Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

samedi 26 août 2017

Vidéo : Je suis ce que cherche


Suite à la demande par mail de Phillippe d'approfondir le sens de la phrase "Je suis ce que je cherche", nous nous livrons ici à une exploration de ce pointeur non duel, pour inviter à reconnaître notre vraie nature déjà présente.

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelledans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

vendredi 25 août 2017

Je suis la Vie


Il y aura un moment dans ta vie où tu réaliseras que tu n'as jamais eu le choix. Que chacune de tes pensées et chacun de tes actes ont toujours été totalement conditionnés par une infinité de causes impliquant l'univers entier et dépassant tout entendement. 

Tu reconnaîtras soudain que la personne n'est qu'un ensemble de mémoires sans vie et qu'aucun fragment transitoire ne sera jamais libre ni éveillé. 

Tu découvriras alors que ton impression d'être libre n'a été qu'ignorance et prétention. Que ton impression de savoir quoi que ce soit n'a été que le fruit d'un lourd conditionnement et d'une profonde hypnose.
Tous les masques se fondront soudain dans un authentique "je ne sais pas".
Fais de cet Espace de non savoir et de cette vulnérabilité au chaos de la vie, ton chemin sans chemin à la trace du désert.
De l'impuissance totale, de l'abandon absolu à ce qui est, surgira une puissance inconnue et pourtant reconnue.
C'est la puissance impersonnelle et omniprésente de la Vie.
Il y a là une saveur intense que le corps ne goûte pas.
Un "je suis" se dissolvant dans un mystère plus profond encore. Une réalité sans forme se révélera dans toute forme. Et tu sauras que c'est Toi.
Tu seras libre, libre de l'illusion d'être quelqu'un, libre du rêve du temps et de l'incarnation, libre de tout imaginaire, libre du désir même d'être libre.
Et tu sauras :" Je suis la Vie".

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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Belles éclosions à tous 
La photo en Vision Sans Tête 
comme outil d'investigatiuon du Soi


Une photo en vision sans tête est toujours l'occasion de réaliser de façon intuitive que les couleurs et les formes apparaissent invariablement dans un espace transparent et conscient au-dessus de nos épaules.
Elle ouvre une lézarde dans les filtres de notre mode de perception habituel qui, si vous devenez vraiment curieux à propos de ce que la brèche révèle, pourrait bien faire culminer l'étonnement premier en un absolu émerveillement d'être et en un changement radical de paradigme, du style : je ne suis pas dans un corps, localisé dans le monde : Le corps et le monde sont en moi !
En effet, l'espace vacant que révèle une photo en vision sans tête n'a pas et pour cause de visage, et donc pas d'identité particulière. Elle n'est associé à aucune histoire ni à aucun imaginaire personnel.
C'est un espace de vacuité absolument désintéressé, comme pourrait être le cadre d'un appareil photo qui aurait toujours été là, depuis toujours, sans préférences pour ce qui en lui apparaît et disparaît. Un espace témoin, silencieux de commentaires, qui n'est absolument pas investi dans la manifestation, ni dans l'illusion du temps.

Simple présence atemporelle.

Toute photo est en soi une vision sans tête

Toute photo, tout regard est déjà en soi une vision sans tête (voir la photo ci-dessus), me direz-vous, mais nous ne le remarquons pas. Pourquoi ? Parce que le mental imagine toujours subrepticement que ce qui est perçu est perçu par une personne. Nous ne percevons presque jamais le corps, le mental ou le monde de façon directe et réellement subjective, à partir de cette Vision sans Tête (VST) de la Première personne que nous somems vraiment. 

Dans notre mode de perception habituel, nous passons presque sans cesse par des filtres d'imaginaire transparents qui surimposent dans l'expérience directe une représentation de soi-même. Et, cette représentation médiatisée de soi en tant que troisième personne en train de vivre l'expérience et d'être en relation avec les perceptions, voile la réalité de la perception directe. 
Nous sommes sans cesse en train de visualiser toute expérience au travers des pensées.

Ce qui fait la spécificité d'une photo en vision sans tête est le fait d'ajouter dans le cadre une partie du corps de celui qui fait la photo afin justement, de suggérer que l'origine du regard dans l'expérience directe, n'est jamais deux petits yeux comme nous l'imaginons par habitude et par inattention, mais un espace sans forme et sans tête. C'est ce que l'on appelle au cinéma la "caméra sugjective."
Dans le film de science fiction Avatar de James Cameron, lorsque le personnage principal est "tranféré" dans le corps de son avatar et qu'il se réveille, cette scène est filmée en caméra subjective. La caméra est placée à la hauteur des yeux du corps de l'avatar et le spectateur peut alors avoir encore plus l'impression de revêtir lui-même ce nouveau corps tout bleu.
C'est toujours très étrange de voir ses propres bras ou jambes sortir d'un espace de vacuité, n'être attachés à rien. C'est un peu comme s'ils venaient de naître, comme s'ils étaient perçus pour la première fois.

En nageant le crawl dans les eaux chaudes de la Sicile, cette semaine, vêtu du masque de plongée révolutionnaire de Décatlon sans tuba, où l'on peut respirer invariablement par la bouche ou par le nez et, où l'on a un grand angle de vision, je voyais des mains et des bras plonger à partir du vide et revenir au vide, des bulles d'air se créer et se décréer. Le corps semblait avancer au travers des rochers et des algues, des bancs de poissons et de crabes, mais l'Espace sans forme dans lequel ces couleurs et apparences de mouvements prenaient place demeurait immuable. Avec la Vision Sans Tête, l'injonction de Krishna à Arjuna dans la Baghavad Gita, d'agir sans se préoccuper des fruits de son action, à partir donc de l'espace de l'atemporelle présence que nous somems devient soudain évidente. Quelle beauté, quelle maguie, que de voir le monde à partir de cette ouverture impersonnelle.

Ici c'est du point de vue pédagogique clairement une photo en Vision Sans Tête. C'est le même panorama que dans la photo précédente, mais cette fois dans le champs de vision, il y a un doigt qui pointe vers l'origine de la perception et qui invite le spectateur à en faire de même pour réaliser qu'il n'y a personne au centre de la perception, que c'est en quelque sorte un espace impersonnel qui perçoit et qu'entre cet espace impersonel et la chose perçue vous ne pouvez trouver aucune démarcation, aucune séparation, aucune division entre un intérieur et un extérieur. L'absence de tête et donc de moi séparée révèle se soi l'unité mystérieuse de la Vie une et impersonnelle.

Car du coup ce ne sont plus "vos" bras mais "des" bras apparaissants dans l'espace. Ce sont "des" bras, "des" jambes, et "un" buste, un corps n'appartenant à personne. Un corps apparaissant dans l'espace. Il devient alors évident dans une première étape que Vous êtes l'Espace impersonnel qui perçoit et non pas le corps qui est perçu, même si celui-ci a bien un nom et une forme. 

Plus tard ou tout de suite, vous disparaissez en faveur du monde. Il n'y a que le Sans Forme prenant cette forme-ci. Il n'y a qu'unité silencieuse.


L'identification au corps s'effondre. Le mouvement de saisie et d'appropriation se dissout.


Certes le buste et les jambes qui sont perçues sur la photo "appartiennent" à un corps mental qui a un nom, c'est à dire à une personne. Et, on a associé ce corps à un nom afin de pouvoir le différencier des autres corps. Et, c'est bien sûr essentiel d'en avoir conscience pour se développer en tant qu'humain. Pour pouvoir être accepté par la tribu des Hommes et vivre en société, je dois savoir comment j'apparais pour les autres.


Mais comment est-ce que j'apparais vraiment pour moi-même ? C'est la question essentielle qui n'est presque jamais posée et qui change tout. et du coup, comment est-ce que moi en tant que "Première Personne", sujet pur,  je perçois le monde ?
Voilà ce à quoi répond Atmanada Krishna Menon,, Ramana Maharshi, Nisargadatta Maharaj et tous les dits "éveillés" ou sages de la planète, ainsi que, de façon extrêmement simple, ludique et pédagogique, une photo en vision sans tête !
Une photo en vision sans tête révèle en effet que le lieu d'où la photo est prise, d'où semble naître la perception, ne peut lui-même être perçu. C'est ce que nous disent tous les grands sages authentiques : cela qui perçoit ne peut être perçu puisque ce n'est pas un objet, et pourtant la première étape vers l'éveil à votre vraie nature c'est reconnaître que vous êtes Cela qui perçoit et ne peut être perçu. 

C'est "mon" expérience directe ici et maintenant. Et, si vous cessez de regarder au travers du filtre de vos croyances, vous détendez et devenez conscient maintenant de ce à partir de quoi vous percevez, c'est également "votre" expérience.


Avec les expériences de la Vision sans Tête et pourquoi pas une simple photo en VST, ainsi qu'une bonne dose d'inférence logique et une pincée d'intuition, il vous est très aisé de réaliser que vous pouvez vous mettre à la place de cet espace impersonnel d'où tout et perçu. Il est en quelque sorte "interchangeable". Car, si cet espace est une non chose qui perçoit les choses, alors nous faisons chacun cette expérience subjective d'être une non chose percevant des choses à chaque instant de notre vie.


C'est juste que, par ignorance et manque d'attention nous croyons que ce qui perçoit peut lui-même être perçu. Nous croyons habituellement que ce sont les yeux et le cerveau qui perçoivent, et donc que c'est ce que nous appelons une personne, le corps mental, avec son histoire et ses préférences personnelles qui est à l'origine de la perception.
Quelle surprise émerveillante de découvrir que là où, par inadvertance, je plaçais habituellement une tête et deux petits yeux, se révèle soudain un vide abyssal, un espace transparent de non savoir, mais une vacuité consciente, accueillant depuis toujours sans exception, toute forme, toute couleur, toute perception, toute expérience.
Je disais "je vois la mer " et imaginais une personne en train de percevoir la mer. Car en réalité nous sommes sans cesse en train de nous imaginer à la troisième personne. Ça dit "je" mais c'est un faux "je". C'est un "je" fait d'imaginaire, une simple pensée, une simple perception. 

Puis, il est réalisé que la pensée "je vois la mer" est une simple pensée. Et, qu'une pensée ne voit jamais rien, n'entend rien, ne sent rien et n'est absolument pas consciente.



Wow ! Une croyance racine tombe. Et toute l'arborescence de croyances qui y est attachée se dissout avec elle.

Le bras semble émerger du vide et, intuitivement, cette photo en VST suggère que c'est à, partir de ce vide que la perception se fait à chaque instant de notre vie.
La pensée "je vois la mer" est en réalité elle-même perçue par quelque chose qui la précède et qui n'est pas quelque chose, car cela ne peut être perçu. La pensée "je vois" apparaît dans un regard libre de pensées, un regard libre du temps et de la personne. Ce regard impersonnel et pourtant si proche que je peux intuitivement saisir qu'en réalité c'est Cela qui est intimement moi-même. Il nous est possible de pressentir que c'est vraiment cette Présence consciente, sans forme et silencieuse de commentaire, à laquelle se référait originellement le mot "Je" au moment d'être conscient d'être conscient, avant même de se confondre avec un nom et une forme et de se perdre dans le dédale des "je suis ceci" et des "je suis cela" : le rêve de la séparation.
De plus, il n'y a nulle frontière entre cet espace impersonnel et les couleurs qui apparaissent en lui.
Il y a soudain une telle intimité avec tout ce qui m'environne. Les couleurs sont étonnamment vives, presque vivantes. Les sons se découpent soudain avec une étonnante acuité. Les sensations sont brusquement si intenses. La moindre sensation de fourmillement provoque une extase. Les effluves d'algues enivrent tout l'espace. Les vagues, les reflets mouvants du soleil sur elles. Le ballet incessant des couleurs et des formes toujours changeantes. Tout ça ne se passe plus là-bas, mais survient ici-même, à 0 cm de moi-même, au sein même de cet espace sans personne.


Je suis les vagues leur mouvement, les reflets de lumière, les sons de la plage. La sensation chaude et granuleuse du sable, les bleuités de la mer et du ciel.
Une photo sans tête est toujours une invitation à s'éveiller du rêve de la séparation et réaliser que je suis ce que je cherche.
Les expériences de la vision sans tete sont un des outils les plus simples et les plus efficaces que je connaisse pour réaliser le Soi.
C'est en tout cas sûrement la voie la plus pratique et facile (si nous sommes voyants) pour transposer la Conscience de qui nous sommes dans le chaos du quotidien, dans le tourbillon de la vie, dans nos relations avec les autres, et ce même au sein des conflits. C'est une "méditation pour le marché" comme disait Douglas Harding que vous pouvez non pas faire mais être, sans que votre entourage ne s'en rende compte et envoie la brigade de l'hôpital psychiatrique avec une camisole de force ...
C'est discret et vous permet simplement de réaliser à tout instant que vous êtes espace sans forme pour toute action, situation, expérience, perception.


Il n'y a qu'à inverser la flèche de l'attention vers la source du regard. En quelque sorte laisser les perceptions (formes et couleurs, choses et créatures) vous regarder, pour que cet espace atemporel se révèle. Tout ce que vous semblez percevoir pointe en réalité vers vous, et ne cherche qu'à retourner en leur Source unique et impersonnelle : Vous.

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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Belles éclosions à tous 🙏🏻❤️☀️






Vous êtes Cela

Du fait même qu'il y ait perception du mental du corps et du monde, vous êtes nécessairement cela qui perçoit. Cela n'est-il pas évident ? Et ce, même pour une personne qui n'a pas le désir de se connaître vraiment ou qui n'a pas d'intérêt pour la recherche spirituelle authentique ou la non-dualité ?
Et, si cela n'est pas évident pour vous, faites simplement les expériences de la Vision Sans Tête de Douglas Harding. Et, constatez que chaque fois que vous tenterez de voir directement cela qui perçoit, au lieu d'un visage et deux petits yeux, l'apparence d'une personne, se révélera un espace sans forme et sans âge.
Vous êtes mais vous n'êtes pas une personne ou quelque chose. Vous êtes une non chose.

Not a thing, no thing, nothing ! Rien. 

Mais un rien conscient d'être conscient.

Vous êtes nécessairement déjà présent et conscient, avant les perceptions.
Après une investigation honnête et déterminée, il devient vite évident que cela par quoi les perceptions sont perçues n'est pas Lui-même une perception.


Dans la Kena (kena signifie "ce par quoi" en sanscrit) Upanishad il est dit :
"Ce n'est pas ce que l'œil voit, mais CE PAR QUOI l'œil voit. Tel est le Brahman (le Soi) et non cela qu'on honore comme tel (les Dieux)."
Cela qui perçoit ne peut être décrit ni perçu.
Les perceptions (pensées, sensations perceptions) sont transitoires. Elles changent sans cesse. Mais vous qui en êtes conscient, ne demeurez-vous pas la même Présence immuable ?
Soyez conscient d'être cette Conscience qui est sans forme et sans caractéristiques et qui n'a ni commencement ni fin, dans laquelle toute expérience prend place.
Vivez en Conscience le fait d'être ce à partir de quoi tout est perçu mais qui ne peut Lui-même être perçu. Au cours de l'investigation exploratrice dont le terrain de jeu par excellence est le fleuve tranquille ou agité est votre quotidien.
Vous réalisez alors que tout apparaît et disparaît en Vous, Vous en tant que cette Conscience sans forme et sans âge.


Puis, en demeurant en tant que ce que vous êtes vraiment, il est réalisé que tout apparaît non seulement en Vous, mais également EN TANT que Vous. Vous réalisez que toute perception (corps, mental et monde) est une expression de Vous.
Là, tous les mots sont caduques. Ce que Vous êtes-vous vraiment ne fait nul commentaire et n'a ni désir ni savoir. Un silence se révèle qui enveloppe toute perception.
Vous réalisez que ce que Vous êtes vraiment est la source même de toute la manifestation.
De même que toutes les vagues de l'océan sont constituées de la même eau, de même vous réalisez que malgré la multiplicité incroyable des formes dans l'univers, toutes, sans exception, sont composées de la même substance : du Soi unique et impersonnel.
Émerge alors du cœur de votre être un amour qui n'est ni le résultat d'un choix personnel, ni d'aucune préférence ni d'un quelconque attachement.
Émerveillez-vous du rêve de la manifestation dans toutes ces dimensions.
Émerveillez-vous d'être le rêveur atemporel, non impliqué dans l'illusion de la durée. Et pourtant, en douce intimité avec chaque pan du rêve qui se reflète en vous.
À chaque instant de votre vie et, pourquoi pas le réaliser pleinement maintenant  ? Vous êtes l'amour avec lequel vous aimez tout ceci.
Le commandement "aimez-vous les uns les autres" de l'Évangile de jean (13.34) vient de ce pressentiment qu'il n'y a que l'Un, et que nous pouvons réaliser cette unité en nous-mêmes. Comment  ?En retournant l'attention vers la source de l'attention et réaliser que le "royaume de Dieu est au millieu de nous (Luc 17.21)."
Jaques Brel disait "on n'a que l'amour", et je vous le dit : "Il n'y a que l'Amour" !

Vous êtes l'amour avec lequel je vous aime


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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lundi 31 juillet 2017

La douleur aussi est Porte

Thérapie non duelle

Exploration et accueil de la douleur


Dans une thérapie non duelle on ne cherche pas à améliorer la vie de la personne, à rendre la personne plus performante ou meilleure; On ne cherche pas non plus simplement à guérir les symptômes liés à la souffrance psychologique ou à la douleur physique. Si ces effets bénéfiques surviennent, ce qui arrive très souvent, ils ne sont pas un but recherché de prime abord, mais assez paradoxalement, des effets secondaires de la disparition de la croyance et de l'impression même d'être une personne séparée.

La thérapie non duelle pointe par divers outils pédagogiques ou pratiques vers la réalisation que ce que nous sommes vraiment est déjà totalement libre de la personne. Ce qu'on appelle ici la guérison résulte donc d'une mise en lumière de notre ignorance qui consiste à nous prendre pour une personne séparée afin de révéler le Soi Conscience sans forme qui soutient toute la manifestation y compris l'idée d'être une personne.

En écrivant cet article, j'ai bien conscience que je n'ai qu'une expérience très limitée de la douleur qui se réfère à ma propre expérience et celle des êtres que j'ai eu la joie d'accompagner depuis une vingtaine d'années. En matière de douleur, il y a des gradations et certaines douleurs exceptionnelles ont une intensité et une durée qui ne permettent même pas d'être ouvert à cette invitation à explorer.

Ceci étant dit, l'invitation ici n'est pas de dissoudre toute douleur mais de réaliser que son exploration sensorielle recèle un pouvoir de guérison et de révélation étonnant de notre vraie nature.

La difficulté face à la souffrance psychologique comme face à la douleur physique est justement d'être sans vouloir. Cela implique une écoute totalement libre d'intentions, même celle de guérir la douleur.

La douleur est toujours quelque part le résultat d'une friction, d'un blocage, d'une lutte, de quelque chose qui cherche son équillibre et ne peut s'exprimer pleinement sur le plan énergétique. La douleur est toujours vibration. Et, toutes choses égales par ailleurs, ne plus résister psychologiquement à la douleur, permet dans une plus grande mesure à la douleur en tant qu'onde de se déployer librement, sans résistance et, in fine, souvent, d'en diminuer l'intensité.

Or, la plupart du temps - surtout si l'on a déjà entendu ce message non duel - même si vous essayez avec la meilleure volonté du monde d'accepter la douleur, vous admettrez que secrètement, ceci n'est généralement qu'une stratégie de plus pour tenter de s'en débarrasser. Et, tant que l'on exprime une préférence, même subtile, c'est qu'il y a une forme de résistance à l'expérience présente.

En réalité, c'est que face à la douleur, on voudrait être ailleurs ou plus tard. On a peut-être lu ou entendu qu'il fallait accepter la douleur pour s'en débarrasser et l'on feint d'accepter la douleur présente, mais uniquement en vue de s'en guérir. Nous ne sommes donc pas honnêtes. Nous prétendons écouter, mais au tréfonds nous désirons être sans douleur. Or, dés que l'on la moindre intention ou préférence, on n'écoute plus profondément et la douleur n'est pas pleinement accueillie. 


Si nous sommes vraiment honnêtes, nous devons admettre que la plupart du temps nous ne ressentons pas directement la douleur, ni les émotions, ni nos résistances. Nous avons peur d'aller dans l'inconnu du senti direct. Cela pourrait remettre complètement en question nos valeurs, nos idées à propos de nous-mêmes, des autres ou du monde. Nous préférons la plupart du temps rester en surface et avoir l'impression de contrôler la douleur par les pensées ou du moins la mettre ainsi à distance. Nous croyons en effet être le penseur des pensées.

Plutôt que de sentir la douleur, faire l'expérience de l'unité avec elle, nous avons pris l'habitude de penser la douleur. C'est une fonction quasi automatique chez la plupart des humains. Comme si la penséee pouvait constituer une sorte de protection magique contre la réalité. Nous étiquettons la douleur et nous la jugeons. Or, ce que nous ressentons la plupart du temps et que nous appelons ressenti, est en réalité notre propre jugement, c'est à dire la résistance à la douleur, et non pas la douleur elle-même. Et, comme nous l'avons dit, résister à ce qui est constitue toujours un effort, une contraction et est par conséquent douloureux.

Comment sortir de ce cercle vicieux ? Accepter d'être honnête et sentir ce qui se donne dans l'instant, et, si ce qui est dans l'instant c'est la résistance, alors, juste sentir la résistance.

Pour sentir la douleur pure il faut vraiment être libre de toute préférence, toute image, tout commentaire. Il faut être sans jugement. 

Or, par le biais de l'imaginaire nous fractionnons l'expérience indivise du senti en deux : moi, le sujet et la douleur, l'objet de mon expérience. Nous pensons l'expérience et nous nous imaginons séparés de la douleur. Or, en réalité, le sujet qui perçoit la douleur et la douleur elle-même apparaissent tous deux en une même Présence Conscience sans forme. Et, si cette division de l'expérience directe en un sujet percevant et un objet perçu est crue comme vraie, elle est ressentie dans le corps et la douleur en est renforcée. 

Au lieu d'ecouter ce qui se donne à nous dans l'instant sans jugement, soit nous nous réfugions dans une attitude distanciée et héroïque soit nous jouons le rôle de la victime avec ses plaintes innombrables. La douleur est niée ou alors elle nous semble injuste. Nous pouvons même en vouloir à l'univers entier, à Dieu à la Vie. Nous croyons qu'il y a une erreur dans le plan cosmique et le mental affabulateur se met à construire toute une série de scénarios autour de la douleur. C'est la recherche sans fin de la cause de la douleur, du coupable, d'une réflexion à propos de comment mettre fin à la douleur, qui nous amène dans un entrelacs époustouflant de scénarios qui nous éloigne encore plus de l'écoute impersonnelle de la douleur. 

Toute cette construction égotique, de justification de condamnation et d'explication de la douleur est paradoxalement exactement ce qui l'intensifie et la fait perdurer.



Soyons réalistes et honnêtes. Certes, écouter de façon impersonnelle la douleur n'est pas toujours possible. Quand la douleur est trop forte ou que le mental est trop agité par exemple. C'est ainsi. Soyons respectueux de nos limites et de nos capacités dans l'instant.

Mais, si vous ne pouvez pas vouloir être sans résistance vous pouvez néanmoins constater qu'il y a résistance. Et, par là-même, réaliser que cela qui constate n'a aucune préférence et voir que ce que vous êtes réellement ne résiste à rien.

Même si la douleur est une vibration variant constamment comme les vagues dans l'océan avec des crêtes et des creux, la douleur a toujours un certain rythme. Le moment auspicieux pour entrer en intimité avec elle est évidemment celui où le rythme de la douleur se trouve dans un creux, où elle est moins intense. C'est le moment de faire l'expérience de l'unité avec elle, corporellement, vibratoirement, sensoriellement.

Sentir la douleur sans commentaires, sans images, sans histoires, sans les mots. Sentir le mouvement de la douleur, faire l'expérience de l'unité avec son mouvement de contraction et d'expansion. Sentir le rythme de la douleur dans tout le corps. Être simplement Espace conscient pour les vibrations de la douleur qui apparaissent et disparraissent comme autant de points plus ou moins concentrés dans un espace en trois dimensions.

Faire l'expérience de l'unité avec la fréquence sonore et rythmique de la douleur. Sentir la propagation des ondes et des courants sensoriels sans cause et sans but dans l'océan sans fond et sans rivages de la conscience sans forme que Vous êtes. Entrer totalement en intimité avec la lourdeur, les piqûres aiguës et les implosions électriques, les fourmillements, les sensations de déchirement ou de torsion. Être le crépitement électrique, le fourmillement, la sensation de déchirement ou de torsion. Faire l'expérience de l'unité avec chaque sensation présente, sans la traduire en mots. Laisser tomber même l'étiquette "douleur" pour apprécier pleinement la sensation. 


Il s'agit en réalité de considérer l'expérience non pas en tant que


 "j'ai une sensation de torsion", 

qui est notre façon duelle et habituelle de nous séparer d'elle mais de la considérer en tant que :

 "Je suis la sensation de torsion".

En demeurant dans ce pur abandon à la sensation de torsion, tôt ou tard, le je apparent, le sujet de l'expérience et la sensation apparente de torsion, l'objet de l'expérience, fondent tous deux comme des icebergs dans l'océan de la Présence, suis, être.

La guérison véritable c'est évidemment de  réaliser le Soi, ma vraie nature à la fois transcendant toute expérience et intimement une avec elle. Cette réalisation passe éventuellement par la déconstruction des fausses croyances qui nous maintiennent dans un sentiment de séparation par rapport à la vie et aussi de la douleur. En Vérité sur un plan profond ce n'est jamais de la douleur que nous souffrons mais de l'impression d'en être séparé.

Néanmoins, sachez cependant que la véritable guérison ne passe pas forcément par la dissolution de la douleur physique elle-même. Ce qui est guéri c'est la fausse impression d'en être séparé. Cela dissout la partie de la douleur qui était liée au fait d'y résister, d'ignorer sa vraie nature. La douleur peut perdurer mais on ne s'en sent plus séparé.

Évidemment, lorsque la douleur est trop forte, le corps perd connaissance ou meurt. C'est un fait.

Tout ce que nous pouvons vraiment faire, c'est de voir combien notre refus de la douleur l'augmente. 

Il y a donc ici juste une douce invitation à réaliser combien notre prétention à savoir, nous coupe du senti direct. Nous ne pouvons pas prétendre savoir et sentir en même temps. Sentir est non duel. Quand vous sentez, il n'y a personne qui sent, il y a juste sentir. C'est seulement quand le mental avoue son impuissance à savoir que l'on commence à entrer vraiment en intimité directe avec le senti des émotions, des sensations et par extension de la douleur. 

Ainsi, même l'épreuve de la douleur physique peut jusqu'à un certain point être une invitation à réaliser notre véritable nature. La douleur peut être une exhortation à reconnaître que vous n'êtes pas emprisonné dans la douleur mais, qu'au contraire, la douleur apparait en vous comme un cadeau avec son immense potentiel de révélation. 

Quel que soit le niveau de douleur, il est essentiel de rappeler ce fait : Que je semble accepter ou non la douleur, qu'en tant que personne je dise oui ou non à la douleur, elle a déjà été pleinement acceptée par la Présence que Je suis en amont des pensées et des perceptions. Réaliser cela est le plus précieux des cadeaux. 


Nous pouvons reconnaître que ce que nous sommes vraiment a toujours déjà embrassé pleinement toute expérience, y compris cette douleur que la pensée qualifie peut être d'insupportable.

Si cette réalisation survient dans l'expérience de la douleur, alors la douleur devient la porte la plus directe vers ce que je suis véritablement : Conscience sans forme. 

Si la douleur est écoutée depuis cet Espace de Présence silencieuse en nous, cet Espace qui est simplement Témoin, et qui ne demande rien, qui ne veut rien, qui dit toujours oui à tout ce qui en Lui apparait, alors il se pourrait bien que la douleur soit reconnue comme une expression parfaite de la Vie, une expression étonnante du Soi.

La première chose à faire face à la douleur est donc de réaliser avec sincérité toutes les croyances et les préférences que avons à son égard.

Je peux croire qu'elle ne devrait pas être là, que je suis trop sensible, que cela à une raison, qu'il n'y a rien à faire ou qu'au contraire il faut agir, que la douleur m'empêche d'être ce que je suis, ou qu'elle recèle un cadeau à venir, qu'elle durera toujours ou qu'elle cessera bientôt, que les médecins ne font pas bien leur travail, que personne ne peut me comprendre, que je me sens seul et abandonné, que c'est injuste... etc

Simplement, voir toutes ces croyances passer comme des nuages dans un ciel, sans les commenter. Rester avec elles, sans réagir. Les observer de façon neutre et bienveillante, sans essayer de les modifier.  Peu à peu, ces pensées seront perçues comme de simples apparitions disparitions dans l'espace de Conscience sans forme que vous êtes déjà. Laisser simplement se dissoudre toutes ses fausses croyances d'elles-mêmes et, peu à peu, laisser émerger l'expérience inexorable d'unicité avec la douleur. Plongez dans la douleur pour ne faire qu'un avec elle. Ici, dans cette plongée dans l'inconnu, tous les mots sont caduques. L'invitation ici est juste d'explorer sans à priori. Cela demande beaucoup de courage et de lucidité.

Au fur et à mesure que les étiquettes se "décréent", l'expérience d'être intimement Un avec la douleur elle-même devient notre vécu direct.

Il est alors enfin possible que la douleur s'aménuise, que son rythme change et diminue en intensité, voire qu'elle se déplace et, même disparaisse. Je vois cela constamment depuis 20 années de pratique en tant que passeur-accordeur-guérisseur. 

(Je n'ai pas trouvé de mot adéquat pour décrire cette pratique d'imposition des mains ou de partage vibratoire en Silence dans le face à Espace qui permet un réaccordage à la présence impersonnelle et parfois certaines guérisons physiques spontanées. Cette pratique s'est de surcroît nourrie de l'évidence non duelle et d'une pédagogie visant à mettre en lumière nos fausses croyances pour pointer vers notre vraie nature déjà présente.)


Il est possible aussi que pendant quelques instants ou de longs moments la douleur au contraire s'amplifie. La guérison va parfois avec une douleur qui s'amplifie momentanément ou plus rarement qui subsiste. J'ai souvent remarqué que le processus de guérison implique momentanément une intensification de la douleur. Ne serait-ce que lorsqu'il s'agit de douleurs inflammatoires et que la paume se trouve au-dessus de la zone, c'est à dire en apposition. On peut alors souvent constater une intensification momentanée de la douleur, qui est d'ailleurs le plus souvent un prélude à la diminution ultérieure de celle-ci et, à la guérison. Cela vaut également pour les douleurs dites psychologiques et émotionnelles. 

Cependant, si la douleur devait demeurer, il nous est également possible de réaliser que nous pouvons vivre avec celle-ci, parce que nous réalisons qu'elle apparait en nous, et que profondément ce que nous sommes vraiment a toujours été absolument libre de la douleur.

Dans mon parcours de vie, j'ai pu être confronté sur de courtes périodes à des douleurs intenses, en particulier lors d'accidents ou à l'occasion de diverses opérations. Cet article est donc également le fruit de ces expériences d'exploration de la douleur.

Je vais ici partager une expérience très instructive à cet égard. Il y a une dizaine d'années,  j'ai participé à un stage Vipassana de 10 jours où il s'agissait de garder le "noble silence" et de méditer de 4h du matin à 21h, plus de 14 h par jour. La méditation consistait essentiellement à balayer avec l'attention toutes les parties du corps des pieds à la tête, donc à faire l'expérience de l'unité avec une partie du corps, puis au bout de quelques instants à changer l'attention de place et à faire l'expérience de l'unité avec une autre partie des corps et, ainsi de suite. Cela avait pour effet de dissoudre peu à peu l'impression de densité corporelle, et à révéler un corps de vibration voire un corps d'espace.
À partir du 5eme jour nous avions une contrainte supplémentaire : Nous devions rester trois fois par jour une heure en position assise, sans bouger d'un pouce pendant l'heure de la méditation.
Si une douleur survenait, nous devions la laisser apparaître sans l'étiquetter, la sentir et continuer à porter sur les parties suivantes du corps, tactilement, comme un lent balayage sensoriel  incessant des pieds à la tête.
Dés le début de cette première heure, je me sentais très mal installé et je fus très vite submergé par une douleur terrible dans tout le bassin et le dos qui me fit penser que jamais je ne pourrais aller au bout de cette heure sans bouger (résistance). Je continuais néanmoins à changer l'attention de place et à sentir d'autres parties du corps, elles beaucoup moins doulouereuses ou pas du tout douloureuses. La douleur prit très vite des dimensions atroces au fur et à mesure des minutes que je comptais en transpirant. J'étais au bord de la rupture et de l'évanouissement. J'avais l'impression d'être écartelé au sens propre. Mais je'étais fixé un défi (résistance) et voulais (résistance) y arriver, réussir (résistance) à tenir; Je devais absolument réussir (résistance) à ne pas bouger comme les instructions le commandaient ! Les pensées bouillonnaient et devenaient chaotiques (résistances). J'étais en train de faire l'expérience de la résistance à la douleur sans m'en rendre compte. Je pensais (résistance) au fameux Struensee et sa condamnation à l'écartèlement pour avoir été l'amant de la reine du roi danois dont il était le médecin ! Je pensais à Hallaj (résistance), le mystique musulman condamné à la torture avant d'être crucifié, à Marguerite Porete (grande béguine "éveillée") et à ces millions de femmes mortes (résistances), brûlées sur le bûcher au moyen-âge condamnés pour sorcellerie, parce que leur pratiques contrevenaient à l'église. Je pensais (résistance) au Christ sur sa croix. Je devais tenir, coûte que coûte. Entre chaque imaginaire, entre chaque comparaison, je continuais bon gré malgré à changer l'attention de place et poursuivais tant bien que mal ce balayage sensoriel direct de tout le corps.
Puis, soudainement au bout d'un temps infini, peut-être 45 mn de douleurs inhumaines (résistance), soudain quelque chose lâcha, et tout l'imaginaire avec. Il y eut une sorte d'abandon total à la sensation douloureuse, une expérience d'unité indicible avec elle. Comme un abandon total à l'inconnu, un véritable "que ta volonté soit faite".
Soudain, la douleur intenable s'est transmuée en un flux immense d'énergie pure, une énergie incroyable, chaude, lumineuse, douce, envahissant tout le corps. Soudain, il n'y avait plus de contours, plus d'intérieur ni d'extérieur, plus de de choses séparées, juste une immense plénitude avec le corps, les pensées et l'environnement. Une joie sans objet, un pur émerveillement d'être. Cette expérience d'extase mystique dura plusieurs jours. Cette expérience me fit comprendre que même au cœur de la douleur la plus insupportable en apparence, il est possible de révéler notre véritable nature.
La douleur vaut la peine d'être explorée.

Peut-être, est-ce cet abandon total à la sensation de douleur qui permit au Christ sur la croix de passer de "pourquoi m'as tu abandonné "Seigneur" à "ils ne savent pas ce qu'ils font", du sentiment de manque à la Plénitude.

En tout cas il est évident qu'une des techniques optimales à cet égard demeure le changement brusque d'attention d'une zone où l'attention est fixée (une zone chargée émotionnellement), c'est à dire sur laquelle il y a des jugements, des comparaisons, des commentaires et donc in fine ce que j'appelle des résistances, vers une zone neutre (que l'on peut regarder sans jugement) et, faire ce changement d'attention continuellement jusqu'à ce qu'il y ait une sorte de transfert d'attention impersonnelle vers la zone chargée émotionnellement. Ce procédé fait souvent apparaître une "solution pratique", le soulagement de la douleur, la résolution d'un traumatisme passé, voire une guérison émotionnelle ou physique.

Au cours d'une séance d'accompagnement, la fonction des paumes "écouteuses" est justement de restaurer chez la personne la capacité à sentir par elle-même en procédant à une sorte de ré-accordage à l'attention impersonnelle.

D'autre part, toutes choses étant égales par ailleurs, la mise en lumière des croyances erronées liés à la douleur amènera une acceptation absolue de celle-ci dans l'instant, ce qui a toutes les chances d'en diminuer l'intensité.

La douleur est une Porte très confrontante et intime. Voilà ce que j'ai découvert et que je tente de partager en thérapie d'accompagnement ou en satsang quand il y a ouverture à l'exploration tactile et directe. 

Même si nous prenons des médicaments, et qu'il est nécessaire et légitime parfois d'utiliser des anti- douleurs de la médecine allopathique qui a fait d'étonnants progrès en la matière, cela n'enlève rien au fait que la médecine ultime demeure toujours la révélation de la Présence Conscience sans forme et sans âge en nous. 

Une vie sans douleur est purement imaginaire et n'a rien à voir avec la vraie vie. Le corps est naturellement amené à expérimenter le plaisir et la souffrance. Croire que la réalisation permettrait d'éviter la douleur est source de bien des désillusionnements. Cependant bien que les corps de "grands éveillés vivants" tels que Ramana Maharshi et de Nisargadatta aient beaucoup souffert surtout dans la phase terminale, cela n'entravait pas leur expérience d'être Soi, l'atemporelle Présence déjà éveillée.  

La douleur a parfois le pouvoir de révéler l'illusion de l'ego et ses fantasmes trompeurs de toute puissance et de contrôle.

La douleur peut donc paradoxalement parfois apparaitre comme un symptôme inévitable de la guérison, celle qui nous fait réaliser notre totale impuissance. Car c'est au cœur de l'impuissance que se révèle notre Plénitude, la plénitude de ne rien être en particulier mais d'être, la plénitude d'être conscient d'être conscient, Ici et Maintenant, et ce quelles que soient les circonstances et les situations relatives du moment. 


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une séance de rééquilibrage énergétique, ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.


La question phare


La question phare de notre vie, celle qui la traverse de part en part en nous faisant sans cesse des appels du pied, sans que nous nous en rendons réellement compte, est toujours et uniquement la question :
"Qui suis-je ?"

Le Connais-toi toi-même, l'invitation inscrite au frontispice du temple de Delphes - que Socrates reprit à son compte - est d'une actualité plus que brûlante. C'est toujours au cœur de l'Ici et du Maintenant qu'elle se pose.


Si nous ne connaissons pas le connaisseur des connaissances comment nos savoirs pourraient-il avoir une quelconque valeur ?

N'est-ce pas hallucinant que dans notre civilisation cette question soit autant ignorée ou négligée ?
Et, lorsqu'elle est enfin posée, elle est presque toujours dévoyée de son sens authentique, parce qu'elle ne donne lieuy qu'à une réponse objective et donc superficielle, une réponse nécessairement issue de la mémoire et du conditionnement.

Vivre sans savoir ce qui est vraiment vivant et conscient, c'est comme manger sans goûter, faire l'amour sans amour, rêver sans savoir que nous sommes en train de rêver. C'est vivre une vie d'inconscience, de souffrance et de conflits.

Ainsi, si nous ne répondons pas de façon absolue et directe à cette question, la vie vaut-elle vraiment la peine d'être vécue ?

Tant qu'elle ne s'est pas imposée à nous jusqu'à provoquer un arrêt total de la dynamique d'identification mentale, pour ramener notre attention vers ce que nous sommes déjà, en amont des pensées et des perceptions, nous continuerons d'avoir l'impression d'être ballottés d'espoir en désespoir, pris en sandwich entre le bâton et la carotte, le passé et le futur , avec toujours cette douloureuse impression d'être séparés de la paix et de la joie atemporelles que nous cherchons.

La question "qui suis-je" est bien la question reine. Il est dit qu'à la phrase "Connais-toi toi-même" était accolée une suite : "et tu connaîtras l'univers et ses Dieux ".

Sans Toi qui perçoit le monde peut-il y avoir perception ? Peut-il même y avoir une quelconque expérience, un monde, un univers ?

Notre Soi véritable ne. fonde-t-il pas tout ce qui peut être connu ou perçu ?


Sans la Présence sans laquelle tous les phénomènes prennent place Comment ces phénomènes pourraient-ils exister ?

Et l'univers et les Dieux ne sont-ils pas perceptions transitoires pour Cela qui en est conscient ?


Mais la question "qui suis-je" n'est pas une question comme les autres. Elle n'a pas de réponse objective ni mentale. Pourquoi ? Parce que toute réponse objective ne pourrait être qu'une opinion, née du conditionnement et de la mémoire et donc du passé. Une réponse objective ne saurait satisfaire le Sujet Ultime que nous sommes. Cela qui pose la question n'est pas une chose, c'est la vie elle-même qui, soudain, désire se reconnaître pleinement elle-même à travers nous et cesser de se prendre pour ce qu'elle n'est pas. C'est une question intime, directe et absolument subjective que l'on doit se poser en Soi-même, pour Soi-même et par Soi-même.

Ce que je suis vraiment ne pourra jamais être exprimée d'une façon uniquement objective ou conceptuelle.

Aucune autorité vivante ni aucune voix surgissant des textes les plus sacrées ne pourra jamais répondre à votre place.

Celui qui pose la question ainsi que celui qui donne la réponse, la question et la réponse, sont toutes des perceptions apparaissant disparaissant en Cela que Je suis et qui précède nécessairement le mental et les perceptions.

Laissez la question "qui suis-je" brûler toutes les réponses mentales qui pourraient émerger. Puis, laissez affleurer le mystère d'une Présence indéfinie se confondant avec un authentique "je ne sais pas".

Laissez se révéler l'ineffable sensation d'être Cela qui est conscient d'être conscient, sans possibilité de lui donner une forme ou un nom.

Et, vous reconnaîtrez soudain que vous (en tant que le corps-mental), les autres et le monde sont les modulations de la Conscience Une et Impersonnelle que vous vous savez être de façon irréfutable et évidente.

Vous êtes le Sans Forme prenant toute forme.


C'est si proche, si intime, si évident, c'est...


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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