed. du Relié.


"L'inconnaissance est votre état naturel " Uppaluri Gopala KRISHNAMURTI (Le mental est un mythe .- Les Deux Océans)


Amor fati

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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