Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

mercredi 5 juin 2024

Toi



 Il y a quelque chose de plus vaste que la plus profonde des tristesses, quelque chose de plus joyeux que la plus jubilatoire des joies, quelque chose de plus aimant que le plus grand amour, quelque chose de plus évident que le premier sourire d’un bébé, de plus plein que la plus intense sensation de plénitude, quelque chose de plus impensable encore que l’infinitude de l’univers, quelque chose de plus éternel que le temps infini.

C’est quoi ?


C’est Toi. Que ce soit au cœur de la tourmente des peines les plus déchirantes, ou au sommet de l’Everest du plaisir, Tu demeures le Sans Forme imprégnant toute forme, dont la paix, la liberté, la connaissance, la complétude et l’amour sont des qualités intrinsèques atemporelles et imperturbables. 


« L’essentiel est invisible pour les yeux. On ne voit bien qu’avec le cœur. »


St Exupéry

lundi 3 juin 2024

La Conscience se connaît toujours …

 


La Conscience que nous sommes se connaît toujours. Comment pourrait elle ne pas se connaître Elle-même. Car connaissance ou conscience est sa nature véritable. La preuve et c’est peut être la seule qui s’éprouve vraiment, tu es en train d’être n’est-ce pas ? Et tu es conscient ! L’être en train d’être est conscient. Et si je te pose la question es tu conscient d’être cette conscience en train d’être, tu feras peut-être une petite pause puis inévitablement tu répondras oui je suis conscient d’être. 


Alors que se passe-t-il ? Nous pourrions dire que la Conscience semble parfois oublier qu’elle se connaît déjà, comme si elle se connaissait sans le savoir, sans vraiment se reconnaître. Comme lorsque l’on regarde un film au cinéma en oubliant momentanément que c’est un film tant on est identifié au scénario et aux personnages. 


La Conscience est consciente des objets apparaissant en elle mais semble oublier qu’elle est également consciente d’Elle-même. 


C’est comme si le désir de la Conscience de se goûter Elle-même au travers d’un objet avait le pouvoir apparent de voiler la simple expérience d’être, le je suis, masquer momentanément le fait qu’elle se connaît déjà parfaitement Elle-même !


Bien sûr chaque fois qu’un objet est atteint, il y a une accalmie relative liée à l’acquisition de l’objet désiré. La Conscience a une furtive reconnaissance d’Elle-même et le bonheur est brièvement goûté. 


L’erreur que nous faisons est de croire que le bonheur vient de l’objet acquis. Cette erreur est la cause de notre retour dans l’hypnose et dans la roue du samsara, où nous ne cessons de passer du désir à la crainte et nous expérimentons souffrance et conflits. 


Quand nous réalisons que c’est en réalité la dissolution momentanée du désir de l’objet (qui est en réalité une tension) qui révèle la paix omniprésente en arrière plan, le désir de trouver la paix dans le monde et les expériences cesse. 


Cela demande sans doute une grande sensibilité et maturité pour comprendre et surtout sentir la nature même de l’attente, et réaliser directement comment l’espoir, et désir d’autre chose que ce qui est donné dans l’expérience sont en réalité la cause du voilement de notre vraie nature de paix et de joie omniprésentes. 


Nous cessons simplement de nous voiler la face ou plutôt de croire que nous pourrions voiler l’espace ouvert de notre vraie nature. 


On appelle parfois cette détente éveil, satori, réalisation, vision sans tête, retour au Soi, retournement la conscience.


En réalité c’est bien sûr simplement notre pure expérience d’être qui se révèle. L’être qui redevient conscient de Lui-même. Dans ce « retournement de la Conscience » sur Elle-même, il n’y a soudain ni sujet ni objet puisque l’objet et le sujet ne font plus qu’UN.


Et il est réalisé qu’il en a toujours été ainsi. 


Ceci n’est pas une expérience extraordinaire, mais elle peut être suivie d’effets secondaires parfois étonnants, puisque cette reconnaissance peut occasionner un relâchement de nombreuses tensions dans le corps précédemment en place pour recréer en temps réel l’illusion d’ un moi séparé. Cela peut engendrer une réorchestration énergétique momentanée  importante voire impressionnante dans la corps. Mais cette reconnaissance peut aussi avoir lieu sans tambours ou visions extatiques, comme une simple vaguelette qui se détend et coule dans les profondeurs océanes de la conscience. 


Ramana Maharshi nous rappelle que "Le Soi est déjà réalisé, il ne s'agit pas de l'atteindre. Tout ce qui est nécessaire est de se débarrasser de l'idée fausse que nous ne l'avons pas réalisé". 


Il a également dit: "Votre nature véritable est le Brahman. Vous n'avez pas à atteindre le Brahman, vous êtes le Brahman. Tout ce que vous avez à faire est de vous débarrasser des voiles qui recouvrent votre véritable nature".


La Conscience que nous sommes est déjà et toujours potentiellement éveillée. 


Actualise-ton potentiel et remémore Toi de qui Tu es, sans la mémoire.


Quand ? Maintenant 


Où ? ICI …


Que la paix et l’amour soient en Toi sœur ou frère de lumière …


Amor Fati 

mercredi 29 mai 2024

Tout est UN



 Tout est UN. C’est le titre d’un chef d’œuvre de la non dualité de Ellâm Onru. 

« Si tu veux la délivrance (moksha), alors écris, lis et pratique les instructions contenues dans ce petit livre, " Ellâm Onru " (Tout est Un). C'est Râmana Maharshi, le grand sage indou (1879-1950) qui s'adresse ainsi à son disciple, Annamalai Swâmî ».

Tout est UN. Réalise-le. Sens-le. Sois-le. Tout le reste n’est que bavardage mental, qui bien sûr, est également le UN se manifestant en tant que blabla. 


Dés que tu te dis que tout est UN et le réalises, il y a un sourire qui monte des abysses et qui se tendance à s’inscrire à la commissure de tes lèvres. Car aussitôt qu’il est réalisé que tout est UN, autrement dit que Tu es le Sans Forme (Le UN) prenant la forme de toute expérience et de toute perception, que Tu es le Sans Forme prenant la forme de tout l’univers, il y a une cessation radicale de la pensée discursive et de toute tension vers un mieux plus tard que maintenant et ailleurs qu’ici. 


Il s’en suit que la paix et la joie qui sont inhérentes à ta vraie nature et donc potentiellement toujours disponibles se manifestent soudainement au premier plan et en toi ça sourit.


Comme disait Jésus dans l’évangile de Thomas. 


 « Que celui qui cherche ne cesse pas de chercher, jusqu'à ce qu'il trouve. Et quand il aura trouvé, il sera troublé ; quand il sera troublé, il sera émerveillé, et il régnera sur le Tout. »


L’émerveillement d’être est l’apothéose de tous nos étonnements devant l’incroyable beauté et diversité du monde.  

mercredi 22 mai 2024

Le basculement de la Conscience



 Le retournement de l’attention vers sa propre source

Bien que le seul geste véritablement spirituel demeure la chose la plus ignorée au monde, il est en même temps d’une simplicité enfantine. Il s’agit du retournement de la flèche de l’attention à 180° vers ce qui perçoit. Dans ce retournement de l’attention vers sa propre source, toute l’activité égotique de la recherche vers un mieux plus tard ou ailleurs s’arrête. Nous découvrons alors avec stupeur et émerveillement, en amont des pensées et des perceptions, une Présence silencieuse et éveillée, sans commencement et sans fin, disponible depuis toujours.

samedi 18 mai 2024

La véritable nostalgie du poète

 


Vaisseaux, nous vous aurons aimés en pure perte ;

Le dernier de vous tous est parti sur la mer.

Le couchant emporta tant de voiles ouvertes

Que ce port et mon cœur sont à jamais déserts.


La mer vous a rendus à votre destinée,

Au delà du rivage où s’arrêtent nos pas.

Nous ne pouvions garder vos âmes enchaînées ;

Il vous faut des lointains que je ne connais pas.


Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre.

Le souffle qui vous grise emplit mon cœur d’effroi,

Mais votre appel, au fond des soirs, me désespère,

Car j’ai de grands départs inassouvis en moi.


Extrait de l’Horizon Chimérique de Jean de la Ville de Mirmont. 

Cycle de poèmes que Gabriel Fauré (1845-1924) a admirablement mis en musique. 

J’ai d’ailleurs eu la joie dans ma jeune carrière de chanteur lyrique de découvrir ce cycle de mélodies en partie avec un de mes mentors, Jacques Jansen, lui-même grand interprète de Pélléas (de l’opéra de Pélléas et Melisande de Debussy qu’il à enregistré à trois reprises, que j’ai également appris à ses côtés) - ce cycle de mélodies et chanté certaines d’entre elles. 


La poésie est l’art d'évoquer et de suggérer les sensations, les impressions, les émotions les plus vives par l'union intense des sons, des rythmes, des harmonies, en particulier par les vers. La poésie est surtout un art de vivre, et un art qui est là pour nous rappeler combien il nous est essentiel de réenchanter le monde et la vie dont nous nous sommes tant coupés depuis la chute dans l’ego. 

La poésie est une autre façon de nous rappeler à notre vraie nature non duelle. 


Car la véritable nostalgie que chante le poète est toujours celle du Soi et, à la fin du poème, le silence qui suit le dernier mot vibre toujours de l’évidence que : « Je suis ce que Je cherche »…

vendredi 26 avril 2024

La joie c’est le sourire de Dieu dans mon cœur

 

Après la prière du Notre Père ce matin avec les enfants, ma fille Ambre (tout juste 5 ans) me demanda : « est-ce que Dieu m’entend quand je lui parle ? ». 

Je lui demandai : « Il est où Dieu ? »

- « Il est dans mon cœur. » 

Puis après une petite pause elle reprit d’un ton exalté :

 « Dieu il vit dans l’herbe, Dieu il vit dans la couverture, Dieu il vit dans les escaliers, dans les ballons et dans les nœuds, dans les veilleuses et il vit dans les boucles d’oreille, et il vit dans les boules de quies et pâte à fixe blanches …. »

En disant cela, il y eut comme un emballement joyeux et espiègle allant crescendo devant la profusion des noms de Dieu, devant ce Dieu étrange et familier prenant toute forme, et je l’interrompis soudainement en lui demandant : 

« ferme tes yeux et écoute ton cœur…. Est-ce que tu sens la joie ? »

- Oui me répondit-elle en souriant. 

Puis elle me demanda: « d’où elle vient la joie papa ? »

Je lui retournai question : « C’est quoi la joie ? 

Sans hésitation elle nous planta alors cette phrase comme une flèche dans nos cœurs :

- « La joie c’est le sourire de Dieu dans mon cœur »

Quand je dis que la famille c’est mon Ashram que les enfants m’élèvent, ce ne sont pas que des formules creuses. 

On dit que la Vérité sort de la bouche des enfants. Je ne sais pas, mais ils nous étonnent souvent par leur enthousiasme. Le mot enthousiasme signifiant étymologiquement être possédé par le Divin ils sont certainement proches de Dieu. Et, c’est pour ça qu’ils nous touchent tant. Ils sont sans masques et nous invitent sans cesse à enlever les nôtres. 

Et, c’est pour cela que Jésus a dit : «Laissez les enfants venir à moi et ne les en empêchez pas, car le Royaume des cieux appartient à ceux qui sont comme eux. »

Belle journée à chaque UN…

mercredi 24 avril 2024

Il n’y a jamais d’erreur

 


Il n’y a jamais d’erreur dans la vie. Avec un peu de maturité, vous comprenez qu’au travers des apparentes vicissitudes de la vie, rien n’aurait pu se produire différemment. Le scénario s’est déroulé avec une perfection horlogère. Il y a une absolue nécessité de chaque événement. 


Prenez quelques instants pour laisser le diaporama de ce que vous appelez votre vie se dérouler et, constatez que chaque pensée, chaque sensation, sentiment, émotion, action, geste, toute situation, expérience, perception, se sont produits d’une façon absolument nécessaire car dans l’univers le macrocosme et le microcosme sont complètement reliés et tout phénomène est une mise en vibration d’un seul et même Être. P


Si cette compréhension est totale elle dissout l’impression de séparation telle qu’elle s’exprime dans le corps sous forme de contractions inutiles. Alors elle met une fin définitive à toute résistance à ce qui est c’est à dire à la souffrance. 


Il n’y a pas d’erreur dans la vie autre que celle de croire que la vie pourrait se dérouler autrement. Autrement dit l’erreur vient de la non reconnaissance de notre véritable nature. 

Et cette erreur est une simple erreur d’appréciation, une simple erreur d’inattention, une erreur identitaire, une sorte d’ignorante ignorance qui nous fait vivre une vie de misère. 


C’est par l’erreur que l’on découvre la vérité disait le mathématicien français Poincaré.


Mais n’oubliez pas qu’une découverte est une simple reconnaissance de ce qui est déjà là : dé couvrir signifie cesser de couvrir !


Souvenez vous de l’histoire du petit garçon qui est amené par son père ouvrier dans la salle d’un célèbre sculpteur en train de tailler un énorme bloc de marbre. Il se demande ce qu’il est en train de faire avec son marteau et son burin. 

Il se trouve que 6 mois plus tard son père l’amène à nouveau à son travail et il voit le sculpteur en train de finir de sculpter un superbe cheval dans l’ancien bloc de marbre. 

Et le petit garçon de s’exclamer : « Comment savais-tu qu’il y avait un cheval là dedans ? »


Comprenez donc le véritable sens du chercheur spirituel. C’est celui qui explore de façon ouverte et dé couvre, c’est à dire cesse de couvrir la vérité, la joie, la paix, l’amour, la liberté, la connaissance omniprésentes en lui déjà ! 


Le véritable chercheur est un découvreur !


Amor Fati 



vendredi 19 avril 2024

Qu’est-ce que l’amour ?



 Qu’est-ce que l’amour sinon l’absence de séparation ?

Qu’est-ce que l’amour sinon cette douce et chaleureuse impression d’expansion qui semble naturellement se produire dans le corps et même au-delà du corps lorsque l’on se débarrasse de tout ce qui n’est pas essentiellement soi-même ?

Évidemment la conscience ne s’étend pas. Elle est déjà infinie. Elle prend déjà la forme de tout ce qui apparaît. Sauf que nous ne le réalisions pas tant que l’ignorante ignorance de notre vraie nature prévalait. Mais c’est ainsi que la cessation de l’identification à un moi séparé peut sembler se manifester dans le corps lorsque le sentiment de séparation se dissout et que cette réorchestration énergétique a lieu. 

Vous savez bien qu’il nous est donné, chaque un, chaque Un, de sentir notre pure subjectivité comme étant à la place d’une autre personne, d’un animal, d’une plante ou d’une pierre. Cette simple et évidente capacité devrait nous mettre la puce à l’oreille, et nous permettre de réaliser que malgré que les pensées, les sensations, sentiments et émotions ainsi que les perceptions de chaque organisme corps mental sont différentes pour chaque singularité, toute l’étendue de l’expérience apparaît dans une seule et même conscience, illimité, sans âge et donc impersonnelle. 

Une des pratiques les plus directes je connaisse pour vivre cette non séparation est le fait de faire l’unité avec toute forme, tout objet, façonné par les mains de l’homme ou par la nature, sentir ce que cela fait que de prendre telle ou telle forme, d’être posé là en tant que ce verre, que cette chaise, cette fleur, cet insecte, cet arbre, cette personne, que je partage dans le stage de 9 jours. 

Cette pratique silencieuse nous amène à comprendre cette phrase de Ibn Arabi :

« Dieu dort dans le rocher

Rêve dans la plante

Bouge dans l’animal

Et s’éveille dans l’homme »

(Ibn'Arabî)

En nous éveillant, en éveillant Dieu en nous, nous pouvons « être » le rocher, la plante, l’animal, et tout ce qui se manifeste car au fond tout est Dieu.

Sentir cette indicible intimité avec toute chose, tout être, toute forme est le sens de la Vie. 


vendredi 12 avril 2024

Le sens de la Vie


Bonjour Dan 

À quoi sert notre existence terrestre puisque la personne n’existe pas ? Pourquoi sommes nous ici ? 

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Bonjour Jean-Marie,


On a tellement cru que l’on était une personne que la beauté du mystère de la Vie a été bafoué. Au point même d’être réduit à  un simple champ d’expérimentation pour un petit ego cherchant à s’enfler d’importance, à réussir à devenir quelqu’un d’important !

Croire être une personne séparée est véritablement la misère absolue. C’est comme croire au Père Noël durant toute une vie d’adulte pour rien… C’est une vie perdue. 


En cessant de croire que tu es une personne séparée, Tu cesses de souffrir, Tu t’allèges d’un fardeau incroyable. Que veux tu de plus ? N’est-ce pas assez que de vivre le bonheur ?


Tu t’alleges d’un monumental mensonge que tu te faisais à toi-même. Le drame se transforme en une blague cosmique.

D’ailleurs illumination en anglais se dit enlightenment qui signifie également allègement !

Tu te débarrasses définitivement de la croyance que la paix, la joie, l’amour, la liberté, que nous cherchons tous puissent se trouver là où ils ne sont pas. Tu cesses de perdre ton temps à croire des sornettes et vivre une vie à vampiriser les autres pour obtenir d’eux l’amour et l’attention et la reconnaissance qui se trouve en toi-même.


En reconnaissant qu’il n’y a personne, Tu réalises que tu es le trésor que Tu cherches. 


WoW !!!


C’est pour cela que Jésus nous dit dans le merveilleux évangile de Thomas logion 2 :


« Que celui qui cherche ne cesse pas de chercher, jusqu'à ce qu'il trouve. Et quand il aura trouvé, il sera troublé ; quand il sera troublé, il sera émerveillé, et il régnera sur le Tout. »


Cette incarnation te sert à te rappeler que Tu règnes sur le tout et à te goûter en toute forme et toute expérience !


Tat Tvam Asi

Cela Tu l’Es nous dit la Chandogya Upanishad !


Que veux tu de plus. Rien. Alors savoure ! Goûte ! Aimes jusqu’à perdre la raison. Aime sans raison.


Et reconnais que Tu es le Sans Forme qui prend toute forme. 


À quoi sert l’amitié, la beauté, l’amour, la vérité…?


La beauté et la poésie sont rarement du côté de l’utile. 


Et s’il n’y avait aucun sens particulier à la vie, nulle part où aller, rien à accomplir, rien à comprendre… ?


La Vie est injustifiable. Sans cause. Sans raison. Sans pourquoi. 


Peut-être que nous sommes là pour laisser la Vie se jouer au travers de nous sans nous mettre au travers d’Elle ?


Peut-être que tu es là pour reconnaître que Tu es la Vie même.