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Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

mardi 23 septembre 2025

La solution au problème


Ramana Maharshi disait : « La solution à votre problème est de voir qui l’a. » Tant que nous nous identifions à un « moi » séparé, les problèmes semblent réels et pressants. Mais dès que l’on regarde directement celui qui prétend être concerné, on découvre qu’il n’y a là qu’une pensée, qu’une image passagère dans la conscience. Sans ce « je » fabriqué par le mental, où est donc le problème ?

Robert Adams prolonge cette intuition avec une radicalité désarmante : « Le “je” croit avoir des problèmes, alors que le “je” est lui-même le seul problème. (…) Il n’y a pas de problèmes ! Il n’y en a jamais eu, il n’y en a pas aujourd’hui, et il n’y en aura jamais. La réalité qui soutient l’univers est pure Conscience. Elle n’a pas de problèmes. Et tu es Cela. »

La non-dualité ne nie pas les difficultés pratiques de l’existence, mais elle invite à voir qu’en profondeur, au-delà de l’histoire de la personne, rien n’a jamais été troublé. Ce que nous sommes vraiment est cet espace silencieux et libre, immuable au cœur du changement. Là, aucun problème ne subsiste.

Et vivre à partir de cet espace change tout. Les relations se simplifient, car on ne cherche plus à défendre une identité fragile. La pensée se clarifie, moins obsédée par l’anticipation ou la rumination. La présence aux autres devient plus douce, plus authentique. Même le monde extérieur, avec ses défis et ses crises, est perçu autrement : non plus comme une menace permanente, mais comme un mouvement de vie traversant l’immuable. Découvrir qu’il n’y a pas de problème au cœur de l’être transforme radicalement la façon d’habiter le quotidien.

Comme l’écrit Bob The Sailor (disciple de Nisargadatta Maharaj) dans le titre d’un de ses livres : « Où est le problème quand tu n’y penses pas ? » Cette simple question nous ramène à l’évidence : les problèmes ne survivent que dans le mental qui les rumine. Dès que l’on cesse d’y penser, ils se dissolvent comme un mirage. Ce n’est pas qu’ils aient été « réglés », mais qu’ils n’ont jamais eu d’existence propre en dehors de la pensée qui les entretient.

Voilà le questionnement essentiel qui rend nos rencontres si vivantes. Le prochain Satsang aura lieu le dimanche 5 octobre à 20h. Mais ces rencontres ne sont là que pour pointer vers l’unique rencontre, celle que tu as à faire avec toi-même en te reposant sans cette question : qui suis-je, ou que suis-je ? 

Quand ? Maintenant 

Où ? Ici 

Amor Fati 


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