Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

lundi 16 juin 2014

                              Penser ou Ressentir la vie ?


Au fond dans la vie il n'y a qu'un véritable choix : Penser ou ressentir. Soit vous pensez la vie soit vous ressentez la vie. 

Vous ne pouvez pas faire l'un et l'autre en même temps. Lorsque vous pensez la vie vous quittez le plan du ressenti et lorsque vous ressentez la vie, la pensée est absente. Le ressenti est tactilité. Mais contrairement à ce qu'on nous enseigne il n'y a pas que le toucher qui peut-être ressenti. Vous pouvez ressentir une situation. Vous pouvez ressentir un autre corps sans le toucher. Vous pouvez ressentir une pensée sans la penser. 

Le ressenti est toujours plus proche de la source de notre être véritable que la pensée qui est une construction plus tardive. La pensée est un commentaire qui vient se calquer sur un ressenti. Le ressenti se situe en amont de la source. Le ressenti est toujours antérieur au déclenchement quasi automatique du processus d'étiquetage, de conceptualisation, de comparaison, de justification, de condamnation, de jugement.


La plupart des gens ont perdu la faculté de ressentir. Ils ont troqué cette faculté contre un catalogue de mots et un dictionnaire d'opinions. La perception du ressenti est compliqué pour un être qui est habitué à fournir des réponses préemballées et lyophilisées. Il oblige à ne pas se focaliser sur la traduction de la sensation en mots ce qui nuit à l'illusion de la toute puissance de l'intellect et lézarde la croyance d'être un moi séparé. Le ressenti vulnérabilise et nous ramène dans l'espace ouvert et conscient du "je ne sais pas" où tout redevient possible. Le ressenti ouvre à l'expérience directe de l'ici et maintenant où tout le savoir accumulé, subtil ou grossier ne vous est plus d'aucune utilité. La personne résiste forcément à sa propre dissolution. Et pour maintenir l'illusion d'être une personne séparé doté de libre arbitre le meilleur moyen est une fuite en avant dans l'enchaînement compulsif des pensées. C'est pour cela qu'il est essentiel que le mental comprenne sa propre impuissance, qu'il comprenne que dans l'espace du ressenti ou dans l'appréciation d'une expérience dans le moment présent, il est totalement caduque.


La véritable mesure de la qualité de vie d'un être humain n'est pas constitué de critères socio-économiques. Vous ne pouvez pas non plus mesurer la qualité de vie d'un être humain en mesurant sa  santé physique, sa qualité de vie du point de vue écologique ou du point de vue de l'environnement 
familial ou professionnel d'un individu.

La véritable mesure de la qualité de vie d'un être humain n'est pas quantitative mais qualitative. Elle se "mesure" de façon intime en observant le rapport entre le ressenti et la pensée dans la vie d'un être humain. Plus un être humain passe son temps dans le ressenti, plus il y a de joie, de la détente, de l'insouciance, de l'ouverture, de la souplesse, de la créativité. Plus il met l'accent sur le fait de comprendre intellectuellement, de penser et de contrôler la vie, plus il y a de sérieux (au sens d'une forme de rigidité), plus l'attention se fixe sur ce qui devrait être plutôt que ce qui est, plus il y a de sentiment de responsabilité, des sentiments de frustration, de honte, de culpabilité, de désirs et de peurs.

Dans le véritable ressenti, il n'y a personne qui ressent. La personne n'étant qu'une idée, une pensée, un concept perçu, elle ne peut rien ressentir. La personne est toujours ressentie. C'est l'Être qui ressent.


Si vous vous observiez sans attente pendant une journée entière vous verriez que vous n'êtes pas en train de penser de façon continue. Malgré les apparences d'une suractivité mentale, il y a des moments de répits. Ces pauses où vous ne vous référez plus à un moi comme centre de commandes sont des moments de ressenti véritable. Mettre l'accent sur le ressenti dans votre quotidien est la porte vers une vie heureuse. Le ressenti est en lui-même source de joie, quelle que soit l'objet de votre ressenti. Lorsque vous ressentez la vie, quelle que soit la situation, la pensée ou l'émotion qui se présente - même une émotion ou une situation étiquetée comme étant très négative pour le corps-mental - une plénitude sans cause et sans objet s'installe naturellement.

La peur, le stress, la dépression sont tous des sentiments qui émanent d'une vie coupée du ressenti.

Un accompagnement thérapeutique doit toujours s'atteler en priorité à restaurer l'écoute sans personne, qui est synonyme de la capacité de ressentir. Pour des raisons pédagogiques on pointe en premier lieu vers l'écoute sensorielle des conflits psychologiques. Les émotions ne demandent pas forcément une analyse psychologique et une compréhension mentale pour se résorber. Lorsque chez un être se développe la capacité d'écouter tactilement ses émotions, il devient alors possible de ressentir la source du ressenti, d'écouter l'écoute. Petit à petit il devient envisageable de tourner l'attention à 180 degrés vers sa propre source et découvrir que cette écoute est là, même en l'absence d'objet (émotion) à écouter.

Restaurer la capacité de ressentir chez un être humain est la voie vers la guérison et sans doute le plus court chemin pour découvrir notre nature ultime, notre être véritable.

samedi 14 juin 2014

                              Le Yoga de la Dissolution


Un des plus beaux yoga que je connaisse sont ceux qui ont traits à la dissolution. Ce qui se dissout dans ce yoga n'est pas le corps physique mais le corps imaginaire et notre sentiment d'appartenance, notre identification erronée à ce corps, notre croyance fallacieuse et source de douleur qui consiste à se prendre pour un individu séparé et doté de libre arbitre.

Il s'agit de s'asseoir ou de s'allonger dans un endroit où vous ne serez pas sollicité pendant une dizaine ou une vingtaine de minutes au minimum.

Tout en fermant les yeux, vous vous représentez votre corps tel que votre mental vous le reconstruit en imaginaire. Puis, lentement vous "scannez" chaque partie du corps, en partant des orteils jusqu'à la tête en associant à chaque partie du corps ressentie les mémoires qui y sont associés. Par exemple en mettant l'attention sur les pieds je me souviens de la course à pieds nus sur le sable un été en corse, en pensant aux gros orteils je pense à toutes les fois où l'ongle a pris un bleu au football et qu'il a fini par tomber. En pensant au genou, je pense à une ancienne tendinite. Aux jambes dans leur ensemble à la joie de danser que j'ai éprouvé à maintes reprises par exemple. À la poitrine, je pense aux délicates caresses d'une amante dont le nom m'a échappé etc... Vous faites ce balayage en vous arrêtant sur chaque partie ressentie. Si une mémoire vous revient c'est bien, sinon vous poursuivez le balayage vers la tête de façon purement sensorielle. Le voyage jusqu'à la tête vous prends entre 2 et 10 mn selon le temps dont vous disposez et les mémoires qui surgissent lorsque l'attention accueille telle ou telle partie corporelle. Vous n'essayez pas de forcer l'association de la partie corporelle scannée avec une mémoire mais si la mémoire surgit vous l'accueillez dans cette attention sans choix. Arrivé à la tête, en haut de la fontanelle, vous repartez au gros orteil et toujours les yeux fermés, vous visualisez que vous y mettez le feu !


Et, vous laissez l'orteil puis la plante du pied, le dessus du pied, le talon, la cheville s'enflammer. Le feu progresse jusqu'en haut de la jambe puis vous mettez le feu à l'autre gros orteil qui se répand progressivement dans la deuxième jambe pour rejoindre l'incendie allumée dans la première. Le feu se propage jusqu'au bassin, bas-ventre, ventre, bas du dos, milieu du dos, colonne vertébrale, plexus solaire, cœur, poitrine, trapèzes, épaules. Les flammes descendent dans les bras jusqu'à l'extrémité des doigts puis le feu embrase la nuque et la tête. Vous visualisez le visage qui se décompose sous l'action des flammes. Tout votre corps imaginaire n'est plus qu'un immense brasier. Bientôt, il ne reste qu'un morceau de charbon ardent qui finit par se calciner complètement; jusqu'à devenir un tas de cendres.

Lorsque votre corps est totalement réduit en cendres, vient un vent frais qui les disperse dans les 6 directions. Bientôt il ne reste rien.

Il ne reste plus que l'espace. Un espace ouvert et une Présence consciente. Tout à l'heure il y avait un corps avec son histoire. Maintenant il ne reste que l'espace dans lequel ce corps était apparu.

Ressentez ce que cela fait que d'être cet espace. Goûtez le pleinement et savourez….!

En apparence violent, ce yoga est pourtant l'un des plus doux que je connaisse. Faites-moi part de vos expériences et de vos observations...

mardi 10 juin 2014

                                           Que reste-t-il ?




Pensez à la personne que vous semblez être. Voyez que ce que vous pensez être est une perception au même titre que la chaise.
Que reste-t-il lorsque vous laisser tomber l'idée d'être une personne ?

Prêtez attention à la pensée qui se manifeste maintenant dans le champs de votre conscience.
Qui êtes vous lorsque cette pensée n'est plus là ?

Pensez à des épisodes de votre enfance. Constatez que ces mémoires apparaissent dans votre Présence consciente ici et maintenant.
D'où viennent ces pensées ? Où partent elles ?

Pensez à celui que vous croyez être le penseur de toutes vos pensées.
Quelle(s) image(s), film(s) ou bande(s) sonore(s) apparaissent ?
Que reste-t-il lorsque vous laisser tomber ces perceptions ?
Y a-t-il encore un penseur ? Si oui explorez la substance de ce "penseur" et constatez qu'il n'est qu'une image, une voix, une mémoire, une perception. Constatez ce qui reste lorsque cette perception cesse d'être perçue ?

Que reste-t-il d'autre qu'une sensation de tranquillité, de paix, d'ouverture, d'amour inconditionnel pour toute chose qui apparait et disparaît au sein de cette Présence consciente que vous êtes ? Ce qui reste, est-ce encore une identité ? Est-ce que cela a une forme, une couleur, un âge ? Si oui laissez tomber ces perceptions, ces choses, ces images et voyez ce qui reste ?

Ce qui reste est-il localisé ? Si oui, ressentez-le pleinement puis, laissez cette sensation de localisation se résorber dans la Présence consciente. Que reste-t-il désormais ?

Ce que vous êtes est disponible à chaque instant, 24h/24h, c'est gratuit, et cela ne dépend d'aucune chose et d'aucune expérience. Vous ne pouvez ni le perdre ni l'obtenir. Vous seul l'êtes.



                                                                  Je suis ce qui demeure

Ce que vous êtes est ce qui reste lorsque vous ne vous définissez plus comme une chose, comme un objet. Le pur Sujet n'est nulle part et partout à la fois. Il échappe à tout étiquetage et à toute conceptualisation. Il n'est pas localisable. Il se révèle de façon négative, lorsque vous prenez conscience de ce que vous n'êtes pas. 
                            Que ta volonté soit faite


"Qua ta volonté soit faite". Voilà la phrase clé de la prière du Notre Père. Je dirais même ces mots sont l'essence même de la spiritualité. Si l'on retenait simplement cette phrase au plus profond de son cœur et qu'on se la faisait sienne en toute occasion et en toute expérience, qu'on la ressentait pleinement, on pourrait aisément oublier l'Ancien testament, les Evangiles et tous les autres textes sacrées.

Ici il ne faut évidemment pas entendre Volonté dans le sens individuel où quelqu'un pourrait avoir le choix de vouloir ceci ou cela, c'est à dire une personne humaine ou divine dotée de libre arbitre. La Volonté suprême est ici le symbole de ce qui est, de la Vie telle qu'elle se manifeste et se crée à chaque instant dans la Conscience et qui ne pourrait pas être autrement que ce qu'elle est.

Or la plupart des gens qui récitent "Le Notre Père" passent totalement à côté de cette parole essentielle et associent à cette acceptation totale de ce qui est ("que ta Volonté soit faite"), les demandes incluses par ailleurs dans cette prière, enseignée par le Christ ("donnez nous notre pain quotidien" ou encore "ne nous soumettez pas à la tentation"…) ou encore une demande personnelle ("accordez moi la santé", l"a réussite pour mes enfants", "un mariage heureux"…), en introduction à cette prière.

Un zeste de non dualité noyé dans une profusion de demandes exotiques et égotiques ! "Que ta Volonté soit faite" est une phrase couperet, absolue, qui ne prend son véritable sens que lorsque l'on la laisse résonner complètement sans contrepartie et sans contrepoint. La réalité est la réalité à 100 % et pas à 60, 80 voire même 99 %. Ainsi, si vous voulez éprouver la puissance et la beauté de cette phrase vous devez vous y soumettre non pas beaucoup mais entièrement. Vous devez vous soumettre à 100 % à ce qui est. Ce n'est pas pour rien que le mot Islam signifie "soumission". Ce mot a mauvaise presse et résonne au travers des filtres égotiques comme une perte de notre pouvoir personnel. Ce qui est vrai, mais le mental ne peut penser sa propre impuissance. Il faut surtout que ce qui est important avec la soumission, ce n'est pas ce à quoi on se soumet mais l'acte de se soumettre soi-même. En réalité cette soumission est une soumission à ce qui est, un "amor fati". C'est juste une reconnaissance implicite que la volonté personnelle est une illusion. C'est un grand Oui à tout ce qui se présente. Ce n'est jamais la personne qui dit Oui. C'est la vie en vous qui se reconnaissant elle-même dit oui à ce qui se déploie en elle. Ce n'est pas un concept ni même quelque chose que vous pourriez faire ou non. Car avant même que le mental fabrique une pensée à ce propos, la soumission a déjà eu lieu. La soumission est simplement ce constat : la reconnaissance qu'avant même de se définir comme une entité séparée, la Présence consciente est, quelle que soit le commentaire, le jugement, la comparaison, la condamnation ou la justification qui ne sont que surtitrages.

"Que ta volonté soit faite" signifie donc que je renonce au fantasme d'une volonté personnelle qui pourrait vouloir autre chose que ce qui est. Je reconnais que l'idée d'un moi séparé de son environnement, l'idée d'être une entité personnelle côté de libre arbitre, l'idée qu'il y ait un penseur pensant les pensées ne sont que des images, des pensées, c'est à dire des perceptions et non pas la réalité vivante de ce que je suis.


En faisant mienne cette parole, je reconnais par là même mon impuissance à savoir ce qui est mieux pour moi, les autres et le monde, je reconnais qu'au plus profond de moi "je ne sais pas" ce qui devrait être, et j'accepte et remercie pour ce qui est. Je reconnais que tout est parfait tel que c'est, car je vois dans l'expérience directe qu'il n'y a pas de séparation entre la vie et ce que je suis. Ce que je suis vraiment, c'est la Vie. Mon identité personnelle, c'est à dire mon prénom et mon histoire, le caractère, cette bibliothèque d'images et de mémoires diverses, de préférences, apparaît toujours dans cette Présence consciente que je suis et que je n'ai jamais cessé d'être. Je suis la vie. Lorsque cela est réalisé, il est vu que j'ai toujours été la vie, même lorsque je me prenais pour quelqu'un de séparé confondant prière véritable qui est célébration avec la prière fantaisiste basée sur une demande.

L'humilité apparaît lorsque je vois à quel point je suis orgueilleux. L'humilité émerge à chaque fois que je me surprends à prétendre savoir quelque chose, posséder quelque chose ou me prétendre être quelque chose. La définition généralement admise de l'humilité est "un trait de caractère d'un individu qui se voit de façon réaliste" (wikipédia). La véritable humilité n'est pas cela.
La véritable humilité c'est l'Espace (Présence consciente) dans lequel apparaissent les traits de caractère. L'humilité c'est le regard sans personne. Il n'y a jamais personne d'humble. Chaque Instant est sacré en ce qu'il est possible de prendre conscience seulement par la fenêtre de l'Instant de ma prétendue volonté personnelle, de mon sérieux à propos de quelque chose, de mon appropriation de ce qui arrive, de ce qui est fait ou de ce qui est pensé. Quand il est clair que tout arrive mais que cela n'arrive à personne l'humilité apparait.

L'humilité est la non chose qui voit les autres choses. Le pur regard sans personne est l'humilité. Chacun de nous portons au fond de nous la nostalgie ou le pressentiment d'être cette humilité. Ne pas le reconnaître est notre chemin de croix, notre souffrance. Chaque fois que nous demandons, exigeons quelque chose de la vie, que nous souhaitons que les choses soient différentes de ce qu'elles sont, nous nous éloignons de notre véritable nature qui est Présence Consciente. Chaque fois que nous prenons conscience de notre agitation et de notre vouloir personnel et que nous pensons savoir ce qui est mieux pour nous, les autres ou le monde, nous redevenons intimes avec nous-mêmes.

De même lorsqu'en notre cœur nous disons "Que ta volonté soit faite", la véritable liberté apparaît. Car la liberté n'est pas dans les choses ou dans les expériences mais dans la reconnaissance que je suis l'Espace conscient dans lequel les choses et les expériences naissent et meurent.

Ainsi si vous voulez prier, priez pour célébrer et non pour demander. Que votre prière accorde ce que vous voulez avec ce qui est. La prière désormais n'est plus une demande personnelle mais une reconnaissance de notre essence impersonnelle, inaltérable et Une, un chant de reconnaissance de ce qui est, un remerciement.                                                    

S'incliner devant ce qui est, plutôt qu'au pied d'un idéal, n'est pas nécessairement facile, mais quelles que soient les difficultés, c'est l'une des pratiques les plus utiles et louables". Jack Kornfield, "Après l'extase la lessive".

Je vous invite à jouer : Inventez votre propre prière, votre propre mantra qui s'accorde pour vous le mieux en mots avec ce qui est. Une prière qui ne soit pas une demande mais une célébration. Laissez venir à vous les mots qui pour vous expriment avec le plus de simplicité cette évidence que tout est Un.

J'aime beaucoup :     "Je suis"

                                 "Je suis ce en quoi "je suis" apparait et disparait".

                                 "Je suis la Vie"

                                 "Je suis ce que je cherche"

                                 "Je suis source de tout ce qui est"

                                 "Conscience est tout ce qui est"

                                 "Amor fati" (Amour des faits, de ce qui est)

Si le cœur vois en dit, envoyez-moi les paroles qui vous inspirent et je les publierais avec grand plaisir sur le blog...



jeudi 29 mai 2014

                Ce que je suis est pur Regard


Lorsque notre regard conditionné laisse place à un regard ouvert et direct, une sorte de magie opère. Ce qui est perçu semble nous regarder et notre regard totalement vulnérable et ouvert se laisse voir en retour. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a plus personne pour prétendre quoi que ce soit ni pour défendre aucune identité au travers de ce regard. Ce qui est perçu pointe vers le regard simple qui ne cherche rien et nous révèle notre nature infinie : pur regard. Ce pur regard est celui du bébé innocent, regard sans vouloir. Pourquoi les bébés sont-ils toujours beaux ? C'est la beauté de ce regard sans personne qui attire l'attention. L'attention pure attire l'attention. L'amour aimante l'amour. Quels sont les attributs de ce pur regard ? On ne peut le définir que de façon négative. C'est une absence de tête, un espace vacant et conscient, une non chose, sans limite et sans nom, sans couleur et sans forme. 


Lorsque notre regard est conditionné (la plupart du temps), il s'agit simplement de voir le conditionnement. Il s'agit de voir que les pensées et les croyances qui apparaissent, essentiellement sous formes d'images ou de sons "internes", naissent et meurent dans le regard, qui lui demeure toujours le même en tant que pur regard. Lorsque cela est réalisé, le regard retrouve instantanément sa transparence originelle qu'il n'avait en réalité jamais quitté, sauf en imaginaire. Le regard pur est toujours antérieur à ce qui est perçu. Le pur regard est permanent et ce qui est perçu est impermanent.



 Il s'agit donc de "quitter le vu pour voir vraiment". "Quitter le vu" n'est pas un faire et ne demande aucun effort, aucun déplacement, aucune fuite. "Quitter" signifie ici voir ou réaliser que le voile de nos conditionnements n'est qu'un voile imaginaire. Dès que cela est vu et que l'on cesse d'y croire, le voile se dissout. Quand il est réalisé que ce qui voit n'est pas ce qui est perçu nous réalisons notre nature de pur regard silencieux de commentaires. Être tout simplement. 

                        

 Lorsque l'on regarde une rose avec ce pur regard, nul désir d'étiqueter, de juger ou de comparer avec une expérience précédente ou un imaginaire. Nulle référence à la mémoire et nulle volonté de changer ce qui est perçu dans l'instant. L'appréciation pure de l'instant est un ressenti sans pensées et, sans pensées, l'idée d'être une personne disparaît. Et pourtant, quelque chose qui n'est pas une chose demeure. Un rien qui n'est pas un néant continue d'être. Un rien plein de vie demeure. Le mystère de l'Être se dévoile.



 Dans le pur regard personne ne regarde. La vie est, tout simplement. De même, il n'y a rien à faire pour être ce que nous sommes. Nous le sommes déjà depuis toujours. Et nous le sommes maintenant. En lisant ces lignes, réalisez que c'est en ce Pur Regard que vous apapraissez et que ces mots sont enregistrés ainsi que les commentaires de votre mental. Réalisez que cette Présence n'a jamais "pas été là". Réaliser cela c'est réaliser que Vous êtes Cela. Vous êtes cet accueil sans limites de tout ce qui est perçu, expérimenté, vécu. Vous êtes cet espace d'accueil de ce qui est, cette conscience qui note, observe et enregistre sans jugement. Vous êtes cela depuis toujours. Et qu'est ce que cela sinon que l'Amour Inconditionnel, l'insouciance de l'Être que je suis que vous êtes et que nous sommes ?

vendredi 23 mai 2014

L'époustouflante plasticité de la Conscience

L'époustouflante plasticité de la Conscience


Ce qui m'éclate au sens propre (explosion du moi), qui m'étonne, qui me scie, qui me tue, qui m'émerveille, c'est l'époustouflante plasticité de la Conscience.

Dans le Jeu de la vie, la Conscience accueille toutes les perspectives, tous les points de vue, toutes les idées, toutes les croyances. Elle est ce Contenant Sans Forme, sans début et sans fin, qui dit Oui à toute création et qui dit Oui à tout ce qui est. Un Grand Oui au Jeu multiple de la Vie. Un Oui d'emblée à toute manifestation puisqu'elle est sa propre création.

La Conscience joue tous les rôles avec perfection et semble se délecter autant dans l'oubli d'elle même au sein de la Création et du monde qu'à se rappeler à elle-même en réalisant qu'elle est en train de rêver ce même monde.

Pour les humains, la croyance crée l'expérience. Sans croyance pas d'expérience. 

Si la Conscience veut jouer le jeu de l'ignorance et croire qu'elle est un corps-mental séparé du monde et des autres, doté de libre arbitre et de contrôle sur son environnement, c'est cela qui est expérimenté et l'environnement se conforme à cette perspective.

À l'inverse, si Elle choisit de se rappeler à qui elle est vraiment et de se reconnaître Source de tout ce qui Est, l'expérience du monde est toute autre et le monde lui-même se conforme parfaitement à cette perspective absolue.


Lorsque la Conscience semble voilée ou joue à se voiler elle-même, la souffrance et le désespoir sont vécus au travers de ce voile d'ignorance. L'idée de la mort de l'individu identifié au corps prend alors des accents tragiques et absurdes. La relation avec l'autre se farde de façon inconsciente de nos peurs et de nos désirs individuels et devient une source permanente de conflits sous-jacents pour l'accumulation de plus de possessions matérielles, de notoriété, de reconnaissance et d'amour. L'autre est alors un autre essentiellement différent et séparé de soi. Et dans cette perspective, nous semblons être face à face, front contre front. C'est une relation basée sur la dualité ou la cofrontation voire l'affrontement sont des modalités habituelles. Comme le disait Sartre dans sa pièce de théâtre, "Huis Clos", "l'enfer c'est les autres" !

Lorsque la Conscience réalise sa propre nature et dissipe l'ignorance, le monde est vécu de façon radicalement nouvelle et, comme par magie, il se comporte également de façon différente. Nous ne sommes plus face à faec comme nous le disent le langage et la société, nou sommes face (là-bas) à Espace impersonnel (Ici). Et nous ne trouvons dans cette perspective qui se réalise dans l'expérience directe aucune trace de séparatioon entre ce qui est perçu, le visage de l'autre, par exemple, et l'esapce impersonnel et conscient dans lequel il apparaît.

C'est cela l'époustouflante plasticité de la Conscience qui prend toutes les formes tout en n'étant aucune forme elle-même. Paradoxe incompréhensible pour le mental linéaire. La Conscience est à la fois Sans Forme et avec Forme. Comme l'Océan qui est le même océan, la même eau, qu'il y ait des vagues ou non. Et, l'eau n'est pas affectée par la forme, la durée ou la puisance des vagues, elle demeure telle qu'elle est.

Dans cette perspective, la mort d'un être cher suscite une tristesse qui ne désenchante pas le monde et la Vie, car on sait que Ce que l'on est vraiment ni ne naît ni ne meurt. On sait, d'une certitude inébranlable, que la mort n'est que la disparition d'une forme singulière au sein de la conscience Une, infinie, intemporelle et impersonnelle. On n'est pas dans la tristesse, c'est la tristesse qui est en nous. La tristesse du coup n'est pas triste, mais apparaît, se déploie et disparaît en Moi qui suis tout ça et joue tous les rôles à la fois, en Moi, en tant que Conscience inconditionnée qui suis le personnage du rêve, le Rêveur unique et ultimes de tous les rêves, et ce en quoi tout cela émerge. Wow…

La relation avec l'autre se teinte alors d'une étrange intimité et ce, même face à un total inconnu. Car finalement c'est une modulation partulière du Soi que Je suis que j'ai en face de Soi. L'autre apparaît en moi et en tant que Moi. Soudain, le corps-mental n'est plus Moi mais Tout est "Mien". Le monde est désormais empli de Moi de partout et je reconnais le Même en chaque être et me reconnais en chaque être. Je pressens que ce que je suis partage la même essence avec toutes les formes et toutes les créatures.

Cela n'empêche évidemment pas l'expression singulière de chaque corps-mental. Mais l'accent est complètement déplacé. Il est mis sur ce qui est en amont du personnage avec son histoire et sa saisie égotique (ses préférences et ses conditionnements), la Conscience Une et impersonnelle qui est la Source de tout ce qui est et qui est la Même en chaque être.



On ne projette plus ses désirs et ses peurs particulières sur l'autre, la rencontre est sans projet, sans jugement, sans attente. L'amour devient un don sans demande en retour, car au fond on ne peut s'aimer que Soi-même que l'on reconnaît en chaque être humain, chaque plante, chaque pierre, chaque animal, chaque chose, chaque son, chaque odeur, chaque situation, chaque expérience. C'est de l'amour du Soi que découle le véritable amour, ce que certains nomment amour inconditionnel. Tout reflet pointe vers la beauté du miroir du Soi qui le reflète et toute perception est désormais reconnue comme apparaissant non seulement au sein du Soi mais en tant que le Soi.

Comme par miracle, il arrive souvent alors que l'apparent autre se rende soudainement poreux à cette même ouverture comme si cette évidence faisait écho et éveillait le même amour du Soi en lui. Car le monde lui-même semble soudain répondre mystérieusement à cette invitation de se reconnaître comme reflet du Soi. Dans cette Ouverture, une étrange synchronicité œuvre et la Vie se déroule sans efforts. C'est comme si cette Présence se reconnaissait au travers de l'autre et qu'une paix gagnait tout l'environnement. On se surprend à se reconnaître dans le collègue de bureau, dans son patron, dans le chauffard, dans la vieille dame avec sa canne et son sac de courses, dans la secrétaire en apparence acariâtre du cabinet médical, dans le mendiant agressif assis sur le trottoir, dans le discours raciste d'un leader politique que l'on abhorrait jadis, dans le rat juché sur l'épaule d'un jeune SDF qui fait la manche, dans le pigeon qui picore à même l'asphalte, dans la plainte sempiternelle d'un récalcitrant dans la queue à la Poste, dans la multitude et la foule, dans chaque être, c'est le Soi toujours reflété d'une façon évidente. Dans cette Ouverture où le filtre des préférences s'est soudainement éclipsé, il y a une co naissance - en deux mots - avec tous les êtres et toutes les choses. Nous naissons ensemble dans la même conscience à chaque instant. C'est la Conscience qui permet que tout cela se manifeste. Au plus intime de moi-même un Je profond se reconnaît comme étant Cela.

Je suis Cela.


Est-il possible de partager cela avec quelqu'un qui est prisonnier des apparences et enfermé à double tour dans sa croyance d'être quelqu'un de séparé, un individu prisonnier d'un sac de peau à forme humaine avec un passé à protéger et un avenir à construire ? De là où il est, certainement pas. Le personnage du rêve est submergée dans l'illusion du rêve et il ne peut s'éveiller de son rêve puisqu'il est lui-même une illusion du rêve. Et, tout ce qu'il expérimente ne fait que renforcer sa croyance en la séparation dont il ne perçoit pas que c'est une simple interprétation erronée de la Réalité.

On semble être prisonnier d'un cercle très vicieux. Quand le disque est rayé une petite pichenette permet parfois de permettre au diamant de changer de sillon et à la musique de continuer. La pichenette peut se manifester comme l'information (La Bonne Nouvelle) qu'il existe une autre façon d'expérimenter la Vie, sans souffrance inutile. La Conscience le sait bien et en même temps si Elle "choisit" de s'incarner pleinement dans le spectacle et de vivre de façon tragique le monde, si elle "choisit" de rêver la vie dans l'illusion d'un corps-mental séparé des autres et du monde, c'est ce qui est. C'est respectable. La Conscience savoure entièrement son rêve dans l'Illusion à laquelle elle s'identifie. Lorsque j'étais petit enfant justement et que je me sentais angoissé en regardant un film, ma mère pour soulager ma peur me racontait que ce n'était pas la réalité mais que l'on était sur un plateau de cinéma avec plein de caméras et de gens comme moi et elle, nullement costumés hors du champ de la caméra. Cela m'énervait prodigieusement.

Un pointeur non-duel dont le nom m'échappe disait que sa fonction en satsang, qui est une rencontre où on se retrouve pour partager la perspective non-duelle, la Présence Conscience que nous sommes déjà, la plupart du temps sans le réaliser, aétait du même ordre que le bruit du pop corn d'un malotru au cinéma, qui vous fait sortir de l'identifcation au film.

La Conscience toujours parle à la Conscience. Parfois, elle fait semblant de ne pas entendre et le rêve continue.

C'est beau aussi ainsi.

C'est.

Sans jugement.

Et Vous, de quelle façon voulez-Vous expérimenter le monde ?

Voyez si, au-delà des apparences, dans ces diverses images présentées ici dans cet article, il n'y a pas une autre façon de voir qui existe ? Détendez le regard et laissez-vous surprendre !


                                        "Conscience est tout ce qui est ", Maharaj Nisargadatta


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

jeudi 10 avril 2014

Quitter le vu pour voir vraiment

Quitter le vu pour voir vraiment
Ce n'est pas seulement pour duper nos enfants que nous les entretenons dans la croyance au Père Noël : leur ferveur nous réchauffe, nous aide à nous tromper nous-mêmes...
Claude Lévi-Strauss

Voir ce que nous sommes vraiment vraiment est une évidence sans nom lorsque cela est vu et réalisé. 
Mais comment montrer, partager, inviter à ce Voir où la conscience s'auto-éclaire elle-même et se reconnaît conscience infinie, inaltérable, au-delà des naissances et des morts, omniprésente, impersonnelle, simple et nue ouverture consciente ? Comment proposer à une personne réfractaire (une personne qui s'identifie à un corps et à un mental est par nature réfractaire à cette sorte de remise en question) de goûter, expérimenter, vivre la vie non à partir d'un centre (un égo, un moi) mais à partir d'une ouverture consciente ? Une personne qui s'identifie à un corps et à un mental est par la nature même de son auto-hypnose réfractaire à cette sorte de remise en question.
Comment donner à voir ce qui est évident pour une conscience libérée de son identification à un moi individuel et séparé mais qui sonne comme une hérésie, une aberration logique, un idéalisme, une croyance sectaire pour 99,99% de la population qui croient dur comme fer être des personnes douées de volonté personnelle et s'expérimentent comme étant des individus séparés des autres et du monde ?

Cela concerne aussi bien votre entourage le plus proche comme le plus éloigné. Cela concerne l'école, l'université, toutes les sciences s'intéressant à la connaissance de l'homme (la médecine, les neuro-sciences, la biologie, la physique, sociologie, la philosophie, la littérature la psychanalyse, la psychologie...) mais également, les revues scientifiques, la politique et les religions quelles qu'elles soient (monothéistes, polythéistes, animistes).

Sur l'échiquier politique il existe une multitude de croyances différentes. Sur l'échiquier religieux il y a la même profusion de croyances. Sur l'échiquier des diverses sciences il y un nombre incalculable d'hypothèses et de croyances qui semblent se contredire sur la façon de décrire le monde. Ces croyances changent au cours du temps. Mais une croyance semble ne jamais changer et être la même dans les camps en apparence opposés, ceux qui se torturent ou se font la guerre, s'insultent ou s'incriminent au jour le jour. Cette croyance est la croyance racine de tous les êtres humains ou presque et elle consiste en l'idée, qui n'est presque jamais remise en question, que chaque être humain est un individu séparé du monde et des autres et identifié à un moi avec une histoire limitée et que ce moi est identifié à un sac de peau rempli d'organes, de tuyauteries, de liquides, de cellules et d'un cerveau qu'on nomme un corps.

On amène assez facilement les enfants à croire au Père Noël un temps et pourquoi pas, cela peut être formateur comme les contes auxquels ils s'identifient un temps. Mais ensuite on leur révèle le pot aux roses. Heureusement ! Vous imaginez ne rien leur dire et garder le secret à tout jamais ? On devrait faire une telle expérience en Corée du nord, ça pourrait être instructif. On a bien fait expérimenter à des milliers de bébés en Roumanie de grandir sans être touchés pour un résultat sans commentaires.
Il y a un film qui étaye notre propos. On maintient artificiellement un personnage dans une ville fantôme avec d'autres faux personnages en lui faisant croire que tout est vrai pour les besoins d'un show télévisé ("The Truman Show"). Très instructif.
C'est pour cela que Tony Parsons a nommé sa révélation et son livre "The Open secret". Maintenant vous savez ! Je vous montre les coulisses de l'opéra, le maquillage du Père Noël. Ce "machina ex deus" est la métaphore de la plus grande machination entreprise par l'homme contre lui-même. C'est elle qui permet au philosophe anglais Hobbes de dire que l'homme est un loup pour l'homme. Sans doute que ce cher Hobbes n'avait lui-même pas eu accès à ce secret lui-même et ce, malgré son statut de philosophe. On remarquera cependant que la plupart des philosophes occidentaux post socratiques sont enfermés dans cette même croyance racine d'un individu dôté de libre arbitre et qui pense ses propres pensées ( très important évidemment !). Mais alors que la plupart des adultes en bonne santé et que les enfants de plus de 8 ans ne croient plus au Père Noël, le monde entier continue à croire à l'idée d'une personne dotée de libre arbitre, d'un individu séparé, d'un penseur pensant les pensées comme étant l'ultime réalité…. Hallucinant… LOL.

J'ai décidé de faire mon "coming out" et de révéler sur ce blog et ailleurs ma véritable identité. Qui est également la vôtre.


En ce qui concerne notre identité réelle, ce que nous sommes vraiment vraiment, on se persuade soi-même qu'il vaut mieux ne pas aller y regarder de trop près car on pressent, à l'approche même de la question "Qui suis-je", que le beau château de cartes qu'on appelle notre vie et qu'on a eu tant de mal à ériger, vacille déjà et menace de s'effondrer. On fait "comme si" et puis on fait la sourde oreille.


Il semble que la plupart des humains et leurs divers experts de toutes les disciplines se soient données le mot pour ne pas enquêter véritablement sur ce qu'est réellement l'identité du moi et, si cette impression vivace a une quelconque once de vérité ou n'est ni plus ni moins qu'une impression largement partagée, une simple erreur de perspective, une fable pour les grands enfants (au sens péjoratif) que nous sommes, car jamais vraiment remise en question. La condamnation à mort de Socrate doit être prise comme le symptôme d’un problème quant au statut et au rôle de la philosophie dans la cité. « Philosopher, disait Platon, c’est s’étonner ! » Or s’étonner c’est considérer comme étonnant ce qui est vécu par la plupart des hommes comme allant de soi : les croyances communes, les préjugés collectifs ; s’étonner est donc tout à la fois rester stupéfait (comme frappé par le tonnerre) par la fausse évidence des idées toutes faites et l’adhésion spontanée et irréfléchie du plus grand nombre aux croyances sans fondements rationnels suffisants qui marquent les traditions religieuses sociales et politiques sur lesquels semble reposer la cohésion sociale et les idées que les individus se font du bien-vivre avec soi (le bonheur personnel) et les autres (la justice, l’entente et la solidarité). 

La croyance que chaque être est uniquement un individu est la croyance erronée la plus partagée aujourd'hui dans le monde. C'est même une croyance transparente dans le sens où le monde est vu à travers ce paradigme qui n'est lui-même pas vu à son tour mais au contraire considéré comme la réalité même. De façon ironique on pourrait arguer que puisque les humains ont enfin une croyance qui leur est commune, une base de départ, ils devraient parvenir à s'entendre. Or, le paradoxe est que c'est justement cette croyance de séparation et d'identification à une identité très limitée, dotée d'un soi-disant libre arbitre qui semble être la cause de la plupart des souffrances de l'humanité.

Dans l'histoire de l'humanité, il est aisé de voir combien les croyances dominantes sont difficiles à remettre en question. Ceux qui font des explorations authentiques qui les amène à les remettre en question sont conspués et parfois assassinés. Jusqu'à Ptolémée (90-128) dans l'Antiquité, la terre était considérée comme plate. La révolution Copernicienne qui fait passer la vision du monde à une vision héliocentrique fut le résultat de grandes luttes pour imposer cette évidence et combattre les croyances anciennes. Depuis Gallien (131-201), on ne remettait pas l'idée de la circulation sanguine en circuit ouvert en question. Il fallut attendre Andrea Cesalpino (1519-1603) et William Harvey (1578-1657) pour découvrir que c'était le cœur qui redistribuait le sang en circuit fermé et arrêter, après quelques centaines d'années de luttes intestinales les fameuses "saignées". 
La science a mené de grands combats pour faire triompher des vérités qui aujourd'hui nous semblent évidentes mais qui a certaines époques étaient considérées comme hérétiques et pour lesquelles on pouvait mourir sur le bûcher. Et encore, il s'agissait de la science des objets perçus.

Qu'en est il de la "science du SUJET "? Le Sujet à la Première personne, ce en quoi tout est perçu ?

Qu'en est-il de la conscience ? Que savons nous de l'Être que nous sommes, qui n'est pas un objet de connaissance mais ce par quoi tout peut être perçu, connu, senti exploré expérimenté et vécu ?

Quelles croyances véhiculons nous à propos de notre plus grande intimité, la Conscience, sur ce qui permet que quelque chose soit conscient ?

"Qui suis-je" est la question que nous nous sommes tous posées mais que la plupart d'entre nous avons vite fait de ranger comme certaines poussières sous le tapis des "on verra plus tard", des préjugés, des peurs ou des croyances transparentes.

Qui suis-je ? "Et bien moi" pardi et alors on déroule la carte d'identité, le CV, l'histoire, le caractère, et tout le tralala de ce qui constitue pour 99,99 % des gens sur la planète l'évidence même. Et en disant cela on n'a rien dit, on n'a fait que répéter ce que l'on nous a dit, ce que notre mémoire nous ressasse pour se présenter en société et composer et adhérer à son personnage social.

Car, tout ce déploiement d'informations, en quoi apparait-il, pour qui ou pour quoi apparait et disparait-il ?

- "Pour moi" répondent la plupart des gens comme si l'objet fini moi, une simple pensée (image ou son) limitée par nature était dotée de conscience. Ainsi va le monde. De temps en temps cette question surgit puis par paresse ou par peur d'ouvrir la boite de Pandore, on clôt à nouveau la question et on continue à porter l'attention sur les perceptions et à vivre une vie excentrée tournée vers le divertissement permanent. On survit.

La question "qui suis-je" n'est quasiment jamais menée à son terme honnête qui est in fine : "Je ne sais pas". "Je ne sais pas" est un endroit non localisé où l'ouverture consciente accueille tout ce qui se présente.

Au lieu de nous précipiter dans un abîme sans fond d'impuissance qui signerait notre renaissance, nous nous arrêtons juste avant la débâcle et décidons de cesser l'enquête au seuil de la dissolution pour aussitôt reconstruire l'identité sur de nouvelles bases, aussi friables que les précédentes afin d'exorciser la peur ultime : celle de ne rien Être.

 En la matière la science défend grosso modo et à 99 % l'idée que l'apparition de la conscience est le résultat d'une évolution : Big Bang, formation des galaxies, du système solaire, de la terre, des océans, des poissons, des amphibiens, des singes, des hommes, du cerveau et puis, pouf... l'apparition au niveau du cerveau - qui a atteint une taille critique - de la conscience…. et voilà. Vous savez tout et vous pouvez rentrer chez vous et continuer à vivre "tranquillement". Le père Noël veille sur vous.


Et si on nous la faisait à l'envers ? À savoir que la Conscience est première et que l'univers apparaît en elle. Cette perspective est considérée comme fantasque par 99,99% de la population car ne disposant pas de preuves objectives. Or justement il n'y aura jamais de preuve objective en ce qui concerne le Sujet Ultime. Il s'agira toujours d'une preuve Subjective, au sens de l'intime et qui se rapprocherait plus du ressenti pur que de la pensée linéaire. Ce point de vue est celui de la Conscience et ceux qui ont eu la grâce de réaliser leur vraie nature ont vu et voient cette réalité. Cette réalité n'est pas d'ordre horizontal mais d'ordre vertical. Elle s'est imposée comme la foudre avec l'évidence d'un éclair de lucidité, une lézarde dans le royaume des idées reçues. La vérité de notre vie est au centre de la croix, là où se rencontrent la verticale et l'horizontale.

Le miracle n'est pas que la conscience ait émergée de l'univers. 

Le miracle est que l'univers surgit ici et maintenant de la conscience.



Dessin de Max Ernst, illustre physicien, premier autoportrait du Sujet dans l'histoire de l'humanité.
La croyance d'être un individu autonome, doté de pouvoir personnel et séparé des autres et du monde est certainement comme on l'a déjà dit l'idée la mieux partagée par les humains et la moins remise en question dans l'histoire de l'humanité. Elle est pourtant l'une des plus nocives car à l'origine sans doute de la plupart des guerres et de la violence dans le monde. 


Loin de moi l'idée de vouloir décliner ici une quelconque théorie de la conspiration. Mais on pourrait faire un film intéressant là-dessus. Ce n'est pas pour rien qu'il y a eu Matrix. Une tentative géniale au demeurant. Mais il y toujours une sorte d'identité en arrière-fonds qui gâche la réalité omniprésente du véritable mystère. Et le libre arbitre et la notion d'individualité autonome finissent toujours par vaincre et convaincre. Je pense que l'on peut mieux faire. Il y a une audace à explorer. C'est ce à quoi je vous invite ici et maintenant. Réalisez que ce que vous lisez maintenant est perçu par un espace ouvert, une vacuité consciente au-dessus de vos épaules. Maintenant. Voyez-le !

En attendant, je vous invite à vous détendre maintenant en vous-même. Car pour être nul besoin d'effort.

Et s'il vous reste quelques doutes au sujet de n'être pas séparé venez à une rencontre, en séance, en stage ou en atelier gratuit et nous tenterons ensemble d'explorer Cela avec la plus grande attention,  humour et tendresse. 

Vers "quoi "plutôt que "qui" pointe ce doigt maintenant ? Une tête ou une absence de tête ? Deux petits yeux ou un grand espace transparent ouvert au-dessus de vos épaules ?

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

L'éveil à notre véritable nature c'est maintenant

L'éveil à notre véritable nature c'est maintenant.

Voir au travers des exercices de Douglas Harding


Dessin de Alexandre Quaranta (Auteur d'un chef d'œuvre : "S'étonner d'Être")

Comme le dit Douglas Harding et comme on peut en faire l'expérience à travers ses exercices merveilleux de la Vision Sans Tête, nous sommes réellement construits physiquement pour nous éveiller à notre véritable nature. L'éveil n'est pas nécessairement un avènement qui arrivera au bout d'un long cheminement et de longues années d'efforts. L'éveil c'est déjà là et c'est toujours maintenant. Il nous suffit d'inverser la flèche de notre attention à 180 degrés maintenant pour voir que nous percevons ces mots et ces lignes qui apparaissent sur cet écran à partir d'une absence de tête, à partir d'une ouverture transparente au dessus de nos épaules, une vacuité consciente qui accueille sans saisie égotique le monde des couleurs et des formes. Il suffit de reconnaître reconnaître que je perçois le monde à partir d'un espace éveillé toujours présent, en amont des pensées et des représentations et que Je suis Cela. Lorsque cela est reconnu nous reconnaissons par la même occasion et de façon paradoxale que nous avons toujours été éveillés et que le moi n'est qu'une pensée, un objet de perception pour le Témoin Ultime, une impression éphémère apparaissant et disparaissant au sein de cette ouverture consciente.
Et cela en va ainsi pour chacun d'entre nous. Même si ces exercices se déroulent essentiellement à partir du sens de la vue, cela marche également pour tous les autres canaux de la perception. Et c'est ce que je vous propose d'expérimenter au travers d'une multitude de jeux de reconnaissance du Soi lors d'accompagnements personnalisées, des stages Éclosions ou des soirées satsang, ateliers gratuits d'exploration de la conscience.
Ce qui ne cesse de m'étonner c'est que nous avons en quelque sorte été conçus pour nous éveiller à notre véritable nature. Celle-ci est disponible 24h/24h, elle est gratuite et ne dépend que de Vous ! C'est cela l'évangile ou la bonne nouvelle.


Les exercices de la Vision Sans Tête font partie des outils les plus simples, les plus intuitifs et les plus directs que l'homme ait conçu pour se rappeler immédiatement à sa vraie nature. Ils sont simples à utiliser et n'exigent de vous aucune connaissance ou érudition que ce soit. Il vous est simplement demandé d'accepter de laisser tomber pour quelques instants vos croyances et vos savoirs pour faire une exploration directe et subjective, de bien vouloir faire l'expérience avec candeur, sincérité et une très grande attention et surtout de ne faire confiance qu'à votre propre autorité.

Ainsi il n'y a personne d'éveillé. Personne ne s'est jamais éveillé. Il n'y plus besoin de raconter toutes ces histoires d'éveil qui sont autant d'obstacles à l'éveil ici et maintenant de votre vraie nature. Car ces histoires nourrissent l'égo et vous éloignent de l'expérience présente. En effet les histoires à propos de l'éveil ont tendance à susciter des comparaisons et à pousser l'ego dans une recherche pour acquérir quelque chose de plus ou de se débarrasser de quelque chose pour être un meilleur réceptacle à la grâce. Alors que c'est la disparition même de ce moi qui est la condition nécessaire mais non suffisante à la réalisation. In fine c'est la conscience auto-lumineuse et auto connaissante qui se réalise elle-même.


Si vous croyiez que vous n'êtes pas éveillé, c'est juste que vous ne voyiez pas les choses telles qu'elles sont en réalité. C'est que vous voyiez la vie à partir d'un centre avec une attention conditionnée par vos préférences, vos peurs et vos désirs. S'éveiller c'est apprendre à Voir depuis le regard désencombrée qui a toujours été votre regard le plus intime, en amont des pensées et des définitions. S'éveiller à sa vraie nature, c'est quitter le vu pour voir vraiment.
Si vous vous prenez encore pour un individu séparé et doté de volonté personnelle, c'est que votre vision est encore filtrée par les habitudes mentales, les représentations habituelles du monde tel que vous avez appris à les interpréter. Peler l'oignon des conditionnements peut alors prendre son sens relatif, à condition qu'il soit clair dès le début que l'oignon est un simple reflet, un effet d'optique qui n'a aucune réalité en soi et que l'essentiel est l'écran que ce reflet révèle.

Faire les exercices de Douglas Harding ou ceux que je vous propose issus de mes stages Éclosions déconstruisent immédiatement ou de façon progressive les croyances et les réflexes cognitifs qui nous empêchent de voir l'évidence, et de reconnaître que "je suis cette évidence et cette transparence à partir de laquelle et en laquelle tout est perçu".
L'éveil veille silencieusement en arrière plan. Alors pas de panique. L'éveil survient tôt ou tard. Nous sommes condamnés à l'éveil. Condamnés à la grâce.
L'éveil est là en permanence, dès que l'attention se résorbe en sa propre source, le moi se dissout instantanément. Les exercices de la Vision Sans Tête opèrent comme autant d'invitations à reconnaître que vous n'êtes pas ce pour quoi vous vous preniez. Ils pointent tous au-delà de nos croyances apparentes ou transparentes (croyances au travers des quelles on interprète et filtre les perceptions mais dont nous n'avons pas conscience) vers l'infinie beauté et l'absolue fraîcheur de notre Être même.


Notre Être se révèle dans l'incendie du moi, dans l'effondrement de notre prétention à donner un sens à la vie, à l'interpréter sans cesse, à se raconter des histoires à propos de comment la vie devrait ou ne devrait pas être. Ce besoin pathologique de se prendre un Dieu donneur de leçons, est un délire de toute puissance qui nous anime aussitôt que croyions savoir mieux que la vie elle-même ce qu'est la vie ou ce qu'elle devrait être. Ce délire doit être vu tel que c'est, simplement, sans fioritures, comme lors d'une observation scientifique. Lorsque cela est vu, il y a un grand éclat de rire qui consume tout. Le sens joyeux de la vie est dans le fait même qu'il n'y ait pas de sens. Le monde commence alors Maintenant. Soudainement les pendules sont remises à zéro. Cette ouverture dans toutes les directions, cette expansion inouïe correspond à l'essence de notre être véritable.

C'est le rire pyromane de la délivrance :


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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lundi 3 mars 2014

Dissolution du moi et Réalisation sont un seul et même geste

Dissolution du moi et Réalisation sont un seul et même geste


La plupart des êtres qui sont sur un chemin d'éveil spirituel espèrent un gain de tous leurs efforts accomplis ou des pratiques réalisées durant tant d'années. Or l'éveil de la conscience à elle-même est d'abord le résultat d'une perte. La perte du sentiment d'être quelqu'un, la dissolution de l'illusion optique d'un moi séparé au contrôle de notre vie.
Lorsque l'illusion d'être quelqu'un se dissout, un monde nouveau apparait. Lorsque la croyance d'être un moi séparé s'efface, un sentiment indescriptible d'unité avec toutes les choses et tous les êtres nous envahit.

La non dualité c'est réaliser l'unité de toutes choses. En même temps cela ne peut être réalisé que lorsque le moi, avec sa saisie égotique et son cortège d'attachements et de croyances est absent. Tant que cette Unité essentielle n'est pas réalisée, il y a toujours au fond de nous un sentiment de manque, une souffrance consciente ou inconsciente et ce, quelle que soit la "réussite apparente" du personnage.

Le paradoxe est que lorsqu'il y a une énergie de croyance autour de l'idée d'être une personne, il est impossible d'appréhender l'unité de toute chose puisque cette croyance génère l'impression d'être séparé. Il faut que la personne disparaisse, ou plutôt cesse d'être crue pour que la réalisation ait lieu. La vision que tout est Un et la disparition de la personne sont un seul et même geste.


On est généralement identifié à un corps et à l'idée d'être personne. 
Lorsque cette identité-moi est perçue au même titre qu'un phénomène dans le monde et que la croyance d'être quelqu'un se délite, ce n'est pas un vide déprimant que l'on rencontre mais une vacuité consciente, une plénitude de conscience impersonnelle et immuable. C'est notre cœur véritable qui s'ouvre et se révèle comme le contenant sans forme de tout ce qui est.

La personne est une pensée comme une autre, enfin, peut-être pas tout à fait. En nature, oui c'est une pensée comme une autre. Mais cette pensée possède une grande puissance de fascination. et d'aimantation. Une forte impression de continuité existe. L'idée d'être une personne revient sans cesse. Elle est réactivée à chaque pensée. Toutes les pensées s'y réfèrent quasi automatiquement, comme une sorte de lien programmé dans un logiciel. Tout notre réseau de croyances a été bâti autour de cette croyance centrale. Elle apparaît comme une pensée racine dont toutes les autres découleraient. L'idée qu'il y a en nous un penseur, qui a le choix, un moi suprême derrière toutes les pensées qui prend des options, qui est responsable individuellement de ses actes, un acteur qui a le pouvoir du libre arbitre et qui peut réussir ou rater sa vie, faire du mal ou du bien aux autres, être coupable sont des croyances qui nous ont été assénées depuis notre plus jeune âge. Il est commode et apparemment "normal" ensuite en tant qu'adulte de continuer à se définir comme un individu séparé des autres. Cette croyance racine est très rarement remise en question et pour ceux qui réalisent cette dissolution commence souvent une période de difficultés apparentes avec l'entourage immédiat.


Pourtant, lorsque la croyance en un moi séparé est ébranlée, les difficultés ou les problèmes rencontrés dans votre vie deviennent alors autant d'opportunités pour renoncer au désir que les choses soient différentes de ce qu'elles sont. Et, c'est là un renversement total de perspective. Il faut souligner ici, il ne s'agit nullement de résignation mais plutôt de laisser éclore une intelligence non-réactive, fraîche et spontanée, qui n'entre pas en conflit avec la réalité de ce qui est. Une intelligence qui au contraire communie avec la réalité. Une intelligence qui épouse ce qui est sans résistance. Lorsque le moi avec sa cuirasse épaisse de désirs et de peurs, cesse d'être cru, alors l'expérience à laquelle on résistait peut tout d'un coup être accueillie pleinement telle qu'elle est. Il est alors réalisé que la conscience que je suis sur le plan absolu n'est nullement affectée par cette situation.


 La dissolution du moi n'est pas un drame mais au contraire une comédie joyeuse, une chance unique pour réaliser notre vraie nature de conscience inconditionnée. Vivre à partir de cette transparence est une source de félicité indicible d'être tout simplement qui n'est nullement dépendante des aléas extérieurs des situations, des pensées ou des émotions et ce, quelles qu'elles soient.


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype, une thérapie d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation vibratoire, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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samedi 1 mars 2014

Le Grain de Sénevé de Maître Eckhart



                                   Le Poème du Vivant




Un des plus beaux poèmes pointant vers notre nature absolue...

Extrait du Grain de Sénevé de Maître Eckhart