Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

mercredi 16 mai 2018

Question - Réponse (échange de mails)


Question : "Merci pour tous vos textes et vidéos.
En totale résonance avec votre façon de partager ce qui est.
Une question demeure et vous aurez peut être la réponse:
Cela fait 20 ans qu'il a été vu ce que je suis vraiment, vraiment. Depuis
le retour dans l'évidence se fait fréquemment, mais il n'y a pas de
stabilisation dans un retour sans "effort".
La question est donc la suivante : la stabilisation est-elle encore un idéal illusoire à défaire?
ou bien , pour ce qui est de votre expérience directe, la stabilisation est
elle une réalité et le voile illusoire est-il immédiatement vu comme tel?


Merci d'avance."

Réponse : Merci pour votre mail.

Dans mon expérience directe, lorsque j'interroge, non pas les pensées et la mémoire, mais ce que je suis vraiment, atemporelle présence sans forme, il n'y a simplement pas de place pour de telles questions.

C'est le mental qui croit en la durée, et qui fait sans cesse des comparaisons qui voudrait arriver quelque part, s'accomplir ou s'établir.

Tous ces concepts n'intéressent absolument pas ce que je suis vraiment qui ne manque de rien et rayonne comme paix et plénitude absolues.

En même temps, si vous voulez dire par établissement dans la Présence ne plus jamais avoir la moindre identification passagère au corps mental, je crois bien que c'est une idéalisation. La mémoire du corps est puissante et des situations nouvelles sont toujours susceptibles d'en révéler certaines.

Comment savoir ? Qui saurait ?

N'avoir plus de croyances à propos de la séparation est une chose. Ne plus éprouver le moindre sentiment de séparation dans le corps en une autre. Et c'est plutôt dans le corps que se nichent les conditionnements. D'où l'importance d'une démarche d'exploration corporelle et émotionelle, une approche sur le senti pour pouvoir faire l'expérience de l'unité avec toutes les expressions dont on se croit ou se sent encore séparé.

Tant qu'il y a des préférences ou un sentiment de manque, la recherche doit être poursuivie. L'investigation sur le Soi ou l'expérience de l'unité (senti direct) avec le manque doivent être une exploration directe et une "pratique" quotidienne, à tous les étages de la vie, surtout au sein des zones d'ombre inavouables qui ne manqueront pas de ressurgir dés que l'on prétend être arrivé quelque part ou simplement de savoir à nouveau.
Entre comprendre intellectuellement et vivre intensément ce message éternel, il y a une distance abyssale que seule une mise en vulnérabilité absolue pourrait combler.

Et s'il y a chez vous l'impression de séparation, vous ne pouvez qu'investiguer chaque fois qu'un sentiment de manque apparaît.

Tant qu'il y a l'impression de devoir faire quelque chose pour être ce que vous êtes déjà, c'est que la recherche continue. Quand l'impression de devoir chercher vous lâche, il y a une libération qui n'empêche par contre nullement l'exploration qui elle est infinie. Mais vous le faites sans but, par jeu, sans enjeu, par résonance, et par amour, et pas pour être aussi éveillé qu'un tel, améliorer l'image de vous même ou faire plaisir à votre père ou à votre maître. 

Invitation :

Tout irait très bien si seulement j'étais établi dans la Présence !

Pourquoi  ? Parce que x.
Pourquoi x ? Parce que y.
Pourquoi y ? Parce que z.
Pourquoi z ? Parce que t.
Pourquoi t ? Réponse : Je ne sais pas.  Plénitude absolue d'être sans savoir et sans vouloir.


Dans mon expérience, il y a encore des émotions et des brefs instants d'apparence de voilement qui sont tout de suite vus ou sentis. Comme si cela se faisait tout seul. Sans personne pour le faire. Donc ce n'est plus du tout un sujet de préoccupation. Ça se fait à son rythme. Chaque expérience de vie étant nouvelle, elle peut entrer en résonance avec de vieilles zones peu ou pas explorées. 
  
Comme le disait Ramana Maharshi dés que la réalisation a lieu, on arrête le moteur (croire à une entité séparée) mais le paquebot avec ses conditionnements continue encore pendant un temps assez long à avancer. Et personne ne peut prédire l'arrêt du paquebot.

Ici le masque de la personne peut apparaître avec ses nécessaires idiosyncrasies au sein de l'espace si besoin est. Il est su qu'il apparaît en moi et pas moi en lui.

C'est un jeu conscient. Soyons joueurs. Mettons nous en jeu. Tout simplement. Rendons nous vulnérables. Chaque fois que nous prétendons avoir atteint un niveau ou franchi un seuil, c'est qu'il y a une peur à explorer.

Soyons simplement honnêtes. Et soyons conscients que c'est parce que nous sommes déjà le Soi que nous pouvons discriminer entre le réel et l'irréel et transcender l'illusion d'être une personne. 

Je ne vous connais pas mais d'après ce que vous dites, là où en êtes, il me semble que le jnana yoga a fait son travail. Vous pouvez bien sûr continuer à faire le neti neti (ni ceci ni cela) en réalisant que chaque perception qui apparaît n'est pas plus ce que Vousêtes réellement que les pixels d'un film apparaissant sur un écran.  

Mais je vous suggérais plutôt d'aller vers le senti direct des tensions corporelles et des émotions. 

Je vous invite à faire un Skype ensemble pour faire concrètement l'expérience de l'unité avec ce qui semble encore, si tel est le cas, vous restreindre ou créer un manque.

La stabilisation en tant que projet est une idée transitoire apparaissant au sein de ce qui ne change pas. Réalisez que cela qui constate l'absence de stabilisation n'est pas instable et le tour est joué. 

La réalisation est toujours disponible maintenant. Si la stabilisation est un projet, c'est que vous fuyez quelque chose ici et maintenant. Réalisez-le et sentez tactilement, sensoriellement, vibratoirement( sans pensées, sans jugements, sans comparaisons, sans commentaires), ce que cela fait que de ne vouloir être établi et de ne pas pouvoir l'être (désir et résistance). Sentir est non duel. Personne ne sent. La personne est absente lorsqu'il y a pur senti. Puis, réalisez que celui qui sent (l'apparent sujet) et cela qui est senti (l'apparent objet) sont tous deux faits de la même substance, de la même Présence, de la même Conscience, de la même Vacuité. Se révèle, au-delà de toute forme et de toute perception votre vraie nature sans forme et sans âge.

VOUS ÊTES LE SANS FORME PRENANT TOUTE FORME.

Belles éclosions à vous 


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelledans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

mercredi 9 mai 2018

Feel it

Feel it : Ressens-le

Feel how it feels to feel : Sentez ce que cela fait de sentir

Sentir est non duel. Lorsque vous sentez, il n'y a personne qui sent. Vous ne pouvez pas penser et sentir à la fois. La voie du senti est la voie de l'amour qui vous permet de réaliser de façon directe que tout dans l'univers est fait de la même substance et que Vous êtes cela. 

Une petite chanson, issu d'un album sorti en 2005 tente de célèbrer cette évidence si souvent oubliée et dont l'oubli est la cause du sentiment de séparation et de tous les conflits dans le monde...




Feel it
As long as you can bear it
Feel it
It’s the only way to heal it
Feel it
Without any thoughts or fears


Cos we’ve created so much
And can not understand
Why we had to go
And why it was so
Though it seemed that we did
What we had to do
So feel how it feels to
Feel it
As long as you are source
Feel it
Without any thorns or tears


Cos we’ve been hand in hand
And eyes in eyes
We’ve been skin to skin
And breath to breath
Exploring the land
Without any lies
Just feel how it feels to
Feel it to heal it
Meet it to beat it
Just feel how I love you
Just feel how it feels to

Feel it
As long as you are source
Feel it
It’s the only way to heal it
Feel it
Without any thorns or tears

How we were sacred when naked
And faced each other
How sparkling, how spacious
How timeless, how gracious
The world was a perfect
Reflexion of our kindness
Just feel how it feels to

Feel it
Without any thoughts or fears
Feel it
As long as you are source

How we were loving without lusting
And kissing without missing
How we were dancing out of nothing
And touching without taking
We did it as we felt it
Until we met our limit
So feel, just feel how it feels to

Feel it….
Feel it !

Amor Fati

vendredi 4 mai 2018

Rencontre à Nantes


Rencontre à Nantes

Satsang avec Dan Speerschneider
Samedi 2 & dimanche 3 juin 2018
De 10h à 18h


Voici le mail de Eric Prudhomme un ami qui organise le stage à venir :

 "Bonjour à tous,

J’avais eu le plaisir d’organiser un week-end avec Dan Speerschneider en janvier dernier.

Un temps de rencontres et de partages
Un moment d’exploration et d’investigation pour répondre à la question qui suis-je et sortir de la souffrance.

Il avait été exprimé à la fin de celui-ci l’envie de pouvoir continuer ensemble, nous avons le plaisir de vous le proposer


Un week-end pour peut-être laisser se dissoudre les fausses croyances, les sentiments de manque, s’étonner d’être…

Moment d’exploration par la présence Non-duelle.
A travers des méditations guidées, des jeux de révélation, des questions/réponses, des expériences ludiques via la « Vision sans tête » de Douglas Harding etc…

Lieu : Chez moi – 44100 NANTES
Coût du stage : 150 euros*
Possible de venir une seule journée
Repas : Apporter un repas végétarien que nous partagerons sur place


Pour ceux qui ne connaissent pas Dan, je vous propose de consulter son site internet :
Vous y trouverez ses textes et vidéos

Merci de me confirmer votre venue de préférence au plus tard le lundi 21 mai 2018
Me contacter via mail  : ep44100@gmail.com ou par téléphone :
Prud’homme Eric - 06 65 04 28 11

J’aurais à cœur de pouvoir accueillir de nouvelles personnes, n’hésitez surtout pas à transmettre cette proposition.
Même si cela touche qu’une seule personne : je serais content.

En espérant pouvoir partager ce moment avec vous bientôt, je vous remercie pour votre lecture.

Eric

* Nous ne souhaitons pas que le coût soit un empêchement pour venir, me contacter sans gêne sur cette question."

mercredi 2 mai 2018

La musique comme porte vers le Silence que Vous êtes

La musique comme porte vers le Silence que Vous êtes

                                        "This Is The Life" - du groupe LIVING COLOR...


La musique a joué un grand rôle dans ma vie d'homme mais également comme porte vers le Silence atemporel. Que ce soit Bach, Mozart, Ravel, Puccini, Shubert, Shumann, Wagner, Yes, King Crimson, Led Zeppelin, Deep Purple, Radio Head, Léo ferré, Brassens, le Shakuashi, Messian, les compositions contemporaines de mon ami Laurent Colin, Billy Holiday, Thelonius Monk, Arvo Pärt - impossible de les citer tous - chacun de ces êtres ou groupes a contribué à éveiller le Silence en moi. 

Il y aurait des centaines et des centaines de noms à citer et, la liste serait bien plus longue que la liste des amants de Don Juan dans l'opéra de Mozart excipé par Leporello ("Mille tre"). De plus, elle est extrêmement écclectique. Comme la vôtre sans doute. 

Que ce soit au travers de musiques traditionnelles ou modernes, classique, jazz, rock, variétés, à tout âge de ma vie j'ai pu être happé par une voix au timbre exeptionnel, une mélodie, un rythme, une couleur d'orchestre, un refrain, une sonorité de guitare, un rythme de batterie.

Nous sommes dans une civilisation où la musique est omniprésente. Il est presque impossible d'échapper dans nos villes à la pollution sonore et la musique présente dans tous les lieux publics, bars, restaurants ou magasins, y contribue grandement. N'oublions donc pas de nous demander  : Qu'est-ce que Cela qui entend ces sons ? Pour redécouvrir encore et encore que le Silence qui entend les bruits ou la musique n'est pas Lui-même affecté par les vibrations qui se déploeint en Lui.

Dans la Kéna Upanishad il est dit : Ce n'est pas les oreilles, c'est Cela par quoi les oreilles entendent, tel est le Brahman, et non celui que l'on honore comme tel.

J'ai donc décidé de partager de temps en temps avec vous une musique et notamment quand celle-ci et éventuellement le texte aussi comme c'est le cas ici, est susceptible d'éveiller le Silence. Surtout qu'il y a des centaines de chansons dans lesquelles des mots ou phrases agissent comme des pointeurs non duels.

Beaucoup d'histoires de la tradition du T'Chan ou du Zen racontent d'ailleurs que le basculement vers le Silence inconditionné s'est réalisé à l'écoute du chant d'un oiseau, au son d'une rivière d'un animal ou d'un gong.

Quand maître Fa Chang (11eme siècle) était sur le point de mourir, le cri d'un écureuil retentit sur le toit. "C'est juste ça, rien d'autre".
                                                                            
                                                                          ***

Un moine demanda à Hsuan Sha (835-908) : "Je viens d'arriver, j'implore le maître de m'indiquer par où entrer dans la voie du zen."
- Entends-tu le murmure du ruisseau ? Demanda Hsuan Sha. 
- Oui, répondit le moine.
- C'est là, lui révéla Hsuan Sha.

***

L'éveil peut survenir à chaque instant. Chaque son, chaque musique que vous écoutez est l'occasion de révéler qu'elle apparaît à 0 cm de vous, et qu'il n'y a nulle séparation entre l'espace silencieux qui écoute et les sons qui sont écoutés.  

Nous trouvons également dans le Vijnana bhairava tantra * (8 ème siècle), ce pur joyau du Shivaïsme du Cachemire, où 112 stances nous proposent chacune un jeu de révélation à l'Absolu. Il y a plusieurs stances où l'invitation pour réaliser notre vraie nature est fondée sur l'écoute du son :

" Il faut se concentrer sur la fin ou le commencement de n'importe quel phonème. par la puissance du vide, cet homme devenu vide prendra la forme du vide."

***

"En suivant attentivement les sons prolongés d'instruments de musique, à cordes ou autres, si l'esprit ne s'intéresse à rien d'autre, à la fin de chque son, on s'identifiera à la forme merveileuse du firmament suprême."

***
Voici une absolue et émerveillante découverte pour moi : Je vous propose une musique vibrionnante aux rythmes effrénés, du rock métal psychédélique et chamanique mais d’une beauté sidérante, des guitares aux sonorités multicolores mais qui se tordent en spirales et fluidifient vos pensées les plus figées, des harmonies flottantes susceptibles de provoquer une joie d’une inquiétante étrangeté, et un texte marteau casseur d’idoles et d’ailleurs pour couper court au mental qui invente sans cesse d’autres vies. La chanson commence comme une naissance dans l'argile, une sortie de la glaise et expire dans l'éther. Naissance et mort. Mais quelque chose ne meurt pas. Le Silence qui suit et, qui est votre Être véritable qui se révèle. J’adore.

Les paroles en anglais évoquent cette tendance très humaine d'inventer par l'imaginaire une autre vie que celle que l'on a. Sans doute parce que nous avons ce réflexe conditionné de chercher le bonheur au travers d'une liste léguée par les parents et la société. 

Alors que dans l’instant, si vous ne faites pas référence à la mémoire, ni aux associations mentales, ni aux émotions ni aux perceptions, avouez-le, vous n’avez jamais été plus heureux que ici et maintenant.

Une belle découverte par le biais d'une âme sœur, qui ramène dans l’immuabilité de l’œil du cyclone, au cœur du chaos de nos vies.

Belle écoute à vous et silencieuses révélations 



❤️🙏🏻



This Is The Life - du groupe LIVING COLOR...
« In another life
You might have been a genius
In another life
You might have been a star
In another life
Your face might have been perfect
In another life
You'd drive a better car

In another life
All your jokes are funny
In another life
Your heart is free from fear
In another life
You make a lot of money
In this other life
Everything is clear

In another life
You're always the hero
In another life
You always win the game
In another life
No one ever cheats you
In another life
You never have to change

In another life
Your friends never desert you
In another life
You never have to cry »



* Le Vijnanabhaïrava Tantra, le « Tantra de la Connaissance Suprême » est l'un des textes shivaïtes les plus anciens. Il s'agit d'un recueil de 112 stances qui sont autant de pratiques méditatives non duelles. On pourrait dire que c'eest une sorte de yoga expérientiel et contemplatif qui utilise toute la gamme des pensées, des émotions, des sensations ou des expériences comme porte vers la réalité non duelle. 

Il constitue avant tout un yoga de l'action qui s'appuye sur les sens. Il n'y a donc ici nulle division entre le sacré et le profane, le relatif et l'absolu. Dans la voie tantrique non duelle, tout est conscinece. Toute perception, toute pensée, toute émotion permet d'accéder directement à la Conscience inconditionnée. Toute la manifestation est saturée de Conscience non duelle. Rien n'est à éviter, rien n'est à rechercher. Ni désir ni peur. Juste ce qui est.
Quintessence de tous les Tantras, il se situe d'emblée sur le plan de la réalité absolue, laissant à d'autres textes le soin d'aborder réalité relative, rites, visualisations et autres enseignements.
Son dépouillement extrême propose des expériences simples pour accéder à la vérité absolue, pour que ceux qui ont la sensibilité et l'intelligence intuitive capacité pour la saisir.

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelledans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

jeudi 26 avril 2018

De l'impression de dualité à la révélation non duelle - Pratique de l'unité avec ce qui se présente


De l'impression de dualité à la révélation non duelle

Pratique de l'unité avec ce qui se présente



Mettez l'attention sur ce que vous ressentez maintenant, quel que soit la nature de ce ressenti. Positif ou négatif, agréable ou désagréable.

Puis notez votre inclination à vous en séparer, à l'étiqueter, le comparer, le contrôler, le juger, le justifier, l'analyser, l'expliquer, le comprendre. Voyez comment vous essayez immédiatement de le traduire en mots, en pensées, en concepts. Par habitude, par négligence, par peur.

Notez à quel point, lorsque l'on met l'attention sur quelque chose, on le fait avec de la pensée. Et, lorsqu'on pense quelque chose, on s’en sépare. Et, cela crée de la souffrance et des tensions dans le corps. C'est automatique. C'est peut être subtil mais c'est ainsi. Dés qu'il y a de l'intentionnalité dans l'attention, il y a une forme de tension corporelle. Ne dit-on pas que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Alors souvenez-vous-en !

Il est important de devenir très attentif pour explorer de façon tactile les tensions dans le corps et devenir familier avec notre fonctionnement et cet incessant étiquetage qui divise l'expérience directe en un observateur et un observé. Car nous sommes tout le temps en train de nous séparer de nos expériences. En pensant nos expériences plutôt qu'en les ressentant.

Dans la vie, soit vous pensez la vie soit vous sentez la vie. Il n'y a pas d'entre deux. Si vous pensez la vie, vous vous en séparez et vous créez de la souffrance et du conflit. Si vous sentez la vie, vous entrez en intimité avec tout ce qui est, et réalisez que tout est une modulation de votre Être unique sans forme. Vous êtes le Sans Forme prenant toute forme. C'est la perspective ultime, non duelle, source de plénitude immédiate et inconditionnée. 

En sentant la vie vous faites l'expérience de SatChitAnanda, concept sanscrit de l'Advaïta Vedanta, signifiant l'inséparabilité de l'Être de la Conscience (Je suis) et de la félicité. 

Lorsque l'on pense sa vie plus qu'on ne la ressent, on se sent seul et séparé et c'est de là que naissent la souffrance et la dépression. On se sent étranger à sa vie et comme rejeté de la vie. Il est donc vital de renouer avec le ressenti de l'expérience.


Vous êtes venu lire ceci pour vous sentir plus vivant et non pas pour trouver une théorie sur la vie. Bien qu'ayant étudié la philosophie à la sorbonne en une autre vie, je ne suis pas intéressé par le fait de construire une philosophie. Ce qui me touche c'est de partager avec vous ce que vous êtes déjà et de vous proposer des clés concrètes et une voie directe pour réaliser l'unité en vous-même. 

Je vous propose maintenant un petit jeu pour revenir dans le ressenti silence de chaque expérience.

Scannez votre état d'être dans l'instant. Fermez les yeux au besoin.

Puis, posez-vous la question : Qu'est ce que cela fait que d'expérimenter l'unité avec cela ?
Et vous sentez ce que cela fait. Sans pensées, sans commentaires, sans jugements, sans conclusions ou explications. Sentir, tactilement, vibratoirement, sensoriellement. 30 secondes ou une minute passent silencieusement. Sans commentaires.

Puis, vient un autre état, totalement nouveau et inattendu, un autre état conscience contenant des pensées inexplorées, des images inattendues, des sensations insolites, une émotion inconnue... 

Ressentez maintenant ce que cela fait d'être cela. Ressentez juste ce que l’on ressent lorsqu’on fait l’expérience d’être Un avec tout cela qui apparaît en vous.

Et, posez vous la question : qu'est-ce que cela fait que d'expérimenter l'unité avec cet état de conscience, avec cette douleur, avec ce doute, avec cette pensée ?


Exemple : Vous ressentez un stress.

Demandez-vous ce que cela fait que de vous sentir un avec cela. Prenez votre temps. Devenez un avec cela. Fondez-vous complètement dans ce stress. Ressentez ce que cela fait que d'être cela.

Au lieu d'expérimenter la séparation avec le stress en le pensant et en essayant de le gérer ou de le contrôler, vous permettez au sens du moi, le "je suis" de coller complètement à cette expérience. Vous vous permettez de faire l'expérience d'être ce stress. Je suis le stress. Le "je" apparent et le stress apparent se fondent tous deux dans "suis", un "je suis" préverbal, la présence indéfinie, un non état, non localisé et source de joie sans objet. L'impression de séparation s'efface et une paix inconditionnée se révèle. C'est la paix d'être. Une paix non dépendante, toujours disponible. C'est Vous.

Maintenant, à nouveau que ressentez-vous ? C'est important de rester au contact avec ce qui se passe.

Peut-être sentez-vous plein de choses qui se mélangent. Ok, restez alors avec ça et ressentez ce que cela fait que d'avoir une telle expérience. Puis demandez-vous à nouveau ce que cela fait que d'etre un avec cela.


Et, quelle que soit la pensée ou la sensation qui émerge vous lui dites juste oui, vous fondez en elle, qu'elle soit négative ou positive, vous vous demandez juste ce que cela fait que d'être un avec elle, vibratoirement, tactilement, sensoriellement, et vous devenez elle.
Bien sûr un nouvel état surgit. Vous vous demandez, si vous pouvez nommer cet état ? 

Puis, à nouveau vous reposez la même question : qu'est-ce que cela fait que d'etre un avec cela ?

Vous voyez que le problème n'est jamais le problème en soi mais notre séparation imaginaire avec le problème, qui apparaît parce que vous le pensez plutôt que que de le sentir.

Le senti résout tous les problèmes, immédiatement, inexorablement. Car lorsque quelque chose à été senti jusqu'au bout, on retrouve la plénitude d'être.

Et, il y a ceci d'extraordianire que depuis cette plénitude, le problème sur la plan relatif est soit résolu immédiatement, soit vous vous retrouvez dans la meilleure perspective pour que la solution la plus efficace soit trouvée. L'évidence impersonnelle est égalemement paradoxalement et - toutes choses étant égales par ailleurs - le développement personnel le plus efficace qui soit.


Ce que vous découvrez, c'est que vous êtes la Présence consciente en laquelle tout apparaît et disparaît. Vous réalisez que vous êtes Sans Forme qui se manifeste en toute forme. Alors, la forme qui apparaît n'a aucune importance. Elle peut être positive ou négative, cela n'affecte pas le Sans Forme que vous âtes et qui permet à la forme de se manifester.


Je vous souhaite de réaliser que vous êtes ce que vous cherchez et de vous reconnaître en tant que le Sans Forme prenant chaque forme.

Amor Fati


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelledans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.